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annatar003
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4,0
Publiée le 30 mai 2012
Comédie fantastique passée totalement inaperçue en France à l'aube du XXIème siècle, "Interstate 60" se détache pourtant avec une certaine élégance de ses compères américains. Nous contant l'histoire d'un jeune homme mis sur les railles de la découverte à travers une route imaginaire, Bob Gale démontre un style pur à la photographie extrêmement sobre qui rappelle les séries pour ados des années 90. Quoi qu'il en soit, on constate vite que ce roadmovie ne manque ni de personnages ni de rebondissements scénaristiques. Car effectivement, outre James Marsden qui assure la tête d'affiche d'une manière simple et rafraîchissante, on reconnaît la véritable force dans les mimiques et la présence de Gary Oldman qui intrigue autant qu'il passionne. Bien entendu, le plaisir de redécouvrir le baryton Christopher Lloyd en compagnie de son ancien acolyte du futur Michael J. Fox a également son importante. Passé ces présentations et la rencontre d'un dément Chris Cooper et de la torride Amy Smart, "Interstate 60" divertit et amuse sans formellement rencontrer de temps morts. Mené par une bande originale efficace et des dialogues bien trouvés, cette comédie qui aurait mérité une meilleure publicité a de quoi séduire un large publique tout en trouvant le statut de film culte pour les amoureux de la trilogie de Zemeckis.
Les acteurs sont très mauvais, malgré un casting surprenant. le scénario part d'une bonne idée mais se transforme en farce américaine grotesque aux valeurs médiocres.
Un voyage initiatique signé Bob Gale (le scénariste, entre autre, de Retour vers le futur), un casting fort avec des guests stars comme Michael J Fox et Kurt Russell. Ce voyage au travers de villes imaginaires clairement dénonciatrices de certains aspects sombres de notre société (la drogue, les poursuites judiciaires pour rien, le jugement de valeur extérieur...), une vraie réussite qui vaut le détour et que j'ai découvert avec grand plaisir. Gary Oldman est excellent dans un rôle décalé et à mille lieux de ce qu'il fait d'habitude, un délice.
Une bonne surprise, le scénario de ce film fantastique est excellent, dommage que ce ne soit pas le cas de la réalisation qui reste banale. James Marsden n'est pas non plus un choix très judicieux il a plutôt sa place dans une série Tv de l'époque alors que le reste du casting apparait satisfaisant.
Un film en forme de conte autant surréaliste que philosophique comme les USA en réalisait régulièrement à l'époque (Family man ou Mr Destinée par exemple). Le tout est assez plaisant à regarder.
Ce joli conte sympathique frôle le road movie et offre un univers légèrement fou, teinté de romantisme parfois carrément mielleux mais les dialogues sont largement au dessus de la moyenne des productions dont on nous bombarde. Et puis les acteurs ont tous des bonnes têtes et s'en donnent à cœur joie, alors pourquoi se priver?
Dans l'univers énigmatique de "Interstate 60", Bob Gale nous convie à une odyssée unique, où la réalité se plie aux caprices d'une autoroute mystique. À travers ce film, Gale, scénariste émérite de la trilogie "Retour vers le futur," nous entraîne dans un road trip métaphysique qui transcende les conventions du genre, évoquant la philosophie du destin et les méandres insaisissables de la vie.
Le personnage central, Neil Oliver (James Marsden), se retrouve catapulté sur l'étrange Interstate 60, une route qui défie les lois de l'espace et du temps. Marsden incarne le protagoniste avec une sensibilité déconcertante, évoquant une quête existentielle où chaque kilomètre parcouru dévoile des vérités éclatantes sur la nature humaine. L'énigmatique Gary Oldman, en tant que conducteur énigmatique O.W. Grant, se dresse comme une figure mythique qui guide Neil à travers les épreuves révélatrices de son périple.
L'esthétique visuelle de "Interstate 60" captive par son mélange subtil de réalisme et de surréalisme. Les paysages le long de l'autoroute deviennent des tableaux vivants, où la normalité et l'absurde coexistent harmonieusement. Gale utilise la mise en scène avec une précision quasi poétique, capturant des moments d'une beauté transcendante au cœur de l'extraordinaire.
La narration non linéaire, une caractéristique empruntée à l'arsenal narratif de Gale, contribue à l'intrigue labyrinthique du film. Chaque histoire secondaire, chaque rencontre surréaliste sur la route, résonne comme une allégorie métaphorique, enrichissant le récit principal d'une multitude de perspectives. Les dialogues, ciselés avec une sagacité caractéristique de Gale, dévoilent des réflexions profondes sur le libre arbitre, la quête du bonheur et la complexité des relations humaines.
"Interstate 60" émerge comme un conte philosophique, une invitation à explorer les dédales de la réalité et à remettre en question les frontières de notre propre existence. Bob Gale, avec sa maîtrise narrative distinctive, offre un billet pour un voyage où le réel et l'imaginaire se croisent, où chaque intersection devient un carrefour de choix et de conséquences. Ce film, tel un tableau éclatant de couleurs narratives, demeure un itinéraire fascinant vers la découverte de soi et de la complexité infinie de la vie.