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rvrichou
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4,5
Publiée le 13 octobre 2023
Du beau cinéma comme on aime. Passons sur l abus de consommation de cigarettes , le reste de la réalisation est remarquable , subtil, élégant. Un scénario très intéressant, assez inattendu, des décors et des costumes soignés , une belle histoire d amour et un bel exemple d'émancipation féminine.
Joliment surprise. Entre Les Lignes dépasse de loin son statut de "romance à l’eau de rose classique" pour véritablement embrasser celui d’oeuvre poignante, sensible et politique.
un film très médiocre sur un sujet déjà traité de nombreuses fois :les différences sociales entre aristocrates et domestiques en Angleterre ; un mélo à fuire
A la lecture du synopsis on pouvait aisément craindre un drame romantique suranné teinté à l’eau de rose. Imaginez-vous en Angleterre dans les années 20, si les classes sociales sont encore bien en place, elles trouvent un premier terrain d’égalité. En effet, toutes sont fortement touchées par l’hécatombe de la jeune génération durant la première guerre mondiale. Jane, une servante, fréquente secrètement Paul, un Aristocrate qui doit bientôt se marier. Mince, en prime nous avons encore droit à Colin Firth et Olivia Colman (qui sont là encore excellent mais un peu trop souvent au générique) ! Pourtant « Entre les lignes » est une délicate et excellente surprise délivrée avec brio par Eva Husson. Notre réalisatrice Française parvient à faire un film sooo British en gardant sa marque de fabrique : explorer l’humain de près, délicatement et profondément, dans sa nudité et ses sentiments le plus exaltés. Et de la nudité, il n’en manque pas durant de nombreuses et longues scènes. Généralement ces moments sont filmés maladroitement, voire sont assez inutiles. Ici, tout semble naturel et lumineux. Les plans et l’éclairage sont absolument sublimes et ils offrent au sexe et aux corps nu le parfait et dernier terrain de liberté qu’ils représentent. La relation éclate les codes, les classes, Jane peut exprimer son audace et jouir fugacement de ce qui devrait lui être totalement inaccessible. Cet abandon des corps et des normes sociales est un parfait mélange de sensualité et de sensibilité. Porté à l’écran par un duo d’acteurs au diapason : Odessa Young et Josh O'Connor qui sont touchants malgré leur retenue Anglaise oblige. Au final, Eva nous livre un portrait de femme avec une force revendicative subtile mais puissante, sans oublier, même s’il semble un peu trop en retrait, la force des origines de l’inspiration de l’écrivaine en devenir. Il n’y a rien à lire entre ces lignes à part une invitation franche et cordiale à aller savourer cette petite merveille sur grand écran.
Enfant de l’Assistance publique, Jane Fairchild (Odessa Young) travaille chez les Niven, une riche famille aristocratique anglaise brisée par la mort de ses deux fils pendant la Première Guerre mondiale. Elle entretient une liaison secrète avec Paul Sheringham (Josh O’Connor) le seul survivant d’une fratrie elle aussi décimée par la guerre. Paul est le fils d’aristocrates, proches des Niven. Il est promis à une riche héritière qui aurait dû épouser le fils aîné des Niven.
"Entre les lignes" est la traduction fade de "Mothering Sunday", le titre du bref roman de Graham Swift et le titre original en anglais de l’adaptation qu’en a tirée la Française Eva Husson ("Les Filles du soleil", "Bang Gang"). Tout est d’ailleurs un peu trop fade dans ce film qu’on croirait dérivé d’une intrigue secondaire de "Downton Abbey". Certes, la nudité sans voile de sa jeune et ravissante héroïne – sur laquelle on aurait pu reprocher à la réalisatrice de porter un male gaze malaisant si celle-ci n’avait pas été une femme – semble a priori démentir cette accusation. Mais, il y a dans cette nudité faussement transgressive comme dans le montage chichiteux qui joue à saute-moutons avec les époques moins d’originalité que de conformisme aux règles canoniques du genre.
Reste certes, pour les indécrottables amoureux du genre dont je suis, le plaisir régressif de retrouver cette ambiance et cette époque jouées par un carré d’acteurs impeccables : la rafraîchissante Odessa Young ("Assassination Nation"), le jeune Josh O’Connor, révélé par "The Crown" où il interprétait le futur Charles III et les valeurs sûres multi-primées sans lesquelles il ne se produit plus de film anglais en costumes que sont Olivia Colemab et Colin Firth.
A la fin de la Première Guerre Mondiale dans l’Angleterre rurale, une jeune domestique se retrouve mêlée aux drames qui entourent trois familles d’aristocrates locaux unis comme les doigts de la main. Son aventure romantique et sexuelle avec l’héritier de l’une d’elles lui inspire un destin de romancière qui ne se remettra jamais tout à fait de cette expérience. En salle le 4 octobre.
spoiler: Entre Les Lignes nous plonge dans une ambiance très particulière : l’après-première guerre mondiale dans un milieu aisé, où le décès de tous les jeunes hommes pendant les combats a brisé des familles qui avaient tout pour être heureuses. Le casting est excellent et apporte une vrai âme aux personnages qui ont tous une réaction différente face au deuil. Dommage que le réalisateur prenne le parti de multiplier les changements brutaux d’époques, j’ai ressenti un effet « cache-misère » comme si cette technique permettait de gommer un manque flagrant de contenu et d’action. Quelques scènes sont marquantes.
Je passerai rapidement sur le plus que poussif Les filles du soleil en 2018, pour ne retenir d’Eva Husson que le très intéressant Bang Gang de 2015. Déjà, le sujet central en était le sexe et ses limites. Avec ses nouvelles 104 minutes, la réalisatrice française va planer sa caméra dans l’Angleterre des années 20. Femme de chambre chez un couple d'aristocrates, Jane fréquente secrètement Paul, le fils des propriétaires du manoir voisin. Instinctivement, Jane sait que leur différence de milieu, et le futur mariage de Paul avec une autre, vouent leur liaison passionnée à l'échec. Elle se raccroche alors à ces étreintes dérobées comme à autant de futurs souvenirs destinés à nourrir sa plume d'écrivaine en devenir. Le résultat de ce drame romantique est esthétiquement très réussi mais aussi d’un ennui insondable. Une fois de plus le fond et la forme ne sont pas en accord. Ce récit est surtout profondément prétentieux. Le roman de Graham Swift, Le dimanche des mères, dont ce film est inspiré, a reçu des critiques élogieuses lors de sa parution en 2016. Une fois de plus, force est de constater qu’un bon bouquin ne fait pas forcément un bon film. Ici, tout est très beau, chaque image est composée avec soin – trop sans doute -, chaque bouquet de fleurs, chaque objet, chaque scène, chaque cm2 de peau, chaque paysage, rien n’est laissé au hasard, ce n’est plus du raffinement mais de l’affèterie, du maniérisme. Comme en plus, les dialogues littéraires sont ampoulés comme rarement, si l’œil est satisfait, le cœur et l’esprit beaucoup moins. Ce film suinte un ennui distingué, so british en somme ! Pour couronner le tout, on a cru bon de nous infliger un récit non chronologique, ce qu’on appelle pompeusement une structure temporelle non-linéaire – on est snob ou on ne l’est pas -, ce qui n’apporte rien au film. Eh bien sûr, aucun rythme… ou plutôt si, mais tellement languissant que l’intrigue semble souvent faire du surplace. De toute façon, on peine trop à comprendre comment Jane nourrit son talent d’écrivaine à travers ses amours ancillaires. Je l’ai dit, beau, trop lent et bancal. Bien sûr, au vu du casting où figurent Colin Firth, Olivia Coleman et Glenda Jackson, - pour un très court moment que je n’ai d’ailleurs pas compris -, on se dit, « régal assuré »… Même pas, tout ce petit monde semble s’ennuyer ferme et ne pas trop savoir ce qu’ils font là. Les deux héros, Odessa Young et Josh O'Connor, sont très beaux et… que très beaux. Ecriture, sexe et cinéma ne font pas ici très bon ménage. Dommage, j’aurai bien voulu aimer ce film évitable.
D’excellents acteurs et très joliment mise en scène. Ce qui manque par contre - et cruellement - c’est une histoire permettant de faire un film. Le scenario permet tout au plus de justifier 20 minutes, le reste se résumant à des prises de vues intlimistes interminables…un cinema « d’auteur » comme on aimerait en voir le moins souvent possible !
J'allais voir ce film sans aucune attente! Quelle émotion!! C'est un film virtuose qui vous prend le cœur et l'esprit. Un tableau pointilliste d'émotions , de sensibilité, de vivacité. Le portrait magnifique de la naissance d'une femme affranchie . C'est sensuel, poétique , vif,,émouvant , déchirant , insolent. Le rythme du film est absolument lent et pourtant il n'y a jamais de surplace. C'est incroyable d'avoir adapté ce court roman d'une aussi belle manière.
Eva Husson pouvait elle faire pire que "Les filles du soleil", son film précédent, sorti il y a 3 ans ? Le challenge était difficile et on doit reconnaître que "Entre les lignes" n'arrive pas à dépasser, ni même à égaler, le niveau de médiocrité atteint par "Les filles du soleil". Cela étant dit, force est de reconnaître que ce film, présenté dans la sélection Cannes Première de ... Cannes 2021, est loin d'être un chef d'œuvre, ce qui explique peut-être pourquoi le distributeur a attendu 2 ans pour le sortir en France ! "Entre les lignes" est l'adaptation au cinéma du roman "Mothering Sunday: A Romance" ("Le dimanche des mères" dans sa traduction française) écrit en 2016 par Graham Swift. Quand on cannait la qualité des réalisateurs britanniques lorsqu'il s'agit de porter à l'écran des films d'époque, on se demande pourquoi il a été fait appel à une française pour réaliser ce "Mothering sunday" ! L'histoire n'est pas inintéressante, quand bien même elle n'est pas franchement nouvelle : la relation à base de discrètes rencontres sexuelles entre Jane, une jeune bonne, abandonnée à la naissance par sa mère, et Paul, un jeune homme de la haute société locale sur le point de se marier avec une jeune femme du même milieu que lui. On aurait souhaité, toutefois, que soit davantage traité l'impact des décès dus à la première guerre mondiale sur les familles britanniques. La construction du film n'est pas inintéressante : l'action principale se déroule le jour de la fête des mères, fin mars 1924, alors qu'un pique-nique est organisé entre les familles de cette haute société locale, ce qui donne à Jane et Paul la possibilité d'avoir du temps pour le type de rencontre qu'ils apprécient tous les deux, et, tout au long de cette action principale, on a droit à de courts flash-back qui permettent d'éclairer certains points concernant Jane et Paul ainsi qu'à des sauts en avant, en général plus longs, qui permettent, eux, de nous raconter des évènements vécus plus tard par Jane. Histoire pas inintéressante, construction pas inintéressante, MAIS réalisation d'une grande mollesse, chichiteuse à souhait, avec de très longues scènes de nudité dont la justification ne saute pas aux yeux et des ralentis tout aussi "gratuits". La distribution ne sauve qu'à peine le film, les deux interprètes principaux, l'australienne Odessa Young dans le rôle de Jane, et Josh O'Connor, interprète du Prince Charles dans "The Crown", interprète ici de Paul, ne poussant pas très loin le curseur de la passion sexuelle et les très confirmé.e.s Colin Firth, Olivia Colman et, plus encore, Glenda Jackson n'ayant dans ce film que des rôles mineurs.
En Angleterre, dans les années 20, la bourgeoisie s’entretient grâce aux mariages. Mais secrètement, Paul se détourne de sa promise pour fréquenter Jane, domestique d’une famille amie. Ensemble, ils vivent une relation passionnée. Un drame extrêmement bien ficelé et très bien réalisé.
Un film sensuel et subtile avec un jeu d’acteurs exceptionnel. Le cadrage et plan vidéo sont là pour que spectateur puisse ressentir toute l’émotion et les détails.
Ce film est un petit bijou de sensualité et beauté..J'ai beaucoup aimé la mise en scène soignée et picturale. Odessa Young est une vraie belle découverte et comme toujours Colin Firth, Olivia Colman et Josh O Connor sont parfaits !
Ce drame " british" romantique est un beau film émouvant et sensuel. Il arrive à capturer avec finesse à la fois la beauté et la douleur de l’amour. Difficile de ne pas être touché en plein coeur par le déroulé de ce récit. L’histoire se déroule à travers deux axes : d’un côté, l’écrivaine, de l’autre, la femme de chambre. La structure temporelle non-linéaire apporte un réel dynamisme moderne à l’intrigue. Quel plaisir aussi de retrouver Colin Firth et Olivia Colman. La jeune actrice Odessa Young, quant à elle, est une vraie révélation.