Une belle histoire, des paysages superbes et des décors vraiment sympas. Film intéressant malgré le manque de budget visible et la faiblesse du jeu d'acteur. C'est dommage car ce film pourrait être parfait.
Irati n’est pas un simple film de fantasy : c’est une plongée dans le cœur des Pyrénées, là où se mêlent légendes, mythes et mémoire ancestrale. Le récit met en scène la tension entre deux mondes — celui du christianisme en expansion et celui des croyances païennes, peuplé de divinités chtoniennes et de forces invisibles. Le film se situe dans cet entre-deux, cet espace de liminalité, où les frontières s’effacent entre visible et invisible, céleste et terrestre, chair et esprit.
L’un des grands mérites du film est d’ancrer son souffle épique dans le folklore basque et pyrénéen, convoquant Mari, la grande déesse des profondeurs, Sugaar le serpent flamboyant, les lamias, géants et cyclopes. Ce retour aux sources ne relève pas d’une simple nostalgie : il ressuscite un univers où chaque pierre, chaque arbre, chaque souffle de vent recelait une présence.
Mais plus encore, Irati met en lumière l’importance des femmes dans le paganisme. Dans ces anciennes croyances, la femme n’est pas reléguée à un rôle secondaire : elle est médiatrice entre mondes, détentrice des mystères, gardienne des forces de vie et de mort. La figure d’Irati incarne cette mémoire effacée par le christianisme : c’est elle qui détient la clé des passages, c’est autour d’elle que gravitent les enjeux spirituels et politiques, et c’est elle qui impose une présence magnétique, à la fois douce et redoutable. Comme le note El País, il s’agit d’un véritable chant à la puissance des femmes, à ces figures de feu qu’on a trop souvent voulu faire taire.
Enfin, Irati délivre un message clair : les trésors matériels, convoités au prix du sang, mènent à la ruine et à la perdition ; les seuls trésors qui méritent d’être gardés sont les trésors spirituels — mémoire, identité, fidélité à l’invisible. Le film devient ainsi un récit initiatique, où le héros doit se transformer, perdre et traverser les épreuves pour approcher une vérité plus haute.
Épopée visuelle et poétique, Irati est de ces œuvres qui réconcilient les spectateurs avec l’idée que le cinéma peut encore être une porte vers l’invisible.
Grosse claque que ce film ! Je doutais a cause de quelques commentaires de spectateurs qui s'attendaient sûrement à une action équivalente au seigneur des anneaux et à des batailles étalées sur 3 films de 3 heures.
Malgré l'intensité des problématiques contées dans le film, il est aussi très reposant. Niveau photographie et environnement c'est absolument sublime !! Les effets spéciaux et une DA plus que bien pensée qui renforce le caractère mystique de certaines scènes (spoiler: Dieu Sugaar ou le serpent de feu dans la grotte ; la déesse Mari quelle DA !! ; le mouton alias Mari qui vient récupérer Irati et s'envole dans la tempête, etc... ) ! L'histoire repose sur le choc et la transition des cultures païenne et chrétienne (et musulmane avec les sarrazins également), et ça marche vraiment vraiment bien. La progression est bien maîtrisée car le spectateur doute aussi des légendes païennes avec le personnage principal, puis au fil des scènes, on se fait embarquer dans l'histoire. Le jeu d'acteur est juste, et surtout sans excès malvenus !
Film vraiment original car le contenu change des récits très traités actuellement sur la mythologie nordique et scandinave (nains, elfes, etc...). Au final, super expérience entre magie et réalité, qui nous conduit à (re)découvrir la mythologie basque espagnole !
Une grosse perte de temps, aucun sens historique ni artistique. Le jeu d’acteur lamentable et ne parlons même pas des effets spéciaux. En bref : heureusement qu’il ne dure que 1h45
Un beau film, qui fait passer un bon moment, avec des paysages magnifiques. Oui, c'est un petit budget, on ne tourne pas "Le Seigneur des Anneaux" tous les ans (hélas !), mais justement, il s'en sort très bien. Les acteurs jouent avec sincérité, et la simplicité du tournage est certainement plus près d'une réalité historique que les superproductions (que j'adore aussi, pas de soucis !) Quoi qu'il en soit, il s'agit d'une légende, et la féérie est bien présente.
Ce long métrage autour des croyances païennes de la région des Pyrénées se situe au temps où trois croyances persistaient païennes, chrétiennes et musulmanes vers l’an -970 agrémenté de magie. Doté d’une réalisation plus que correctes, la première partie du film est plutôt confuse au niveau du scénario puis devient plus clair sur la seconde partie. Malgré des effets spéciaux en dessous de ce que l’on peut attendre pour un film fantastique, le long métrage réussit tout de même son but : divertir.
Le charisme des acteurs digne des musclés, un jeu d'acteur catastrophique, à la hauteur de la direction d'acteur. Des dialogues tout aussi plats. Une pâle copie régionale d'un conan le barbare mais encore plus barbant. des effets spéciaux à mi-chemin entre Jason et les argonautes (1963) et Excalibur (1981), pour 2022 on a du mal à le croire...Bref dans le sud-ouest rien de nouveau, si ce n'est des paysages sublimes, mais allez plutôt au pays basque que de perdre une heure trente pour ce film sans intérêt.
Très bonne surprise avec ce film aux atmosphères recherchées et au scenario intriguant. Dans les Pyrénées du 8ème siècle, un roi dont la couronne est contestée va être confronté aux légendes de son pays. Des créatures fantastiques élémentaires vont alors s’animer afin de sauver leur monde forestier et minéral menacé par l’homme. Le soin apporté à la photographie des paysages et des forêts du pays basque ne manque pas d’impressionner. l’Histoire plutôt classique est bien menée et les personnages n’ont rien à envier à ceux des « Vikings » ou « The Last Kingdom ». En conclusion ; un bon film !
Un film superbe, avec des images magnifiques, un scénario au cordeau. En plus il s'inscrit dans l'histoire, pendant le règne de Charlemagne. L'utilisation de la mythologie basque est très réussie. On est pris dès le début et on le quitte à regrets
Le principal mérite d' "Irati" est de nous plonger (et de nous faire découvrir pour certains) dans la mythologie basque avec son bestiaire (comme les Lamiaks) et ses divinités (Mari). Une simple mais belle histoire folklorique tournée avec le coeur. Cela n'empêche pas de ressentir souvent la faiblesses des moyens financiers. "Irati" se donne en effet des allures de blockbuster sans le budget qui va avec. Film qui reste honnête et divertissant. Un gros coup de coeur pour les paysages.
Ce film doit avoir un budget à la hauteur de ma paye. Tout sonne faux, la mise en scène, les acteurs et les effets spéciaux sont une blague. Alors si les paysages sont superbes mais c'est tout.
Irati. Un film parfaitement mis en scène et parfaitement joué. La certitude que les acteurs jouent LEUR Histoire. Des scènes de combat, de la tension politique, de l'amour surtout et une poésie (sur) Naturelle. Si bien orchestré qu'on regrette d'avoir perdu du temps devant les blockbusters déshumanisés. A voir en famille pour transmettre l'énergie ancestrale qui nous reconstruit à chaque instant. Ce film rend accessible des émotions oubliées depuis notre enfance, qui rejaillissent comme un volcan.