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Marc Taton (Belgique)
42 abonnés
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2,5
Publiée le 7 mai 2026
Un film porté par un casting de haut vol, où les performances des actrices sont tout simplement irréprochables, même si certains pourraient trouver leur jeu un peu trop théâtral. On retrouve à l’écran des talents comme Mélanie Thierry, Josiane Balasko, Marina Foïs, Yolande Moreau et Carole Bouquet, qui apportent chacune leur touche unique à l’histoire.
En ce qui concerne la mise en scène, rien à redire, bien au contraire. Le réalisateur nous plonge dans une institution psychiatrique du 19ème siècle, un lieu où se retrouvaient souvent des femmes considérées comme trop libres, gênantes ou tout simplement originales.
Cependant, le film souffre d’un rythme trop lent, frôlant parfois le cinéma contemplatif. Cela déstabilise le spectateur et rend l’expérience ardue. De plus, la narration est confuse, et le fil conducteur se perd dans une multitude de personnages secondaires. Cela crée une certaine dilution de l’intrigue principale, et j’aurais aimé que l’histoire soit plus claire et plus fluide. 5/10
Rares sont les cinéastes capables de construire leur filmographie dans la fiction et dans le documentaire avec le même brio. On peut citer par exemple Sébastien Lifshitz, Barbet Schroeder, Wim Wenders dans ses bons jours et... Arnaud des Pallières. Depuis son premier long métrage documentaire en 1996, Drancy Avenir, il insuffle à ses sujets, parfois les plus triviaux (Disneyland, mon vieux pays natal, Poussières d'Amérique puis Journal d’Amérique montés à partir d’images de films amateurs) une force formelle très impressionnante. On peut ne pas aimer de style Des Pallières, mais il en a, du style, jusque dans ses fictions telles Michael Kohlhaas, dans lequel Mads Mikkelsen incarne un éleveur prêt à remuer ciel et terre pour obtenir justice. Le combat contre l’injustice est également ce qui anime Fanni, interprétée par Mélanie Thierry dans Captives. Convaincue que sa mère a été abusivement placée « chez les fous » de l’Hôpital de la Salpêtrière, la jeune femme se laisse enfermer à son tour pour la retrouver. Nous sommes à la fin du 19e siècle et les services de psychiatrie tiennent plus de la prison et du mouroir que d’unités de soins. Dans un huis-clôt oppressant, Fanni découvre cette sordide réalité (Josiane Balasko, Marina Foïs et Carle Bouquet font très peur en gardiennes de l’ordre établi) mais aussi la solidarité, voire la poésie qui peut surgir au milieu du chaos.
Un regard moderne et féministe sur la santé mentale doublé d'un resplendissant film en costume, Captives et une réussite à tous les niveaux. Porté par une exceptionnelle troupe d'actrice et une mise en scène d'une créativité folle, Arnaud des Pallières signe l'un des meilleurs films français de ces dernières années.
Le revit cruel et édifiant de l’internement d’une fille pour retrouver sa mère enfermée dans un asile depuis plusieurs années, qui dresse un constat peu reluisant de la condition féminine et de la psychiatrie à la fin du XIXᵉ siècle. 2,75
Un hôpital psy pour femme vers 1880, internées de force pour certaines ou véritablement folles ??? l'univers décrit dans le film me semble bien retranscrit, les méthodes que survolées dommage, une patiente enfermée volontairement à la recherche de sa mère internée, voilà la trame de ce mélo dramatique.
J'ai eu un peu de mal à rentrer dedans, comme si le flou de la situation cherchait à nous rendre confus.
Puis une fois son scénario dévoilé, en compagnie d'une Mélanie Thierry courageuse et juste, on découvre avec effroi les conditions misérables et ignobles de ce centre de la honte.
Si on arrive facilement à s'attacher à ces femmes désabusées et maltraitées.
On apprécie aussi détester une Marina Foïs géniale dans ce rôle de tortionnaire froide et sadique. Jusqu'à déshumaniser chaque patiente avec cette utilisation infâme de les nommer à la 3ème personne.
Une bonne surprise et les apparitions de Yolande Moreau, que du bonheur
Ce film est plutôt réussi ; quelques scènes d'émotions grâce à l'excellent casting, toutes les actrices sont convaincantes et touchantes. Une belle mise en scène, couleurs saturées, beau récit. Pas incontournable, mais pas déplaisant à voir.
Une très belle immersion au sein du service psychiatrique de la Salpêtrière de l'époque. Les interprètes féminine sont toute remarquable, une réalisation au plus près du mal-être. Aucun parti n'es pris ni du côté des malades que de la directrice et ses employés. J'ai beaucoup apprécié le côté sans concession
une palette d'artistes exceptionnelles et toujours l'émouvante Yolande Moreau. Josiane Balasko qui peut jouer ce rôle à la perfection. Marina Foïs à contre courant. l'élégante et gracieuse Carole Bouquet. Ce milieu très fermé et très dur où domine la cruauté du personnel et l'entraide des malades entre elles. Un film bouleversant ou Fanni doit se résigner hélas.
Un très beau film qui prend son temps, loin du dogme de l’action précipitée et dénuée de sens imposée par la tendance « à l’américaine ». Les actrices jouent très bien et l’histoire est émouvante.
La condition féminine. Hôtel Dieu sous haute sécurité. Des éclats sur le comportement et une visite pour diversion. Etroit et sans folie, les bergères cherchent une éclaircie. Raphael se fout des clés qui n'ouvrent pas les serrures, sa Mélanie est au bord du gouffre. Et il n'a pas aimé.
Captives aurait pu être plus captivant si le scénario avait été plus travaillé et plus suivi (on a tendance à l'oublier parfois ici) et si la caméra était plus....fixe (ça donne mal à la tête au bout d'un moment !). Les couleurs saturent, on se croirait dans un vieux film ; ceci dit ça se passe au XIXème c'est peut-être ça. Mélanie Thierry est comme d'habitude habitée dans son rôle. Les personnages ont chacun leur univers mais cohabitent parfaitement les uns avec les autres.
Bien mais effectivement cette façon de filmer caméra à l’épaule est un peu insupportable !!! Les actrices sont bonnes l’ambiance particulièrement clauque !! Un anachronisme sans grand importance mais au 19 siècle on a pas encore inventé le grillage galvanisé !!!
Sur un sujet grave, la condition des femmes à la fin du 19ème siècle et les nombreux abus dont elles ont pu être victimes, le réalisateur réussit l’exploit de bâcler le traitement de son sujet, de caricaturer les situations et, au total de se couvrir de ridicule. D’ailleurs, dès les premières images, le ton est donné : il filme en très gros plan – à la façon d’un documentaire médical - l’infortunée Mélanie THIERRY dont on pourrait presque compter les pores de la peau du visage. C’est tout simplement grotesque, et à peine digne d’un spot publicitaire. Reste la présence et le talent de cette actrice trop peu vue au cinéma, sa grâce évidente et son don pour le chant. Mais M. Des Pallières est complètement passé à côté et il signe là un film qui n’aurait jamais du exister.