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Patricia Juinier
1 critique
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0,5
Publiée le 2 novembre 2023
Je n'ai pas du tout apprécié ce film très malsain. N'allez pas le voir. Ce film avait pour but de dénoncer la pédophilie au contraire il en fait l'apogée. Rouve est écœurant dans son rôle de cinquantenaire
Un film que j'ai aimé autant que détesté. La réalisation et la performance des acteur•ice•s étaient époustouflant. La pédocriminalité est un sujet trop peu traité, encore plus dans le domaine de la littérature ou du cinéma où tout est excusé/ banalisé. Merci Vanessa Filho pour cette adaptation et merci Vanessa Springora d'avoir transmis une part de son vécu.
A voir à absolument très bon film touchant et poignant. des acteurs formidable Seul bémol le interdit aux moins de 12 ans me paraît plus que faible je ne vous le conseille pas avant 16 ans minimum et ENCORE il y a des scènes très crues autant de sexe que de violence psychologique qui peuvent choquer
Trés bon film. Extrêmement bien joué . Il y dans un film beaucoup de tristesse et qui traite de la pédophilie. J'ai été plus sensible à la version cinématographique. Pour avoir lu le livre, je n'ai pas retrouvé tout à fait le sentiment du livre. Quand je l'ai lu, je ne pensais pas qu'il s'agissait d'une souffrance, aussi démontrée que dans le film, mais d'une histoire d'amour un peu spéciale qui avait amené l'auteure à dévoiler, après des années, une relation où elle démontrait l'emprise que pouvait avoir un adulte sur une adoscelente amoureuse et perdue. Nous ne connaissions qu'une version de l'histoire par les médias, .maintenant nous avons la version de l'auteure J'ai été touchée par le film et bravo pour l'auteure pour son courage de dire ce qu'elle a ressenti. Au moins les femmes ont la parole.
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3,5
Publiée le 19 février 2024
« J'ai fait la promesse que jamais tu ne ferais partie de mon passé. » Avec cette adaptation du livre de Vanessa Springora, Vanessa Filho ne nous accorde aucun répit, et ce dès les premiers instants avec une emprise déjà en place à peine le film débuté. Avec des mots, des regards, des sous-entendus, le prédateur a déjà pris le dessus sur sa proie, une pauvre adolescente candide et à fleur de peau qui est livrée à elle-même face à un monstre. On ne va pas refaire l'histoire, mais au-delà du caractère glauque et malsain de cette relation, la réalisatrice s'attaque aussi à cette société abjecte qui par sa permissivité a laissé cette fille et d'autres enfants entre les mains de prédateurs... "Le consentement" est évidemment un film dérangeant qui provoque du dégoût pour ce type aux gestes et aux paroles écœurantes et glaçantes. Un film juste dans son traitement pour dénoncer et montrer le mode opératoire de cette personne et le laxisme des gens. Bref, un film qui dans sa démarche est réussi avec de très convaincants Kim Higelin et Jean-Paul Rouve.
Le sujet difficile est assez bien rendu par l’interprétation de Rouve qui agit comme le gourou d’une secte dont la mère semble elle aussi être sous l’emprise. Finalement seule la fille va prendre conscience de cette emprise et en cela le film aurait gagné à s’intituler « les yeux qui s’ouvrent »
Un film qui prend à bras le corps son sujet difficile et qui ne laisse pas le spectateur indemne. A plusieurs moment j ai eu envie de détourner les yeux tellement le sentiment de malaise est présent avec cette relation qui ne devrait pas exister et qui se fait au vu et au su de tout le monde. Et pourtant oui ce film est nécessaire justement pour mettre son sujet au grand jour et sortir de la forme d inertie globale dont à profiter Matzneff sous couvert de sa culture et de son supposé talent littéraire. Reste à juger l objet filmique. Jean Paul Rouve est glaçant en jouant un prédateur calculateur. Kim Higelin donne des maux de ventre en campant avec conviction cette fille à l enfance/adolescence volée. Enfin Laeticia Casta est brillante dans le rôle de la mère, un rôle très ambiguë. Si le film est nécessaire il n a pas la puissance de l écrit de Vanessa Springora qui a choisi les mots pour les retourner contre son bourreau.
Adapté du livre autobiographique de Vanessa Springora, un récit malaisant comme jamais (mais nécessaire) qui démontre cliniquement les mécanismes d’emprise et de manipulation du prédateur sur sa jeune proie, porté par l’interprétation bouleversante de Kim Higelin face à un Jean-Paul Rouve glaçant.
Au-delà de la performance exceptionnelle de Jean-Paul Rouve, parfait dans la peau de ce personnage audieux, et de la prometteuse Kim Higelin, le film est tout de même particulièrement dérangeant, notamment dans sa manière de montrer les scènes de sexe. Il décrit parfaitement les mécanismes de l'emprise mais il est difficile à apprécier à sa juste valeur tant il donne la nausée.
Représenter et interpréter le monstre en ne justifiant jamais son attitude mais en le rendant suffisamment attirant pour rendre crédible le contrôle qu’il exerce sur ses victimes est un défi à moitié relevé par Jean-Paul Rouve. Le choix de faire s’exprimer l’auteur pédophile d’une façon très littéraire, comme il pourrait s’exprimer dans ses ouvrages nauséabonds, ne l’aide pas non plus. Adaptant le récit de Vanessa Springora, Vanessa Filho s’intéresse davantage à la victime et sur ce plan il est davantage réussi.
Film assez lent , acteurs correct mais sans plus donc meme si le sujet est fort , le film lui n'arrive pas a entrer vraiment en empathie avec la jeune fille , ni détester le prédateur , un comble.
Le film Le Consentement est le parfait prolongement de l’œuvre de Vanesssa Springora, il a également l’avantage de pouvoir toucher plus de monde. Parce que c’est bien là l’important, en parler, que ça se sache, que ce type de relation ignoble (et illégale) cessent, bien que cela paraisse utopique. Bien sûr le portrait psychologique de Vanessa est moins percutant que dans son livre, le support n’ayant nul autre pareil pour entrer dans les détails mais cette adaptation nauséabonde fait très bien le job. C’est dur à regarder et c’est ce qu’il faut mais le plus difficile réside tout de même dans l’entourage, ce monstre de Madzneff étant encensé partout où il passe et absout de tout péché de par son statut d’intellectuel reconnu. C’est immonde et ça l’est d’autant plus lorsque Jean Paul Rouve livre une interprétation glaçante, la jeune Kim Higelin n’est pas en reste, loin de là, avec une prestation de haut vol. On ne va pas s’attarder sur l’aspect formel du film, somme toute très classique mais on retiendra forcément le fond avec un questionnement permanent sur une époque (notamment) plus ou moins révolue. C’est à voir, notamment pour flemmards de la lecture.
Très bizarre de voir Jean-Paul Rouve dans un tel rôle. Certaines scènes au lit sont assez malaisantes mais je pense que c'est l'effet recherché, et c'est donc réussi. Témoignage glaçant et écoeurant.
Le sujet est évidemment extrêmemement sensible, celui d'abord de l'emprise psychologique, de la culpabilité et enfin de la pédophilie destructrice. Cette étude de mœurs, adaptation d'un récit autobiographique, est bercée de littérature classique, d'une écriture de grande qualité, d'un climat trouble. Inévitablement, le métrage véhicule un sentiment de malaise permanent chez le spectateur. Un personnage ambiguë incarné par L. Casta et un choix artistique courageux pour J. P. Rouve.
Le film retrace la relation et l'emprise d'un homme lettré de 50 ans sur une jeune ado. On sait l'histoire vraie, tirée du livre de Vanessa Spingora. Le film n'offre pas de recul sur son histoire se déroulant au milieu des années 80, mais nous fait témoin d'une relation forcement en faveur de l'adulte. On est pris dans l'histoire, par la force de l'histoire, on comprend que l'héroïne, au père totalement absent, succombe au charme vénéneux et manipulateur d'un homme plus âgé, mais on aurait la voir plus longtemps à l'âge adulte avec les conflits qu'elle affronte. Plutôt réussi, et avec deux bons acteurs, Kim Higelin en ado rêveuse, et Jean Paul Rouve en prédateur, conforté par un milieu parisien déconnecté