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François E
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5,0
Publiée le 20 novembre 2025
Un film porté par une ribambelle d'actrices toutes plus extraordinaires les unes que les autres. Mélanie Thierry est bouleversante dans un rôle dont la subtilité se déploie tout au long du film. On est happé par la tension qui émane de son opération désespérée pour retrouver sa mère. Le reste du casting est d'une richesse à couper le souffle, de Josiane Balasko à Carole Bouquet en passant par Marina Foïs et Yolande Moreau. Toutes ont droit à des moments suspendus dans cet environnement sombre. Visuellement, l'image prend le contrepied des représentations habituellement bleues et froides de l'hôpital, pour nous offrir un environnement chaud et vénéneux. Captivant de bout en bout.
Film magnifique et sensible qui touche juste et qui n'est jamais pesant ; des actrices, et pas des moindres, au sommet et un éclairage unique sur ce qu'était les établissements psychiatriques à la fin du XIXème siècle.
L'omniprésence des plans serrés sur les visages, les objets rendent le film étouffant dans le mauvais sens du terme, pas de jolies scènes, un rythme endormissant, pas de surprise. Ne pas aller.
j'ai adoré la façon de filmer les visages et les couleurs, le début de l histoire, hélas malgré les prestations formidables des grandes actrices on se perd dans des prises de vue et des scènes qui durent qui sont trop longues et pathos, donc on se perd dans cette histoire qui nous coupe toutes enviesd'apprécier ce film, fommage
Un magnifique film d’époque, incarné par des actrices de grand talent et sans filtre. Un rythme haletant et une caméra toute proche qui font perdre les repères et nous plongent dans cette ambiance étrange quasi carcérale. Une vraie expérience de cinéma
Arnaud des Pallières s'intéresse ici à l'enfermement des femmes, particulièrement à celui des femmes à la Salpêtrière à l'extrême fin du XIXème siècle. Nous sommes à une époque où Charcot et ses théories sur l'hystérie et la folie sont mises en place dans les hôpitaux psychiatriques. Nous découvrons un monde qui ressemble plus à un univers carcéral qu'à celui d'un hôpital. D'ailleurs, on apprend vite que certains utilisent à leur convenance ce lieu pour y faire interner des membres de leur famille pour récupérer leurs fortunes, c'est le cas du personnage joué par une Carole Bouquet remarquable. Le personnage joué par Mélanie Thiéry (elle aussi excellente) s'étant fait interner pour retrouver sa mère, internée, elle aussi abusivement, nous sert à observer, à analyser, à comprendre et à aimer ces femmes aux destins cabossés. Ce film, laisse une forte impression, même après une semaine (je l'ai vu en avant première la semaine dernière) Le fait de regarder une situation au travers les yeux d'une femme, ceux de Fanni, permet de mieux comprendre l'injustice subie par les femmes au cours des siècles. Mais ce film n'est pas qu'un film historique. Le regard du réalisateur, comme celui porté par l'héroïne sur l'internement, nous montre que beaucoup reste à faire pour dessiner un monde plus égalitaire, moins fermé (car on peut bien sûr voir dans ce film une métaphore de la répartition des hommes et des femmes dans une société donnée, comme la nôtre par exemple.
A la sortie d’une projection de "Captives", il est probable que deux sentiments contradictoires occuperont l’esprit des spectateurs : la satisfaction d’avoir assisté à un film s’intéressant au sort épouvantable de femmes que des thèses misogynes qualifiaient d’hystériques à la fin du 19ème siècle et qui étaient réunies dans un lieu, la Salpêtrière, qui s’apparentait beaucoup plus à une prison qu’à un hôpital psychiatrique ; le regret d’avoir assisté à un film qui traite ce sujet très fort de façon souvent confuse avec, de ci de là, des invraisemblances et des dialogues qui s’avèrent souvent incompréhensibles. Pour certains, le seul sentiment ressenti sera la satisfaction, pour d’autres, le regret. Il est probable, toutefois, que, pour beaucoup, les deux sentiments occuperont une place à peu près égale dans leurs esprits.critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-captives/
Pendant la deuxième moitié du 19e siècle, Fanni est internée dans un asile psychiatrique pour femmes. N'ayant pas sa place dans l'établissement et uniquement infiltrée dans le service pour retrouver sa mère disparue, elle rencontre de nombreuses femmes aux profils très différents les uns des autres. Certaines tentent de l'aider et d'autres sont déterminées à lui faire du mal. En salle le 24 janvier.
spoiler: "Captives" part d'une très bonne idée : immerger le spectateur dans un asile de femmes du 19e siècle. Le synopsis est plein de promesses, et on imagine que l'on va assister à un féminisme d'époque. Malheureusement, le sujet ne fait pas le film. Le réalisateur s'emmêle les pinceaux dans des intrigues à tiroirs qu'il ne ferme pas vraiment, préférant passer rapidement d'un sujet à l'autre. Les scènes sont interminables et font sentir au spectateur toutes les coutures de la narration. Quel dommage, le casting féminin est pourtant exceptionnel avec 5 actrices principales de première classe accompagnées par une horde de patientes plus vraies que nature.
C'est une sensation que connaissent bien tous les cinéphiles, pas trop fréquente heureusement, celle parfois de se trouver devant un film qui d'emblée sonne faux, un sentiment qui a peu de chance d'évoluer au fil de la projection. C'est ce qui se passe au tout début de Captives d'Arnaud des Pallières (pas pour tous les spectateurs, évidemment), l'arrivée de Fanni à l'hôpital de la Salpêtrière, un "beau" jour de 1894, ne semblant guère crédible, pas plus que les motivations de l'héroïne affichées d'entrée, y compris auprès de ses geôlières, de s'enfermer volontairement afin de retrouver sa mère. Les aventures de cette infiltrée qui n'en est pas une deviennent assez vite grotesques, celle-ci disposant d'une liberté de manœuvre stupéfiante. Le réalisateur semble d'ailleurs plus intéressé à filmer des "gueules" terrifiantes qu'à véritablement nous faire croire à son intrigue où à ses personnages principaux, joués par un bel échantillon de 'stars' : Josiane Balasko, Carole Bouquet, Yolande Moreau, Marina Foïs, dans des rôles caricaturaux. Seule Mélanie Thierry s'en tire sans trop de dommages, sur la longueur. Quant au célèbre Bal des folles, qui est censé être le tout dernier, il ne fera pas oublier celui décrit dans le roman éponyme de Victoria Mas et même celui montré dans l'adaptation qu'en a fait Mélanie Laurent, même si pas mirifique.
Captives aurait pu être un beau film si le cadrage n'avait pas été aussi déstabilisant, si l'histoire avait été plus facilement tracée et construite, si les dialogues avaient été plus solides et compréhensibles, si les personnages avaient été plus approfondis (à part le personnage de Carole Bouquet, aucun personnage n'a réellement d'histoire, de passif, rien n'explique leur situation, elles appartiennent à un décor) rien n'est vraiment creusé, tout est en surface et plat et laisse le spectateur dans une mollesse (puisque le tout manque aussi de rythme) : cela nous laisse un film plutôt mauvais avec quelques belles notes (le talent de quelques actrices, les costumes)