718 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
100 critiques spectateurs
5
10 critiques
4
23 critiques
3
26 critiques
2
27 critiques
1
9 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Thierry Delarue
6 abonnés
387 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 13 septembre 2024
Ce qui est magique avec le cinéma, ce sont les voyages dans le passé. Ici nous nous retrouvons à Paris en 1894. L'action se passe dans un asile psychiatrique pour femmes. Imaginez les conditions de détention de ces femmes !! Beaucoup plus atroces et horribles que le film nous les présente. La photographie est particulièrement bien soignée. Encore de l'injustice, de la maltraitance, de l'humiliation, de la torture, que des traitements de faveur réservés à la gente féminine. Fanni se portant malade dans le but de retrouver sa mère apporte un peu de tendresse et de poésie dans la férocité de cet environnement. Elle va se retrouver intégrée dans ce monde inconnu, et de la bonne démocratie française, toujours aussi hypocrite quand il s'agit de s'occuper de ses problèmes sociaux. Ma note sera de 3,12 sur 5, pour avoir mis le doigt sur ce sujet social et tabou qui ferait bien de se rappeler à nos élus.
Une très belle immersion au sein du service psychiatrique de la Salpêtrière de l'époque. Les interprètes féminine sont toute remarquable, une réalisation au plus près du mal-être. Aucun parti n'es pris ni du côté des malades que de la directrice et ses employés. J'ai beaucoup apprécié le côté sans concession
J'ai eu un peu de mal à rentrer dedans, comme si le flou de la situation cherchait à nous rendre confus.
Puis une fois son scénario dévoilé, en compagnie d'une Mélanie Thierry courageuse et juste, on découvre avec effroi les conditions misérables et ignobles de ce centre de la honte.
Si on arrive facilement à s'attacher à ces femmes désabusées et maltraitées.
On apprécie aussi détester une Marina Foïs géniale dans ce rôle de tortionnaire froide et sadique. Jusqu'à déshumaniser chaque patiente avec cette utilisation infâme de les nommer à la 3ème personne.
Une bonne surprise et les apparitions de Yolande Moreau, que du bonheur
Film magnifique et sensible qui touche juste et qui n'est jamais pesant ; des actrices, et pas des moindres, au sommet et un éclairage unique sur ce qu'était les établissements psychiatriques à la fin du XIXème siècle.
Je l’ai vu en AVP. Les actrices semblaient tellement dédiées à leur film que j’avais envie de l’aimer avant même son visionnage. Et je me suis déçue car je n’ai pas du tout été émue. Le jeu caricatural de certaines, le cadrage très serré des personnages m’ont tenue impérieusement à distance. Josiane Balasko parlait de l’affiche ne traduisant pas le film. Il est vrai que cette affiche colorée et légère est en totale contradiction avec ce que le film sous-tend.
Très déçu, les personnages sont creux, le réalisateur ne parvient pas à créer une ambiance de souffrance et de violence des lieux malgrès quelques scènes mal ficelées; la derniere partie du film n'est pas vraiment crédible, au final beaucoup de regret au regard des actrices de talent et d'une histoire qui aurait mérité un meilleur traitement.
Un regard moderne et féministe sur la santé mentale doublé d'un resplendissant film en costume, Captives et une réussite à tous les niveaux. Porté par une exceptionnelle troupe d'actrice et une mise en scène d'une créativité folle, Arnaud des Pallières signe l'un des meilleurs films français de ces dernières années.
Captives d'Arnaud des Pallières démontre une réalité sociale des femmes internées à travers l'hôpital de la Salpetrière fin XIXème siècle. A travers le regard de Fanny, on suit des portraits de femmes qui ont réellement existé comme Hersilie Rouy, Marguerite Bottard qui admire tant le docteur chef de service Jean-Martin Charcot ...
Fanny est alors enchaînée par Kenavo (Candy Ming) une fille de salles qui l'emmène à la Douane (Marina Fois). Bobotte (Josiane Balasko) demande alors à la Douane si elle a eu son traitement d'entrée. On remarque dès alors les conditions dures des internées par les violences physiques, psychiques dans cette institution.
une palette d'artistes exceptionnelles et toujours l'émouvante Yolande Moreau. Josiane Balasko qui peut jouer ce rôle à la perfection. Marina Foïs à contre courant. l'élégante et gracieuse Carole Bouquet. Ce milieu très fermé et très dur où domine la cruauté du personnel et l'entraide des malades entre elles. Un film bouleversant ou Fanni doit se résigner hélas.
Rares sont les cinéastes capables de construire leur filmographie dans la fiction et dans le documentaire avec le même brio. On peut citer par exemple Sébastien Lifshitz, Barbet Schroeder, Wim Wenders dans ses bons jours et... Arnaud des Pallières. Depuis son premier long métrage documentaire en 1996, Drancy Avenir, il insuffle à ses sujets, parfois les plus triviaux (Disneyland, mon vieux pays natal, Poussières d'Amérique puis Journal d’Amérique montés à partir d’images de films amateurs) une force formelle très impressionnante. On peut ne pas aimer de style Des Pallières, mais il en a, du style, jusque dans ses fictions telles Michael Kohlhaas, dans lequel Mads Mikkelsen incarne un éleveur prêt à remuer ciel et terre pour obtenir justice. Le combat contre l’injustice est également ce qui anime Fanni, interprétée par Mélanie Thierry dans Captives. Convaincue que sa mère a été abusivement placée « chez les fous » de l’Hôpital de la Salpêtrière, la jeune femme se laisse enfermer à son tour pour la retrouver. Nous sommes à la fin du 19e siècle et les services de psychiatrie tiennent plus de la prison et du mouroir que d’unités de soins. Dans un huis-clôt oppressant, Fanni découvre cette sordide réalité (Josiane Balasko, Marina Foïs et Carle Bouquet font très peur en gardiennes de l’ordre établi) mais aussi la solidarité, voire la poésie qui peut surgir au milieu du chaos.