Kev Adams a opté pour une coupe de cheveux ultra courte (genre 8 millimètres mais sans pellicules, pour un acteur de cinéma c’était bien vu !), pour porter toutes ces casquettes de co-scénariste, de producteur et d’acteur dans ce film que l’on peut qualifier de « feel good ».
Oui un film qui fait du bien, même si le thème abordé fait écho à la triste actualité des dysfonctionnements et manquements dénoncés récemment dans certaines maisons de retraite.
Quelques écarts de conduite mèneront Milann, un peu paumé, vers une petite délinquance pour finir en apprenti « auxiliaire de vie » au titre de T.I.G. auprès d’un monde étranger et qui fait sans doute peur : des personnes âgées, des séniors, des retraités, des vieux…
Dans cette crèche du 3ème âge, des pensionnaires se lient d’une improbable amitié complice qui les aide à supporter ce quotidien sordide, aussi insipides que leurs repas. Ils veulent oublier qu’ils perdent peu à peu, leur autonomie, leur dignité, leur mémoire et un jour prochain, leur vie.
Quand Milann ouvre la porte de cet établissement, c’est une tempête qui s’engouffre, mais deviendra un vent d’espoir, une bouffée d’oxygène. Ce garçon qui voulait décliner, finit par déclamer.
Un casting de choix, de grands acteurs, des pointures si je puis dire, même si pour l’heure ils ont dû chausser des pantoufles, entoure le protagoniste de ce long métrage qu’il faut voir pour un moment de rire et d’émotion et aussi pour penser à nos parents, nos anciens, ceux à qui on doit d’être là aujourd’hui.