Lamb
Note moyenne
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Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2022
“Lamb” qui signifie “agneau” est l'histoire complètement timbrée des personnages de Noomi Rapace et Hilmir Snær Guðnason qui tiennent une ferme en plein cœur de l’Islande. Un jour, ils assistent à la naissance d’un mystérieux nouveau-né dans leur troupeau de moutons et décident de l’élever comme leur enfant. La mise en scène de Valdimar Jóhannsson est si cachotière, qu’elle nous tient sans cesse en haleine sur l’identité du nouveau membre de la famille. Si on se doute bien que quelque chose ne tourne pas rond, c’est bien lorsque la mère génétique du bébé cherche sans cesse à se rapprocher de la chambre de l’enfant qu’on se doute que quelque chose de pas net se passe. ”Lamb” est un conte horrifique mené avec brio. En plus d’être intrigant tout au long du film, la réalisation offre également des paysages sublimes du pays nordique. Si vous aimez les films qui sortent des sentiers battus, “Lamb” n’a pas volé son prix de l’originalité dans la section Un Certain Regard de Cannes 2021.
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patrick s
patrick s

9 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2022
Ne pas spoiler. Ne regardez pas l'affiche et évitez la bande annonce qui donnent déjà trop d'informations sur le scénario.

Film économe en dialogue. De très belles vues Islandaises.

Laissez vous porter par ce conte contemporain
Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2022
Incroyable cinéma islandais qui nous envoie régulièrement de nouveaux réalisateurs intéressants.

Dans Lamb, Valdimar Johannsson propose un exercice de style assez passionnant.

Bien entendu, le paysage islandais tient ici, comme souvent, une place essentielle : immenses étendues, importance du climat, cohabitation homme / animal, impression de solitude conférant aux habitations humaines le statut d'esquif précaire soumis aux éléments.

Le film commence d'une façon réaliste, assez classique. Même si a posteriori, certains plans de cette partie peuvent être vus d'une façon différente. Un peu avant sa moitié, Lamb prend un tournant que je ne dévoilerai pas, mais qui n'est pas véritablement une surprise. Il devient alors un objet réellement passionnant, paraissant naviguer à vue, et ménageant ses parts de surprises (le surgissement du frère).

Sa fin, étrange et déstabilisant, est véritablement un coup de force comme on en voit peu au cinéma.

Noomi Rapace est impériale. C'est probablement le film à voir dans ce début d'année pour qui aime être surpris au cinéma.
Seb Rillette
Seb Rillette

10 abonnés 118 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 janvier 2022
Une ferme isolée en Islande. Des moutons. Des paysages magnifiques. Du brouillard, du froid...Tout est austère. Pas plus de 500 mots prononcés dans le film. Au début, il y a eu 10 minutes sans le moindre mot. Quelques rires. Un enfant hybride. Le réalisateur sait placer sa caméra.. Un film fantastique Un peu indéfinissable. La fin est bizarre... en tout cas, on ne s ennuie pas
Boris3000
Boris3000

3 abonnés 10 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 janvier 2022
C'est ce genre de film d'auteur prétentieux où on vous montre un mec se laver les mains pendant 30 secondes. Ce n'est pas un conte, c'est une berceuse. Bonne nuit les petits.
Ufuk K

620 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 janvier 2022
"Lamb" récompensé cette année au festival de Cannes dans la section un certain regard est un drame horrifique qui sort du lot . En effet même si l'histoire prend son temps et qu'il manque quelque chose au scénario pour en faire un film mémorable , celui-ci décomposé en 3 chapitres commence comme une chronique sociale décrivant le quotidien d'un couple éleveur d'agneaux en Islande puis dans la seconde partie prend une autre tournure décrivant les limites du modèle familial classique et les dérives de la procréation artificielle puis dans une dernière partie qui prend un virage horrifique et fantastique dans un film porté par l'actrice Noomi Rapace.
Napoléon
Napoléon

182 abonnés 1 629 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 janvier 2022
Un film fantastique visuellement réussie au rythme très lent, cultivant du mystère avec un scénario assez fou mais qui s'avère trop limité au final.
selenie

7 460 abonnés 6 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2022
Deux choses s'imposent d'emblée, une photographie sublime qui met en avant les paysages magnifiques et envoûtants de l'Islande et qui installe une atmosphère singulière empreint de mystère, de mélancolie et de plénitude inquiétante. On est agréablement surpris de la réaction des fermiers et surtout de l'homme qui accepte et réagit de façon chose normale et naturelle à la décision de son épouse. Idée judicieuse et assez géniale qui évite de tomber dans les écueils habituels de disputes conjugales et débats convenus au sein du couple. La première force du film est donc de traiter cette histoire improbable la plus normalement possible, évitant le fantastique spectaculaire pour un malaise pernicieux, un climax sourd et fascinant, mais funeste aussi où la menace ne peut qu'intervenir. Cette menace est peut être le point faible, annoncée trop tôt, tuant un suspense qui aurait pu être un uppercut ultime. Vu le budget limité on ne peut que saluer la qualité des maquillages et effets spéciaux absolument impeccables, déroutants même. Un premier film audacieux mais qui est aussi assez singulier pour en laisser beaucoup sur le bord de la route. A conseiller.
Site : Selenie
Sosa
Sosa

11 abonnés 373 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 janvier 2022
Assez lent, visuellement ne casse pas trois pattes à un canard, fin abrupte

On comprend assez vite pourquoi ils gardent l'enfant, j'ai imaginé plusieurs chose classique qui ne sont finalement jamais eu lieu.
Le film n'est pas extraordinaire mais est un minimum original, cela n'arrive que trop peu de fois être surpris est ce que je préfère lorsque je me rend au cinéma.
Vinz1
Vinz1

274 abonnés 2 845 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 janvier 2022
Dans une ferme islandaise, là même où vivent María et Ingvar, tout n’est que désolation, brume et montagnes. Pas de tendresse, ni regards et encore moins de mots doux échangés entre eux. Seuls sont audibles, les bêlements de leurs brebis, moutons et autres béliers venant rompre leurs trop pesants silences. Il faudra ainsi qu’un agneau particulier naisse et que Pétur, le frère d’Ingvar débarque à l’improviste pour que toute cette monotonie glaçante soit interrompue et face place à un peu plus d’humanité. Seulement voilà, l’ensemble ne décollera jamais vraiment et on peinera à s’émouvoir devant ce couple quasi monacal sur les quasi 1h45 du métrage ! Certes, le scénariste s’est inspiré du folklore islandais bien fourni en matière de bestiaire, mais le rendu est vraiment trop froid, sans âme et même les cinq dernières minutes où tout se joue finalement ne parviendront pas à faire oublier à quel point on se sera bien ennuyé (pour être poli !) devant ce film d’auteur qui se veut d’horreur !
Lovely
Lovely

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 janvier 2022
Un genre de film Babe le cochon mais en plus dramatique. Je reste sur ma fin un peu déçu de la fin du film un peu fantastique.
Bon acteurs dommage....
tupper
tupper

193 abonnés 1 587 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2021
« Lamb » n’est pas un film facile à plusieurs titres. Avare en parole et en action. Un scénario aussi brumeux que les décors islandais dans lesquels il se déroule. Hésitant entre mythologie, fantastique, drame. Abordant des thèmes délicats de manière métaphorique. Et malgré toutes ces difficultés, le charme finit par opérer. La beauté des décors, le jeu des acteurs, la qualité des effets spéciaux, la douceur et la rudesse qui se mêlent…La curiosité laisse place à la compassion et la fascination pour finir par la sidération. Atypique, exigeant, à voir si l’on est prêt à sortir de sa zone de confort.
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2021
De Cannes au festival de l’étrange, le premier long de Valdimar Jóhannsson affirme un vent de curiosité, au cœur d’un désert rural islandais. C’est par la porte du film de genre qu’il ouvre son univers lugubre, où la menace des landes pèse sur un terrain d’agriculture. Mais il sera davantage question des personnages, mutilés par le deuil ou le désir irrépressible de renouer avec le bonheur. Un mystérieux agneau arrive à l’étable d’un conte folklorique, à la morale radicale et à l’onirisme du silence. C’est un jeu de non-dit qui renverra la charge émotionnelle d’un couple, qui ne parvient pas à se défaire de l’être exceptionnel qu’il berce chez eux. La rupture réside alors dans cette fine frontière, qui sépare l’Homme de l’animal, ainsi que dans un rapport de force avec la nature toute-puissante.

Est-il bon de croire en la bonté d’un miracle ? C’est une interrogation qui n’effleure pas le moins du monde María (Noomi Rapace) et son époux Ingvar (Hilmir Snær Guðnason). Leur passif commun les engage toutefois à cultiver, non pas pour la survie, mais uniquement parce qu’il n’y a nulle part où se rendre. Si l’on arrive chez eux, c’est pour s’y perdre dans un labyrinthe mental, constitué de reliefs montagneux et de plaines enneigées. Dans un geste simple, mais maîtrisé, il suffira d’une étreinte pour que le récit de Jóhannsson nous emporte, dans la tension et dans la rigueur d’un drame horrifique. Nous avançons au même rythme que les protagonistes, quand bien même la révélation se révèle tardive concernant le nouveau-né et sa place dans ce monde.

On prendra le temps d’errer et d’espérer par le biais de regards, témoignant de la subtilité de mise en scène qui en découle. Que ce soient les brebis, un chien ou encore l’expression passive d’un chat, nous ressentiront absolument tout à travers leurs yeux, attentifs et craintifs. Il faudra alors l’arrivée du frère d’Ingvar pour lancer un deuxième acte, aux airs de relativisme. Pétur (Björn Hlynur Haraldsson) n’a rien de charmant et cherche également à s’intégrer dans cette cellule familiale qu’il commence par observer, avant de la convoiter. Et ce sera toujours à hauteur de ses sujets que l’on filmera ses dérapages et les moments les plus touchants ce chapitre. En ne cherchant à rien dévoiler davantage, cette transition sert d’armature à toute la tragédie qui s’annonce fatale. La fable écologique prend un virage cru, sans être dénuée de poésie pour autant, pourvu qu’on se souvienne des derniers instants d’une mère qui pleure à la vie et à la mort.

Si on ne sait comment aborder ce « Lamb », il sera juste nécessaire de se laisser bercer par le silence de l’environnement, tantôt chaleureuse, tantôt hostile. Un souffle peut en dominer un autre et c’est dans cette démarche que le film écrase nos attentes, rapidement déjouées par un dépaysement cinématographique certain. Le cinéaste islandais préfère ainsi économiser le verbe et les effets spectaculaires, pour déployer toute la magie des lieux, où les personnages semblent renaître, le temps d’une balade d’une qualité rare.
Aurélie L.
Aurélie L.

1 abonné 1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2022
Un film spécial et unique. Un plongée dans l'univers islandais: la beauté de ses paysages et le rapport des islandais avec la nature et les légendes. Un peu lent mais pas long, noyée dans cette nature gigantesque on est projeté dans un mythe ou l'émotion des animaux est cadrée en gros plans comme celle des acteurs. Une expérience à vivre au Cinéma.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 décembre 2021
María et Ingvar vivent reclus avec leur troupeau de moutons dans une ferme en Islande. Lorsqu’ils découvrent un mystérieux nouveau-né, ils décident de le garder et de l'élever comme leur enfant. Cette nouvelle perspective apporte beaucoup de bonheur au couple, mais la nature leur réserve une dernière surprise…

C’est la première réalisation de l’Islandais Valdimar Jóhannsson qui avant était cascadeur notamment sur l’excellent film Danois Sons of Denmark. Il a écrit le scénario avec Sjón. Lamb a reçu le Prix de l'Originalité dans la sélection Un Certain regard du Festival de Cannes 2021. Il aura aussi l’honneur de représenter l’Islande aux Oscars en 2022.

Première fois que je vois un film fantastique Islandais et je dois dire que je l’ai trouvé bon.

L’histoire va être assez spéciale et va permettre à ce film de sortir de l’ordinaire. Nous n’aurons pas affaire à un esprit maléfique ou un tueur ensanglanté. Cette fois, le centre d’attention va être ce nouveau-né (bébé de l’agneau) qui est vu comme un enfant par ce couple de fermiers. C’est un concept spécial, mais que j’aime bien. Sortir de la norme est toujours un plus. Par contre, en termes visuels, ce petit nouveau-né n’est pas toujours réussi. Pour faire sa spécificité, la FX ne va pas toujours être impeccable. De plus, j’aurais aimé que le côté mythologique soit plus exploré. Il y a en effet de quoi faire avec ce qui nous est montré, mais on n'ira pas au-delà de la surface.

Lamb va commencer de manière très forte avec cette introduction bien particulière. La tension est assez forte tant qu’on n’a pas encore bien cerné ce qui arrive. Ce voile mystérieux est bien géré. Ensuite, le film va tomber dans une certaine routine. On va voir les fermiers évolués avec le nouveau-né sans qu’il ne se passe grand-chose. Un côté répétitif qui se ressent un peu. Par contre, c’était nous amadouer pour mieux nous choquer. La fin va être véritablement en coup-de-poing. L’impact est tout ce qu’il y a de plus réussi.

J’ai particulièrement aimé l’ambiance offerte. Le film va se dérouler dans une ferme au nord de l’Islande. Le paysage est donc sublime. Il y a cet isolement qui va créer une atmosphère particulière autour de ce couple et de ce nouveau-né. Un contact total avec la nature qui permet d’avoir une certaine poésie. On se laisse facilement porter par cet environnement.

Si cela reste captivant même quand il y a des coups de mou, c’est grâce à de très bons acteurs. En tête, nous aurons une Noomi Rapace toujours impeccable. Récemment, elle m’avait déjà plu dans The Trip. Son compagnon d’un film Hilmir Snær Guðnason est tout aussi convaincant. Par contre, les personnages ne sont pas fouillés en dehors de leurs relations avec le nouveau-né. Pour en arriver à cette situation, il faut en effet un gros vécu émotionnel. Une image de quelques secondes va poser une explication, mais cela reste léger. L’apport de Björn Hlynur Haraldsson va permettre de dynamiter un peu le quotidien ce qui n’est pas une mauvaise chose.
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