Le Consentement
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P ow HFT
P ow HFT

3 abonnés 172 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2023
L' emprise d' un écrivain connu sur une ado de 14 ans, on découvre toutes les manoeuvres qu' il utilise pour abuser de cette jeune ado, emprise intellectuelle d' abord puis physique ensuite avec l' accord plus ou moins consenti de la maman... Rouve est quasi démoniaque, Kim Higelin impressionnante tant elle incarne une certaine naïveté puis une ferme résolution à se sortir de cette étreinte. Les images sont parfois dures à encaisser mais à priori selon les spots télévisés ça arrive en France toutes les 3 minutes... Lire le livre doit être une bonne suite.
Vianney S.
Vianney S.

26 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 octobre 2023
J'ai été voir ce film en pensant être un peu secoué, le sujet est sensible. Malheureusement je me suis fortement ennuyé. La mise en scène est sans originalité, l'image est digne d'un mauvais téléfilm de France3 et le montage manque de variation. Les scènes de sexe sont répétitives et virent pratiquement à du voyeurisme lorsqu'on nous ressert une énième fois ce corps à corps qui n'apportent rien au récit. Des longueurs et des plans redondants alors que la partie séduction passe un peu à la trappe, idem pour l'absence du père, le changement de la mère, on passe du rejet à l'acceptation totale sans nuance... les contre-plongées sur JP Rouve, sa bague, la musique, ces silences, ces citations littéraires... au bout de 10min le film s'épuise et se répète jusqu'à la fin. Autant revoir Seul Contre Tous de Gaspar Noé si on veut se questionner sur la morale avec un bon film
Hobeika Pecqueur
Hobeika Pecqueur

5 abonnés 21 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2023
a voir à tous prix surtout si on a pas lu le livre
acteur Rouve parfait
scènes sexuelles trop nombreuses mais donnent l ambiance très mal aisante du sujet
Ce film montre combien , heureusement l époque à changé en mieux ( aucun écrivain pedophille pourrait désormais publier ni passer chez l équivalent de Pivot)
J ai regretté que le générique de fin ne parle pas du changement de texte de loi sur l âge «  légal » du consentement , obtenu grâce au livre. A Voir
Ju Lay
Ju Lay

14 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 octobre 2023
Je n'ai pas vu le film...mais je trouve ça absurde de parler d'un homme pervers, qui a fait de nombreux détournements de mineurs et qui s'en vente. Quelle belle pub que vous lui faites, le cinéma.
Sex, drogue et violence. On en a pas assez dans notre monde.. Boycottez svp Jean Paul Rouves est un très bon acteur qu'on devrait voir dans des films qui le mettent en valeur. Et pas un rôle aussi merdique... Dommage qu'il l'ait accepté.
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2024
Que dire de plus sinon utiliser l'adjectif "glaçant". Je n'ai pas lu l'ouvrage dont le film est tiré mais je connais l'histoire de cet écrivain et le fait hallucinant de son impunité jusque dans les années 90 où il était accamé, reçu sur les plateaux télé sans tabou et applaudi par tous. C'est lunaire ! Et quand on sait qu'il sortait librement en public avec cette jeune fille de 13 ans, que c'était totalement connu et visible par tous, on en sort stupéfait et écoeuré. Souhaitons que ce genre d'agissements soient condamnés, même des années après.
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 novembre 2023
Il y a de ces séances de salles obscures dont on ne sort pas tout à fait indemne. Qu'il soit contemplatif, horrifié, méfiant, ignare, joyeux, vide ou encore époustouflé, le sentiment ressenti vous tiens un temps, une minute, une heure, un jour, une semaine. Et il est compliqué, c'est vrai, de rédiger une critique dans l'objectivité la plus absolue quand le sujet mis sur la table, ou plutôt projeté à l'écran, bouleverse au plus profond les fondements de son éthique morale.
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PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2023
« Le consentement », c’est le titre du récit éponyme de Vanessa Springora. C’est donc comme ça que l’auteure (et victime ?) l’a vécu. A l’écran, contraintes de l’adaptation et/ou ignorance du récit littéraire oblige, c’est plutôt une emprise qui est perçue. Il sera surtout mis au premier plan les affres de Vanessa. Le soutien dans la communauté des arts et des lettres du romancier sera peu ou insuffisamment évoqué. Ça manque finalement car c’est ça le vrai sujet puisque, au-delà de l’emprise réelle qu’elle subissait, Vanessa était bien consentante. Le spectateur restera donc sur l’impression (désagréable et nauséeuse) que toutes les clés ne lui ont pas été livrées. C’est qui s’appelle un thème tabou.
sarah9533
sarah9533

4 abonnés 115 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 octobre 2023
Incroyablement courageux, talentueusement interprété, bouleversant. Un film digne des meilleures réalisations autobiographiques tant par le jeu des acteurs que par la thématique abordée
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2023
Vanessa Springora avait treize ans à peine quand elle rencontra Gabriel Matzneff en 1986. L’année d’après, alors qu’il avait plus du triple de son âge, il en fit sa maîtresse et l’héroïne impuissante de son Journal. Trente ans plus tard, pour exorciser ses vieux démons, la jeune femme, devenue éditrice, décida à son tour de raconter cette histoire.

En janvier 2020, précédé par un parfum de scandale, Le Consentement de Vanessa Springora eut le succès qu’on sait. Elle y racontait l’emprise dont elle fut la victime à un âge où le consentement ne saurait être donné librement, dans un état de faiblesse dont son amant joua et abusa, avec la complicité tacite de la mère de Vanessa et d’un milieu littéraire et bourgeois aveuglé par les idéaux libertaires de Mai 68.

Quand j’ai appris, il y a quelques semaines, que "Le Consentement" serait porté à l’écran, j’ai été surpris, choqué, intrigué. Surpris, je n’aurais pas dû l’être ; car hélas il est désormais peu de best-sellers qui ne connaissent, dans les mois ou les années qui suivent, leur adaptation à l’écran, pariant sur le succès qu’elle récoltera auprès d’une foule de lecteurs conquis par avance. Choqué, il y avait en revanche de quoi l’être tant le sujet du "Consentement" était sulfureux et sa mise en image malaisante : la commission de classification l’a d’ailleurs interdit aux moins de douze ans, assortissant son avis d’un avertissement bâclé – « La complexité du film et la brutalité de certaines scènes à caractère sexuel sont susceptibles de heurter la sensibilité d’une jeune public non averti et non accompagné » – ce qui témoigne de ses hésitations à une interdiction plus sévère, qui n’aurait pas été injustifiée : peut-on sérieusement envisager de montrer ce film à des adolescents entre douze et seize ans ? Intrigué enfin de la façon dont la réalisatrice et ses acteurs relèveraient ce défi impossible.

Fallait-il mettre "Le Consentement" en images ? Le témoignage autobiographique de Vanessa Springora ne se suffisait-il pas à lui-même ? Quel était l’effet recherché, sinon celui de faire de l’argent sur un sujet malaisant, ou un voyeurisme malsain ? La présence de Vanessa Springora elle-même à l’affiche, qui a collaboré au scénario, est rassurante. C’est le signe que son livre ne lui a pas échappé, qu’elle a eu son mot à dire sur son adaptation. Mais c’est surtout la qualité de la réalisation et de l’interprétation qui ont achevé de me convaincre.

J’ai mis pourtant cinq jours à aller le voir, au point d’être incapable pendant ces cinq jours-là de mettre les pieds dans une salle de cinéma. Je savais que "Le Consentement" serait le film de la semaine, sinon du mois ; je savais que j’irais le voir puisque je professe, à tort ou à raison, d’aller tout voir ; je savais que ce film, qu’il me plaise ou non, si tant est que ce verbe là soit le plus adapté, susciterait un débat. Mais, tel le cheval devant l’obstacle, je renâclais, perturbé d’avance par l’effet qu’il me ferait.

Tout compte fait, je suis content d’avoir franchi l’obstacle. J’ai aimé ce film. Et je le recommande.
Mais j’accompagnerai cette recommandation de nombreuses réserves.

La principale bien sûr est le sujet du film. La pédophilie est récemment devenue le mal absolu. Celle qui est décrite ici est la plus pernicieuse qui soit, qui se cherche, comme Matzneff l’a fait dans toute son oeuvre, sa justification dans la liberté de vivre sa vie à rebours de toute morale et dans la liberté de créer. Celle surtout qui abuse de la crédibilité d’une enfant qui vit avec une force inédite la toute-puissance d’un premier amour que tout emporte. La scène du film qui m’a le plus marqué n’est pas en effet celle que l’on pourrait penser, presqu’insoutenable, de la défloration de Vanessa, mais celle qui la précède, celle où la jeune fille, étouffant de timidité et du manque de confiance en elle, explose de bonheur en lisant les lettres d’amour enflammées qui lui sont adressées. Tout en elle s’ouvre et s’éveille, sinon son corps et sa sexualité encore trop timides : elle, si réservée, mais si sensible, se sent enfin regardée et élue et tombe follement amoureuse d’un homme dont la maturité, la renommée et la sensibilité la fascinent et l’enthousiasment.

Vanessa n’a pas conscience d’être la proie d’un prédateur. L’interprétation glaçante qu’en fait Jean-Paul Rouve ne laisse place à aucune ambiguïté. C’est le principal reproche que je lui ferais après avoir salué le culot – je ne sais pas s’il faut parler de courage – d’accepter un tel rôle. Matzneff, joué par Rouve, est un être odieux, égocentrique, menteur, manipulateur. Les promesses mielleuses dont il couvre la jeune Vanessa sont les paravents transparents de la sexualité la plus brutale et la plus humiliante. On n’oubliera pas de sitôt sa calvitie, son torse épilé, ses mains couvertes de bagues et son élégance décalée.

La dernière scène, où apparaît Elodie Bouchez, clôt le film et lui donne tout son sens – comme celle, après trois mille pages, de "La Recherche". "Le Consentement" nous apparaît alors pour ce qu’il est : l’histoire d’un livre sur le point de s’écrire, d’un livre dont l’écriture prendra à son propre piège son héros écrivain autant qu’il libèrera trente ans après les faits sa victime innocente.

Il est difficile d’émettre une voix dissidente sur un sujet pareil. Je m’y essaierai néanmoins à mes risques et périls. J’adresserai au "Consentement" deux reproches. Le premier est de faire, à la place de la Justice, le procès d’un homme. On me répondra, à raison, deux choses. La première est que Matzneff est un être haïssable et indéfendable, qui s’est non seulement rendu coupable de crimes condamnables mais les a reconnus dans ses écrits et, pire, en a fait l’ignoble apologie. On me rétorquera aussi, même si ce point est moins incontestable que le premier, que, les faits étant prescrits, la Justice n’a pu faire son oeuvre et que la littérature et le cinéma sont en droit de réparer ce déni.

Le second reproche que j’adresserai au "Consentement" est d’être un film fermé. Je m’explique. Le Consentement décrit, avec une précision chirurgicale, l’emprise monstrueuse d’un homme mûr sur une adolescente. Il raconte cette manipulation et montre frontalement les actes sexuels commis par ce pédophile sur cette enfant. Gabriel Matzneff y est évidemment coupable ; Vanessa Springora en est l’évidente victime. On me rétorquera que les films sur la Shoah mettent eux aussi en présence des nazis évidemment coupables de la pire barbarie et des victimes juives évidemment innocentes. Sauf que "La Liste Schindler", par exemple, a pour héros un homme confronté à un choix : celui de se taire ou d’agir. Ici, c’est vrai, Vanessa Springora décide de ne plus se taire, prend la plume et dénonce son prédateur. Ce courage donne naissance à ce livre, permet à son auteure de se réapproprier son histoire, kidnappée par Matzneffe dans ses livres, et témoigne pour toutes les autres victimes muettes d’actes similaires. Mais, son sujet n’en reste pas moins fermé. Le Consentement ne soulève aucune question, aucun débat. Ni sur le « consentement », qui est pourtant le titre du film – comment une enfant de quatorze ans pourrait-elle consentir aux abus sexuels dont elle est la victime ? – ni sur la pédophilie unanimement odieuse et répréhensible.
eldarkstone

305 abonnés 2 407 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 octobre 2023
Un film froid, lent, sombre, et choc. s'avancant petit à petit dans l'innomable et le terrifiant. Avec des Comédiens ( mention spéciale à Jean Paul Rouve, méconnaissable) très bons.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juillet 2024
Au milieu des années 80, Vanessa Spingora entame une relation avec l’écrivain Gabriel Matzneff. Elle a tout juste 14. Son récit autobiographique déclenche, à sa sortie en janvier 2020, un petit séisme et dévoile son histoire sous l’emprise répugnante de ce pédophile autoproclamé et reconnu. Proprement bouleversant mais en deçà du livre et ne dénonçant qu’un substance l’hypocrisie du monde de l’édition et la compassion des médias, « Le Consentement » peut par contre compter sur une interprétation extrêmement forte de Kim Higelin et du courageux Jean-Paul Rouve.
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2023
Une adaptation courageuse et sans concessions. Malgre l abus de consommation de cigarettes qui n est qu une détestable facilité de mise en scène, les acteurs sont remarquablement dirigés et ce ne sont pas des rôles faciles.
ÉléonoreMadison
ÉléonoreMadison

79 abonnés 163 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2024
Vanessa est jeune et naïve, elle croit au véritable amour et pense l'avoir trouvé en rencontrant cet écrivain. Il est plus âgé et elle est encore une mineure qui ne sait pas encore décerner que ce que lui demande cet homme est mal. Ce film explique et décrit bien ce qu'est un pervers narcissique. Vanessa sera sous son emprise jusqu'à ce qu'elle découvre quelques vérités sur ce personnage qui est cet écrivain, elle va alors ouvrir les yeux et réaliser qu'elle a été manipulée. Lui continuera de crier au grand amour alors qu'il fait un abus de pouvoir sur une mineur, qu'il la trompe, qu'il l'accuse d'être hystérique et folle alors qu'elle ne l'est pas contrairement à lui. On se demande comment des maisons d'édition on pu publier ce genre d'homme écrivain. Vanessa fait bien de dénoncer son comportement et de répondre au livre qu'il a fait sur elle. On remarque pendant tout le film que cet homme n'a aucune empathie.
Thomas P.
Thomas P.

55 abonnés 77 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 novembre 2023
Très bon film sauf que le titre est trompeur. 2 sujets sont mélangés : la pédophilie et la relation toxique. Il peut certes y avoir un lien mais ils ne peuvent être bien traités que de manière distincte ou spécifique. Le personnage (très bien) joué par Jean Paul Rouves est juste odieux et pervers narcissique. Et en plus il est pédophile. Il pourrait être très sympa mais amoureux d'une femme mineure et ça poserait la question de la limite d'âge du consentement éclairé son la justice, selon la société ou selon la maturité physiologique et psychologique. Mais vu que c'est un manipulateur, ces questions ne peuvent plus être éclairées. Les acteurs jouent très bien et la réalisation est juste mais le scénario gâche ce bel ensemble. Dommage.
Arthur Guezou
Arthur Guezou

215 abonnés 1 732 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 octobre 2023
J’attendais pas vraiment ce film mais le sujet étant très important, il fallait que je visionne ce film. Malheureusement, j’ai trouvé ce film trop moyen et profondément ennuyeux. Certes, le scénario est d’une considération et la mise en scène se tient beaucoup sur le symbolisme mais la narration est trop boring et faussement intellectuelle.

La réalisation est très belle ; c’est un fait. Il y a une belle image ; peut-être que certains plans sont un peu trop cramés mais la photographie est véritablement soignée. Par ailleurs, la musique est également très belle. Par contre, le film se base énormément sur l’allégorie et la suggestion avec les dialogues et les silences. Par conséquent, je trouve que l’image peut paraître trop lassante et barbante. Malheureusement et malgré une image très soignée, je trouve que la réalisation fait la sieste.

Avant toute chose, le sujet est hyper tricky mais je trouve que le film le traite avec justesse. D’ailleurs, Jean-Paul Rouve nous offre un de ses meilleurs rôles. Par contre, j’estime que la narration m’a perdu, j’ai trouvé le film profondément chiant dans sa façon de traiter le sujet. C’est très frustrant. D’autant plus que la protagoniste est dure à caractériser : elle n’est pas très attachante malgré son background. J’ai dû mal à apprécier le récit à cause de sa narration.

J’hésite à recommander ce film car le sujet est important et il faut évidemment en parler et dénoncer ce sujet mais cela ne veut pas dire que c’est un bon film. Faites vous votre propre avis.
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