Les Passagers de la nuit
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212 critiques spectateurs

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Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mai 2022
C’est une réalisation de Mikhaël Hers qui avait signé en 2018 le très bon Amanda. Il a écrit le scénario avec Maud Ameline (La Place d’une autre) et Mariette Désert (Rien à foutre). Les Passagers de la nuit a été dans la sélection de la Berlinale 2022.

Le temps d’une séance de deux heures, nous allons être replongées dans les années 80. Pour cela, c'est au son de la douce voix d’Emmanuelle Béart et de son émission de radio nocturne que la trame va se construire. On va suivre Elizabeth, qui ne rate pas une émission, dans sa reconstruction après sa séparation. Entourée de ses deux enfants, cette histoire ne va pas se détacher par son originalité. Heureusement, l’apparition de Talulah va apporter du dynamisme.

Le problème vient du traitement des protagonistes. Chacun a une trame qui pourrait être intéressante, mais qui n’est pas assez exploitée. Psychologiquement, on reste beaucoup trop à la surface. Le personnage d’Elisabeth manque d’impact. Elle reste tout de même la plus construite. Le potentiel de ses deux enfants est inexploité. La fille impliquée politiquement, et son frère qui se rêve poète. À aucun moment, on ne peut lire un de ses poèmes, ce qui est frustrant. Talulah aussi est frustrante. Avec elle, il y avait moyen de mettre beaucoup un côté sombre avec son parcours chaotique. Malheureusement, à l’image des autres, son traitement restera superficiel.

Ce qui est d’autant plus frustrant, c’est que le casting était assez bon pour aller plus loin. Charlotte Gainsbourg est habituée à ce genre de rôle et n’est pas exploitée à la hauteur de son talent. On aurait aimé aussi plus voir Megan Northam et Quito Rayon Richter. La jeune Noée Abita est de plus en plus présente française notamment après sa nomination au César du Meilleur jeune espoir féminin cette année pour Slalom. Pour autant, elle peine à convaincre dans ce personnage fragile de Talulah.

La plus grande force de Les Passagers de la nuit va venir de son ambiance. La douceur des années 80 est bien retranscrite. C’est un véritable retour dans le temps. Des images d’archives vont venir agrémenter le récit pour augmenter l’immersion. On ressent totalement la liesse populaire qu’avait provoqué la victoire de Mitterrand.
Nadia B.
Nadia B.

3 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mai 2022
Les passagers de la nuit ou s’il fallait un film sur un des plus beaux quartiers de Paris. C’est réellement un passage, un passage dans des vies, sans plus de prétention que de montrer une période, sans forcément de début ou de fin à celle-ci. Des passages entourés de jolies images d’archives et de belles musiques. C’est suffisamment poétique pour passer du bon temps et être émue aux larmes sur quelques scènes hors du temps.
atkati
atkati

5 abonnés 2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 avril 2022
Très belle histoire, belle réalisation, une Charlotte toujours excellente, de belles et fortes émotions.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2024
La nuit voit passer des personnes seules qui essaient de sortir de leur solitude. Et c’est très touchant cette recherche de l’âme sœur. Ici on parlerait d’abord de confident, comme celui ou celle qui parle au micro.
J’ai trouvé ce film très beau et cet ancrage dans les années 80 assez réussi. Superbe Charlotte comme d’habitude
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2023
Chronique familiale dans le Paris des années 80 pleine de tendresse et de nostalgie mais manquant un peu de souffle, illuminée cependant par Charlotte Gainsbourg et Noée Abita. 3,25
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 février 2023
Le film de Michael Hers reconstitué avec soin l'imagerie des années 80 mais tombe dans le piège de la complaisance. Facile de comprendre que le cineaste se projette dans le jeune Mathias, et par la même, la jeune fille dont il tombe amoureux, interprétée par la fraîche Noee Ariba. Tout cela débouche sur une bluette assez mièvre et dépourvue de la dureté des lendemains sans amour. La reconstitution toute soignée soit elle, avec blousons, mobylette, ne débouche sur aucun discours sur l'époque. Joli mais sans lucidité
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 décembre 2022
Dans le Paris des 80’s à deux moments clés, Mickael Hers nous propose de suivre une mère de famille que son mari vient de quitter et ses deux grands ados. Si les enfants sont en pleine construction ; elle, est en pleine reconstruction ; un emploi à Radio France va l’y aider ; et une rencontre qu’elle va y faire changera aussi la vie de son fils.
Pour jouer cette mère courage, qui doit se réinventer après une vie de mère au foyer ; Charlotte Gainsbourg, toujours aussi inaudible, neurasthénique, dans les bons comme dans les mauvais moments… insupportable. Ce jeu plein de charme qui a fait en très grande partie le succès de « L’effontée » ; à plus de 50 ans, est pénible.
De ruptures amoureuses en belles rencontres, de beaux moments s’offrent à nous ; qui sont trop vite éludés voire même ellipsés violemment. Toutes ses successions de moments partagés joliment filmées se voient systématiquement l’herbe coupée sous le pied ; on en perd le rythme. J’aime bien cette expression visant à démontrer les limites du film : « Le cinéaste ne laisse infuser aucun trouble ».
Trop plat, manquant d’aspérité ; sympathique mais qui ne prend pas son envol.
A noter, l’insert réussi et régulier d’images d’époque granuleuse type super 8 pour montrer le Paris des 80’s.
TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2022
Après le touchant "Amanda", Mikael Hers nous replonge avec tendresse et nostalgie dans le Paris des années 80 pour une chronique familiale, d'une telle simplicité que son film aurait pu être anodin. Bien au contraire, la justesse des dialogues, la fluidité de la mise en scène et l'excellence des comédiens, toutes générations confondues font de ce film une belle réussite. A l'image du personnage central Elisabeth, le film ultra-sensible et empathique dégage une constante émotion.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mars 2024
Très jolie chronique familiale dans les années 80 d’une femme plaquée avec ses deux ados et une junkie à la dérive qu’elle recueille avec bienveillance. Dans un Paris admirablement filmé, de nuit ou au petit matin, Mikhaël Hers promène une caméra sensible qui s’attarde avec brio sur tous les petits riens et tous les beaux sentiments simples et généreux qui peuvent vous consoler d’une vie de galères. C’est très beau, très juste, très finement observé, très touchant : un bijou de sensibilité et de tendresse. On pense à Éric Rohmer et même, ça n’engage que moi, à… Proust.
Charlotte Gainsbourg démontre encore ici son immense talent, toute en fragilité, en finesse, juste dans tous les détails. Une jolie brochette de jeunes talents et d’anciens lui donne une réplique parfaite. Un vrai bijou, tendre, sensible, émouvant et qui fait du bien.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juillet 2023
Autre rattrapage festival @telerama, les Passagers de la Nuit n'a pas été à la hauteur des attentes suscitées par sa troisième place dans le top 10 des meilleurs films de l'année du magazine. L'atmosphère du film m'a embarqué pendant toute sa première moitié. Reconstitution subtile des années 80, notamment grâce à l'insertion d'images d'archives, @emmanuellebeart géniale en animatrice de radio nocturne, de jeunes acteurs prometteurs et que dire de la performance incroyable de @charlottegainsbourg, dont l'absence de nomination comme meilleure actrice aux prochains Cesar mériterait de faire l'objet d'une pétition, @academiedescesar. Malheureusement, le film ne tient pas vraiment sur la longueur et perd en intensité et intérêt sur sa deuxième partie

Ma page ciné insta : fenetre_sur_salle
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 novembre 2023
Il ne se passe quasiment rien et le scénario est d’une banalité affligeante. Je ne retiens que la performance de Charlotte Gainsbourg et une plutôt bonne évocation des années Mitterrand. Une chronique dispensable.
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

90 abonnés 1 460 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mars 2024
Le réalisateur Mikhaël Hers nous avait déjà conquis avec « Amanda » où il traitait avec sensibilité le deuil d’une petite fille et avait su y orienter un Vincent Lacoste merveilleux de tendresse. On retrouve dans « Les passagers de la nuit » sa délicatesse pour mettre en avant les fêlures d’une famille et d’une jeune fille perdue qui y est accueillie. Charlotte Gainsbourg sans artifices est magnifique de fragilité et Noée Abita, révélation féminine en 2021 dans Slalom, fait fondre avec ses grands yeux noirs et sa voix enfantine.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mars 2024
Comme dans Amanda, Hers aime filmer Paris, et ce n'est pas une mauvaise idée, même dans le quartier du 15ème moins connu, mais avec une architecture récente, et des immeubles neufs bordant la Seine.
On a compris dès l'intro que l'on est dans les années 80, même si le film n'a rien de politique, et que Mitterrand n'apparait pas à l'écran.
Heureusement que plusieurs personnages de ce récit sont attachants, car en l'absence d'intrigue sérieuse, on peine parfois à rester en connexion avec cette famille urbaine, et orpheline du père qui vient de partir.
Charlotte Gainsbourg toute en émotion incarne cette mère de famille désemparée, désireuse de bien faire, mais maladroite et pas sure d'elle. Elle est la réussite du film.
Tout comme, la jeune Noe Abita est à croquer en fille squatteuse dans l'âme, et sur le bord du ravin de la drogue spoiler: (elle s'en sort bien facilement d'ailleurs).

De petites touches, la vie de tous les jours, pardon plutôt de nuit, en référence à une émission radio culte de l'époque exempte de réseaux sociaux, mais pas de rapports sociaux.
Du coup, beaucoup de scènes est souvent dans le sombre, est-ce que le grand écran les auraient magnifiées, cela reste à démontrer.
Streaming - mars 2024
petitlapinnoir
petitlapinnoir

73 abonnés 335 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mars 2024
Sans prendre garde, j'ai succombé à ce film hypersensible et beau, dont l'action se situe à Paris, la ville où je suis né, et se déroulant dans les années 80, les années de ma jeunesse. Coup de massue, ou nostalgie, je ne sais pas, mais je me suis laissé prendre par cette histoire à fleur de peau, interprétée par Charlotte Gainsbourg plus vraie que nature, tantôt déprimée, tantôt lumineuse. Quelques images d'archives s'intercalent, et quelques musiques des eighties se faufilent. Il ne me reste plus qu'à courir pour me procurer le DVD...
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2024
Dans les années 80 à Paris, Elisabeth vient de se séparer de son mari et doit trouver un emploi pour continuer d'occuper le bel appartement dans lequel elle vit avec ses deux enfants. Elle est bientôt employée en tant que standardiste pour une émission nocturne de Radio France, et voit ses enfants grandir. Un soir, elle recueille Talulah, une jeune fille à la dérive.
Dit comme cela, Les Passagers de la nuit ressemble à un film naturaliste un peu facile et larmoyant, sauf qu'il prend le pli d'une tonalité mélancolique et contemplative, donnant à voir quelques scènes de vie de personnages généralement positifs et attachants. Si les enjeux du film ne sont finalement pas bien grands, et si les personnages de Talulah et Mathias agacent un peu, on retient quand même des Passagers une délicatesse dans sa façon de dépeindre ses personnages, ainsi que de très beaux plans d'un Paris nocturne rêvé et débarrassé de ses images d'Épinal.
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