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Kouto
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2,0
Publiée le 23 août 2025
Second long-métrage de Spike Jonze qui après une plongée vertigineuse dans le cerveau de John Malkovich s’intéresse cette fois aux méandres de l’esprit du scénariste Charlie Kaufman incarné par un surprenant Nicolas Cage qui sera le seul point positif d’un long-métrage profondément narcissique sur les affres de la création et inintéressant au possible.
C'est original, l'histoire est intéressante en soi et kaufman paraît vraiment réel (bon il l'est d'un coté). Les propos du film raisonnent avec la réalité, et montrent la réalité d'écrire un film. Dommage que la dernière partie semble hors sujet, mais c'est peut être volontaire en lien avec les propos de Mckee. C'est également assez comique comme film, ça joue avec la mise en abyme, même si au début on se perd légèrement. C'est un bon film, avec des personnages (ou pas) sympa.
Nicolas Cage on aime ou on n'aime pas, il peut jouer dans Benjamin Gates un homme presque ordinaire mais il peut aussi être totalement barré. Je ne vois personne d'autre que lui qui aurait pu porter ce film aussi haut.
Je n'avais d'ailleurs jamais entendu parler de ce film et je ne comprends pas pourquoi car j'aime le vrai cinéma.
Pour faire du bon cinéma il faut un bon scénario. Ai-je bien tout compris à celui ci ? Pas sûr mais un film qui parle d'un mec créant un scénario à partir d'un livre. Livre d'une journaliste et d'un mec bizarre qui parle des fleurs comme personne alors qu'il ressemble à un cow boy... Le tout avec les deux personnages incarnés par Cage... L'allégorie etc .. balaise quand même le mec.
En plus l'autre mec qui réalise est aussi balaise car tout aurait pu être brouillon et partir dans le néant.. Pourtant, dès le départ, tout tient la route dans une réalisation solide.
Prétentieux diront t certains.. et alors ? Si la prétention ce serait atteindre un niveau comme celui ci à chaque fois, vive la prétention.
Les trois acteurs principaux sont énormes et j'ai passé un bon moment devant du vrai cinéma.
Nous pouvons parler de la réalisation mais aussi du scénaristesi
Deuxième réalisation de Spike Jonze après un premier essai de grande qualité, Adaptation n'est malheureusement pas aussi qualitatif que son prédécesseur. Cette comédie dramatique nous raconte l'histoire d'un homme qui souhaite adapter le roman d'une journaliste qui parle d'une enquête sur un collectionneur et chasseur d'orchidées rares. Cette mise en abyme est hélas décevante la faute au sujet qui n'est pas passionnant. En effet cette chasse aux fleurs n'est pas des plus excitante même si elle n'est au final qu'un prétexte pour nous offrir une histoire d'attirance qui va impliquer quatre personnages. Ces derniers sont campés par un casting en demi teinte. Nicolas Cage n'est pas franchement convaincant alors qu'en plus on en à droit à une double dose. Son personnage est inintéressant au possible. Meryl Streep elle s'en sort mieux mais sa relation avec Chris Cooper ne fait clairement pas rêver. Cara Seymour pour sa part tente de trouver sa place tant bien que mal. On ne ressent rien face à leurs liens, les scènes ne dégagent aucunes émotions. Ce n'est jamais drôle n'y jamais triste. En même temps c'est difficile de s'attacher à ces personnages. De plus les dialogues n'ont aucune saveur, ça parle beaucoup trop pour rien et globalement le film est trop long, on s'ennuie à plusieurs reprises. La réalisation pourtant est assez bonne mais les décors insipides de l'aident pas à nous émerveiller. Reste une b.o. transparente ainsi qu'une fin insignifiante qui nous donne la sensation d'avoir perdu notre temps devant Adapation qui ne laissera pas un souvenir très positif.
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1,5
Publiée le 22 mars 2021
Dans ce film Adaptation nous apprenons que c'est tout à fait artistique d'être autoréférentiel et ce genre de choses. Il y a ce scénariste Charlie qui essaie d'adapter un roman écrit par une dame dont il n'aime que la photographie. Mais il ne passe pas beaucoup de temps à parler de son roman et c'est vraiment audacieux, créatif et visionnaire. J'aimerais pouvoir être créatif comme ca mais je ne pense pas que mon cerveau fonctionne de cette façon car le cerveau de Charlie vient d'une usine à cerveaux. Je me souviens que lorsque j'étais à l'école primaire je devais faire un rapport sur Howard Hughes mais au lieu d'écrire sur Howard Hughes j'ai écrit sur un bout de papier que j'étais allé à la bibliothèque et que je n'avais rien trouvé sur Howard Hughes et mon professeur m'a donné un 0. J'étais autoréférentiel et artistique et j'étais en train vous savez d'explorer et décrire le processus créatif de l'écriture d'un article sur Howard Hughes. Je suis heureux que la société de production qui a engagé Charlie pour adapter le livre de cette dame et qu'il n'ait pas freiné sa croissance juste parce qu'il n'avait pas fait son devoir. En fait si j'étais cette dame qui a écrit le livre au lieu de voir ce film sur mon livre j'en regarderai un autre et ca ce serait de l'art...
Un film assez dingue, qui jouit d'un scénario brillant et d'une interprétation remarquable, Nicolas Cage en tête, génial et très surprenant dans se double rôle.
Probablement le meilleur rôle campé par Nicolas Cage, dans la peau d'un scénariste renommé ! Qu'il est plaisant de voir un film parlant des ficelles de ceux-ci, des codes, de la manière de les rédiger.
Sur fond d'adaptation d'un livre parlant de fleurs, on découvre une long-métrage rythmé où deux histoires distinctes finissent par se croiser. Un délire assumé, des dialogues précis. Le tout donne un savoureux mélange, où même si certains passages semblent surréalistes, nous font comprendre comment faire marcher une histoire, et pourquoi on aime tant le cinéma.
Depuis "Dans la Peau de John Malkovich", on connaît l'originalité du réalisateur Spike Jonze. Ici, on est donc moins surpris par son inventivité mais l'histoire est vraiment, elle aussi, très originale. On ne comprend presque rien pendant tout le film puis tout s'éclaire et on est content de ne pas avoir perdu le fil car cela en valait la peine : l'histoire est brillante et complexe et les interprètes sont tous excellents. spoiler: En parallèle de cette histoire originale, on assiste avec intérêt aux soucis quotidiens de séduction d'un grand timide qui rêve à ce qu'il pourrait tenter comme techniques d'approche envers la gent féminine, techniques que son métier de scénariste l'aide à concevoir mais que sa timidité le contraint à uniquement rêver puisqu'il n'a pas le courage de les mettre en application. L'imbrication des scènes de tournage de "Dans La Peau de John Malkovich" dans l'histoire de "Adaptation" et les discussions des acteurs du premier film avec le héros du deuxième film sont vraiment de bonnes idées. De même que, de façon plus générale, le mélange de réalité et de fiction tout au long du film. J'ai néanmoins préféré "Dans La Peau de John Malkovich" à "Adaptation" ... Deviendrais-je trop exigeant ? Un petit avertissement pour finir : si vous avez peu dormi la nuit précédente ou que vous avez mal à la tête, ce n'est vraiment pas le film à voir !
Duo d’enfer. Pour comprendre à quoi on a à faire, il faut voir qui en est à l’origine. A ma gauche, Spike Jonze, d’abord réalisateur de très bons clips musicaux puis révélé au ciné par le génial Dans la Peau de John Malkovich en 1999 et confirmé bien plus tard dans le très très bon Her en 2013. A ma droite, Charlie Kaufman, scénariste pas tout seul dans sa tête à qui on doit le scénar du premier film de Jonze donc mais aussi de deux films de Gondry, d’Anomalisa et d’autres bizarreries. Dans Adaptation, c’est l’histoire d’un certain Charlie Kaufman, scénariste à succès de Dans la Peau de John Malkovich (oui, j’ai conscience de la redondance). On lui confie l’adaptation d’un roman, attendant de lui la manifestation de son génie. Sauf qu’il trime. Son frère jumeau est un benêt qui se met à l’écriture après un stage de 3 jours (en gros) et qui repompe toutes les recettes à succès. Pour lui, tout va bien. On l’aura compris, Kaufman, le scénariste IRL propose une réflexion sur l’écriture et sur l’honnêteté du créateur. En creux, c’est un peu le portrait de l’industrie du cinéma, plus intéressée par ce qui marche que par ce qui bouleverse. Sans surprise, l’interprétation est bonne (à voir en VO) et on retrouve avec plaisir une Meryl Streep toujours parfaite et un Nicolas Cage convaincant qu’on a perdu depuis dans les limbes de productions indignes. La comédie fonctionne plutôt bien mais un je ne sais quoi vient casser la dynamique. Une étrange impression d’être exclus du récit et de la réflexion. Comme si Kaufman ne parlait à personne d’autre qu’à lui-même et à son acolyte Jonze. Et au final, la mise en abyme perd de sa force et ressemble à un exercice d’observation de nombril. Dans le même thème, on préférera grandement le Barton Fink des frères Coen.
C’est difficilement descriptible, difficilement racontable, c’est un film qui peut être clivant, on peut adorer ou détester. Personnellement j’ai adoré la direction d’acteurs qui tous le rendent bien et s’éclatent à participer à ce délire. Honnêtement il y a des passages ou j’ai totalement décroché. Mais il a comme mérite la radicalité de son originalité. C’est à découvrir si on aime l’inattendu à fuir si l’on est plutôt classique.
Adaptation. est une œuvre étonnante et très intelligente, qui explore le quotidien d’un scénariste mais également les tréfonds de l’esprit d’un homme timoré, apeuré et reclus sur lui même. Certains verront dans cette pirouette de Kaufman de la vanité, de l’égocentrisme, pourtant Adaptation. est portée par une écriture parfaitement rythmée. Film hybride sur sa conclusion, comme réponse des questionnements de son personnage et l’intervention de son frère, le film de Spike Jonz est un ovni fascinant porté par le charisme indéniable de Nicolas Cage.
Avant d'adapter "Max et les maximonstres", Spike Jonze a fait ses armes dans la musique en signant plusieurs clips sympathiques notamment pour Björk ou les Daft Punk. Souvent associé à Michel Gondry dont il a d'ailleurs produit le "Human nature", Spike Jonze s'est lancé, comme son camarade frenchy, dans l'élaboration d'un cinéma décalé. Si je suis très amateur de l'univers de Gondry dont je ne peux que vous recommander son excellent "Eternal sunshine of the spotless mind", je dois avouer d'emblée qu'"Adaptation" m'a posé un sérieux problème. J'ai beau être plutôt ouvert sur la structure des films, dans le cas présent, je dois avouer que la démarche du cinéaste m'a laissé totalement froid et j'ai beau réfléchir, je ne vois pas comment on peut donner dans la comédie à l'humour pathétique et par la même occasion offrir à Nicolas Cage un rôle proche de celui de "The weather man" tout en achevant son film sur un final aussi tordu et aussi éloigné de l'esprit du début. L'idée de ces histoires enchâssées est plutôt bonne sur le papier mais on finit par s'y perdre tant chaque registre et chaque approche des personnages sont différents. Cela n'a par moment ni queue ni tête autant d'un point de vue scénaristique qu'au niveau du comportement des personnages, à commencer par celui de Susan, incarné par Meryl Streep, spoiler: qui passe de l'amoureuse éperdue à la tueuse en devenir , faisant basculer maladroitement le film par une pirouette cinématographique du côté de "Pulp Fiction". Incompréhensible également la mort de Donald, personnage comique qui apporte un peu de fraîcheur spoiler: au film et dont la disparition n'apporte au final rien puisque cela se finit en eau de boudin. En relisant mes propos, je me trouve un peu dur mais soyons honnêtes, je ne vois pas vraiment ce qu'on pourrait sauver de ce film. Le personnage de Charlie Kaufman ne va pas assez loin dans son désespoir et ses pensées dépressives, l'humour qui émane de Donald n'a pas été assez exploité et ne parlons pas de la platitude du jeu de Meryl Streep. Comme je suis beau joueur, je laisserai probablement une autre chance à Spike Jonze mais force est de constater que l'empressement ne sera pas de rigueur.
Un scénario extrêmement riche, d'une grand intelligence. La mise en abyme de la mise en abyme. A en perdre la tête. Quelques touches d'humour fort plaisir (les rails d'orchidée) Malheureusement le film est d'un grand d'ennui la première heure. Le scénario s'emboîte lieux après.