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3,0
Publiée le 4 mars 2024
Inspiré de faits réels, "Balaur" raconte l'histoire d'Ecaterina, professeure de religion et femme de prêtre, qui emportée par un sentiment d'errance et de solitude, se rapproche de Iuliu, l'un de ses élèves. Une tentation qui met sa foi à l'épreuve et menace tout ce qu'elle a construit jusque-là. Une histoire d'actes et de conséquences à travers le besoin de liberté d'une femme qui étouffe dans un système qui la force à être parfaite alors qu'on lui rappelle sans cesse son moindre écart, même le plus ancien, comme spoiler: lors de cette scène du repas de famille qui fait tout basculer. Malgré le contexte religieux, Octav Chelaru ne propose rien de bien nouveau avec cette relation interdite vue des dizaines de fois, mais il propose un film intéressant et intense, une descente aux enfers parfaitement incarnée par Mãlina Manovici. Pas mal.
Balaur (Dragon) décrit la faute d'une enseignante en éducation religieuse, mariée à un prêtre, tentée par l'un de ses élèves. Le premier film de Octav Chelaru ne se termine pas de la même façon que Mourir d'aimer, son propos est d'ailleurs tout autre, marqué par l'environnement pesant de son héroïne dont la psychologie reste assez énigmatique. Le film se caractérise par un cheminement assez classique, mais non dénué d'intérêt, avant un dénouement mélodramatique qui s'inscrit en sa défaveur. Qu'est-ce que le mal et comment le repousser ? Balaur est un peu balourd dans sa représentation mais beaucoup lui sera pardonné pour son habileté à créer un climat oppressant, dans une veine caractéristique du cinéma roumain, et pour l'interprétation de l'excellente Mălina Manovici.