"Entre les lignes" est un film admirable qui sans être une histoire vraie racontée au cinéma prend aux tripes et réussit à nous impliquer au coeur du récit.
Angleterre, 1924. Femme de chambre chez un couple d'aristocrates, Jane fréquente secrètement Paul, le fils des propriétaires du manoir voisin. Instinctivement, Jane sait que leur différence de milieu, et le futur mariage de Paul avec une autre, vouent leur liaison passionnée à l'échec. Elle se raccroche alors à ces étreintes dérobées comme à autant de futurs souvenirs destinés à nourrir sa plume d'écrivaine en devenir.
Dans la grande tradition anglaise du "Upstairs, downstairs" le film parvient à nous démontrer l'enfermement de classe qu'on soit servant ou maître.
L'image est tout bonnement parfaite. J'ai même ressenti la même énergie mélancolique qui se dégageait du film "Bright Stars" de Jane Campion.
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2,0
Publiée le 28 juin 2022
Jane, qui est la servante des Niven, ne perd jamais une occasion de retrouver Paul, son amant sur le point de se marier. Cette histoire, qui ressemble plus à un désir charnel qu'à une vraie histoire d'amour, se déroule sur plusieurs années. Le récit n'est pas du tout linéaire et se déroule sur plusieurs années qui montrent l'évolution du personnage de Jane même si ce n'est pas le but du film. Quel but de toute manière à part voir deux personnes se balader à poil... "Mothering Sunday" se veut stylé, sensuel et atmosphérique, mais c'est un film qui ne raconte et ne dégage rien de spécial. Les deux rôles titres sont extrêmement décevants et n'ont aucune alchimie ensemble. Le personnage de Josh O'Connor est d'une grande pauvreté et la performance de l'acteur est terrible. Et quel intérêt de se payer Colin Firth et Olivia Colman pour les utiliser aussi mal... Aucun enjeu, aucune passion, juste un film ennuyeux. Bref, pas plus emballé par ce film que par "Bang Gang" et "Les filles du soleil", les deux précédents films d'Eva Husson.
Ce film avait tout pour être une pépite. Des acteurs de renom, des décors anglais somptueux, une inspiration type Downtown Abbey bienvenue. Au final, c'est long, très long, extrêmement long. C'est pompeux. Les acteurs jouent bien mais c'est d'un ennui mortel. J'ai commencé une partie bien installé et j'ai cru qu'il s'était passé 5 heures. J'ai continué la deuxième partie sur un vélo d'appartement, et je baillais tellement l'ennui était prépondérant. Je crois que dans les films récents que j'ai vu, jamais je n'ai vu un film si long, si vide, et pourtant que j'aurai tant voulu aimer. Dommage.
Vu hier en avant-première, la réalisatrice Eva Husson fait rayonner son casting 5 étoiles dans un film où les classes et la classe sont un paravent à un désespoir profond. C’est sensuel sans être sexuel, beau et envoûtant. On ne boude pas non plus son plaisir en retrouvant Colin Firth tout en retenue et toujours aussi juste.
Du beau cinéma comme on aime. Passons sur l abus de consommation de cigarettes , le reste de la réalisation est remarquable , subtil, élégant. Un scénario très intéressant, assez inattendu, des décors et des costumes soignés , une belle histoire d amour et un bel exemple d'émancipation féminine.
Très beau et intéressant film d'Eva Husson qu'elle adapte là d'un roman de Graham Swift qui se déroule sur plusieurs temporalité et qui est d’une lumineuse sensualité avec une actrice irrésistible en la personne d'Odessa Young !
Joliment surprise. Entre Les Lignes dépasse de loin son statut de "romance à l’eau de rose classique" pour véritablement embrasser celui d’oeuvre poignante, sensible et politique.
Le film d'Eva Husson retrace l'histoire d'une vie, celle de Jane, orpheline très jeune, puis femme de chambre, puis écrivaine talentueuse. Jane est une femme libre et amoureuse, à une période où beaucoup de familles pleurent leurs fils morts à la guerre. Cette histoire merveilleusement romantique est concentrée sur le jour de la fête des mères de 1924, le jour où la vie de Jane bascule tragiquement. Les décors et les costumes sont riches et soignés. Les cadrages souvent très près des corps. Les corps de Jane et de son amant Paul sont nus, pendant une longue et belle scène. Le temps de la narration change parfois furtivement d'époque, lorsque Jane a 40 ans, ou 80. Mais rien ne vient troubler notre empathie pour Jane, le respect que nous éprouvons pour sa détermination. Un personnage magnifique interprété par la lumineuse actrice Odessa Young. Le grand souffle romanesque du film doit beaucoup à son casting, Josh O’Connor, Colin Firth, Olivia Colman, Glenda Jackson... Notons pour finir que l'histoire du film est tirée du roman de Graham Swift Mothering sunday. Le titre français du livre -Le Dimanche des mères- est tellement juste et évocateur, qu'on regrette le choix de titre si fade et abscons du film.
le dimanche des mères est un roman que j'apprécie beaucoup, assez rare aujourd'hui de retrouver la puissance d'un récit dans un film. Très belle adaptation !
Le roman de Swift - Le dimanche des mères - est l'histoire émouvante d'une vieille dame-écrivain revenant sur ses amours de jeunesse dans une Angleterre post-première guerre mondiale figée dans des rapports de classe en voie de disparition. Ce court roman à la structure originale a donc été adapté tel quel, avec ses flash-backs et ses ellipses et on peut dire que ça a bien failli être efficace. Malheureusement, la réalisatrice a truffé son film de ralentis saugrenus, d'effets de lumière inutiles et autres effets chichiteux qui noient le spectateur dans une mélasse quasi-soporifique. On aurait aimé trouver les pépites d'humour austénien du roman, une meilleure prise compte des effets de la différence de classes entre aristocratie et domestiques ou des hypocrisies sur les lesquelles sont bâtis les rapports humains. On retiendra le jeu subtil d'Odessa Young en jeune femme s'affranchissant avec opiniâtreté de sa condition d'enfant abandonnée devenue domestique, puis libraire et enfin écrivain renommée dans une Angleterre engoncée dans ses assignations sociales.
On assiste ici à une succession de tableau aussi bien poétique qu'hypnotique. Un casting incroyable ainsi que des décors so British! Bref un mélange ambitieux qui se fait trop rare de nos jours.