Captives
Note moyenne
2,8
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100 critiques spectateurs

5
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Jipéhel
Jipéhel

37 abonnés 195 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 janvier 2024
Confusion

Pourquoi Arnaud des Pallières s’attaque-t-il à ce sujet à peine deux ans après Mélanie Laurent et son Bal des folles ? 110 minutes plus tard, on se le demande encore. Paris, 1894. Qui est Fanni qui prétend s’être laissé enfermer volontairement à l’Hôpital de la Salpêtrière ? Cherchant sa mère parmi la multitude des femmes convaincues de « folie », Fanni découvre une réalité de l’asile toute autre que ce qu’elle imaginait, ainsi que l’amitié inattendue de compagnes d’infortune. Le dernier grand bal de la Salpêtrière se prépare. Politiques, artistes, mondains s’y presseront. Dernier espoir d’échapper au piège qui se referme… Un beau film, intense mais parfaitement inutile. Même son casting +++ ne pourra le sauver.
J’avais découvert Arnaud des Pallières en 2013 avec un film très fort, Michael Kohlhaas. Depuis plus rien ou presque. De quoi s’interroger. Il revient donc avec ce pâle remake du Bal des folles déjà cité plus haut. Les deux scénaristes avaient ce projet en tête bien avant la sortie du roman éponyme de Victoria Mas qu’ils ont donc refusé de lire (???). Ce film n’a pas reçu l’avance sur recettes mais a été soutenu par Canal+, France et 3 régions, un tournage en 7 semaines – ce qui est court -, Cela précisé, nous avons le droit à un film carcéral un peu convenu, même si, de toute évidence, le réalisateur a voulu des teintes chaudes, des costumes colorés, loin de l’idée qu’on peut se faire d’un asile pour femmes. Hélas, on est totalement perdu entre les différents décors, les dortoirs, les maisons, le bureau, la salle de bal, la buanderie, les quelques extérieurs… on s’y perd complètement, ce qui, au demeurant, est bien normal, puisque les lieux de tournage ont été multiples. Scénaristiquement, c’est le même reproche et la fin est bizarrement bâclée. Bref un film ni fait ni à faire, d’autant, je le répète que celui de Mélanie Laurent nous avait comblés.
Alors, il reste heureusement la distribution entièrement féminine avec une Mélanie Thierry très investie. Autour d’elle, un parterre d’étoiles, Josiane Balasko, Carole Bouquet, Marina Foïs, Yolande Moreau, Dominique Frot, toutes aussi convaincues – à défaut d’être toujours convaincantes -, parfois jusqu’à la caricature. Ce Bal des folles Tome 2, ne restera pas dans les annales. Froid, corseté, excessif, jamais l’émotion n’affleure vraiment. Je le répète, on ne sauvera de cette production bancale que les numéros des actrices plombées par le pathos de certaines situations, l'usage appuyé des plans serrés sur les souffrances des patientes, le manichéisme forcé des personnages et la surenchère des effets gratuits. Franchement évitable !
Joru
Joru

3 abonnés 63 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 janvier 2024
L'idée du film était louable: illustrer une nouvelle la pratique d'internement de ces femmes. Mais j'ai beaucoup regardé ma montre. A vrai dire, je me suis ennuyé. Et j'étais venu enthousiasmé par les critiques. Pourquoi filmer en écran large avec quasiment aucun plan large. Tout le film durant, ce sont des gros plans de visages, avec des petits coups de zoom avant-arrière sans aucune justification. Toujours caméra mobile. C'est exaspérant. Les personnages, on n'en rien ou si peu. En fait, c'est un film inutile tel qu'il a été fait. C'est bien dommage de proposer ça dans les salles. C'eût pu être un téléfilm en deuxième partie de soirée. Il est vrai que les grands circuits de cinéma n'ont pas voulu de cette "œuvre"...
Ariane5
Ariane5

9 abonnés 31 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 janvier 2024
Très loin du livre, le film lasse très vite avec sa profusion de plans serrés et une multitude de gros plans sur les yeux bleus de Mélanie Laurent, en larmes. Certains personnages sont intéressants mais survolés. Dommage avec un tel sujet et d'excellentes artistes.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2024
Un film chorale qui vaut surtout pour la qualité de son casting porté par des actrices habituellement rompues aux premiers rôles et qui s'inscrivent ici dans un collectif, tout en parvenant à développer chacune un univers qui leur est propre.

Si Mélanie Thierry, totalement habitée, impressionne une nouvelle fois, en jeune femme qui prétend s'être infiltrée dans une institution psychiatrique pour retrouver sa mère, elle aussi internée, Josiane Balasko est également parfaite et renforce notre impression que l'Academie des César a été bien bête de ne pas se saisir de la belle occasion offerte par son très beau rôle dans Grâce à Dieu, de François Ozon, pour enfin récompenser le talent de cette actrice trop souvent mésestimée.

(Secrets de tournage : Léa Seydoux était initialement pressentie pour tenir le rôle principal et Cécile de France ainsi que Charlotte Rampling avaient également été annoncées au casting.)

La mise en scène multiplie les cadrages très serrés, et cette accumulation de gros plans, filmés caméra à l’épaule, peut finir par étourdir. Mais il faut saluer la volonté du réalisateur de ne pas tomber dans un trop grand classicisme souvent observé dans la réalisation de films d'époque et en costumes.

Malheureusement, comme décidément plusieurs films attendus de ce mois de janvier, Captives laisse sur sa faim et déçoit car il ne semble jamais aller au bout des choses. En restant très à distance de ces femmes qu'il filme et en ne s'intéressant jamais vraiment à leur histoire, il rend leur folie un peu trop caricaturale alors que, dans le même temps, il occulte la question de l’état mental de son héroïne. Le piège qui petit à petit se referme sur elle est toutefois assez bien retranscrit.

En résumé, un film qui ne "captive" (hahahaha) pas vraiment mais qui se laisse suivre sans déplaisir, essentiellement pour la qualité de jeu de ses interprètes.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Christine
Christine

11 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2024
Captives d’Arnaud des Pallieres
Un film comme un tableau qui pourrait être inspiré des œuvres du Caravage , des couleurs saturées , chaudes , des clairs obscurs .. une sensualité incroyable , une caméra à l’épaule qui filme les personnages de très près
Tout cela est d’une grande beauté dans un univers proche du carcéral … l’hôpital psychiatrique de la salpetriere .
Ce film très féministe est un parti pris qui ne raconte pas la maladie dans son sens clinique mais la condition des femmes à la fin du 19 eme siècle , la sororité,
On voit très peu de médecins mais plutôt une hiérarchie de femmes autoritaires qui traitent les malades sans complaisance ..
heureusement qu’une certaine affection se crée entre les malades qui ne sont pas (en majorité )
de vraies malades puisque à l’époque on pouvait enfermer les femmes pour un rien ( déviance sexuelle, problème d’héritage et compagnie )
Ce film fait écho à l’actualité…
ger etcheverria
ger etcheverria

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2024
Merci encore et toujours Yolande Moreau. Dès qu'elle apparaît, le film change de tonalité, la scène de danse avec Fani est magnifique.
Marie Noël Barbier
Marie Noël Barbier

3 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 janvier 2024
Malgré une bonne prestation de toutes les actrices, je suis restée vraiment en dehors du film et n'est pas cru à cette histoire.
islander29

1 028 abonnés 2 663 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2024
Une journaliste new Yorkaise, Nelly Bly, a écrit à la fin du dix neuvième siècle, " dix jours dans un asile"......Elle s'était introduite dans un asile....Le film m'a fait penser à elle...C'est une histoire similaire, où Mélanie Thierry rentre à l'asile pour retrouver sa mère..."Bienvenue chez les folles", j'ai trouvé le film à la fois difficile, et émouvant.....Ce regard sur la folie, en immersion, peut déranger, voire choquer....On ne sait pas s'il faut avoir pitié ou s'enfuir de cet univers...des moments glauques, d'autres où le bonheur semble à portée de main, notamment , par des concerts de piano, des répétitions de bal, ces folles ne peuvent laisser insensibles tout comme le film, interprété par Josiane Balasko, directrice de l'établissement , secondée par Marian Fois, toutes deux cruelles, la poésie vient de Carole Bouquet la pianiste...Toutes ont des traits fatigués pour désigner cette folie qui les côtoient....La mise en scène est brillante, l'émotion pénétrante.....Du bon cinéma qui ne peut laisser indifférent et qui nous concerne tous...Je conseille.....
Aymericdl
Aymericdl

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 janvier 2024
Les plans et cadrages sont originaux. Ils permettent une réelle immersion dans un monde de misère humaine et matérielle. Des scènes touchantes. Des visages difformes que l'on apprends à aimer. La lumière et les costumes rendent certaines scènes majestueuses. Sans compter certaines musiques sublimes. On retrouve le style atypique du réalisateur avec des dialogues laconiques et des informations incomplètes. Un film dur mais beau et émouvant.
Candy Ming
Candy Ming

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2024
Captives d'Arnaud des Pallières démontre une réalité sociale des femmes internées à travers l'hôpital de la Salpetrière fin XIXème siècle. A travers le regard de Fanny, on suit des portraits de femmes qui ont réellement existé comme Hersilie Rouy, Marguerite Bottard qui admire tant le docteur chef de service Jean-Martin Charcot ...

Fanny est alors enchaînée par Kenavo (Candy Ming) une fille de salles qui l'emmène à la Douane (Marina Fois).
Bobotte (Josiane Balasko) demande alors à la Douane si elle a eu son traitement d'entrée.
On remarque dès alors les conditions dures des internées par les violences physiques, psychiques dans cette institution.
roselyne GOLLA
roselyne GOLLA

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 janvier 2024
Un jeu d'actrices remarquable
Quelques longueurs et un peu trop de gros plans
Une belle qualité cinématographique et des scènes touchantes
Mal ed puch
Mal ed puch

20 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 janvier 2024
Franchement je me suis ennuyé pourtant serait pu être un bon film avec un tel sujet , les actrices heureusement portent le film mais c'est tout .
Regine D.
Regine D.

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2024
Balasko, Marina Fois, Mélanie Thierry, Carole bouquet et Yolande Moreau portent ce film à merveille ..
Eric Desruennes
Eric Desruennes

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 janvier 2024
Magnifique jeu d'actrices, la meilleure prestation de Mélanie Thierry qui est vraiment touchante, compositions parfaites de Josiane Balasko, Marina Foïs, Yolande Moreau et Carole Bouquet. Un des meilleurs films de ce début d'année !
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 janvier 2024
Ai vu "Captives" d'Arnaud des Pallières. A la fin du XIXème siècle une jeune femme mère de famille, Fanny se fait enfermer volontairement dans l'asile de la Salpêtrière pour y rechercher sa mère qu'elle croit y être internée depuis des années. La photographie magnifiquement saturée de couleurs, la caméra virevoltante et toujours en train de faire la mise au point fatigante pour les yeux et une scène d'ouverture improbable sont autant de grilles qui empêchent le spectateur d'entrer dans cet asile où les figurantes sont interprétées par des personnes handicapées et les rôles principaux de très belles actrices enlaidies avec art. Nous suivons donc Fanny qui étonnamment bénéficie d'une grande liberté au sein de l'hôpital ce qui lui permet de résoudre son enquête sans grand suspens très rapidement. L'accumulation de "stars" n'aide pas non plus à entrer et à rester dans le film. Josiane Balasko (qui se rapproche de plus en plus du répertoire de Françoise Rosay avec bonheur) est touchante en infirmière impériale dans un jeu assez subtil. Marina Foïs est totalement enfermée dans son rôle monolithique sans aucune nuance interprétative. Carole Bouquet prévisible. Yolande Moreau égale à elle même dans son rôle lunaire dans lequel elle s'enferme de plus en plus. Mélanie Thierry est la seule à amener un peu de vie, mais c'est la seule qui bénéficie d'un vrai rôle quand bien même ses motivations sont totalement improbables. Le scénario est une accumulation de petites intrigues plus où moins crédibles et intéressantes ce qui donne lieu à de petites scènettes qui permettent à chacune des actrices d'avoir SON moment. Dominique Frot est très gênante dans son rôle caricatural de folle grimaçante, bavante, hurlante... dont le metteur en scène se délecte à filmer en gros plan ses moment de cabotinage d'un autre temps. Tout va trop lentement car il ne se passe tout de même pas grand chose et en même temps trop vite puisque tout est vite résolu et expédié pour passer au thème suivant. Quand à la morale : Et si les matonnes étaient plus folles que les folles ?... Oui bon bof !!!
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