973 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
112 critiques spectateurs
5
26 critiques
4
39 critiques
3
36 critiques
2
7 critiques
1
2 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Min S
68 abonnés
473 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 2 décembre 2024
Ce film me semble très proche des événements survenus en 2013, lorsque de nombreuses femmes et hommes ont été pris au piège par des groupes armés au Moyen-Orient. Après avoir entendu des témoignages de personnes revenant de ces zones de conflit, je peux vous dire que ce film représente plutôt bien la réalité. J'aurais néanmoins apprécié que le film aborde de manière plus approfondie la situation des enfants nés dans ces zones de guerre, en laissant place à une réflexion sur leur avenir.
Rabia signifie la rage en arabe, c’est le nouveau nom que prend Jessica une jeune française quand elle rejoint une maison Tinder pour djihadistes dans le califat de Daesh. Au romantisme du départ vers la Syrie succède très vite le réalisme crue de l’endoctrinement, des barbus pseudo héros idéalisés qui n’en sont pas et de la mort pour certaines, pour lesquelles je ne verserait aucune larmes. Un film brutal pour une réalité qui l’est tout autant porté par deux actrices en majesté : Lubna Azabal & Megan Northam.
"Rabia" inspirées de faits réels, est un thriller dramatique moyen dans l'ensemble. En effet, la réalisatrice Mareike Engelhardt aborde une thématique peu exploitée au cinéma: le rôle des femmes dans le djihad en Syrie. Même si le film débute bien, que certaines idées sont intéressantes et que Lubna Azabal tient son rôle. La réalisatrice exploite le sujet de façon trop superficielle, creuse et n'arrive pas à bout de son idée. C'est dommage car le synopsis était séduisant., c'est dommage car le synopsis était séduisant, bref c'est tout même la déception qui l'emporte au final.
Un drame, répertorié aussi thriller sur ce site. En fait un scénario inspiré de faits réels. Du documentaire et du témoignage propices à la réflexion et aux interrogations. Le film se termine par un message écrit de contexte, lourd de menaces pour l’avenir. Sur le fond, la trame repose sur l’embrigadement, le fanatisme, le radicalisme religieux. Au centre du propos, des jeunes filles de nos régions en mal de vivre dans la société occidentale et s’imaginant trouver une voie en rejoignant les rangs de ce qui au-delà d’une guerre de religions est aussi une lutte révolutionnaire avec ses excès (le mot est vraiment trop faible, s’agissant de rien de moins que d’une vision dictatoriale de l’organisation de la société) et sa doctrine. On pourra regretter que les ressorts de cet engagement ne soient pas davantage explorés et exposés. Mais il y a eu déjà d’autres films plus spécifiques sur cet aspect des choses : « Le ciel attendra » (2016) et « L’adieu à la nuit » (2018), entre-autres. Et vu la grenade déjà dégoupillée et la bombe à retardement que c’est à nos portes, il y en aura certainement d’autres encore.
Le film évoque ce qu’on ne peut ignorer de la barbarie du groupe islamiste dénommé Daesh avec en particulier la cruauté, l’humiliation constante des femmes et le jusqu’au-boutisme effarant de ce groupe de fanatiques dans leurs actions innommables. Ainsi la réalisatrice rappelle que depuis 2013 ce sont plus de 42 000 jeunes adultes, à peine sortis de l’adolescence, très souvent en échec au début de leur vie estudiantine ou professionnelle, effroyablement manipulés, qui ont lâchés alors brutalement leur vie en occident pour faire le voyage en Syrie et rejoindre les groupes les plus violents de cette terrible mouvance dégénérée de l’islam. On observe dés lors deux jeunes filles bien françaises qui vont fuir leur beau pays pour rapidement se rendre compte du chaos sur place et de l’enfer que représente ce groupe islamiste terroriste basé en Syrie. Les actrices sont remarquables tout comme la mise en scène, même si je pense que la situation là-bas était encore plus violente et pénible à supporter que ce qu’a bien voulu montrer à l’écran la réalisatrice. Mais cela reste extrêmement saisissant et instructif.
Un film dur sur des jeunes femmes rejoignant Daesh pour l'amour d Allah. Elle se retrouve dans une maison ou elles sont coupées de tout contact de toite liberte. Elles sont endoctrinées pour devenir les futures épouses soumises et surtout des meres. des combattants. . La directrice de cette maison, appelée Madame, regne en maître et peut être tyrannique et exerce un endoctrinement psychologique. Certaines vivent un véritable enfer. Les interprétations des actrices principales sont convaincantes.
Le sujet était séduisant, la photo est belle, c'est bien joué, c'est intéressant de voir l'organisation d'une maison de femmes. Mais le scénario laisse à désirer et la psychologie des personnages est surprenante d'absurdité. L'héroïne est une jeune femme aide soignante qui n'a pas l'air d'aimer beaucoup les hommes, n'a pas l'air très portée sur le mariage, se plaint d'exercer un métier dévalorisé (aide soignante en maison de retraite) et d'être là boniche de la maison. Sauf que quand elle rentre chez elle, elle se pose devant la télé avec son père qui ne lui demande rien du tout, quand elle est au travail elle est le sujet d'une affection débordante d'une patiente et qu'étant donné son aversion des hommes et de la servitude, son départ en Syrie pour être mariée est complètement incohérent. Donc évidemment, ça se passe mal. Mais son choix est tellement incohérent qu'on n'a aucune empathie pour elle et une certaine lassitude s'installe, voire de l'agacement et de l'ennui. On sort du film en ayant aucune réponse quant au cheminement de ces femmes et leur choix. C'est dommage, le film est passé à côté de son sujet et s'apparente davantage à un mauvais téléfilm vu la faiblesse de son propos.
Jessica et Laila quittent la France pour la Syrie et rejoignent Daesh, dans l’espoir d’une vie meilleure. Elles vont vite déchanter et se retrouver prises au piège d’un régime meurtrier et éloigné de ce qu’elles imaginaient. C’est très fort, et très bien incarné.
Belle mise en scène pour cette plongée dans ce triste sujet finalement assez peu exploité par le cinéma. Les acteurs sont à la hauteur. Manque peut être un peu de réalisme ?
On suit Jessica dans son parcours chaotique , qui l’amenera au coeur d’un système d’asservissement implacable. Un huit-clos suffocant, porté par des actrices livrant des prestations éblouissantes. Grâce à un méticuleux travail de recherche en amont du film, on obtient un objet final terrassant qui nous plonge dans une sombre réalité.
Ce film nous permet de suivre deux femmes qui ont fait un mauvais choix dans leurs vies, sans les excuser, ni les accabler, nous suivons leurs descentes aux enfers. Nous pouvons à travers ces tranches de vie mieux comprendre les mécanismes de l’endoctrinement, ce qui est une bonne façon de s’en prémunir. Le tout est magnifiquement interprété par Megan Northam, Lubna Azabal et Natacha Krief.
Ce film est très bien mais psychologiquement dur, à voir par tous car il montre la naïveté de certaines femmes qui pensent que c'est toujours mieux ailleurs, il montre aussi le côté versatile de certains humains qui peuvent devenir bourreaux selon les circonstances....
Whaou ! Un film à voir ! On sort de la salle de ciné abasourdi, avec la montée de l’extrémisme et du fascisme il faut absolument le voir et le faire voir au plus jeune (fille ou garçon) même combat. Le jeu des 2 actrices est subliminal. Bravo de produire ce genre de film avec un tel sujet. Je souhaite à toute l’équipe de remporter des récompenses. Ils le méritent