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2,0
Publiée le 28 juin 2022
Jane, qui est la servante des Niven, ne perd jamais une occasion de retrouver Paul, son amant sur le point de se marier. Cette histoire, qui ressemble plus à un désir charnel qu'à une vraie histoire d'amour, se déroule sur plusieurs années. Le récit n'est pas du tout linéaire et se déroule sur plusieurs années qui montrent l'évolution du personnage de Jane même si ce n'est pas le but du film. Quel but de toute manière à part voir deux personnes se balader à poil... "Mothering Sunday" se veut stylé, sensuel et atmosphérique, mais c'est un film qui ne raconte et ne dégage rien de spécial. Les deux rôles titres sont extrêmement décevants et n'ont aucune alchimie ensemble. Le personnage de Josh O'Connor est d'une grande pauvreté et la performance de l'acteur est terrible. Et quel intérêt de se payer Colin Firth et Olivia Colman pour les utiliser aussi mal... Aucun enjeu, aucune passion, juste un film ennuyeux. Bref, pas plus emballé par ce film que par "Bang Gang" et "Les filles du soleil", les deux précédents films d'Eva Husson.
Rarement vu un film aussi creux, vide de contenu, qui tourne en rond... Le casting était pourtant alléchant, mais ne réussit pas à sauver ce film de l'ennui profond. Les scènes inutiles et vides de sens se succèdent, et au final on ne sait pas du tout où l'on va.
Mothering Sunday est l'adaptation du roman de Graham Swift (dont on ignorait l'existence avant qu'il soit mentionné lors de la Première de Cannes, on se l'est noté pour le lire...) au casting "so british" très alléchant (entre l'incroyable Olivia Colman, l'impeccable Colin Firth et "le Prince Charles de The Crown" Josh O'Connor... Odessa Young fait bande à part, étant australienne) mais qui nous a au final plutôt déçu. Pour commencer, oubliez de suite Olivia Colman et Colin Firth car on ne les voit que cinq minutes (et ça fait mal au cœur), et si vous n'êtes pas à l'aise avec la nudité, vous gagnerez à éviter Mothering Sunday, dont les acteurs principaux sont fesses (et devant) à l'air la moitié du temps, sans que cela ne desserve une intention dramatique ou artistique. On ne sait pas bien l'intérêt de voir le robinet de Josh O'Connor quand la scène manque justement d'un peu de sobriété et d'émotion (on a du mal à se concentrer, parfois). Heureusement, les acteurs sont là pour pallier à tous les défauts (des choix artistiques bien étranges) du film, en se donnant corps (c'est peu de le dire) et âme à leur personnage, qui en prend d'autant plus d'épaisseur. On comprend vite les enjeux de ce badinage amoureux, du mariage peut-être compromis (Paul choisira-t-il la roturière qu'il aime, ou la bien-née qui lui est destinée ?) et on attend de voir la suite des événements, devenant curieux sur les bords (on ne s'ennuie pas vraiment). Les décors et costumes (le peu qu'ils vêtent) sont soignés, la musique également, les seconds rôles font un peu mal au cœur (pourquoi choisir pareil casting prestigieux pour deux dialogues... Quel gâchis) mais dans l'ensemble cette adaptation d'affaires amoureuses est assez intéressante. Ne manquait qu'un slip.