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Muertomega
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4,5
Publiée le 16 novembre 2021
L'ambiance sobre est déjà présente dès le départ et fait un pincement au cœur, on sent vraiment que cette ambiance à été travaillé pendant des années. L'histoire est déjà incroyablement originale mais avec les thématiques sur le deuil en plus. "Lamb" est une magnifique histoire, presque un conte de fée. Il n'y a pas beaucoup de mots, ils sont utilisés subtilement appuyant même parfois un peu trop fort ses dialogues donnant amenant de manière bourrine ce qu'il veut apporter. Maria et Ingvar sont des personnages très bon mais avec un peu de clichés, ce qui fait plutôt mal. Noomi Rapace a réussi à me faire très mal au cœur, son jeu est l'un des plus beaux que j'ai vu, chaque traits de son visage réussissant à choqué le spectateur. Hilmir Snær Guðnason, lui, m'a quasiment autant entrainé. "Lamb" est extrêmement touchant est aussi très flippant, par exemples dans la manière que Maria a de se comporter avec Ada. Mais l'ambiance est aussi ultra dérangeante et m'a fait des frissons. Certes l'apparence de l'Agneau est étonnante mais c'est une prouesse pour Jóhansson qui réussi à étonner le spectateur, mais en fait plus le film avance plus l'apparence d'Ada paraît logique au spectateur . Les effets spéciaux sont vraiment bons, il n'y a pas à dire, ils sont singuliers ! Les musiques savent très bien où s'arrêter et où commencer, elle m'ont aidé avec mes émotions me donnant envie de pleurer. Jóhansson arrive à rendre les plans banals extraordinaire. Chaque plan est important et prit joliment. Et il faut avouer que les émotions de Maria combiné aux plans de l'Islande (et tout les autres plans) donne une incroyable tristesse au spectateur qui sort de nul part et qui pourtant fonctionne à merveille. En fait, Jóhansson a bizarrement réussi à me rendre mélancolique d'émotions que je n'ai jamais connu. Il a réussi à me rendre triste pour Maria et Ingvar. Il a réussi à me toucher au plus profond de moi-même. Il a réussi à me faire larmoyer. Il y a même quelque chose de mignon, de tendre, de si beau, mirifique car oui "Lamb" est l'un des plus beaux films que j'ai connu. La fin est très belle mais inévitable. La fin, qui est encore plus fantastique que le reste du métrage m'a fait pleurer. Un magnifique film, qui parle du deuil et tout ce qui l'accompagne. Preuve que la beauté et le bonheur ne peuvent parfois être que des mirages que nous créons pour notre survie. "Lamb" est pour moi, à ce joue, le deuxième meilleur film que la terre nous ait donné.
De Cannes au festival de l’étrange, le premier long de Valdimar Jóhannsson affirme un vent de curiosité, au cœur d’un désert rural islandais. C’est par la porte du film de genre qu’il ouvre son univers lugubre, où la menace des landes pèse sur un terrain d’agriculture. Mais il sera davantage question des personnages, mutilés par le deuil ou le désir irrépressible de renouer avec le bonheur. Un mystérieux agneau arrive à l’étable d’un conte folklorique, à la morale radicale et à l’onirisme du silence. C’est un jeu de non-dit qui renverra la charge émotionnelle d’un couple, qui ne parvient pas à se défaire de l’être exceptionnel qu’il berce chez eux. La rupture réside alors dans cette fine frontière, qui sépare l’Homme de l’animal, ainsi que dans un rapport de force avec la nature toute-puissante.
Est-il bon de croire en la bonté d’un miracle ? C’est une interrogation qui n’effleure pas le moins du monde María (Noomi Rapace) et son époux Ingvar (Hilmir Snær Guðnason). Leur passif commun les engage toutefois à cultiver, non pas pour la survie, mais uniquement parce qu’il n’y a nulle part où se rendre. Si l’on arrive chez eux, c’est pour s’y perdre dans un labyrinthe mental, constitué de reliefs montagneux et de plaines enneigées. Dans un geste simple, mais maîtrisé, il suffira d’une étreinte pour que le récit de Jóhannsson nous emporte, dans la tension et dans la rigueur d’un drame horrifique. Nous avançons au même rythme que les protagonistes, quand bien même la révélation se révèle tardive concernant le nouveau-né et sa place dans ce monde.
On prendra le temps d’errer et d’espérer par le biais de regards, témoignant de la subtilité de mise en scène qui en découle. Que ce soient les brebis, un chien ou encore l’expression passive d’un chat, nous ressentiront absolument tout à travers leurs yeux, attentifs et craintifs. Il faudra alors l’arrivée du frère d’Ingvar pour lancer un deuxième acte, aux airs de relativisme. Pétur (Björn Hlynur Haraldsson) n’a rien de charmant et cherche également à s’intégrer dans cette cellule familiale qu’il commence par observer, avant de la convoiter. Et ce sera toujours à hauteur de ses sujets que l’on filmera ses dérapages et les moments les plus touchants ce chapitre. En ne cherchant à rien dévoiler davantage, cette transition sert d’armature à toute la tragédie qui s’annonce fatale. La fable écologique prend un virage cru, sans être dénuée de poésie pour autant, pourvu qu’on se souvienne des derniers instants d’une mère qui pleure à la vie et à la mort.
Si on ne sait comment aborder ce « Lamb », il sera juste nécessaire de se laisser bercer par le silence de l’environnement, tantôt chaleureuse, tantôt hostile. Un souffle peut en dominer un autre et c’est dans cette démarche que le film écrase nos attentes, rapidement déjouées par un dépaysement cinématographique certain. Le cinéaste islandais préfère ainsi économiser le verbe et les effets spectaculaires, pour déployer toute la magie des lieux, où les personnages semblent renaître, le temps d’une balade d’une qualité rare.
"Lamb" récompensé cette année au festival de Cannes dans la section un certain regard est un drame horrifique qui sort du lot . En effet même si l'histoire prend son temps et qu'il manque quelque chose au scénario pour en faire un film mémorable , celui-ci décomposé en 3 chapitres commence comme une chronique sociale décrivant le quotidien d'un couple éleveur d'agneaux en Islande puis dans la seconde partie prend une autre tournure décrivant les limites du modèle familial classique et les dérives de la procréation artificielle puis dans une dernière partie qui prend un virage horrifique et fantastique dans un film porté par l'actrice Noomi Rapace.
Surprenant, déstabilisant, ensorcelant ... et séduite ... fable fantastique et symbolique ou alors folie, fantasme d'une mère ? d'un père ? d'un couple qui ne peut supporter un deuil intolérable, culpabilisant ... Le temps arrêté dans la nature Islandaise, paysages à couper le souffle. Des silences significatifs et juste un regard échangé où tout est dit et bien au-delà. La présence musicale enrichit ce récit. Quel Suspence ! On accepte l'improbable tant il y a du bonheur. Admettre que l'irrationnel est possible. Consentir à ne pas tout comprendre et donc accueillir l'inimaginable comme un cadeau. Se perdre dans ce conte étrange c'est accéder à un voyage fantastique. On s'interroge à la fin, mais après tout est il nécessaire de comprendre ou juste rester dans ce rêve, ce flou qui fait justement la richesse du film.
D'une platitude infinie, Lamb est un film qui se veut stylé, si bien qu'il passe complètement à côté du langage cinématographique. Le sujet du film n'arrive qu'à la quarantième minute et chaque plan pourrait aisément être amputé d'une dizaine de secondes sans altérer le sens du récit. C'est terriblement lent et ceci sans discontinuer, enlevant ainsi à la lenteur toute sa portée symbolique. Le scénario, quant à lui, n'a pas la moindre intrigue et donc pas d'enjeu ni de tension. On s'ennuie, c'est tout. Autrement dit, que ce soit sur le fond ou sur la forme, Lamb est d'une grande maladresse pour cause de style trop appuyé au détriment de l'intérêt cinématographique même.
Fable horrifique ou conte fantastique dans une atmosphère islandaise glaciale. La rareté des dialogues, les cadrages figés hors-champ hypnotisent. Le twist final est l'apothéose d'une narration tellement particulière. Drame humain de ce couple éleveur de moutons avec une photographie nuageuse troublante. Et finir sur la sarabande de Haëndel transforme le film en quelque chose de réellement non anodin!
Une ferme isolée en Islande. Des moutons. Des paysages magnifiques. Du brouillard, du froid...Tout est austère. Pas plus de 500 mots prononcés dans le film. Au début, il y a eu 10 minutes sans le moindre mot. Quelques rires. Un enfant hybride. Le réalisateur sait placer sa caméra.. Un film fantastique Un peu indéfinissable. La fin est bizarre... en tout cas, on ne s ennuie pas
Une curiosité. Un film assez typique du cinéma fantastique nordique, avec une économie de parole, une histoire qui prend le temps de se poser, qui se raconte avant tout par l’image, ou la nature ne sert pas que pour le décor mais prend littéralement part au récit. S’il ne m’a jamais ennuyé, son côté très posé fait que rien ne m’a vraiment marqué non plus. J’ai eu peur en plus d’y déceler une morale assez douteuse mais son côté brumeux et mystérieux lui permet de s’en sortir avec le bénéfice du doute.
Originalité entend on beaucoup pour ce film. Certes, très original mais surtout totalement ridicule, tant le scénario tourne à vide. Parabole sur l adoption franchement pas du tout convaincante, à oublier ou mieux à éviter.
C'est long, très long, vraiment très long. Qu'on soit clair, le cinéma contemplatif, ça peut être exceptionnel, quand c'est bien mené, et que la caméra parle pour les acteurs. Mais si vous aimez ce genre de choses, fuyez.
Le film se résume en une phrase : spoiler: un couple aillant perdu un enfant adopte un hybride humain/brebis né dans leur bergerie, et le perdent de nouveau parce que c'est l'enfant d'une sorte de dieu
C'est une catastrophe d'ennui. Les seuls plans à sauver sont ceux sur le paysage, qui est magnifique, et les scènes avec le chien, ou au moins quelque chose bouge un peu.
Pour ce qui est de la réalisation en elle même, c'est joli, très scolaire, des plans fixes à n'en pas finir, une ambiance sonore minimaliste au possible. Les acteurs sont là diront nous, présent dans le cadre, mais tout aussi figé que le décors qui les accompagne. A énormément de moments on se dit "ah, ça y est, ça va démarrer", puis non, retour à l'élément perturbateur sans rien développer que l'on ne sait déjà. Mention spécial pour la bande annonce, qui vendait totalement autre chose. Je m'attendais à une ambiance lourde, pesante, qui tient en haleine. J'ai eu une ambiance lourde, pesante, mais qui m'a fait bâiller et m'a fait regretter les 8€ que j'ai mis dans mon billet.
Donc c'est mauvais, c'est juste bon pour les festivals type Cannes, ou les gens se gargarisent de regarder des films d'auteurs élitistes, sans vraiment être critique sur le film en lui même.
Film avec concept intéressant et un bon développement scénaristique. spoiler: C'est dommage pour la fin que je trouve un peu abrupte. Les acteurs jouent bien. C'est bien de voir ce film une fois. La présentation de l'espace est bien maîtrisé (ambiance, jeu de caméra...). Le premier chapitre est un peu lent.
Assez lent, visuellement ne casse pas trois pattes à un canard, fin abrupte
On comprend assez vite pourquoi ils gardent l'enfant, j'ai imaginé plusieurs chose classique qui ne sont finalement jamais eu lieu. Le film n'est pas extraordinaire mais est un minimum original, cela n'arrive que trop peu de fois être surpris est ce que je préfère lorsque je me rend au cinéma.
Après visionnage complet du film , il est vrai que je me pose des questions . Mon commentaire contient des spoilers: spoiler: Mon avis va paraitre très terre à terre mais je pense que tout les faits et événements présent dans ce film sont le fruit de l'imagination de Maria ,
si on remplace ADA par une brebis normale , on peut comprendre les réactions de l'entourage de Maria durant le film sur cette 'bête de foire' qui fait office d'enfant miracle.
Plusieurs passages du film peuvent interpeller sur la santé mentale de Maria , en premier lieu lors de l'abatage de la mère biologique d'Ada et dans un second temps le recueillement au cimetière ou il y'a pas une mais trois tombes (dont une au nom d'Ada (Probablement le nom initialement donné à leur enfant perdu)) .
dans un second temps on peut relier les meurtres entre eux :
1 La brebis
2 Le chien
3 Le mari
on peut penser que ces meurtres jalonne la montée en folie de Maria , une sorte de schizophrénie hallucinatoire avec laquelle le mari essaye de vivre en soutenant sa femme et en l'accompagnant dans son délire (pour rappel le mari n'a vu aucun des meurtres et sa femme ne lui en parle pas) ne se doutant pas de la violence de celle ci.
Ok le couple a assisté à la naissance de ADA et certains éléments appuie le coté fantastique et irréel du film mais aucun dialogue n'officie cette réalité ....
Au final cette bête qui rode autour de la ferme et exécute le mari n'est qu'une facette de la folie de sa femme lié à la perte et au deuil de leur véritable enfant ,d'ailleurs le plan final sur Maria est très ambiguë car on la voit soulagé d'un poids mais aussi très lucide pour la première fois du film.
je finis sur un lien qui n'as rien à voir avec le film , mais Noomi Rapace n'est pas la par hasard , elle est plutôt adepte des films ou elle incarne de multiples personnalités ou des rôles très torturé , au final est elle même un indice concernant le scenario.
Voila ma théorie ou du moins le gros sous entendu que j'ai ressenti durant le visionnage de Lamb , évidemment je trouve que c'est un excellent film et c'est un vrai tour de force à bien des niveau , lignes de dialogues et nombres de protagonistes , ambiance générale . Bref un bon moment devant ce film .
Sacré ovni Lamb. Une proposition minimaliste, contemplative et parfois déroutante qui reprend les thématiques de parentalité, de difformité et du vieux mythe de la créature des montagnes avec énormément de personnalité. Unique en son genre.
Un drame bien triste, j'ai été surpris qu'il soit classé dans horreur après l'avoir visionné. C'est bien joué et plutôt touchant mais le problème est que c'est trop lent.