Derniers Avis : Une jeune fille qui va bien - Page 3
Une jeune fille qui va bien
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jmveynois
31 critiques
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1,0
Publiée le 10 novembre 2022
Quelle idée absurde et inintéressante que de transposer la vie d'une jeune fille heureuse de notre époque en 1941 sous l'occupation ! Le contexte historique n'est que peu exploité (l'étoile jaune apparaît elle-même inopinément !), les anachronismes des situations et des dialogues familiaux abondent... Et surtout, l'ennui, du à la banalité de "l'action" et aux longueurs, guette le spectateur... L'indulgence manifeste de la presse et des spectateurs ne semble correspondre qu'à la première présence de Sandrine Kiberlain à la réalisation.
À l'instant ou la maison du cinéma français tourne à petite vitesse, quelques raretés naissent d'une vraie intention et d'un réel travail d'écriture. D'un an de cinéma, je ne retiens quasiment que ce film. Avec un vrai propos, un choix de narrative élégante et pudique. Un film intelligent qui tombe à poings nommés. Ou l'histoire d'une masse groupe qui ne réfléchit pas, fait confiance aveuglément. Une masse groupe qui choisit le conformisme quelqu'en soit la raison. Par peur, par arrangement, par fainéantise, par conviction, par facilité… Comment de ces choix malheureux peut-on créer les pires drames, les pires atrocités. Par inconscience tout simplement. La narration de comment ce qui n'est pas acceptable, pas digne, pas sensé peut devenir la règle, par un consentement sourd. Sans artifice, ce film raconte, ni à charge, ni à décharge, comment l'humanité est victime d'elle même, par inconscience, bêtise et haine. Je conseille à chacun et à tous de voir ce film qui sert à quelque chose.
L’insouciance d’une jeune fille juive devant l’horreur en marche dans le Paris occupé de 1942. Un récit d’apprentissage un peu désordonné et hors du temps, mais sensible et délicat, porté par l’interprétation de la lumineuse Rebecca Marder. 3,25
J’ai apprécié le premier long métrage de Sandrine Kiberlain, apprécié sa façon de voir l’Occupation sans en montrer le tableau habituel, sans se préoccuper des détails. En effet, elle fait de son récit une histoire intemporelle qui peut se multiplier dans plusieurs univers, à plusieurs époques, dans plusieurs pays, pour plusieurs familles. Moi aussi je me suis amusé à regarder les détails, à m’interroger sur certains comportements qui me paraissaient modernes, à la bande son qui m’a étonné. Peu importe les anachronismes puisque ceux-ci sont assumés pleinement. Si on part de ce postulat, le film fonctionne bien.
Maintenant, rien de transcendant, on suit une jeune fille qui va bien qui ne semble pas perturbée par l’ambiance qui règne dans ce Paris occupé. Plus le récit avance plus l’Occupation allemande se révèle dans son horreur, laquelle horreur, malheureusement prévisible, se joue dans les yeux de Vivianne (India Hair). Seul moment, je dois l’avouer, qui m’a touché. Je me dis : « Enfin, ça démarre, ça devient de plus en plus intéressant ! », mais le récit s’interrompt presque brutalement. Comme dans la vraie vie. La jeune fille qui semblait aller bien, insouciante, jonglant avec entrain entre sa famille, son amoureux, les études et le théâtre pour lequel elle se voit briller, sera fauchée de plein fouet par l’horreur de la grande Histoire.
Intéressant la position artistique de Sandrine Kiberlain et agréable prestation de Rebecca Marder (Irène). Elle est pensionnaire de la Comédie-Française, quand même cette talentueuse actrice…
Un film lumineux et délicat, qui restitue à merveille l'insouciance et la fougue de la jeunesse. Quelle intelligence d'avoir mis le contexte historique au second plan, afin de se concentrer sur le parcours de cette "jeune fille qui va bien". ça n'en rend l'histoire que plus poignante. Les comédiens sont tous épatants. Sandrine Kiberlain signe un premier film maitrisé et bouleversant.
Pour son premier passage derrière la caméra, Sandrine Kiberlain s’inspire d’éléments autobiographiques, à savoir ses origines juives et son métier de comédienne. Elle nous entraîne à Paris, sous l’Occupation allemande, avec une jeune fille (Rebecca Marder) passionnée de théâtre mais totalement indifférente aux événements dramatiques qui se trament. Le choix délibéré de la part de la réalisatrice de ne pas ancrer son récit dans un contexte historique soucieux du détail (costumes et coiffures peu datés, utilisation d’une bande-son anachronique, langage contemporain, etc.) ne permet pas de prendre la pleine mesure de la tragédie qui se noue. Du coup, aucune réelle émotion ne se dégage de ce film sorti en 2021. Bref, au-delà de la scène finale particulièrement chirurgicale, on est face à une chronique quelconque sur l’insouciance de l’adolescence.
Une jeune fille qui a décidé, instinctivement, d.être positive et de ne se soucier que de ses amours et de son concours du conservatoire... ce serait normal si on était en 1942, et qu'elle est juive ! Son entourage est préoccupé, son père surtout, elle ne veut pas l'être. Elle est lumineuse. Film sympa, on passe un bon moment, même s'il y a qq longueurs.
Assez loin des films classiques qui montrent les évènements de l'occupation, celui-ci se concentre uniquement sur la vie quotidienne d'une famille juive. C'est différent mais tout aussi puissant.
Un petit film tourné sans moyens, répétitif et ennuyeux. Les répétitions théâtrales sont particulièrement pénibles. De plus, c'est bourré d'anachronismes aussi bien dans les dialogues que dans les tenues des personnages et la bande son. Peut-être Sandrine Kimberlain a-t-elle voulu faire un film intemporel sur l'insouciance de la jeunesse ? Mais c'est raté : comment imaginer qu'une jeune fille juive puisse ignorer la situation en 1942 ? La fin dramatique ne peut sauver cet essai maladroit. On a du mal à comprendre ce qui a enchanté toute une partie de la critique.
Un film tellement long à démarrer ! ce qu'on s'ennuie à voir ces interminables scènes de répétition d'une pièce de Marivaud. C'est rare, mais j'ai décroché définitivement au bout d'une heure.
Une jeune fille comme les autres, sauf qu'elle est juive en 1942 et que la répression devient de plus en plus forte. Sandrine Kiberlain arrive à faire monter subtilement la tension autour de cette famille moyenne, mais passionnée de culture: Igor (Anthony Bajon), le frère d'Irène, est musicien. Si la mise en scène reste classique, le film est porté par une distribution parfaite, où tout le talent de la jeune et prodigieuse Rebecca Marder (Irène) éclate - elle vient d'ailleurs de quitter la Comédie française pour mieux se consacrer au cinéma - et l'on retrouve India Hair en camarade du Conservatoire, André Marcon et Françoise Widhoff (le père et la grand-mère d'Irène). Au final c'est une chronique sensible pour un premier long-métrage réussi.
On l'aime bien cette actrice, mais surtout qu'elle reste l'actrice qu'on connais. Ce film est totalement raté, il y a des années que je ne me suis pas ennuyé de la sorte. Cela n'a même pas le niveau d'un téléfilm vraiment c'est terrible on ne croit a rien mais vraiment a rien. Les décors, les costumes, les dialogues, l'histoire qui n'avance pas, les personnages qui sont des caricatures d'eux même... Comment est-ce possible que personne ne lui ai dit : non pas comme ça...