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Christine SALAVERT GRIZET
3 abonnés
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4,5
Publiée le 25 octobre 2025
Film très étonnant mi docufiction, très original par sa forme, les actrices se mélangent aux témoins Dans un climat de violence familiale et de rires entre femmes, les hommes ne font que passer, ils n’ont jamais le beau rôle Ce témoignage poignant sur cette mère tunisienne et ses 4 filles nous fait traverser l’histoire récente de la Tunisie , jusqu’à Daesh Instructif et triste
Film et documentaire dans la mesure où c'est une histoire réelle et que plusieurs actrices (centrales) jouent leur propre rôle. Le film apporte un éclairage (inhabituel) sur la société tunisienne : violence entre femmes (entre mère et filles, entre sœurs) et envers les femmes, pressions du groupe (sur et par les femmes elles-mêmes), changements pour les femmes à la chute de Ben Ali, rapports au corps transmis par les femmes. Le film est bien filmé, à voir
Je ne savais pas ce que j allais voir et surtout je ne savais pas que c était tiré d une histoire vraie. Le choix de la réalisatrice de mélanger film et tournage du film est un peu déroutant mais ne gêne pas la compréhension. Ce pourrait être les quatre filles du Dr March version Tunisie mais on est loin de l atmosphère anglaise du XIXème siècle. Plus le film avance et plus la tension dramatique augmente...Un film très fort...Coup de chapeau à toutes les actrices qui sont formidables...
Une belle mise en lumière d'un sujet compliqué, traité de façon originale et convaincante. Que de si beaux sourires féminins pour finalement autant de peine. Une société à repenser, libérée des contraintes patriarcales et des religions. Il va falloir une sacrée baguette magique mondiale, mais sait on jamais, un jour...
Un documentaire sur Olfa Hamrouni dont 2 de ses 4 filles ont rejoint l’Etat islamique pendant leur adolescence. Il y a énormément de passages liés à la religion, parfois difficile à comprendre. Mais c’est globalement très instructif sur l’impact de la radicalisation sur la famille.
Le film raconte l’histoire vraie d’une famille Tunisienne, une mère et ses quatre filles. Au début du film les deux aînées ont déjà disparu. La réalisatrice recrute alors deux actrices professionnelles pour leur donner vie. Une troisième actrice viendra doubler Olfa, pour les scènes les plus difficiles, un dispositif de cinéma peu conventionnel pour raconter l’histoire intime et douloureuse d’une famille. La maman Olfa et les deux plus jeunes racontent avec leurs mots. Les deux aînées écoutent, participent parfois, s’expriment-elles aussi. Les présences de Rahma et Ghofrane sont créés à l’écran pour parer les absentes. Elles sont le cœur du film, son pouls. Magnifiques jeunes femmes incarnées, dont le physique pour l’une ou la personnalité pour l’autre rappellent aux benjamines, la vie ensemble. Par des témoignages faces à la caméra, des souvenirs vécus ou imaginés, la réalisatrice remonte le fil ténu de leur histoire commune jusqu’à leurs disparitions. Se dessine alors en surimpression du récit familial, des bribes d’explications à l’improbable. Olfa Hamrouni a remué ciel et terre, et accusé les autorités tunisiennes de leurs inactions face au drame qui les a frappé. En France, le parcours de vie de ces jeunes filles, pourrait relever de la protection de l’enfance. Eya la plus jeune de la fratrie est bouleversante quand elle raconte le nouveau compagnon de leur mère. Qui las du corps d’Olfa, prenait ceux de ses filles pour assouvir son plaisir sexuel. La mère alors les accusait de le séduire. Et Eya d’ajouter le visage en larmes, qu’elle l’aimait bien. Tout est dit, et fait échos ici aux propos de Camille Kouchner dans « La Familia grande », et aux difficultés de ces sombres histoires sur la vie émotionnelle des adolescents. Le dispositif original de la réalisation de ce film-documentaire porte en lui ses propres limites mais son efficacité est là. L’histoire intime de cette fratrie de filles désunie, nous transporte dans des beaux souvenirs cinématographiques de « Virgin suicides » aux Etats-Unis de Sofia Copolla à « Mustang » de Deniz Gamze Ergüven en Turquie. Les filles d’Olfa (franco-tuniso-germano-saoudien – 110 mn) de Kaouther Ben Hania avec Olfa Hamrouni, Eya Chikhaoui, Tayssir Chikhaoui, Nour Karoui et Ichraq Matar.
Exceptionnel, j'ai ri, j'ai été très émue. Et quelle originalité ce docu fiction, et les règlements de compte en famille sont forts - pour une fois la mère n'est pas sacralisée -.
Excellent film entre le docu et la fiction, un format très approprié qui offre de beaux instant d'émotions mais aussi et surtout des moments de vérité qui n'auraient pu avoir lieu sans ce dispositif, notamment des confrontation entre les filles et leur mère, qui laissent parfois pantois. La violence n'émerge pas de nul part.
Un mélange émouvant et troublant. Ce film/documentaire poignant m’a profondément touché. Il entrelace le documentaire et la fiction avec une originalité rare, créant une forte intensité émotionnelle. J’ai particulièrement apprécié la démarche psychologique de la réalisatrice, qui remonte aux racines des traumatismes familiaux avec une grande sensibilité et subtilité.
Les illes d'Olfa : un cinéma absolument original. De Bergmann eu second degré. Mélange de fiction car il y a deux actrices, et une mise à distance, et de réalité réelle. Un équilibre incroyable entre les deux. Jamais vu un dispositif pareil filmique pareil. Sur un sujet critique : la radicalisation, les relations mère fille, ... Vive le cinéma tunisien, et la parole tunisienne, si claire, directe, subtile et cash. Le voir vitre pour ne pas le rater. Attention : film à dialogues ! C'est un film de parole.
Très intéressant de suivre de cette manière une famille et de tenter de comprendre pourquoi elle se crashe. Comme beaucoup de films , il est un peu trop long et assez fatigant car filmé en gros plans continuellement . Bref pas de quoi être optimiste !