Le Consentement
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Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 janvier 2024
Le Consentement de Vanessa Springora est un livre qui a brisé l’impunité dont bénéficiait Gabriel Matzneff depuis des décennies. Il était donc assez inévitable que ce témoignage soit adapté au cinéma. Vanessa Filho réussit à retranscrire la passion destructrice d’une adolescente pour un pédophile manipulateur protégé par les élites au nom de son talent littéraire. Si on peut trouver au début la photographie un peu terne, la cinéaste nous fait ressentir une oppression de plus en plus grande et réussit à faire comprendre la notion d’emprise en montrant comment le consentement apparent d’une personne peut être en fait la conséquence d’un abus de faiblesse. Si Le Consentement dans sa version cinématographique est une vraie réussite, c’est aussi, en plus de son récit extrêmement fort, grâce au fait que la réalisatrice se permet un vrai travail visuel et dirige parfaitement ses comédiens. Laetitia Casta est excellente en mère rejetant en premier lieu la relation de sa fille adolescente avec un homme d’âge mûr et évoluant petit à petit vers une position beaucoup plus ambiguë et on apprécie de retrouver Élodie Bouchez dans les dernières minutes mais c’est surtout Jean-Paul Rouve et Kim Higelin qui monopolisent tous les regards. Le premier, acteur habituellement sympathique, est ici incroyablement glaçant de perversion (peut-être un peu trop pour que l’on puisse comprendre la fascination qu’il exerce dans un premier temps sur Vanessa Springora) et la seconde retranscrit à merveille la fragilité affective d’une adolescente et, paraissant plus jeune que son véritable âge (elle a une vingtaine d’années au moment du tournage), est tout à fait crédible en jeune fille de 14 ans qui grandit au fur et à mesure du film jusqu’à son entrée dans la majorité. Le Consentement est donc à la fois un vrai film de cinéma et une œuvre essentielle pour aborder un sujet brulant d’actualité.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2026
« Le Consentement » est un film dérangeant qui explore avec force les mécanismes de l’emprise et l’aveuglement collectif ayant entouré Gabriel Matzneff, spoiler: un horrible prédateur sexuel pédophile de surcroît.
Malgré une mise en scène parfois froide et par trop démonstrative pouvant dérouter, l’œuvre gagne en intensité au fil des minutes jusqu’à devenir profondément glaçante. Jean-Paul Rouve, dans un rôle à total contre-emploi, livre une interprétation remarquable et inquiétante de l’écrivain semblant agir en toute impunité, tandis que Kim Higelin incarne avec conviction une adolescente progressivement dépossédée d’elle-même. Notons également que Laëtitia Casta, spoiler: en maman alcoolique et dépassée par les événements,
est également très crédible. Plus qu’un simple récit, le film dénonce le silence et la complaisance d’une époque. Une œuvre difficile à regarder par le thème délicat et dur qu'elle propose, mais difficile à oublier.
m_queen
m_queen

251 abonnés 1 243 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2023
Malgré la très belle interprétation ddede Jean Paul Rouve avec ce rôle pas facile, j'ai trouvé le film un peu lent et de ce fait un peu long. Il soulève le douloureux problème de l'emprise...
Math719
Math719

229 abonnés 891 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2023
Un film très malaisant et assez horrible, d’un point de vue psychologique. Les acteurs sont tout simplement géniaux, comment arriver à être aussi proche du réel dans un film comme celui là, avec un sujet aussi sensible. Je comprend que Jean-Paul Rouve est ai eu honte de jouer ce rôle, c’est tout simplement horrible ce que fait cet homme. Marquant et éprouvant un film choc !
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juillet 2024
AMOURS DECOMPOSES. Le pire est toujours certain. L'ogre et la proie, la brûlure et le pouvoir. Je suis ta mémoire. En manque de (re)père, le piège se referme comme le feu mêlé d'aromates. Ce qui est beau est moral, ma gueule d'ange. Denise Bombardier n'a pas aimé.
Ashitaka3
Ashitaka3

129 abonnés 1 233 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 août 2024
Un film dur, opaque, aux contours sordides, avec une mise en scène léchée qui présente des détails visuels crus tout en oubliant le spectateur qui se retrouve, à ses dépens, voyeuriste et témoin. Devant de tels crimes représentés, le scénario et la mise en scène auraient dû s'employer à être moins pénibles. Le non-dit ou le hors-champs auraient alors pu aider à faire passer le message. Le potentiel était énorme avec ce casting parfait, un Jean Paul Rouve à contre-emploi, totalement déstabilisant et Kim Higelin qui déploie toute sa palette d'émotions pour époustoufler en tant qu'actrice. Dommage.
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 000 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2024
Que le film soit nécessaire pour parler de ces écrivains / réalisateurs qui ont eu de façon ouverte des relations toxiques avec des adolescentes, profitant de leur pouvoir, c’est indéniable, mettre une tarte à Gabriel Matzneff est une obligation et merci pour là, mais aller à ce niveau de malaisance dans les scènes de nus est une question ouverte. Interprétation impeccable de Kim Higelin en adolescente détruite par l’amour et la culpabilité.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 mai 2024
Evidemment, c’est un film malfaisant et peu me chaut de savoir si le film en montre plus que le livre. Quelque part, tant mieux. Le cinéma a sa propre interprétation, à son propre point de vue.
Je n’y vois donc aucune complaisance dans ce que Vanessa Filho me propose. Par contre, Vanessa Filho a réussi à me secouer avec ce personnage débectant qu’est cet écrivain Gabriel Matzneff.

Ce qui est encore plus impensable, c’est cette liberté de laisser faire dans le milieu littéraire.
A bien y regarder, dans tous les milieux artistiques. Ça semblait être la norme dans ces milieux. Une norme qui remontait à encore beaucoup plus loin dans le temps. Ce qui ne veut pas dire pour autant, que les jeunes filles aux bras de ces artistes (ou hommes politiques, aristocrates) n’étaient pas victimes.
Mais l’étaient-elles vraiment toutes ?

En effet se pose la question inévitable : « Comment admettre qu’on a été abusée, quand on ne peut nier avoir été consentante ? »
Ce serait trop long à développer, à argumenter, contre-argumenter, opposer certitude et doute, compréhension et jugement.

Peut-on raisonnablement parler d’abus pour la jeune Vanessa Springora ?
Les assiduités de Gabriel Matzneff sont épistolaires dans un premier temps. Il flatte sa beauté, son caractère, son intelligence précoce pour une ado de 14 ans.
Etait-elle vraiment fragile ? Ou plutôt, ces lettres ont-elles fini par la fragiliser ? Auquel cas, elle succombe à un abus.
Ou plutôt, lasse de fatigue, tel un animal poursuivit par un prédateur, elle finit par tomber sous ses griffes.
Le prédateur sexuel Gabriel Matzneff se tenait à distance. Tant qu’il était à distance, Vanessa ne paraissait courir aucun risque. Et encore moins tant qu’elle gardait le silence, c’est-à-dire ne pas répondre aux lettres de Gabriel Matzneff.
Mais là encore, peut-on parler de risque ?
Peut-on imaginer que l’écrivain aurait fini par lui bondir dessus ?

A partir du moment, où elle accepte de le rencontrer sans la moindre animosité, c’est-à-dire sans lui reprocher son attitude de vouloir séduire une ado, n’est-ce pas un pas vers le consentement ?
Ah me direz-vous, on peut très bien rencontrer l’écrivain, lui parler de ses lettres et d’autres choses comme l’amour sans pour autant y voir un consentement. Cela reviendrait à dire que toute femme qui accepte de passer une journée avec un homme serait synonyme de coucherie !
Ben non, bien sûr.

Tel que le film me le présente (j’insiste car je ne peux parler du livre), Vanessa est pleinement consentante dans un premier temps. Elle le revendique auprès de sa mère : elle aime Gabriel Matzneff, point barre !
Se pose la question morale et parentale de la mère envers sa fille. Non seulement, elle savait que l’écrivain était reconnu comme pédophile, mais elle abdique rapidement devant la conviction et la détermination de sa fille.
Peut-on parler de consentement résigné chez la mère de Vanessa, comme chez le père de Judith Godrèche ? Car les deux parents consentent à ce que leur fille mineure fréquente un homme qui pourrait être leur père.

A ce propos, quel sens avait ce mot « pédophile » dans la société française des années 80 (et bien avant) ? Gabriel Matzneff s’affichant avec de jeunes filles faisait les choux gras de la Presse, des médias et du milieu littéraire.
Voilà le sens de pédophile dans ces années-là : un séducteur de jeunes filles consentantes évidemment !
On devait s’en formaliser sous cape mais pas publiquement.
Une des invités de Bernard Pivot (excusez-moi, je n’ai pas retenu son nom) dans l’émission « Apostrophe » paraissait la seule sur le plateau à s’indigner de cette relation. Une indignation qui semblait faire sourire.

Quel est le point de bascule pour Vanessa qui lui a permis de prendre conscience de sa situation ? Lire le fameux livre, que je me garderai de nommer, à couverture rouge dans lequel l’écrivain se vante d’avoir eu de nombreuses relations sexuelles avec des enfants des deux sexes lors d’un voyage en Asie ?
Ce livre qu’on lui interdit de lire dans une librairie, livre qu’elle retrouve dans l’appartement de Gabriel Matzneff.

Moi qui ne voulais pas trop m’épancher, je pose encore trop de questions qui m’évitent cependant de porter un jugement définitif sur ces jeunes filles et en particulier sur Vanessa Springora.

Vanessa est une ado qui a dérapé ; aussi intelligente soit-elle, elle a fait preuve de naïveté parce qu’elle ne connaît pas la vie et encore moins les jeux de l'amour. La vie ne se vit pas dans la littérature. L’amour qu’elle a porté pour Gabriel Matzneff était sincère, je n’en doute pas. Ce qui dédouane malheureusement Gabriel Matzneff !
Seulement, si on peut dédouaner Vanessa, il est quand difficile de dédouaner Gabriel Matzneff. Certes, Vanessa lui est tombée dans les mains comme un fruit mûr, mais il avait conscience que cette relation était inappropriée ; la preuve avec la visite de la brigade des mineurs à son appartement, la preuve en invitant Vanessa à ne plus se voir à l’appartement mais dans une chambre d’hôtel. Il avait conscience que cette relation était passible de prison.

Pour en revenir au film de Vanessa Filho, les lettres lues en voix off, voix de velours malaisante de Gabriel Matzneff, le trouble de Vanessa, le visage de l’acteur Jean-Paul Rouve qui donne ses traits à Gabriel Matzneff, chauve, laissant apparaitre des oreilles écartées, les yeux cachés derrière des lunettes de soleil, sa façon d’envelopper le corps de Vanessa pour la première fois me renvoie à la figure de Nosferatu. Tel un vampire, Gabriel Matzneff a envoûté à distance Vanessa avec ses lettres qu’elle lisait en entendant la voix du vampire Matzneff.
Dans ce cas, on ne peut parler de consentement mais d’envoûtement.
Remarquable interprétation de Jean-Paul Rouve et de Kim Higelin.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 novembre 2023
De Vanessa Filho (2023).
Un choc dérangeant mais combien salutaire !
L'histoire tout d'abord vraie et glaçante . L'histoire d'une emprise toxique faite de manipulation et de duperie pour arriver à des fins inavouables d'abus sur enfant de moins de quinze ans. La force du film est qu'il n'y a pas de jugement, juste une imbrication des faits et la diabolique machine de l'engrenage toxique dans laquelle va tombe la jeune fille. D'emblée Jean-Paul Rouve est exceptionnel et témoigne de son grans talent d'acteur de pouvoir jouer ce genre de rôle à 100 lieues de certains de ses films. Kim Higelin est remarquable entre innocence et candeur campant à merveille cette jeune fille à qui on veut luis faire accepter sa féminité épanouie. Tout l'engrenage de cette emprise toxique et sexuelle est montré avec brio tant même en spectateur on ne s'en rend pas nécessairement compte . On suit avec une certaine appréhension la descente aux enfers de cette jeune proie puisque c'est une proie comme les autres ! Laetitia Casta en mère perdue , ne sachant comment réagir tant elle a fait preuve sinon d'un manque de discernement presque d'une certaine complicité d'accéder à une certaine caste, celle des lettrés , des élites et des puissants. En cela elle joue admirablement le rôle de cette mère complètement dépassée par ce qui pourrait apparaitre comme un abandon ! Mais il y a un autre aspect que le film montre bien et qui peut provoquer une certaine sidération ! Et pourtant ! Oh combien une certaine caste des puissants, des sachants s'est vue longtemps protégée de cette impunité liée à leur rang. Le film montre très bien cet aspect des choses et renvoie a ce que l'on acceptait ou niait il n'y a pas si longtemps que cela. Le film est un choc , et même si le film est dérangeant , il est salutaire !
sylounette
sylounette

59 abonnés 243 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2023
Le portrait de Gabriel Maztneff est glaçant - une interprétation magistrale de JP Rouve ! A se demander comment on peut ressortir d'un tel rôle ..
Très fidèle au livre, on retrouve bien cette emprise malsaine de cet adulte nauséabond sur une mineure..
Le film met également en exergue la "bien pensance" de l'époque qui glorifiait un pédophile notoire et ses livres..
Il était alors de bon ton de trouver "vivifiant" ces relations avec des jeunes filles.
Le rôle de la mère aussi... qui veut protéger sa fille au départ et qui est ensuite fière de cette relation et qui n'accepte pas la fin de cette histoire alors que sa fille a enfin eu le courage de s'extraire des griffes de Maztneff..
Kubrock68
Kubrock68

57 abonnés 1 348 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2024
Une jeune fille de 13 ans tombe sous le charme d'un écrivain connu de 50 ans. Tiré d'une histoire vraie, le film montre avec détails le mécanisme sournois et redoutable du faux consentement. Les acteurs sont prodigieux, Rouve en particulier avec un rôle très difficile. Si l'abandon des parents (père absent et mère dépassée) est montré explicitement, l'entourage reste étonnement discret. L'intervention de Denise Bombardier à "Apostrophe" reste exceptionnelle, tout est dit sans notes et face à Matzneff. Un film courageux et délicat.
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 765 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 octobre 2023
Je n'ai pas lu le livre, mais après avoir vu le film Manipulation ou l'emprise me semble un titre plus juste. Je ne sais pas quoi penser de ce film, d'un coté il est extrêmement bien mise en scène, sauf les 20 dernières minutes brouillones, Jean-Paul Rouge a trouvé son Monsieur Hire et la jeune Higelin arrivé à nous faire ressentir son malaise dans les scènes intimes essentielles dans ce film, et d'un autre côté on ne sait pas trop ce qu'il veut dénoncer, la pédophilie ou l'emprise d'un adulte sur une jeune fille ?
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 novembre 2025
“Le Consentement” nous plonge dans le portrait glaçant de Gabriel Maztneff, écrivain controversé et prédateur sexuel. Jean-Paul Rouve livre une performance admirable dans le rôle de cet écrivain pédophile et manipulateur. Le film s’inspire du poignant récit autobiographique de Vanessa Springora.

L’intrigue se concentre sur la relation tumultueuse qu’elle a vécue avec Maztneff, alors qu’elle n’avait que 14 ans et lui, 50. Ce film est véritablement dérangeant, révélant avec force la manipulation machiavélique dont elle a été victime. On ressent pleinement la façon dont il détruit psychologiquement Vanessa, lui volant son adolescence et sa liberté.

Les performances des acteurs sont remarquables, et la mise en scène est globalement réussie. Cependant, j’ai trouvé certains passages un peu répétitifs, ce qui a légèrement freiné le rythme du film. Malgré cela, “Le Consentement” reste une œuvre qui mérite d’être vue. 7/10
Jean-Jacques FERNANDEZ
Jean-Jacques FERNANDEZ

40 abonnés 260 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2024
Un film génant, glacial et pourtant tellement nécessaire...Étonnant qu'il ait fallut autant de temps pour exposer au grand jour de telles perversions nauséabondes malheureusement tolérées dans les hautes sphères intellectuelles de notre société. Magnifique performance de J.P Rouve...A voir et à montrer partout...
Henry Jones Jr.
Henry Jones Jr.

38 abonnés 212 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juillet 2024
On ne peut sortir indemne d'un film comme le consentement. Un rouleau compresseur qui met des images sur la douleur. Un film qui détaille la mécanique de la manipulation d'un pédocriminel multirécidiviste et de son emprise sur une enfant de 14 ans, le tout sous le feu des projecteurs et de la complaisance quasi générale.
Le film réussit à mettre en scène le narcissisme exacerbé d'un homme âgé, n'ayant de cesse de se victimiser et de manipuler ses proies avec sa réputation, sa prose et sa gestuelle si caractéristique. Un grand Jean-Paul Rouve, complètement habité et conscient que ce rôle ne pourrait lui attirer aucune compassion, juste de la haine et du dégoût. Et que dire de l'actrice principale, Kim Higelin, dans un rôle éprouvant, véritable caméléon interprétant une jeune femme de tantôt 14 ans, tantôt 15, tantôt 18, brillante de justesse et de sensibilité.

On peut d'ailleurs remarquer l'ambivalence du point de vue, le film choisissant la voix d'un Matzneff en off, mais se concentrant sur le seul point de vue de la victime, renforçant ainsi sa solitude.

Poignant. Un grand bravo à Vanessa Filho pour cette superbe adaptation. On se sent anéanti par cette histoire qui reste malheureusement encore d'actualité.
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