Troisième film de Sébastien Marnier après les très estimables "Irréprochable" et "L'heure de la sortie", "L'origine du mal" est un film sur l'usurpation d'identité, un film qui démarre sur les chapeaux de roue mais qui, après un premier quart d'heure brillant, se met à alterner le bon et le moins bon, avec certaines scènes inutiles ou trop longues. Rien à redire quant à la distribution avec une excellente Laure Calamy qui prend de plus en plus d'importance dans le cinéma hexagonal, Dominique Blanc toujours aussi juste, Doria Tillier aussi bonne ici dans le registre dramatique que dans le registre comédie de "La belle époque", la québécoise Suzanne Clément qu'on retrouve toujours avec plaisir, Céleste Brunnquell, découverte dans "Les éblouis" et éblouissante dans "En thérapie" et Jacques Weber. A noter que "L'origine du mal" est un film dans lequel les éléments féminins sont largement majoritaires mais qu'on ne peut s'empêcher de trouver misogyne dans la mesure où il est difficile de choisir laquelle de ces femmes a le comportement le plus détestable.
Un vrai régal des voir ces acteurs fabuleux réunis dans ce film aux rebondissements bien ficelés( jusqu'à la fin). Le scénario est bien conçu , l'image est particulièrement délicate. En revanche le rapport à la sensualité des corps est un peu rude.
Vous aimez Chabrol ? Vous avez adoré Laure Calamy, prête à tout pour s'en sortir, dans des films comme "A plein temps" ou "Une femme du monde" ? Ou peut être que ce que vous cherchez, c'est des performances d'actrices Camp, comme Bette Davis ou Joan Crawford ? Foncez, ce film est pour vous.
Jubilatoire ! Je suis allé voir ce film sans information préalable. Excellent scénario qui nous emmène de surprise en surprise, dévoilant des personnages plus tordus les uns que les autres. Le final est à la hauteur du scénario Excellente interprétation des acteurs avec une mention spéciale pour Jacques Weber
Un des meilleurs films du moment. A la manière d'un thriller, l'intrigue se déroule peu à peu, mettant en place les indices de la noirceur des personnages à commencer par l'héroïne en mal de père. Bien au delà de la confrontation de deux classes sociales, le réalisateur met en lumière l'enfer familial qui façonne et condamne ses membres à l'enfermement dans un jeu de faux semblants qui finit en violence mortelle. Les acteurs sont lumineux et inspirés, à commencer par Laure Calamy mais aussi Dominique Blanc et Jacques Weber.
Excellent thriller français, comme hélas on n'en voit pas assez. Les français savent faire; la preuve. L'histoire est bien construite. C'est bien interprété et le suspense est assez bien ménagé jusqu'au moment où on découvre le pot aux roses pour suivre le comportement des uns et des autres où finalement tout le monde trompe tout le monde et s'arrange avec la vérité.
Énervant une bonne partie du film car on ne croit pas a cette histoire et surtout a la psychologie des personnages. Puis le suspens monte en puissance dans la dernière partie du film avec une très bonne fin.
Un huis clos qui n'en ai pas un, une histoire (plutôt un mystère) digne de Joël Dickson ou d'Agatha Christie, une tournure de style entre Hitckock et Chabrol, des acteurs au top de leur rôle (Mention spéciale a Laure Calmy et Jacques Weber) bref le dernier de Sébastien Marnier (A qui l'on doit déjà l'Heure de la sortie) nous offre un petit bijou de noirceur, de suspens et d'analyse des personnages tous aussi vénéneux les uns que les autres et 125 minutes de machiavélisme .Top....
L'intrigue commence lentement, ma voisine s'est endormie ! Laure Calamy a contre emploi assure. Dominique Blanc donne bien le change dans un rôle de grande bourgeoise évanescente névrosée. Je regrette la dernière image qui signe une morale très américaine : "le crime ne paye pas". Ça gâche un scénario qui engage à tour de rôle et parfois malgré eux, tous les personnages dans une spirale perverse, immorale, criminelle. À voir.
S'il n'y avait pas les 20 dernières minutes j'aurais mis 5 étoiles. Le scénario est vertigineux et venimeux à souhaits, nous emmenons sans cesse des révélations et rebondissements qu'on ne voit pas venir. La réalisation élégante propose des plans savamment travaillés qui offrent d'autres points de vue que ceux qu'on imaginait. Casting 5 étoiles, mené par une Laure Calamy toujours surprenante et excellente et une troupe aux petits oignons : Dominique Blanc à la voix métallique et aux répliques cinglantes et Jacques Weber en bon père ogre sur les bords, Dommage donc que le film propose 3 fins et que celle choisie soit moralisatrice quand on aurait aimé que le film répande son venin jusqu'à notre sortie de la salle. Chabrol n'aurait pas fait ça, quant à de Palma, on en est encore loin. Pourquoi convoquer des références écrasantes quand il ya déjà une identité propre ?
Surprenant. Déroutant! Malsain et toxique à souhait. Certains parlent d’une satyre de société. Moi, j’ai vu la famille où chaque personnage est détestable et à la fois attachant dans sa haine qui frôle la folie. Qui manipule qui?
Très bonne intrigue et excellents jeux d'acteurs. En revanche, la remarque antisemite formulée par le personnage que joue J Weber est totalement gratuite, déplacée et choquante. Elle n'apporte rien au scénario.
Quand Sébastien Marnier nous offre du "Chabrol".... un thriller déroutant, mystérieux à souhait, qui se plie et se déplie, un régal de suspense ! Plus rien à voir avec le voyage dans les Cévennes, Laure Calamy affiche un aplomb et une déconcertante facilité - bluffante !! Rare de voir un mélange aussi osé et une palette si large de personnalités dans un seul personnage caméléon psychologique.... Quels jolis décors - cette magnifique demeure bourgeoise - le choix des meubles et tapisseries, les costumes extravertis, celui de Dominique Blanc par exemple, confèrent une ambiance style kitsch du plus bel effet... La musique participe à la mise en scène nauséabonde, par ses effets martelés agaçants. Et puis ces multi-images en incrustation mosaïque ponctuent une démarche décérébrée à double détente. Autant le personnage de Serge (Jacques Weber) apporte un écho vibrant, autant celui de George (Dora Tillier) n'apporte rien (désolé). J'ai encore apprécié la québécoise Suzanne Clément, en grande forme ! Huit clos savoureux...**!!