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Niane
1 critique
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4,5
Publiée le 6 octobre 2023
Il y a un peu de Jane Eyre, de peinture impressionniste et de pictorialisme photographique dans ce film fait de touches mémorielles à l’aide de discrets flash-back qui prennent leur sens au fur à mesure que la trame narrative de se révèle. Le récit se situe en toute cohérence dans les années 20, dans l’après-guerre, dans une société aussi élégante qu’elle peut être brutale. Une société marquée par la mort et l’ennui. Un monde ancien , prémices d’un monde nouveau, échos directs au nôtre.
Plus qu’une histoire d’amour, c’est l’histoire des amours et de l’amour qui rend vivant et même libre par delà les pertes et les espoirs. L’héroïne, métaphore de l’émergence des femmes émancipatrices et émancipées est le fils rouge de ce récit. Le tout est remarquablement bien joué et je tiens à souligner la qualités de toutes les interprétations qui sont à la hauteur du casting. Notons enfin , un savant et discret travail de chromie soutenue par les costumes et teintes d’images en fonction des époques traversées.
Sans spolier et en réponse à un moment qui me semble charnière, je dirais pour conclure : Quand on a que l’amour on ne peut le perdre et on n’a rien à perdre. Alors, vivons libres sans diktats de classe, genre ou race avant que tout ne se passe. Bref, vivez sans peur et allez voir ce film ;)
Un film triste et mélancolique qui se traine en longueur. Difficile de suivre l'intrigue qui navigue dans le temps, mais l'esthétique et des images sont magnifiques. La plastique de l'héroïne dans les décors délicieusement anglais ne peut que séduire même si le monteur à appuyé sur le trait.
Titre anglais : Mothering Sunday. Jane Fairchild âgée (Glenda Jackson) devenue écrivaine raconte une histoire de jeunesse à propos d’une liaison inévitable et insurmontable avec un fils de la bourgeoisie anglaise Paul Sheringham. Ce film bucolique au goût anglais vous transporte essentiellement en 1920 chez les Niven, une famille d’aristocrates, une journée d’été merveilleuse où se rencontrent près d’une rivière les propriétaires des manoirs voisins. Parmi cette classe aisée, une jeune femme Emma Carrington sur le point d ‘épouser Paul Sheringham en études de droit qui batifole avec Jane Fairchild (Odessa Young) femme de chambre pour les Niven. L’après-guerre traine ses secrets de familles endeuillées par la perte des fils durant la dernière guerre. Une belle journée peut se métamorphoser en drame absolu. Tous ces personnages aisés dissimulent à demi-mots leurs souffrances, sources d’inspiration d’essence de la vie pour la future autrice Jane Fairchild. Les amateurs de scènes de nudité seront comblés avec Odessa Young ajoutant à l’intérêt du film un charme féminin.