Les thématiques abordées sont intéressantes : peut on lutter indéfiniment contre la nature ? Ce film emmène aussi à un questionnement sur la notion de la parentalité, ce qui soulève de vrais problématiques. Cependant, le film souffre de quelques longueurs.
Un film assez captivant, au scénario très surprenant et décalé. Le rythme est très lent et on a du mal à comprendre où veut en venir l'histoire alors que le scénario (assez peu développé) se déroule doucement. Les paysages sont somptueux, l'ambiance est mystérieuse et inquiétante, avec une tension palpable. Les acteurs sont très convaincants. L'ensemble est un peu trop mou à mon goût et le final laisse un peu sur sa faim. Le film est certes très originale, parfois à la limite du grotesque. Ca a son charme, mais c'est un peu léger pour tenir la longueur. Je suis restée perplexe, bien que divertie.
Apparemment, au vu de toutes les analyses blablateuses mettant en avant des théories foireuses, personne n'a vraiment compris de quoi traite Lamb. Ce n'est pas un film sur la parentalité, ni sur le deuil, ni sur l'adoption. C'est un film qui traite de l'antispécisme. [spoiler] La mère adoptive se retrouve exactement dans la même position à la fin du film que la brebis génitrice au début : seule avec sa perte et sa douleur. Le calvaire de la brebis est mis en scène au début, celui de la mère adoptive à la fin. Le film est complètement barré, mais réussi. Intéressant pour se confronter à notre hiérarchie personnelle de la peine de l'animal et de l'humain.
Lamb est un film qui, malgré son potentiel, échoue à captiver. Réalisé par Valdimar Jóhannsson et mettant en vedette Noomi Rapace, Hilmir Snær Guðnason et Björn Hlynur Haraldsson, le film souffre d’un rythme lent et soporifique, rendant l’expérience cinématographique pénible.
L’histoire suit un couple islandais, María et Ingvar, qui découvrent un mystérieux nouveau-né mi-humain mi-agneau dans leur ferme. Ils décident de l’élever comme leur propre enfant, ce qui entraîne des conséquences inattendues et troublantes.
Bien qu’il soit censé être adapté d’un conte, cette adaptation manque cruellement de magie et de profondeur. Les dialogues sont rares et peu engageants, ce qui n’aide pas à maintenir l’intérêt du spectateur. Le scénario, bien que prometteur, frôle souvent le ridicule, donnant au film une allure de nanar. Les effets spéciaux et la réalisation laissent à désirer, ajoutant à la sensation générale d’un film mal fait.
En outre, sa nomination au Festival de Cannes semble injustifiée, car le film ne parvient pas à atteindre les standards de qualité attendus pour une telle reconnaissance. Cela dit, il n’est pas rare pour Cannes de nominer des films étrangement incompréhensibles, ce qui laisse souvent les spectateurs perplexes. Cette tendance à sélectionner des œuvres qui défient la logique et la compréhension commune peut être frustrante pour ceux qui recherchent des récits plus cohérents et engageants.
Conclusion, Lamb est une déception qui peine à trouver sa voie entre drame et fantastique, et qui risque de laisser les spectateurs plus endormis qu’intrigués.
Encore un énième film d'auteur prétentieux et vide, si vide qu'on pourrait en dire n'importe en jouant avec de jolis mots comme les pseudo-critiques qui pensent encore que quelqu'un lit leur infinissable fausse poésie déclamée en une ode au cinéma "le vrai". En ce qui me concerne il m'a rappelé les textes à commenter en cours de français : 4 pages à tenter de remplir avec toutes les analogies possibles sur 10 lignes de vide .
Premièrement ce n'est pas un film d'horreur, loin de là... Fantastique oui, horreur sûrement pas. Même pas angoissant tant c'est long qu'on décroche au bout de 5 minutes.
Parce que oui, que de longueurs, que de longueurs. Des plans interminables sur les personnages se préparant leur repas, se lavant les mains, regardant par la fenêtre... Voir des plans de 15 secondes sur du brouillard recouvrant tout le cadre : 15 de blanc en somme...
Mais en fin de compte le pire reste le caractère prévisible du peu qu'il se passe, le seul twist qui aurait pu avoir de l'intérêt est divulgué dès le début. Alors on sait déjà ce qui nous attend, et rien ne vous surprendra. Passées les longues minutes à attendre de voir le résultat de la particularité de notre agneau, il n'y a plus rien à manger. Puis 2 minutes de fin courue d'avance et hop rideau.
On saluera toutefois les magnifiques paysages et le calme islandais, ainsi que les effets spéciaux particulièrement réussis. Ce film aurait pu être une telle réussite s'il n'avait pas joué sur la prétention pour plaire au festival de Cannes...