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cinéman
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1,0
Publiée le 26 août 2023
Une bande d'amis passent leurs vacances sur la côte... Mis à part le soleil, l'ambiance estivale et le bruit des cigales, ce film ne comporte strictement aucun intérêt. Les dialogues sont creux ou prétentieux, les personnages sont tous antipathiques ou fades, on ne s'attache à aucun. Quant au scénario, difficile de faire plus vide, d'ailleurs je ne pourrais même pas en parler... On dirait qu'ils s'ennuient pendant leurs vacances, d'ailleurs ils s'en cachent à peine puisqu'ils se plaignent tout le temps (comme des petits bourgeois qu'ils sont sûrement). Quel intérêt de porter à l'écran des vacances "chiantes" ? Rien n'est drôle et les petits phrases pseudo intellectuelles qu'ils sortent à tire larigot cherchent à donner une fausse épaisseur à un navet pourtant des plus indigestes.
Soirée débat avec le réalisateur Matthieu Rozé. Homme accessible, simple, sincère, passionné, donc une belle rencontre lors de cet échange avec la salle (l'acteur n' a pas pu venir ). C'est son premier film ; une adaptation de Duras "Les petits chevaux de Tarquinia", roman écrit en 53, après guerre, histoire qui s'inspire du vécu de Marguerite D. Les dialogues, très écrits respectent le livre . Il sont exprimés exactement, parfaitement, naturellement par les acteurs. Qualité du texte, valeur des phrases. L'importance des couleurs, des références symboliques : bleu, rouge, jaune. Le film est tourné en pellicule avec un grain particulier, le travail d'étalonnage chaleureux rappelle un film amateur entre potes en vacances, style super 8. Que se passe t'il dans ce film ? Que ce passe t'il cet été à Azuro ? Ce qui assaille, c'est déjà cette chaleur, cette torpeur, l'envie de ressentir enfin un peu la fraîcheur, un souffle du vent, l'humidité de l'eau lorsque qu'une vague nous frôle. Qu'est ce qui pourrait rompre cette monotonie ? Il y a eux, les amis, le temps des vacances et lui l'homme. Réel ou fantasmé ? Inventé ? par la femme Sara, par le groupe ou par lui-même. L'homme qui dérègle, qui déséquilibre. L'alchimie des relations fonctionne pourtant si bien. On n'est pas très loin d'eux, on les observe, on les écoute, on irait presque boire un Campari à leur table. M'asseoir à coté de Valérie Donzelli, si merveilleuse, si belle dans cette œuvre. Le film a quelque chose d'intemporel et en même temps contemporain , il n'est pas vraiment ancré dans une période particulière, alors on y a tous une place. Un huis clos ouvert sur l'immensité de la mer , en Italie ? en Grèce ? dans le sud de la France ? une côte bleue, des criques, des rochers, un lieu indéfini, perdu, qui laisse place à notre imaginaire. Même la langue n'appartient à aucun pays , comme le titre , " un espéranto estival" nous confit le réalisateur. Une ambiance fin d'un monde avec cet incendie aux couleurs flamboyantes. Un thriller, une tension, de l'ambiguïté, tout pourrait arriver. Il y a beaucoup de poésie. Ce film est inspirant.
Ce film est une véritable œuvre audiovisuelle. Je ne suis pas étonné de voir qu’il ne semble pas faire l’unanimité, le film est original. Il possède une esthétique style vhs ce qui rend l’image un peu flou. Ce choix artistique peut nous donner un peu mal aux yeux mais nous permet surtout de sentir les émotions, le caractère insaisissable de l’amour. Le film nous le montre bien… Si la photographie est très intéressante avec des jeux de couleurs retouchées par moment, les dialogues le sont d’autant plus. Ce film possède une très grande poésie, pas étonnant lorsqu’on sait que les dialogues ont été écrits par Marguerite Duras. Mais je pense surtout que ce qui a déplu à certains spectateurs, c’est le rythme du film. Il est lent, mais c’est encore une fois un choix. L’amour possède parfois des ennuis et ce film sait nous transmettre ces sentiments avec finesse. Enfin, le point fort du film : la musique ! Kid Francescoli a vraiment fait un travail incroyable. Lorsque les musiques s’installent dans certaines scènes, il n’est pas rare d’être parcouru de frissons ! Dans tous les cas, ce film a été une formidable expérience pour moi. C’est une œuvre à voire en salle ! Je ne pense pas autant l’apprécier devant une télévision ou un ordinateur.
Film inepte sur l'amour doit il etre exclusif ou pas ,nous n'aurons pas la réponse,dialogues sortis du livre et mis dans la bouche des acteurs qui ne sont pas convaincus de ce qu'ils disent ,le film débute comme une comédie sympa mais on déchante trés vite car il passe à la vitesse film d'intellos pour télérama dommage car si le cineaste avait un peu creusé le sujet cela aurait pu être sympa mais par fainéantise il nous livre un brouillon, on pense que l'action se situe en Italie mais non, la sirène des pompiers est française ,aucun décors et une musique qui rapelle celle de la boum c'est tout vous dire.
Avec beaucoup de charme, le film évoque particulièrement le terrible drame ordinaire de l’ennui dans le couple, de l’ennui dans l’amour. Le caractère insupportable de l’effet miroir que nous renvoie l’autre. Ce qu’il voit de nous, nous rend fou… Que faire, face à cette extrême lassitude ? A cette forme d’impasse assez inextricable, la réponse pourrait être « Quand on aime, il faut partir »
Le rythme est lancinant, la bande originale y contribue avec force. C’est une torpeur entretenue. Beaucoup de plans fixes, notamment sur une Valérie Donzelli iconique et magnifiée… Que la caméra de Rozé l’aime, et nous aussi, tant sa lumière naturelle est étincelante… La musique de Kid Francescoli, omniprésente, est un roman à elle toute seule. Elle est envoutante, colle à la pellicule et amène une mélancolie pour le moins renversante.
D’Azuro, on sort un peu vaporeux, on a bien sûr envie de soleil partout… Comme le dit Duras, dans le roman d’origine, et entendu dans le film : « Il n’y a pas de vacances à l’amour, ça n’existe pas. L’amour, il faut le vivre complètement avec son ennui et tout, il n’y a pas de vacances possibles à ça. ». C’est pop et sensuel à souhait, un vrai bon moment.
Rien ne va vraiment dans ce film, qui n’a de commun avec le roman de duras que la situation géographique et le nombre d’invités. Tout est survolé. Les personnages, qui ne sont jamais développés et sont là comme des papillons embarrassés par le soleil, manquent de saveur, si bien que les acteurs pourtant très bons d’ordinaire en deviennent de parfaites caricatures de l’acteur de soap. On se contente de parler du fait que l’amour c’est complexe mais jamais ce sujet n’est traité plus profondément qu’une remarque insipide d’un personnage entre deux verres de Campari. Les transpositions du roman sont si mauvaises que c’est vraiment très gênant. La pellicule et la vague ambiance 80s n’apporte rien d’autre qu’un énorme anachronisme et une sensation se prétention profondément déplacée. Le son est mauvais. L’image est mauvaise. Le montage et la musique sont clipesques et profondément ridicule. C’est le film le plus creux et le plus prétentieux que j’ai vu. Il ne suffit pas de dire qu’on va adapté Duras pour adapter Duras.
Je ne sais pas si c'est parce que je venais de voir un film japonais avec d'autres cultures et d'autres conditions sociales mais à toujours devoir se respecter où il m'avait fait du bien mais avec ce film, je me suis royalement emmerdée et je me demandais où chacun voulait en venir ?
J'ai attendu désespérément qu'un miracle se produise mais non seulement il n'est jamais venu mais je me suis posée la question de mes différences avec tous ces acteurs et actrices qui passaient leur vacances à ne pas savoir quoi faire mais à toujours se plaindre qu'il faisait trop chaud et essayaient de trouver quelque chose à faire quand ils ne dormaient pas à cause du soleil beaucoup trop chaud qui les empêchait de pouvoir trouver le sommeil et donc toujours fatigués malgré qu'ils ne faisaient rien du tout .
Je n'ai jamais réussi à les plaindre mais à me demander ce qu'ils étaient venus tous faire dans un endroit où rien n'allait et sauvés juste par l'intervention de ce bel homme qui séduirait l'une d'elle avec son charme ravageur et pour les hommes à vouloir emprunter son bateau pour ressentir ses émotions.
Le final est tout de même heureux où le petit garçon chiant aussi avait fini par se surpasser et sauter en haut de la falaise pour prouver qu'il avait bien ressenti et compris le danger mais avait bien copié le modèle de l'adulte masculin.
Tout au long du film, si chaleur intensive, le feu nous rappelle l'intervention des pompiers, la peur de perdre l'un des leurs où si son fils déjà mort dans l'exercice de ses fonctions, le petit-fils s'en sort sain et sauf ainsi que tous les pompiers et c'est sans-doute ce qui permet d'accepter la lenteur du film pour nous transmettre que le courage ne se voit pas pour tous ceux qui doivent l'être dans l'exercice de leurs fonctions mais sans quand nous voyons leur importance.
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1,5
Publiée le 31 janvier 2023
En adaptant l'oeuvre de Marguerite Duras, Matthieu Rozé propose une chronique estivale sur des amis qui passent leurs vacances sur la côte méditerranéenne. Un séjour "perturbé" par l'arrivée d'un bel inconnu qui va rajouter de la chaleur au contexte déjà brulant puisque le soleil tape très fort. Une histoire de couples et de tentations, mais vont-ils tenir ou céder ? Rien de nouveau sous le soleil avec une histoire faussement sensuelle qui est d'une grande banalité. Pour le coup, et malgré le contexte et l'histoire, c'est un film qui manque de chaleur et de sensualité, mais aussi d'enjeux même si l'on peut comprendre pourquoi avec cette ambiance légère et insouciante. Le cadre est beau, la lumière est belle, la bande-son entraînante, mais je me suis ennuyé et jamais attaché aux personnages. En gros, ce n'est pas terrible du tout.
Adapter au cinéma un Roman de Marguerite Duras n'est pas une mince affaire ..et le pari est réussi. On a chaud avec eux, on s'ennuie ou on aime avec eux, on est séduit comme elle, jaloux comme lui, faussement légère comme l'autre Envie de relire "les petits chevaux " et de boire un martini très frais
C est terrible … tout sonne faux. Mal filmé, mal dialogué, artificiel et vain. On décroche des les premières scènes. Même Florence Loiret Calle ne parvient pas à nous retenir à bord
Ce film est une pépite! La lumière, les acteurs, le texte, la musique sublime et puis ce ton Durassien tellement à part qui fait du bien et nous réveille les neurones. Tout est beau à voir et à entendre. Bravo au réalisateur pour ce premier film, c'était une joie de le voir. J'ai hâte de le revoir !!