Le propos est intéressant et l'interprétation est juste mais le style est assez insupportable. Toutes ces longues scènes interminables qui se succèdent. Les plans fixes qui durent 5min...... c'est fatiguant à la longue. Je n'ai pas été charmé loin de là même si l'on comprends que le but de l'auteur était de montrer la faiblesse d'un homme qui choisit la fuite comme solution salvatrice.
Éteindre dans le théâtre magique sa douleur patente, douleur inavouée, et inavouable, douleur insupportable, celle d'une vie. Un film sur le deuil d'une tendresse profonde et rare. Derrière la discrétion des images, la générosité du jeu, la douceur de la mise en scène, c'est finalement une violence profonde qui émane, celle du théâtre mort, de la famille détruite, de la solitude éternelle. Que faire alors sinon rechercher la grâce, mais cette grâce elle-même ne se tarit-elle pas dans une vie qui a perdu son sens? C'est là la grande réussite de Manoel de Oliveira, de nous rappeler que le théâtre, comme le cinéma, n'est pas détaché d'une existence, qu'il trouve son sens dans celle-ci, les moments d'éternité, les minutes précieuses conférant ainsi à notre existence la plénitude qui lui manquait. Mais cet élan artistique n'est pas un mensonge, non il faut pouvoir pour le donner sortir de chez soi, apprendre. Cet élan est vrai, c'est celui de la vie.
Je considère Manoel de Oliveira comme un réalisateur de premier plan. "Je rentre à la maison " est un film que j'aime beaucoup, même si je ne le considère pas comme un de ses meilleurs films. Présenté en compétition officielle à Cannes, il repartit bredouille. C'est un film léger qui me procure un sentiment de sérénité. Il traite d'un instant particulier de l'existence, peu traité au cinéma, celui ou on décide de décrocher du monde, ou les questions materielles et professionnelles de l'existence nous paraissent dérisoires et ou l'on décide de "rentrer à la maison" de retourner symboliquement au ventre maternel. C'est ce qui arrive dans le film au personnage du comédien à succès incarné avec beaucoup de talent par Michel Picoli. Apparemment simple voire simpliste, le film touche une part importante de la réflexion humaine. Celle où devant le chaos et l'absurdité du monde on décide de revenir à ses fondamentaux. Si la thématique est très intéressante, le traitement pourra dérouter le spectateur de films grand publics. Le film s'adresse à un public de connaisseurs exigeants. Les amateurs du cinéma de oliveira ne le manqueront surtout pas.
A une interprétation magistrale de Michel Piccoli, on peut opposer un récit soporifique. Ce film du réalisateur portugais Manoel de Oliveira, sorti en 2001, aborde le thème du retrait de la vie professionnelle d’un vieil homme fatigué des convenances avec lesquelles il doit composer. Utilisant comme miroir le métier d’acteur, le cinéaste en profite pour introduire des réflexions sur la célébrité, les choix de carrière ou bien la rigueur des tournages. Toutefois, l’ensemble demeure fastidieux avec un choix de mise en scène austère (longs plans fixe, répétition de séquences du quotidien sans intérêt, etc.) pour mieux décrire la lassitude. Même l’apparition de John Malkovich n’apporte aucune étincelle. Bref, une œuvre sombre dont la narration déstructurée renforce son caractère opaque.
Sorti en 2001, ce court film de Manoel de Oliveira est une petite pépite qui, sous son apparente simplicité, aborde des thématiques bien plus complexes qu’il n’y parait. Ainsi le cinéaste nous parle de l’angoisse de la vieillesse, de la vie qui continue après la perte d’êtres chers et nous offre surtout une superbe réflexion sur le théâtre comme miroir de nos vies avec ses faux semblants, ses coulisses et sa distorsion de la réalité. Tourné dans un Paris de toute beauté, non dépourvu d’humour, Je rentre à la maison est porté par un Michel Piccoli grandiose et des seconds rôles tout aussi géniaux (Catherine Deneuve, Sylvie Testud, John Malkovich...rien que ça !). Une merveille de modestie.
Même si le jeu de Piccoli (qui fait, dans ce rôle, beaucoup penser à celui de Depardieu) est toujours irréprochable, ce film reste très moyen de par un scénario très léger et surtout très nombriliste sur l'univers des acteurs. Ainsi beaucoup de scènes de représentations théâtrales ou de tournages de films s'avèrent inintéressantes, hors propos et indigestes.
Portrait trop soporifique et contemplatif du dérèglement d’un grand acteur de théâtre, confronté au deuil de sa famille, interprété néanmoins par un touchant Michel Piccoli. 1,75
Portrait succinct et libre d'un vieil homme qui est aussi un vieil acteur. Plus que par une histoire, Manuel de Oliveira se laisse guider par des idées et des situations fantaisistes qui ne sauraient constituer les éléments d'un récit rigoureusement structuré ou, simplement, d'une intrigue dramatique. Au point qu'on ne sait pas trop quel enseignement tirer du film, si même il est un enseignement à découvrir. Le drame familial qui atteint Valence, le personnage de Michel Piccoli, au début du film n'apparait d'ailleurs pas même déterminant. Piccoli se confond avec son personnage, vedette de la scène, que de Olivieira filme longuement sur scène, précisément dans ses composition théâtrales, ou à l'occasion du tournage délicat d'un film en anglais, ou bien dans la rue, dans le café où Valence a, comme d'autres, ses habitudes. Humilité et simplicité caractérisent cet homme dépourvu de toute vanité, cet artiste proche de la fin de sa carrière, et de sa vie peut-être.
Michel Piccoli est très bien dans ce rôle complètement épuré qui ne tourne pas au numéro d'acteur. D'ailleurs, le réalisateur, facétieux, n'hésite pas à filmer le comédien de dos ou dans la pénombre, à filmer ses pieds dans ses nouvelles chaussures! Comme pour signifier la modestie du personnage. Statique et évasive, la mise en scène déconcerte mais n'est pas dénuée d'un charme auquel Piccoli, talentueux et sûr, n'est pas étranger. Le film, comme Valence, demeure un peu énigmatique; doit-on y voir une leçon de vie d'un cinéaste de 93 ans ou bien ce moment touchant où un vieil artiste tire sa révérence?
On sent le plaisir du cinéaste à filmer l’acteur et celui de l’acteur complice de la démarche. Ils ont dû bien se régaler en tournant ce film, ce qui n’a pas été mon cas en le visionnant. Certes la correspondance entre les scènes initiale et finale, qui confronte deux attitudes opposées face à la vieillesse et la mort, est intéressante, mais ce qui les sépare est un chemin de croix. Les scènes de théâtre sont bien longues, celles de répétition et de tournage ennuyeuses à mourir, et les dialogues sont pauvres. Quant à la mise en scène, ses choix de longs plans fixes ou décalés (celui des chaussures pendant la discussion) sans justification narrative ou thématique la rendent soporifique ; et la répétition de scènes sans fondement (le client qui remplace Gilbert à la table de café pour lire le journal) donne une impression de remplissage d’un film bien insipide. On a connu Manoel de Oliveira à une autre niveau !
Un vieux monsieur, acteur de renom, perd son fils et sa belle-fille dans un accident de voiture et doit s'occuper de sont petit-fils. Alors qu'il coule des jours tranquilles en pratiquant sa passion du théâtre, cet homme doit donner un dernier coup de fouet à sa vie pour son petit-fils. Un beau film sur la vieillesse, mais pas celle misérabiliste et dépressive. Une vieillesse certes difficile mais sans regrets, sans remords, juste assumée. Michel Piccoli est parfait. A l'image de son réalisateur, centenaire. On sent la réflexion qu'il a eu le temps de nourrir sur le temps passé et le temps vécu. Le rythme du film n'est pas vif, mais il correspond à la thématique.
Une manière de filmer qui captive vite et donne de la profondeur au film malgré un synopsis plutôt mince à l'origine. Piccolo sert bien son personnage même si Depardieu aurait probablement était plus judicieux.
Un film léger, scenario inexistant. Mais on s'y prend au jeu, Piccoli est très bon. Cependant, on se réjouit que le film ne dure pas plus d'une heure et demi..
Chronique de la lenteur et du vieillissement; Le moins qu'on en puisse dire est que le film est épuré : dialogue et récit minimaliste. Pas mal... mais je n'y ai pas vu de chef d'oeuvre