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Nadia T
6 abonnés
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3,5
Publiée le 16 mai 2026
Je crois bien que c'est le premier film de Paolo sorrentino que je vois et ça ne va sûrement pas être le dernier les images sont d'une beauté époustouflante on s'y plonge. L'histoire est belle et à la fois inattendu. Il m'a manqué un peu d'émotion pour ma part mais pour le reste à voir
Très riche, cette fausse autobiographie se scinde en deux parties à la tonalité distincte, renforçant la force du drame ainsi que ses implications. Car l'humour qui saupoudre l'oeuvre passe de la farce divertissante, de la moquerie tendre, de la comédie théâtrale à un dérivatif souffrant, à une respiration vitale, à un ersatz de joie, symbolisant la transformation d'humeur du héros (excellent Filippo Scotti). Or, celui-ci se tourne vers le cinéma dans une mise en abîme louant la force cathartique de cet art dont Paolo Sorrentino maîtrise la narration adaptant l'ambiance à son propos, sublimant sa chère Naples, soutenant l'émotion transmise par ses comédiens. Ceux-ci renforcent la densité de personnages évitant tout manichéisme, se révélant moins fous ou plus sensibles que prévus, dans une galerie de personnages fantasques, sincères, attachants - malgré des séquences à portée sexuelle justifiées mais discutables par leur radicalité. Quant à Maradona, il incarne une figure fantasmée, porteuse d'espoir, d'évasion, d'échanges (plus ou moins houleux!), sorte de modèle de réussite sur lequel peuvent être projetées les aspirations de ses tifosi. D'une douce mélancolie.
Revu pour la seconde fois, j'ai encore plus aimé qu'au premier visionnage. La poésie et la beauté de Naples, de l'italien, de la musique, la succession de l'humour puis de la dramaturgie, les deux scènes absolument mythiques spoiler: avec la baronne puis avec le réalisateur , l'évolution du personnage : j'ai toujours adoré les films coming-of-age, mais celui-là est vraiment un des meilleurs. Splendide.
Peut-être le meilleur Sorrentino. Toujours sa caméra virtuose, des plans somptueux. Et cette fois de l'humour, avec une ribambelle de personnages loufoques et attachants. Et Naples... Un sans faute.
La main de Dieu transpire la vie et le cinéma. Maradona est anecdotique puisque le réalisateur profite de sa venue à Naples dans les années 80, pour brosser une chronique familiale italienne et personnelle. Fabietto, jeune homme réservé vit dans une famille extravertie et fantaisiste. La 1ere partie du film est à son image : vibrante et truculente. Puis un drame va venir frapper Fabietto et la 2e partie devient alors plus mélancolique. Le jeune Italien traverse Naples, sublimée par le réalisateur, en avançant au gré des rencontres. Ce film est un vrai bonheur, une tranche de vie, un film somme, il comporte le cinéma transalpin et les lubbies de Sorrentino, et c'est un pur régal.
Je n'ai rien compris en vrai. Peut être pas mon style de cinéma. Certains personnages je n'ai compris prq ils étaient là, j'ai trouvé l'intrigue trop dispersée
Une douce mélancolie s'échappe des balcons de Naples. On rit beaucoup de la présentation de cette famille, de ses voisins, des passions de chacun. Malheureusement, très vite une grande lassitude survient avec la disparition de personnages secondaires. Mais la structure est imparable. Avec la volonté de brusquer et de nous entraîner précipitamment vers une triste réalité et une adolescence perdue, Paolo Sorrentino évoque les instants chers et familiaux dont on ne réalise que trop rarement la bonté les souvenirs d'une jeunesse en appuie sur son époque et sa ville natale.
On parle pas trop de Maradona dans ce film, un peu mais franchement pas suffisamment pour l’appeler « la main de Dieu » à mes yeux. Je tenais à prévenir. À part ça, excellent film, du grand Paolo Sorrentino, j’ai rien d’autre à dire.
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2,5
Publiée le 25 août 2022
Immersion dans le Naples des années 80 avec ce récit d'apprentissage d'un jeune homme qui va découvrir les bons et les mauvais côtés de la vie. Un film personnel pour Paolo Sorrentino qui évoque sa jeunesse, sa famille, son rapport au deuil, sa relation avec Diego Maradona, son amour pour le cinéma, son obsession pour l'envoutante Patrizia, etc. Un récit dispersé avec des instants de vie et des souvenirs plus qu'une vraie histoire avec une intrigue développée. De tout cela, je retiens pas mal de choses comme la beauté des premiers plans, l'amusante découverte du nouveau fiancé lors du repas de famille, la scène sur le bateau, l'arrivée de Maradona, les blagues de la mère, la tragédie, la déchirante scène à l'hôpital, etc. Il y a de vrais bons et beaux moments dans ce film avec des scènes à la fois touchantes et amusantes, mais l'ensemble m'a semblé très inégal et superficiel. Il y a tellement de choses, de personnages, de sous-intrigues que l'on s'y perd. Fabietto est attachant et les personnages hauts en couleur, mais le film est trop long et frustrant.
Le film est tous simplement un chef d'œuvres je trouve ça honteux qu'il soit si pauvrement noté. Si c'était un film français il aurait un 4,2. Je trouve que la critique française est malheureusement loin d'être impartiale.
Le film nostalgique et semi-autobiographique d'un Sorrentino assagi, à l'image du Fellini d'Amarcord, inspiration majeure de cet "È stata la mano di Dio". La mise en scène est sublime, ponctuée de savoureux instants felliniens. L'élégance ensoleillée du film, saupoudrée de fulgurances propres à son auteur, rend l'ensemble réellement agréable à suivre. Ainsi tout est inattendu et familier à la fois, imprévisible mais évident, comme la première fois qu'on se souvient...
Tout ça pour ça. Que retenir de ce film? Une tranche de vie pour le jeune Filippo Scotti entre sa mère, son père, sa tante, son frère, la ville de Naples, le football et Maradona. Cela fait beaucoup de choses. Et il semble intéressé par le cinéma (probablement des éléments autobiographiques de Paolo Sorrentino). Paolo Sorrentino aime le corps des femmes. C'est un des intérêts du film. Paolo Sorrentino a une manière d'aborder le sexe et la sexualité, de manière directe et sans détour, dans un quotidien de la vie de famille qui fait que cela ne choque pas. À noter qu'une dimension des familles italiennes manque: la religion catholique. Elle est absente du film. Ceci explique peut-être cela. L'ensemble des départements techniques sont de haut niveau: interprétation, photographie (superbe), reconstitution des années 80, décors, avec la ville de Naples et ses décors spectaculaires. Ils permettent de maintenir l'intérêt, même si l'histoire n'est pas particulièrement passionnante. Le film contient quelques plans superbes, qui donnent des images de toute beauté (par exemple, le lustre allumé sur le sol, qui produit une mémoire visuelle). Le film dégage néanmoins peu d'émotion. C'est brillant sur la forme. Mais pointe le sentiment que cela tourne à vide.