Grosse déception ! Je pourrais reprendre à mon compte, mot pour mot, la critique du Monde : "le regard que portent les jeunes gens sur Malena (Monica Bellucci) se fait envahissant, obscène, tout comme celui du metteur en scène, incapable d'élever son actrice au-dessus de la condition d'objet, jusqu'à un finale qui, voulant virer à la tragédie, sombre dans l'abjection.". Certes, la musique de Morricone, la photographie, la plastique de Monica, tout ça est très joli… mais sali par tout le reste. Le texte de Bellucci doit tenir sur une page A4 et je dois avouer que mon esprit taquin m'a conforté dans mon opinion : une très belle mais piètre actrice. À la place de Tornatore, j'aurais poussé le parti-pris jusqu'à une absence totale de dialogues ( sauf la toute dernière scène ?) , enfermant encore plus Bellucci dans son rôle de femme-objet, propice à tous les fantasmes et autres supputations. Très exacerbé dans le jeu, j'ai retrouvé dans ce film tout ce que je n'aime pas dans le cinéma italien, comme si Tornatore avait voulu rendre hommage à certains films des années 50-70 : cela n'a pas aidé à ce que je rentre dans cette histoire. Quoi qu'il en soit, je vais vite me projeter Un été 42 : Jennifer O Neil est au moins aussi belle, la musique de Legrand est légendaire… et la tonalité du film de Mulligan correspond plus à ce que j'ai envie de voir sur les premiers émois d'un adolescent.
Dans un village de Sicile des années 40, un adolescent tombe amoureux d'une pulpeuse femme vivant seule, qui est accessoirement le fantasme de presque tous les hommes de la localité. Entre la peinture d'une communauté italienne, et l'éveil sexuel plein d'humour du jeune héros, "Malena", n'est pas sans évoquer le "Amarcord" de Fellini. Le film de Giuseppe Tornatore s'en détache néanmoins, malgré une intrigue assez simple. Les plans sont souvent inspirés, la reconstitution d'époque est particulièrement réussie, et le scénario critique allègrement les ragots, le machisme, et la méchanceté des petits villages, en alternant entre un ton comique bon enfant et un côté plus tragique. On signalera également la jolie BO signée Ennio Morricone, et une Monica Bellucci charismatique dans le rôle titre. Une curiosité.
Le film est bien réalisé et a du charme mais voir une femme se faire insulter par les hommes, les gamins, le village. Tous la déteste autant qu'ils se bra**es en la voyant c'est assez vicieux. À la fois ce que beaucoup de femmes vivent sans être des bimbos. C'est malheureux car ça n'a pas changé. Les hommes se permettent, les femmes subissent. Ça m'a surtout révolté 3/5
Un récit initiatique tendre et cruel qui aborde les fantasmes enfantins et dresse un portrait au vitriol mais trop caricatural de la société italienne durant la fascisme.
Le plus gênant dans ce film est de voir un gamin pauvre de Sicile écouter un disque 78 tours dans sa chambre sur son gramophone. Parce que c'est franchement peu crédible pour quiconque sait que les électrophones ne se sont implantés dans la classe moyenne européenne que 30 ans plus tard. C'est là un anachronisme. A priori, considérant l'âge des scénaristes, cet anachronisme est volontaire et assumé. De même qu'est assumé l'exagération dans les propos obscènes proférés au passage de la Malena qui ne sonnent pas d'époque. Sinon, le film est bien et le plus étonnant en est peut-être les mauvaises critiques qu'il suscite. Certains semblent choqués de ce que les hommes soient attirés par les femmes assez belles, Monica Belluccci l'étant encore à presque 40 ans dans le film, ou que les autres femmes détestent les femmes plus belles qu'elles, ce qui est un fait scientifique parfaitement établi. D'où la "leçon" qu'il faudrait trouver à tout cela.... D'une part une leçon de vie quant aux hommes, qui en disent souvent plus qu'ils en font mais qui se comportent comme des sagouins dès qu'ils peuvent accéder à la Femme, d'autre part que les femmes ne sont pas tendres entre elles surtout pour celle qui les dépasse en charme, enfin la découverte par un jeune garçon de l'amour sexuel entre sentiment et perversité comme cela se fait généralement. En résumé un film qui renoue avec LE cinéma italien, celui qui n'avait guère survécu à la disparition de Paolini.
Excellent film, ode à la beauté, à tout ce quelle suscite de bien, de mal, d'admiration, et de jalousie , de fascination, scenario intelligent, jeu d'acteur parfait, Bellucci au sommet de son art.
Désirée par les hommes, décriée par leurs épouses, une femme devient malgré elle la cible de tous les commérages dans un village sicilien au printemps 1940. Bien qu’élément central du film, l’éveil des sens du jeune garçon prend beaucoup de place alors que l’aspect tragique qui entoure la belle Malena, plus porteur à mon goût, aurait mérité plus de sollicitude de la part de Guiseppe Tornatore. Le résultat est un peu plat, cliché et souvent répétitif. Reste que dans le rôle-titre, Monica Bellucci est magnifique et la scène où elle est publiquement violentée est vraiment terrible.
Un très beau film sur la nature humaine. Une belle leçon de vie. J’en ai pleuré. Bellucci est incroyable, sculpturale... une véritable madone et putain. Et c’est la toute l’histoire. Jusqu’à la fin Giuseppe Tornatore arrive à mêler la beauté et la dureté de l’adolescence, de l’amour, de la guerre, de la jalousie ... humour et drame... je suis sortie du cinéma bouleversée et c’est avec plaisir que je le regarde encore aujourd’hui. Le seul bémol, c’est le regard un peu malsain du jeune garçon sur cette femme, réduite à l’état d’objet, qu’il finalement n’aide jamais... sauf à la fin, quand c’est trop tard.
Monica Bellucci plus belle que jamais. Et malgré une intrigue intéressante et sur laquelle on peut mériter de s'attarder. spoiler: J'ai particulièrement été touchée par la détresse que l'on lisait sur le visage de Malena à chaque fois qu'une paire de yeux se posait sur elle. . Pourtant il y avait certaines attitudes et certains comportements que j'ai eu du mal à comprendre, non pas que c'était incompréhensible mais je pense que le film aurait eu un meilleur succès si certaines scènes avaient été modifiées. De plus, le caractère comique illustré lors de certaines situations éprouvées comme tragiques laissent perplexe.
"Malena" de Giuseppe Tornatore est un film rafraîchissant, plein de tendresse et particulièrement bouleversant. Renato, le personnage principal, nous retrace une période de son adolescence marquée par Malena, une femme ne laissant personne indifférent à Castelcuto, petite bourgade de Sicile. Pour lui, elle incarne la féminité absolue. Pour les hommes du village, tous des machos primaires, sa beauté est synonyme de fantasmes et de désirs. Pour les femmes, elle est une menace. Mais ce qui frappant, c'est qu'à cause de sa splendeur, Malena est l'objet de rumeurs et de médisances. Pour tous les habitants de Castelcuto, elle est une "fille facile". Cette impression est accentuée à cause de sa situation de veuve sans ressource, obligée de se souiller pour vivre. Seul Renato la comprend et l'aime véritablement. D'ailleurs, pour lui, elle est la seule femme qu'il n'ait jamais aimé. Plusieurs thèmes sont ici mis en exergue : l'amour, l'envie, l'admiration, l'imagination, l'insouciance ou encore la jalousie. À travers toutes ces thématiques, la nature humaine est clairement pointée du doigt. Tous ces paramètres font que le spectateur se retrouve séduit par ce film prenant. Il a le droit à des moments ludiques et à d'autres plus révoltants. La musique d'Ennio Morricone est captivante et parfaitement dans le ton du récit. Quant aux personnages de Renato et de Malena, ils sont vraiment attachants. Mention spéciale à la sublime Monica Bellucci, plus que convaincante dans ce rôle taillé sur mesure pour elle.
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3,5
Publiée le 15 mars 2021
J'ai trouvé le film visuellement hypnotique et très émouvant. J'ai également été impressionné par la technique de narration du cinéaste. Le film m'a plongé dans la vie trépidante de la rue du village sicilien grâce à un travail de caméra à hauteur d'œil et aux commentaires des gens dans les scènes de foule grâce auxquels j'ai été transporté avec les personnages. C'est comme si on marchait dans une rue urbaine animée avec les oreilles et les yeux ouverts. Il y a une séquence avec des avions au-dessus de nos têtes qui est absolument vertigineuse sans aucun effet 3D ou pyrotechnique. M. Tornatore utilise brillamment les regards muets, les paires d'yeux et les séquences de rêve avec un effet étonnant. Le rôle principal masculin un adolescent est interprété avec beaucoup de justesse par Giuseppe Sulfaro, sans aseptisation si typique des films américains sur la puberté. Le rôle-titre bien interprété par une Monica Bellucci éblouissante et un rôle qui aurait pu être écrit pour une jeune Sophia Loren. Mon personnage préféré était le père de Renato joué de façon hilarante par Luciano Federico...
Mussolini déclare la guerre à la France et l'Angleterre. Sur le fond, Malena se concentre sur une femme de Sicile. Un enfant en tombera amoureux, remarque, tout le village ne la quitte pas des yeux. Les autres femmes en sont jalouse, ça va parfois plus loin, jusqu'à la haine avec le passage choc quand Malena est à terre ruée de coups, humilié sur la place publique aux yeux de tous. Ce long-métrage italien reste la plupart du temps caricatural. Mais comptons sur la beauté pulpeuse de Monica Bellucci.