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Jasmine nicaud
2 abonnés
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4,5
Publiée le 17 août 2025
j'avais lu le livre mais le film est meilleur. les interprétations sont extraordinaires...on ressent parfaitement l'emprise et la perdition. après 1968, la liberté sexuelle et l'apprentissage de l'amour à des enfants n'étaient pas repoussés par la presse, les intellectuels, et les plateaux télé....on admirait l'écrivain qui affichait et écrivait sa pédophilie avec les jeunes enfants et on admirait son talent de pervers sans se soucier de l'intérêt et de l'avenir de ces enfants abusés.... combien s'en sortiront ?... la prestation de Rouve est malaisante, compliquée et extraordinaire... quel rôle si difficile à jouer et il le fait merveilleusement bien.. j'ai adoré
Le film est l'adaptation cinématographique du livre de Vanessa Spingora, ancienne victime du célèbre écrivain ouvertement pédophile, Gabriel Matzneff. Jean-Paul Rouve et Kim Higelin jouent à la perfection leurs rôles. Le Consentement est un film révoltant, qui ne cache pas la complaisance des pairs de Matzneff, et des intellectuels en général des années des années 80 et avant. C'est un film qui choque et qui révolte, mais qui montre la sombre réalité d'une personnalité protégé par sa notoriété mais qui a fait de nombreuses victimes au court de sa vie.
Le portrait de Gabriel Maztneff, incarné par Jean Paul Rouve, est véritablement perturbant. L’acteur lui-même a confié lors d’une interview qu’il ressentait une profonde inconfort lorsqu’il retrouvait sa vie quotidienne après avoir incarné ce personnage toute la journée. Et comment ne pas le comprendre ? Le spectateur est happé par cette manipulation subtile, semblable à ce qu’a vécu V. Springora. Il est difficile d’imaginer que quiconque puisse échapper à l’emprise exercée par l’acteur tout au long du film. La réalisatrice a judicieusement choisi de se concentrer sur des plans rapprochés, accentuant ainsi l’impression oppressante de ne pas pouvoir s’évader. Un film qui laisse une empreinte indélébile.
Un film dur, opaque, aux contours sordides, avec une mise en scène léchée qui présente des détails visuels crus tout en oubliant le spectateur qui se retrouve, à ses dépens, voyeuriste et témoin. Devant de tels crimes représentés, le scénario et la mise en scène auraient dû s'employer à être moins pénibles. Le non-dit ou le hors-champs auraient alors pu aider à faire passer le message. Le potentiel était énorme avec ce casting parfait, un Jean Paul Rouve à contre-emploi, totalement déstabilisant et Kim Higelin qui déploie toute sa palette d'émotions pour époustoufler en tant qu'actrice. Dommage.
Film dérangeant. Jean Paul Rouve glaçant. On ressent bien la pression du personnage féminin. Elle retranscrit parfaitement l’emprise, ses emotions. C est un tres bon film. Mais faut s accrocher. Il y a des scènes osées. Ça parait irréel qu on ait pu laisser un homme faire et tenir des propos de la sorte.
Adapté du livre autobiographique de Vanessa Springora, un récit malaisant comme jamais (mais nécessaire) qui démontre cliniquement les mécanismes d’emprise et de manipulation du prédateur sur sa jeune proie, porté par l’interprétation bouleversante de Kim Higelin face à un Jean-Paul Rouve glaçant.
Hormis la prestation remarquable de Rouvre , ce film ne vaut pas le détour de s'y attarder. Trop de longueur , trop de voyeurisme. Il aurait été plus intéressant de s’intéresser à la psychologie des personnages eu aux jeux de séduction.
Un Jean Paul Rouve méconnaissable, parfait dans le rôle de ce personnage détestable. On sens un malaise tout au long de ce film. Important de le montrer à un maximum de jeunes filles.
Bien sûr les bonnes âmes vont juger la douloureuse histoire de la narratrice, issue de son livre. Mais si l'on s'attache au film, à la réalisation et à l'interprétation, on ne peut pas dire qu'on soit emballé par ces plans fixes de l'actrice principale en train d'exprimer tantôt la douleur, tantôt la sidération, tantôt le dégoût (de soi et de l'autre). Une actrice qui ne m'a pas convaincu, ne serait-ce que par la faiblesse de sa voix voilée, souvent masquée par les bruits ambiants ou une autre voix. La version JP Rouve de Matzneff est plus intéressante, sans doute plus inquiétante que la réalité qui devait être plus charmeuse.
Un film génant, glacial et pourtant tellement nécessaire...Étonnant qu'il ait fallut autant de temps pour exposer au grand jour de telles perversions nauséabondes malheureusement tolérées dans les hautes sphères intellectuelles de notre société. Magnifique performance de J.P Rouve...A voir et à montrer partout...
Au milieu des années 80, Vanessa Spingora entame une relation avec l’écrivain Gabriel Matzneff. Elle a tout juste 14. Son récit autobiographique déclenche, à sa sortie en janvier 2020, un petit séisme et dévoile son histoire sous l’emprise répugnante de ce pédophile autoproclamé et reconnu. Proprement bouleversant mais en deçà du livre et ne dénonçant qu’un substance l’hypocrisie du monde de l’édition et la compassion des médias, « Le Consentement » peut par contre compter sur une interprétation extrêmement forte de Kim Higelin et du courageux Jean-Paul Rouve.
On ne peut sortir indemne d'un film comme le consentement. Un rouleau compresseur qui met des images sur la douleur. Un film qui détaille la mécanique de la manipulation d'un pédocriminel multirécidiviste et de son emprise sur une enfant de 14 ans, le tout sous le feu des projecteurs et de la complaisance quasi générale. Le film réussit à mettre en scène le narcissisme exacerbé d'un homme âgé, n'ayant de cesse de se victimiser et de manipuler ses proies avec sa réputation, sa prose et sa gestuelle si caractéristique. Un grand Jean-Paul Rouve, complètement habité et conscient que ce rôle ne pourrait lui attirer aucune compassion, juste de la haine et du dégoût. Et que dire de l'actrice principale, Kim Higelin, dans un rôle éprouvant, véritable caméléon interprétant une jeune femme de tantôt 14 ans, tantôt 15, tantôt 18, brillante de justesse et de sensibilité.
On peut d'ailleurs remarquer l'ambivalence du point de vue, le film choisissant la voix d'un Matzneff en off, mais se concentrant sur le seul point de vue de la victime, renforçant ainsi sa solitude.
Poignant. Un grand bravo à Vanessa Filho pour cette superbe adaptation. On se sent anéanti par cette histoire qui reste malheureusement encore d'actualité.
Je n’ai pas lu le livre, mais je le ferai. Ce film est une vraie claque et Kim Higelin est surprenante, une interprétation exceptionnelle. Un film qui montre le vrai visage de cet écrivain pédophile, et crée un immense sentiment de révolte. Incroyable que ses romans faisant l’apologie de la pédophilie aient pu être publiés. Le film montre bien l’emprise de cet homme sur cette jeune fille, la souffrance de celle-ci, dans un monde où ce type d’individu est non seulement accepté mais acclamé en tant qu’ écrivain. Bravo à la réalisatrice du film et à Vanessa Springora qui a eu la force d’écrire son histoire et de dénoncer ce qu’elle et d’autres mineurs ont subi. Un film prenant et très réussi et une fin magistrale
AMOURS DECOMPOSES. Le pire est toujours certain. L'ogre et la proie, la brûlure et le pouvoir. Je suis ta mémoire. En manque de (re)père, le piège se referme comme le feu mêlé d'aromates. Ce qui est beau est moral, ma gueule d'ange. Denise Bombardier n'a pas aimé.
Que dire de plus sinon utiliser l'adjectif "glaçant". Je n'ai pas lu l'ouvrage dont le film est tiré mais je connais l'histoire de cet écrivain et le fait hallucinant de son impunité jusque dans les années 90 où il était accamé, reçu sur les plateaux télé sans tabou et applaudi par tous. C'est lunaire ! Et quand on sait qu'il sortait librement en public avec cette jeune fille de 13 ans, que c'était totalement connu et visible par tous, on en sort stupéfait et écoeuré. Souhaitons que ce genre d'agissements soient condamnés, même des années après.