577 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
78 critiques spectateurs
5
12 critiques
4
19 critiques
3
17 critiques
2
17 critiques
1
7 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Jean Cherasse
1 abonné
100 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 28 mai 2024
De la lutte des classes à la création littéraire, voici un film intelligent et subtil qui pourfend la gentry britannique sur les ruines de laquelle naît une vocation d'écrivain...Un beau film qui témoigne de l'émancipation féminine.
Les images sont magnifiques, les dialogues épurés, Odessa Young incarne délicatement une Jane libre et vulnérable. Elles font penser à des tableaux de maîtres, c’est un hymne à l’amour Eros, osé mais plutôt élégant. Ce serait peut-être un chef d’œuvre du genre, mais Josh O’Connors est moins convaincant, il ne parvient pas à rendre cette relation amoureuse totalement crédible.
Le sens politique du film ne convainc pas autant que son caractère poétique et sensuel. Le montage s’attarde un peu trop sur le déjeuner des aristocrates, destiné à montrer la vanité de leur existence et l’ennui qui les habite. Un peu d’humour anglais, mais on a vu mieux dans ce registre. Et pour ce qui est d’incarner la liberté d’une femme décalée par rapport à son siècle, on préférera nettement Rosalie par exemple, également présenté à Cannes en 2023
Un superbe film, ambiance anglaise cottage années 1925, avec femme de maison amoureuse d'un des fils d'une des familles amies de ses patrons... Superbes images des paysages, prises de vues, scénarios lourd de sens et avec des imprévus ..très belle histoire d'une jeune femme ayant trouvé sa vocation d'écrivaine, devenue célèbre sans les années 1970..
"Entre les lignes " est un film très " british et fort bien fait avec une justesse de ton et le souci de l'authenticité.Cependant s'il s'agit d'un amour impossible entre deux personnes de deux classes différentes et opposées, les différences ne sont pas assez visibles dans le film: à force de jouer tout en nuances, ça finit par perdre de la consistance tout en restant un film agréable où le spectateur doit aussi lire entre les lignes.
Malgré quelques longueurs, les sublimes images de la campagne anglaise et l’intérieur cossu des maisons anglaises du début du vingtième siècles où se promène nue la magnifique héroïne, nous laisse un peu sur notre faim tant les allers- retour dans le temps compliquent la compréhension de certains passages : qui incarne la quatrième patte du cheval ? Nous sortons tout de même satisfaits de cette projection parce que la délicatesse du tournage dégage une sensualité qui nous imprègne et que nous emportons avec nous.
D un ennui total beaucoup trop lent ce film.ne présente aucun intérêt et on en ressort énervé et stresse. J ai réussi à abîmer ma voiture à cause de ce malaise qui m à envahi.
Entre les lignes est un véritable délice qui nous transporte avec élégance au début du XXe siècle. Le film se distingue par son style très “ british “. Les costumes et l’aspect épuré de la campagne permettent une immersion totale dans cette époque. Cette magie opère également grâce à la musique. Les mélodies amplifient chaque moment d’émotion.
Ce drame romantique est extrêmement émouvant. Il arrive à capturer avec finesse à la fois la beauté et la douleur de l'amour. L'histoire se déroule à travers deux axes : d'un côté, l'écrivaine, de l'autre, la femme de chambre. De plus, la structure temporelle non-linéaire apporte un dynamisme captivant à l'intrigue. À travers ces deux relations, le film offre deux situations sentimentales poignantes : l'une, fluide et lumineuse, l'autre, cachée et complexe.
Le casting est tout bonnement impressionnant. Odessa Young brille de manière éblouissante dans la peau de Jane. En soupirants, Josh O'Connor et Sope Dirisu se révèlent géniaux, apportant une profondeur émotionnelle palpable à leurs personnages. On parvient à ressentir la flamme brûlante consumant ces relations. Même dans des rôles secondaires, Colin Firth et Olivia Colman se montrent impeccables. Leur présence à l'écran est un vrai régal.
Bon voilà un film que je n'ai pas aimé, pas détesté non plus, mais il se traine en longueur, l'histoire tourne en rond et à part Colin Firth je n'ai pas aimé les acteurs
Une histoire sans intérêts des personnages dépressifs suis s'ennuient une intrigue inexistante. Une présentation des personnages approximative et incohérente. Bref on s'ennuie ferlz même si les cistu8et les décors sont bien fairs
Le film d'Eva Husson retrace l'histoire d'une vie, celle de Jane, orpheline très jeune, puis femme de chambre, puis écrivaine talentueuse. Jane est une femme libre et amoureuse, à une période où beaucoup de familles pleurent leurs fils morts à la guerre. Cette histoire merveilleusement romantique est concentrée sur le jour de la fête des mères de 1924, le jour où la vie de Jane bascule tragiquement. Les décors et les costumes sont riches et soignés. Les cadrages souvent très près des corps. Les corps de Jane et de son amant Paul sont nus, pendant une longue et belle scène. Le temps de la narration change parfois furtivement d'époque, lorsque Jane a 40 ans, ou 80. Mais rien ne vient troubler notre empathie pour Jane, le respect que nous éprouvons pour sa détermination. Un personnage magnifique interprété par la lumineuse actrice Odessa Young. Le grand souffle romanesque du film doit beaucoup à son casting, Josh O’Connor, Colin Firth, Olivia Colman, Glenda Jackson... Notons pour finir que l'histoire du film est tirée du roman de Graham Swift Mothering sunday. Le titre français du livre -Le Dimanche des mères- est tellement juste et évocateur, qu'on regrette le choix de titre si fade et abscons du film.
Si l’ennui est un critère je mets 0, ça fait bien longtemps que je n’avais pas quitté la salle avant la fin d’un film. Mais y a t’il une fin? Sinon, j’ai apprécié la bande son.
Le roman de Swift - Le dimanche des mères - est l'histoire émouvante d'une vieille dame-écrivain revenant sur ses amours de jeunesse dans une Angleterre post-première guerre mondiale figée dans des rapports de classe en voie de disparition. Ce court roman à la structure originale a donc été adapté tel quel, avec ses flash-backs et ses ellipses et on peut dire que ça a bien failli être efficace. Malheureusement, la réalisatrice a truffé son film de ralentis saugrenus, d'effets de lumière inutiles et autres effets chichiteux qui noient le spectateur dans une mélasse quasi-soporifique. On aurait aimé trouver les pépites d'humour austénien du roman, une meilleure prise compte des effets de la différence de classes entre aristocratie et domestiques ou des hypocrisies sur les lesquelles sont bâtis les rapports humains. On retiendra le jeu subtil d'Odessa Young en jeune femme s'affranchissant avec opiniâtreté de sa condition d'enfant abandonnée devenue domestique, puis libraire et enfin écrivain renommée dans une Angleterre engoncée dans ses assignations sociales.
Une chose à dire : qu'est ce que c'est beau ! Ce film nous offre un beau récit dans les années 20 mettant en scène une jeune servante dans une famille riche. Jane est amoureuse en cachette du jeune homme de la famille voisine qui elle aussi fait partie de l'aristocratie. Le film est lent mais une lenteur maîtrisée par la beauté de la prise de vue. Je pense qu'on a besoin aujourd'hui de films comme celui-ci qui prennent le temps, qui ne brusque pas le spectateur dans nos vies toujours plus rapides. On a envie de s'y plonger dans ces années 20, avec la beauté des vêtements, du mobilier qui a tellement plus de personnalité qu'aujourd'hui et dans la nature bien plus présente. Ce film est une ode à l'amour et à la sensualité qui pourrait aller jusqu'à déranger mais qui est très bien maîtrisé et qui a un sens. Les musiques très légères et calmes accompagnent magnifiquement bien. Le seul bémol que je pourrais surligner est selon moi un petit manque de plans d'écriture. Ces plans d'insert sont là de temps en temps mais auraient mérité d'être davantage présents.