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Vinz1
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4,0
Publiée le 10 juin 2026
« Le Consentement » est un film dérangeant qui explore avec force les mécanismes de l’emprise et l’aveuglement collectif ayant entouré Gabriel Matzneff, spoiler: un horrible prédateur sexuel pédophile de surcroît. Malgré une mise en scène parfois froide et par trop démonstrative pouvant dérouter, l’œuvre gagne en intensité au fil des minutes jusqu’à devenir profondément glaçante. Jean-Paul Rouve, dans un rôle à total contre-emploi, livre une interprétation remarquable et inquiétante de l’écrivain semblant agir en toute impunité, tandis que Kim Higelin incarne avec conviction une adolescente progressivement dépossédée d’elle-même. Notons également que Laëtitia Casta, spoiler: en maman alcoolique et dépassée par les événements, est également très crédible. Plus qu’un simple récit, le film dénonce le silence et la complaisance d’une époque. Une œuvre difficile à regarder par le thème délicat et dur qu'elle propose, mais difficile à oublier.
Je salue haut et fort les acteurs! Le film est quasi insoutenable, c'est excellemment interprété! On y est, on frissonne, nos poils se dressent, on déteste l'écrivain, la mère.... Franchement, le sujet est hypra difficile, et vraiment quelles interprétations! !!! Bravo
Difficile de voir autre chose qu’un film lourd et démonstratif, plombé par une mise en scène plate et scolaire qui aligne les scènes comme un dossier à charge, dans une ambiance sombre et pesante cherchant constamment à manipuler l’émotion du spectateur plutôt qu’à la faire naître naturellement. Les acteurs semblent enfermés dans des fonctions figées, et même Jean-Paul Rouve paraît réduit à une caricature monolithique, sans respiration ni nuance, ce qui empêche toute complexité humaine d’exister à l’écran. Le film adopte en plus un présentisme appuyé, jugeant les années 80 avec les lunettes morales de 2023 sans véritable effort pour comprendre le contexte, les contradictions ou l’atmosphère de l’époque, comme si tout devait être simplifié pour coller à une lecture contemporaine prête à l’emploi. On a davantage l’impression d’assister à un réquisitoire judiciaire ou à une étude clinique médicalisée qu’à une œuvre de cinéma, tant le récit semble vouloir démontrer, classer et condamner plutôt que regarder et questionner. À force de vouloir délivrer une leçon et flatter une panique morale déjà installée, le film écrase toute ambiguïté, toute humanité, et finit par ressembler à un objet didactique froid, sans souffle ni regard, où l’émotion est forcée et la réflexion prémacher. Pour des raisons techniques c'est mais sinon c'est un zéro pointé. Je déconseille.
Ce film fait partie des films dont on se souvient toute sa vie. C’est une claque qui nous marque pour toujours. Très bien tourné avec des jeux d’acteurs à couper le souffle.
Alors tout d'abord je déconseille ce film aux âmes sensibles , une histoire glaçante voire insoutenable Kim Higelin et Jean-Paul Rouve joue a la perfection j'ai beaucoup aimé
Evoquant l’emprise d’un écrivain quinquagénaire connu pour ses penchants sexuels envers les enfants sur une adolescente « Le Consentement » est une œuvre dérangeante mais qui n’a jamais su dépasser le médium littéraire qu’elle adapte pour un faire un véritable objet cinématographique. Ainsi la réalisation atone hésite entre une fausse pudeur et une approche frontale de son sujet, multipliant les errements de style. L’interprétation légèrement outrancière bien que déstabilisante de Jean-Paul Rouve dans la peau de cet auteur prédateur est un atout face à la fragile Kim Higelin épatante de justesse. La qualité du casting demeure donc le seul atout d’un film passant à côté de son sujet.
“Le Consentement” nous plonge dans le portrait glaçant de Gabriel Maztneff, écrivain controversé et prédateur sexuel. Jean-Paul Rouve livre une performance admirable dans le rôle de cet écrivain pédophile et manipulateur. Le film s’inspire du poignant récit autobiographique de Vanessa Springora.
L’intrigue se concentre sur la relation tumultueuse qu’elle a vécue avec Maztneff, alors qu’elle n’avait que 14 ans et lui, 50. Ce film est véritablement dérangeant, révélant avec force la manipulation machiavélique dont elle a été victime. On ressent pleinement la façon dont il détruit psychologiquement Vanessa, lui volant son adolescence et sa liberté.
Les performances des acteurs sont remarquables, et la mise en scène est globalement réussie. Cependant, j’ai trouvé certains passages un peu répétitifs, ce qui a légèrement freiné le rythme du film. Malgré cela, “Le Consentement” reste une œuvre qui mérite d’être vue. 7/10
Un film dérangeant mais nécessaire. Il faut avoir le coeur bien accroché, j'en ai eu la nausée ! Une adaptation magistrale et une interprétation majestueuse de JP Rouve et de Kim Higelin, Les mécanismes de l'emprise sont parfaitement dépeints et on comprend que ce qui peut apparaître comme du consentement ne l'est pas réellement mais seulement l'aboutissement de techniques de manipulation perverses qui conduisent à la dépendance de la victime et d'abus de pouvoir sur des jeunes gens naïfs qui sont subjugués par cet écrivain célèbre et adulé dont les agissements étaient connus de tous sans que personne ne s'en offusque. On en sort interloqué par le fait que tout cela ait pu se faire au vu et au su de tous, même des parents et révolté par cette approbation totalement décomplexée de l'intelligentsia et on se dit qu'il était temps que les choses évoluent !
Très bizarre de voir Jean-Paul Rouve dans un tel rôle. Certaines scènes au lit sont assez malaisantes mais je pense que c'est l'effet recherché, et c'est donc réussi. Témoignage glaçant et écoeurant.
regarder ce film après avoir vu les Tuches, là est la vraie claque ! c'est à ça qu'on reconnait les vrais acteurs. La "gamine" est très bien dans son rôle, par contre les dialogues parfois mielleux, le style littéraire employé par Rouve dans son personnage est peu crédible dans une vraie vie. Le sujet est grave, emprise, consentement, manipulation... tout y est mais de mon coté j'ai trouvé ce film un peu ennuyeux. pas l'habitude de ce genre de registre probablement.
Difficile de juger ce film… il traite d’un sujet très important mais il reste très malsain, on est mal à l’aise tout le long du film avec des scènes brutes, sans nuances. Le jeu épatant des deux acteurs principaux en rajoute
Une bonne adaptation de la vie d'un pédophile et de sa victime. Le duo Jean Paul Rouve et Kim Higelin fonctionne assez bien, et on se révolte de leur différence d'âge, 50 ans contre 14 (même si l'actrice en a en vérité 23). J'avais déjà entendu parler de Gabriel Matneff, notamment en lisant le livre de Vanessa Springola : écrivain pédophile, qu'on adulait et qu'on invitait sur les plateaux télé durant les années 80 et 90 (on retrouve ici un extrait d'Apostrophe, où son apparition visuelle est tronquée et remplacée par la voix de Rouve). Aujourd'hui, ce ne serait plus possible, comme quoi la société avance aussi dans le bon sens. Sa perversité mise enfin à nu via le cinéma grand public ne peut être qu'utile aux jeunes générations, plus influençables. Rouve, incarnant le prédateur sexuel, montre à quel point, sous couvert d' "amour", il accède aux corps des gamines, ou comment il parvient à les retenir en les culpabilisant. Un véritable pervers narcissique.