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Norbert Sautelles
24 abonnés
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3,0
Publiée le 10 mai 2022
Tout ça pour ça. Que retenir de ce film? Une tranche de vie pour le jeune Filippo Scotti entre sa mère, son père, sa tante, son frère, la ville de Naples, le football et Maradona. Cela fait beaucoup de choses. Et il semble intéressé par le cinéma (probablement des éléments autobiographiques de Paolo Sorrentino). Paolo Sorrentino aime le corps des femmes. C'est un des intérêts du film. Paolo Sorrentino a une manière d'aborder le sexe et la sexualité, de manière directe et sans détour, dans un quotidien de la vie de famille qui fait que cela ne choque pas. À noter qu'une dimension des familles italiennes manque: la religion catholique. Elle est absente du film. Ceci explique peut-être cela. L'ensemble des départements techniques sont de haut niveau: interprétation, photographie (superbe), reconstitution des années 80, décors, avec la ville de Naples et ses décors spectaculaires. Ils permettent de maintenir l'intérêt, même si l'histoire n'est pas particulièrement passionnante. Le film contient quelques plans superbes, qui donnent des images de toute beauté (par exemple, le lustre allumé sur le sol, qui produit une mémoire visuelle). Le film dégage néanmoins peu d'émotion. C'est brillant sur la forme. Mais pointe le sentiment que cela tourne à vide.
Loin d'être vraiment passionnante comme histoire. Certes, les personnages ont des gueules, des tronches, mais tout semble exagéré dans l'expression verbale comme dans les actions des personnages, et cela, même si ce sont des italiens. Bien trop long aussi.
La Main de Dieu est un film de Paolo Sorrentino réalisé pour Netflix. Ce film est vraiment touchant, en partie en raison de sa dimension autobiographique. Les plans de Naples sont tous plus sublimes les uns que les autres et l'on est intrigué par le récit de cette famille italienne. Utiliser le célèbre but de la légende Maradona pour broder un film sur l'accomplissement personnel, la volonté de s'en sortir, les difficultés de l'adolescence est un prisme réellement intéressant. De plus la distribution est vraiment épatante, Filippo Scotti (Fabio) en tête. Ce film, qui transpire également d'amour pour le cinéma italien (en raison de nombreuses références, notamment à Fellini), est une chaude réussite. Un très beau film.
Agréablement surpris par La Main de Dieu ! On y suit un jeune adolescent qui cohabite avec sa famille et vit à Naples durant l'arrivée de Maradona. Ce petit résumé ne raconte pas grand chose d'intéressant, car au final, La main de Dieu n'a pas spécialement de messages de fond à mes yeux, mais c'est juste la forme qui est tellement belle. Ce que je veux dire, c'est que le film a des longueurs et ne raconte pas grand chose par moment mais pour autant, il est magnifique visuellement et ses personnages sont incroyablement touchants par moments, même si la famille qu'on suit est un peu perchée. Bref, La main de Dieu est loin d'être le meilleur film que j'ai vu mais il a tellement "d'envolées lyriques" dirons nous que ça reste une belle expérience, je recommande !
Un film étrange, avec des inspirations trop clairement "Fellini-ennes", et qui n' atteint pas le niveau du maestro, loin s'en faut... j'ai aimé ce parcours initiatique de fin d'adolescence de Fabio, mais je pense globalement que Sorrentino n'a pas trouvé son style et n'aboutit qu'à une pâle imitation de Fellini
"La Main de Dieu" diffusé sur Netflix ,sélectionné cette année aux oscars (meilleur film étranger) est un biopic dramatique qui a du charme. En effet en dépit d'une longueur excessive (2h10) et des baisses de régimes durant le film, le réalisateur italien Paolo Sorrentino évoque son adolescence à Naples dans une chronique familiale touchante, émouvante parfois cocasse et drôle avec une superbe photographie et la composition pleine de fraicheur du jeune Filippo Scotti.
Une jolie chronique, à la fois truculente et mélancolique, un peu bric-à-brac, mais globalement savoureuse. Sorrentino a nourri son scénario de souvenirs autobiographiques et opté pour une réalisation plus réaliste, plus en retenue qu’à l’accoutumée, même s’il y a ici et là quelques touches décalées ou surréalistes, et même si quelques mouvements de caméra d’une merveilleuse fluidité nous rappellent de temps en temps sa propension à l’élégance sophistiquée.
Grosse déception... Pour qui connaît bien Naples, la voir traitée de cette façon, complètement superficielle, ne peut que désappointer... « La Main de Dieu » se rapproche plus de la froideur figée et pompeuse de « Youth » que de la relative fraîcheur de « La Grande Bellezza » (même si c'est tout de même un long métrage déjà bien lourd). Surtout que le pitch du film promet monts et merveilles... Forcément, face au résultat, on déchante...
Autre problème de taille, ce long métrage se veut le plus personnel de Sorrentino et raconte effectivement un événement terrible, qui fut fondateur pour lui. Mais le comble, c'est qu'il n'arrive pas à nous toucher... Tout est trop traité par-dessus la jambe, les personnages sont trop caricaturaux et fades à la fois pour nous émouvoir... Et le cinéaste n'arrive pas à installer la moindre émotion, si ce n'est un sens du surprenant, par son goût récurrent pour le baroque visuel, pour ne pas dire l'outrance indigeste...
Il faut dire que son scénario se perd (et nous perd) dans des digressions multiples, perdant du temps en déroulant le fil d'intrigues secondaires et de multiples séquences sans intérêt. Les quelques bonnes idées sorties du chapeau de Sorrentino ne sont hélas pas exploitées, comme celle sur la légende de San Gennaro, l'une des rares scènes intéressantes du film visuellement parlant... quelque peu gâchée par le goût de Sorrentino pour la vulgarité crasse, et qui ne trouvera plus d'écho dans le reste du long métrage.
Dommage, car le potentiel de ce film était énorme... Difficile de croire que Sorrentino est Napolitain d'origine... Avec une ville pareille, à l'histoire et à la culture si riches, arriver à se planter de cette façon c'est invraisemblable... Il nous livre un film presque sans âme, alors que Naples est justement une ville qui en a une. C'est l'une des cités italiennes les plus attachantes et les plus passionnantes, une ville avec une énergie considérable, vraiment vivante, contrairement à Rome, qui ressemble trop à une ville-musée aujourd'hui.
Peut-être que c'est là que réside le problème. Dans son film, le héros, qui n'est autre que Sorrentino jeune, quitte Naples pour Rome, où il espère percer dans le cinéma. Un personnage lui dit d'ailleurs qu'il va se perdre en quittant sa ville natale, en cherchant à rejoindre Rome à tout prix. Or c'est peut-être une explication probante, consciente ou non, de Sorrentino. A force de lisser son art, de renier ses racines pour plaire au plus grand nombre, il a perdu le sens de ce qui fait la singularité de Naples.
En résulte un film qui n'est pas honteux, mais, chose que je ne pensais pas pouvoir dire d'un long métrage de Sorrentino, qui est très moyen et n'apporte pas grand chose, qui laisse indifférent. Même si je reconnais son talent certain pour composer des images baroques frappantes. Encore une fois, dommage...
L’exercice autobiographique chez les réalisateurs me laisse souvent perplexe. Amusant lorsqu’il est romancé ou dissimulé à l’extrême sous un voile de fiction, nécessairement intéressant lorsque le réalisateur a traversé, pour diverses raisons, une partie de la Grande Histoire qui m’intéresse, l’exercice me laisse sceptique lorsqu’il ne peut que se cramponner à sa nature nécessairement nombriliste (même s’il ne s’agit pas d’un défaut en tant que tel), même si je peux parfaitement comprendre qu’il s’agit là d’oeuvres-somme pour les intéressés. Ainsi, l’aura de chef d’oeuvre du ‘Roma’ de Alfonzo Cuarón m’avait en grande partie échappé. Pourtant, j’étais prêt à retenter l’expérience dans le cas de Paolo Sorrentino, cinéaste dont je ne parviens pas toujours à suivre les choix d’auteur : ses films me laissent parfois une impression mitigée mais leur flamboyance et leur démesure sont la garantie d’une persistance assurée dans ma mémoire. Pourtant, Sorrentino privilégie ici le simple feuilletage de l’album de photos de famille et les événements formateurs de ses années d’adolescence, la rumeur autour de l’arrivée de Diego Maradona au SSC Napoli constituant le point d’ancrage temporel du récit. Internement d’un tante nymphomane, mort accidentelle des parents, flirt douteux avec des figures mineures du milieu napolitain, péripéties familiales et premiers pas dans le monde du cinéma, Sorrentino accomode des souvenirs de jeunesse somme toute assez banaux d’une exubérance tragi-comique profondément italienne, dans une cité parthénopéenne dont il parvient à conférer aux lieux qui lui étaient alors emblématiques une aura de familiarité et de clinquant. Il n’y a plus de pose, plus de clinquant, plus de volonté de prouver à toute force qu’il est bien le Maestro du cinéma italien contemporain : il n’y a plus qu’un cinéaste étonnamment lucide, honnête et sincère sur sa genèse et dont on avait parfois oublié, derrière sa volonté d’en mettre plein la vue, qu’il est bel et bien celui qu’il prétend être.
Par un premier plan d'exposition sur Naples, Sorrentino nous immerge dans la beauté italienne et ses paysages chaleureux. La main de Dieu est splendide malgré quelques éléments sans liens avec le reste du scénario.
En effet, même si le film se disperse à plusieurs reprises, les 2h10 passent agréablement vite. Paolo Sorrentino montre son talent de réalisateur avec des panoramas et des plans d'ensemble sublimes. Avec un début de film chaleureux, excentrique, le thème s'annonce comique sinon caricatural. Les personnages hurlent, rient et vivent finalement dans cette scène du banquet. La Deuxième partie du film, qui succède le drame, est particulièrement touchante. Parsemée de détails référant au passé, elle décrit magnifiquement le deuil de Fabietto. Comme la pile jetée par Patrizia ou bien le conseil du père a son fils sur la première fois (réalisé ensuite par la baronne). L'évolution brutale du film en ces 2 phases en fait toute sa beauté. Sorrentino se raconte, mais va au delà d'un simple biopic, puisque Hand of God respire la nostalgie et l'amour de Naples. Enfin Maradona sauvant Fabietto, la main de Dieu, splendide. Ce film de deuil résumé en cette phrase dite par le protagoniste et fondamentale pour notre réalisateur : "Je n'aime plus la réalité, elle est sale". Ce qu'on aime c'est le cinéma et ça rend plus agréable nos vies.
Ansi Sorrentino renie avec sa ville natale, son passé tout en rendant hommage à Fellini.
Superbe film d'une grande délicatesse mélancolique et poétique. Quelques scènes magiques et de grands acteurs, notamment celui qui interprète Fabietto.
J'ai été tres déçu du film. Je pensais en voyant le titre qu'on allait faire une bio sur Maradona, le dieu Argentin, mais non... On a droit a cette famille avec qui je n'ai pas été du tout capté. J'ai eu du mal du début à la fin, j'ai trouvé le film long! Desolé pour ceux qui me lise je ne vais pas etre tres positif et élogieux sur ce film. J'ai mis 1 sur 5 car c'est le plus mauvais film que j'ai vu depuis pas mal de temps, mais ca reste mon avis bien entendu.