Thème posé, bonne interprétations, décors idéal pour l'histoire (fable, conte ? ...). Par contre, beaucoup d'ennuis et minimaliste dans le scénario (qui tient en 2 lignes). Bref, pour moi, un film fantastique lambda. 2.5/5 !
Maria et Ingvar vivent seuls dans une ferme isolée au milieu d'une austère vallée islandaise. Y naît un être mi-humain mi animal, au corps d'enfant mais à la tête d'agneau auquel le couple va immédiatement s'attacher comme si c'était son propre enfant. L'arrivée inattendue de Pétur, le frère d'Ingvar, va-t-elle perturber ce fragile équilibre ?
"Lamb" est un film inclassable. Le jury de Cannes ne s'y est d'ailleurs pas trompé qui lui a attribué un curieux "prix de l'originalité" dans la section Un certain regard en juillet dernier. C'est un film construit sur une idée étonnante : la naissance d'un être monstrueux dans cette ferme islandaise du bout du monde est vécue par ses deux témoins, Maria et Ingvar, comme un événement "normal". Cette réaction soulève une question : pourquoi ce couple a-t-il cette réaction-là ? En amont, cette naissance extraordinaire en soulevait déjà une autre : comment peut-on l'expliquer ?
On pense à l'incroyable film suédois "Border", dont je m'étonne qu'il ne soit pas (encore) devenu culte. Comme "Border", "Lamb" évoque les frontières de l'humanité et de l'animalité. Qu'est-ce qu'un homme ? qu'est-ce qu'un animal ? En quoi sont-ils proches ? différents ? L'un comme l'autre méritent-ils le même respect ? le même amour ?
"Lamb" prend son temps - presque deux heures - pour répondre à ces questions. Il le fait dans les splendides paysages du nord de l'Islande qui avaient déjà servi de décors à un autre film islandais au titre similaire, "Béliers", qui, s'il avait pour protagonistes deux frères ennemis, éleveurs de moutons, empruntait à un tout autre registre, celui de la comédie sociale. "Lamb" peine un peu à tenir la durée et se voit obligé de convoquer une tierce personne, ce frère ancien rockeur, béquille un peu trop visible à un scénario qui aurait pu/dû tenir sur ses deux jambes.
"Lamb" souffre d'un autre défaut. Il est coincé entre deux registres. Il est trop zarbi pour être vu sans malaise (le film est pourtant tous publics même si ce visa est assorti d'un avertissement passe-partout : "des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs") ; mais il ne l'est pas assez pour basculer dans le film de genre. Un peu comme le faux plat dans le cyclisme ou l'opérette dans l'art lyrique, Lamb pâtit de ce positionnement ambigu.
Film islandais. Franchement, je ne comprends pas les notes au-dessus de 2. Déjà, l'idée de départ, faut quand-même être tordu pour pondre un scénario comme celui-là. Film qui n'a pas dû couter bien cher : nombre d'acteurs = 3 / Paysage et décor = 1. Mais que vient faire Noomi RAPACE dans cet ovni. C'est plat, c'est mou, c'est ennuyeux, et que dire du dénouement, à l'image du film. 0,5 pour le nom du film et le prénom de la petite (vous verrez, vous comprendrez), un petit jeu de mot....
María et Ingvar forme un couple d’éleveur de moutons au sein d’une ferme isolée au fin fond de l’Islande. Ils vivent en harmonie avec leurs moutons et c’est leur petit traintrain quotidien qui va être chamboulé du jour au lendemain lorsqu’ils vont se mettre à élever un de leurs agneaux comme s’il s’agissait de leur enfant…
Pour son premier long-métrage, Valdimar Jóhannsson dérange et ne laisse pas indifférent. Le film en lui-même risque fort d’en dérouter plus d’un, les dialogues se font rares (l’actrice principale est quasi mutique) a tel point qu’il faut attendre 5 bonnes minutes avant d’entendre les tous premiers dialogues du film.
Lamb (2021) est un drame fantastique qui détone et nous réserve bien des surprises (quelle regrettable erreur de la part du distributeur français qui spoil l’élément principal à travers son affiche. Le distributeur a sorti 2 affiches, la première ne dévoile rien (l’agneau dormant dans son lit), c’est la seconde avec Noomi Rapace qui dévoile tout). Typiquement le genre de cinéma clivant à ne pas mettre en toutes les mains tant ce dernier risque de ne pas faire l’unanimité.
Si l’idée principale s’avère fort sympathique, il faut aussi reconnaître que l’ensemble est bien trop contemplatif, lancinant et sage pour pleinement nous tenir en haleine sans risquer de nous assoupir. Certes l’ambiance malaisante alterne avec quelques touches d’humour censées faire redescendre la tension, mais le film prend trop souvent ses aises, notamment avec l’apparition de Pétur le rocker, qui n’apporte finalement pas grand-chose à l’intrigue principale, si ce n’est l’alourdir.
Si le film est loin d’être parfait en tout point, reconnaissons-lui tout de même l’excellente distribution (Noomi Rapace & Hilmir Snær Guðnason), une mise en scène qui se veut minimaliste mais maîtrisée, ainsi que d’excellents effets. Entre le folklore et le conte horrifique, le réalisateur aurait gagné à pousser le curseur du vice encore plus loin au détriment d’un film dit grand public, quitte à verser complètement dans le film de genre. Le voyage est dépaysant et vaut le détour, clairement après ce film, vous ne verrez plus les ovidés de la même manière.
Si vous aimer les films Bizart avec très peu de parole ce film et fait pour vous. Je ne comprendrais jamais le festival de canne est leurs choix de films à chaque fois ses des films de ce style ennuyeux sans parole est une production toutes aussi nulle. Je me demande si ça ne boit pas ou autres avents de nous sortir des n’avait pareil. Juste à voir pour le jolie décor.
Que le premier long métrage de Valdimar Jóhannsson, « Lamb » ait reçu le prix de l’originalité lors du dernier Festival de Cannes dans la section « Un certain regard », n’est pas surprenant, qu’il ait reçu le prix des meilleurs effets visuels au dernier European Film Awards pourquoi pas …. Qu’il ait été sacré meilleur film et Noomi Rapace meilleure actrice au SITGES, festival du cinéma fantastique de Catalogne là aussi pourquoi pas…qu’il représente l’Islande pour l'Oscar 2022 du meilleur film international, c’est sans doute trop d’honneur…. S’il est vrai que le film, traité à la manière d’un conte populaire islandais, flirtant avec le surnaturel, nous plonge d’emblée dans une atmosphère étrange et mystérieuse qui se développe tout au long du film…nous sommes loin d’un film d’épouvante, il est certes étrange, dérangeant, mais aussi parfois grotesque frisant avec un côté grand-guignolesque et l’avertissement préalable que des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs, m’a semblé superfétatoire… C’est avant tout le coté léché, le travail sur la photo, les cadrages que je retiens…ces longues minutes du début, cette atmosphère cotonneuse, mélange de neige et de brume, cette troupe de petits chevaux islandais qui sortent de la brume, ce troupeau de moutons islandais aux cornes retournées qui se dessine petit à petit, ce bélier aux cornes immenses qui semble nous fixer, et ce plan qui s’élargit pour découvrir au milieu de ces espaces immenses, ces vastes étendues sauvages et humides au pied d’une montagne enneigée, une ferme, un chien, un chat et un couple d’éleveurs, Maria et Ingvar…hommes et bêtes réunis dans une même ruralité, installés dans un quotidien routinier… spoiler: Et puis l’histoire, en cette soirée du 24 décembre, alors qu’une présence menaçante semble souffler sur la lande islandaise, dans la bergerie de María et Ingvar, moutons et brebis s’agitent sans explications. Une brebis isolée, échappée de son enclos, s’avance dans l’allée centrale et tombe inanimée sur le béton. Quelque temps plus tard, l’animal donne naissance à un étrange nouveau-né que ce couple de fermiers, visiblement endeuillé par la perte d’un enfant, s’empresse de ramener chez eux et d’élever comme si c’était le leur et qui devient Ada, une créature thérianthrope, mi-agneau, mi-humain. Pour le couple, cette naissance est le signe d’une seconde chance, à moins qu’il n’en soit autrementspoiler: . Et j’avoue que cette histoire ne m’a guère passionné, malgré le jeu très juste de Noomi Rapace et Hilmir Snaer Guônason, subjugué par la beauté de ce paysage islandais…un pays où hommes et animaux vivent en parfaite harmonie…J’avais ressenti les mêmes impressions devant « Béliers » de Grimur Hakonason ou « Des chevaux et des hommes » de Benedikt Erlingsson …et avais conclu « Dieu que l’Islande est belle !!! »
La dernière fois que l'on a vu des moutons en Islande, c’était dans l’adorable film Béliers de Grímur Hákonarson dans lequel deux frères qui se faisaient la gueule depuis 40 ans devaient soudainement gérer La tremblante du mouton qui venaient de frapper leurs troupeaux.
Six ans plus tard nous voilà replongés dans les immenses paysage islandais, dans ce climat austère où la solitude et l’isolement règnent en maitre absolu.
Difficile de parler du film sans risquer de spoiler un peu. On pourra, dire malgré tout, qu’il s’agit d’un couple (Noomi Rapace et Hilmir Snær Guðnason) qui vit dans une ferme isolée, élevant leur troupeau de moutons sans joie et sans bavardage inutile jusqu’au jour où un événement extraordinaire vient bouleverser leur vie et redonner du cœur à ce couple.
Malgré un scénario minimaliste, le film captive au-delà de nos espérances, intriguant au fil des minutes un peu plus et laissant entrevoir un final surprenant. Une vraie curiosité et une bonne surprise que ce petit film islandais qui fonctionne parfaitement avec trois acteurs incarnant parfaitement ce sentiment de malaise, de sidération et d’étrangeté qui règne tout le long du film.
María et Ingvar vivent reclus avec leur troupeau de moutons dans une ferme en Islande. Lorsqu’ils découvrent un mystérieux nouveau-né, ils décident de le garder et de l'élever comme leur enfant. Cette nouvelle perspective apporte beaucoup de bonheur au couple, mais la nature leur réserve une dernière surprise…
C’est la première réalisation de l’Islandais Valdimar Jóhannsson qui avant était cascadeur notamment sur l’excellent film Danois Sons of Denmark. Il a écrit le scénario avec Sjón. Lamb a reçu le Prix de l'Originalité dans la sélection Un Certain regard du Festival de Cannes 2021. Il aura aussi l’honneur de représenter l’Islande aux Oscars en 2022.
Première fois que je vois un film fantastique Islandais et je dois dire que je l’ai trouvé bon.
L’histoire va être assez spéciale et va permettre à ce film de sortir de l’ordinaire. Nous n’aurons pas affaire à un esprit maléfique ou un tueur ensanglanté. Cette fois, le centre d’attention va être ce nouveau-né (bébé de l’agneau) qui est vu comme un enfant par ce couple de fermiers. C’est un concept spécial, mais que j’aime bien. Sortir de la norme est toujours un plus. Par contre, en termes visuels, ce petit nouveau-né n’est pas toujours réussi. Pour faire sa spécificité, la FX ne va pas toujours être impeccable. De plus, j’aurais aimé que le côté mythologique soit plus exploré. Il y a en effet de quoi faire avec ce qui nous est montré, mais on n'ira pas au-delà de la surface.
Lamb va commencer de manière très forte avec cette introduction bien particulière. La tension est assez forte tant qu’on n’a pas encore bien cerné ce qui arrive. Ce voile mystérieux est bien géré. Ensuite, le film va tomber dans une certaine routine. On va voir les fermiers évolués avec le nouveau-né sans qu’il ne se passe grand-chose. Un côté répétitif qui se ressent un peu. Par contre, c’était nous amadouer pour mieux nous choquer. La fin va être véritablement en coup-de-poing. L’impact est tout ce qu’il y a de plus réussi.
J’ai particulièrement aimé l’ambiance offerte. Le film va se dérouler dans une ferme au nord de l’Islande. Le paysage est donc sublime. Il y a cet isolement qui va créer une atmosphère particulière autour de ce couple et de ce nouveau-né. Un contact total avec la nature qui permet d’avoir une certaine poésie. On se laisse facilement porter par cet environnement.
Si cela reste captivant même quand il y a des coups de mou, c’est grâce à de très bons acteurs. En tête, nous aurons une Noomi Rapace toujours impeccable. Récemment, elle m’avait déjà plu dans The Trip. Son compagnon d’un film Hilmir Snær Guðnason est tout aussi convaincant. Par contre, les personnages ne sont pas fouillés en dehors de leurs relations avec le nouveau-né. Pour en arriver à cette situation, il faut en effet un gros vécu émotionnel. Une image de quelques secondes va poser une explication, mais cela reste léger. L’apport de Björn Hlynur Haraldsson va permettre de dynamiter un peu le quotidien ce qui n’est pas une mauvaise chose.
Dans un coin perdu d'Islande de jeunes parents qui ont vécu l'horreur de l'indicible acceptent le surnaturel d'une naissance dans leur bergerie pour ne pas sombrer complètement. Film très étrange avec une mise en scène baignant dans une tension sourde sous-jacente, tourné dans un paysage désolé et pur où les animaux (chien, chat et moutons tous étonnants dans leurs rôles) s'expriment plus que les hommes. Un premier film original très réussi, mêlant l'horror-folk, le drame et le spécisme, pour un réalisateur islandais à suivre.
Pas mal mais sans plus... Le film est une sorte de conte dramatique, fantastique et semi horrifique... Les acteurs, la mise en scène, les décors sont beaux dans l'ensemble mais le tout manque cruellement d intensité... Alors certes certaines séquences sont belles, émouvantes, on se croirait dans un conte de fée mais on attend quand même le moment où cela va se transformer en cauchemar... Eh bien à la toute dernière minute du film... Avant cela le film c'est la petite maison ds la prairie ds laquelle un berger et une bergère ont adopté un enfant chimère mi homme mi animal sans se soucier des conséquences... Bref c'était sympa mais sans plus...
Les paysages majestueux qui s’étalent sous leurs fenêtres et leur vie pastorale paisible, dont ce film très silencieux dévoile les multiples dimensions, ne semblent pourtant pas réjouir ce couple de fermiers islandais à l’humeur éteinte, pris dans une routine mortifère dont ils n’ont plus la force de s’extraire. Jusqu’au jour où survient une anomalie…ou plutôt un miracle. J’aimerais bien vous en dire plus mais ce serait gâcher toute la raison d’être d’un film qui fait déjà tout son possible pour repousser le moment où le spectateur aura un visuel sur le “miracle” en question : celui-ci vaut franchement le détour, à la fois et successivement effrayant, dérangeant, grotesque et attendrissant. Le problème, c’est que cette découverte est le pivot central sur lequel repose tout le film.. Une fois normalisée, puisque tel est le propos de ‘Lamb’, le scénario peine à retrouver un second souffle…ou plutôt les développements envisagés et même le rebondissement final ne parviennent jamais à retrouver l’impact de ce choc fondateur.
On sent dès le début que quelque chose cloche dans cette vallée islandaise. Les plans sympathiques des montagnes enneigées rendent le film davantage atypique qu’il ne l’est déjà. Pour le coup c’était sympa, orignal comme scénario. Une ambiance pesante est installée tout au long. Un film qui n’est pas vraiment consacré sur les paroles mais plus sur le côté atmosphérique. Quelques scènes longées, même trop longées. J’ai préféré la deuxième partie. L’histoire est quand même assez spéciale, j’ai bien aimé le concept. Une fin qui aurait pu plaire si elle avait été davantage développée, c’était assez implicite et j’aime pas trop ça ! J’ai eu la chance de découvrir le film en regardant la version originale, c’était une bonne expérience.
Le premier long-métrage du réalisateur islandais Valdimar Jóhannsson, sorti en 2021, constitue à n’en pas douter une vraie réussite. Malgré son caractère taiseux, son rythme lent et sa mise en scène froide, le film possède une atmosphère envoutante. Même s’il est difficile d’y percevoir une morale tant le délire fantastique dépasse les frontières de la raison, on reste happé par cette fable qui mélange thriller et drame familial. Le thème de la parentalité reste bien évidemment le fil conducteur de cette œuvre surprenante. Bref, un délire captivant et complètement original.