Petit succès surprise fin 2023, en grande partie grâce à TikTok, ce film réalisé par Vanessa Filho et adapté du bouquin de Vanessa Springora, est très bon ! Le livre revient donc ainsi sur la relation entre Vanessa, jeune fille de quatorze ans à l'époque, et l’écrivain Gabriel Matzneff, alors âgé de cinquante et quelques années. Affaire qui a éclatée très récemment, grâce au bouquin donc de Springora, mais qui avait déjà attirée l'attention des médias dès les années 70. En effet le penchant sexuel pour les enfants de Matzneff était carrément décrit dans ses bouquins en banalisant alors la pédopholie et en amusant surtout la galerie. Effectivement, les bouquins et propos de Matzneff qui n'avait pas non plus sa langue dans sa poche, amusaient la
Jean-Paul Rouve et Kim Higelin sont juste incroyables ! Le sujet est malsain et regarder ce film m'a donné presque la nausée. Le sujet tabou de la pédophilie y est évoqué sans fard.
Une jeune fille de 13 ans tombe sous le charme d'un écrivain connu de 50 ans. Tiré d'une histoire vraie, le film montre avec détails le mécanisme sournois et redoutable du faux consentement. Les acteurs sont prodigieux, Rouve en particulier avec un rôle très difficile. Si l'abandon des parents (père absent et mère dépassée) est montré explicitement, l'entourage reste étonnement discret. L'intervention de Denise Bombardier à "Apostrophe" reste exceptionnelle, tout est dit sans notes et face à Matzneff. Un film courageux et délicat.
film ultra important Retranscrit parfaitement l’emprise du pervers narcissique sur l’enfant M’a aussi fait pleuré , très touchant et fait avancer le féminisme
Le consentement : ce film de Vanessa Filho est inquiétant de vérité, elle trace le portrait de cet homme malsain, pervers narcissique Gabriel Matzneff joué par un très bon Jean-Paul Rouve. J'ai vraiment trouvé le personnage de Kim Higelin "Vanessa Springora" touchant, on voit tout le mal que cela fait. On voit dans ce film comment un homme de 50 ans manipule une jeune fille fragile de 13 ans. J'ai mis la note de 3,5 sur 5. Ce genre d'histoire fait froid dans le dos, mais je pense bien d'en faire un film, afin de nous mettre en garde, de protéger nos enfants, car oui a 13 ans on est une enfant! Merci pour ce film
Film dérangant et glaçant sur la vie de Matzneff. On se demande comme un tel pervers a pu sévir en toute impunité en France à la fin du XXe siècle...
Malgré quelques longueurs , le film est vraiment prenant. Avec Rouve et Higelin qui vivent littéralement leurs rôles... C'est également intéressant de voir 'l'après' et les impacts qu'ont de telles relations sur les victimes une fois adultes.
C'est un film qui vous prend aux tripes! La façon dont cela été filmé et le jeu des acteurs est incroyable! Les acteurs ont dû avoir le cœur bien accroché pour certaines scènes; vraiment des prestations à couper le souffle! Vous ressentez le malaise du début à la fin et n'a cessé de me tendre dans mon siège malgré les sourires que le film arrive à vous tirez de temps en temps... un sourire amer car vous connaissez l’horreur de la situation mais ne pouvez vous empêcher que celui-ci apparaisse sur votre visage aux pointes d'humour.
Le Consentement de Vanessa Springora est un livre qui a brisé l’impunité dont bénéficiait Gabriel Matzneff depuis des décennies. Il était donc assez inévitable que ce témoignage soit adapté au cinéma. Vanessa Filho réussit à retranscrire la passion destructrice d’une adolescente pour un pédophile manipulateur protégé par les élites au nom de son talent littéraire. Si on peut trouver au début la photographie un peu terne, la cinéaste nous fait ressentir une oppression de plus en plus grande et réussit à faire comprendre la notion d’emprise en montrant comment le consentement apparent d’une personne peut être en fait la conséquence d’un abus de faiblesse. Si Le Consentement dans sa version cinématographique est une vraie réussite, c’est aussi, en plus de son récit extrêmement fort, grâce au fait que la réalisatrice se permet un vrai travail visuel et dirige parfaitement ses comédiens. Laetitia Casta est excellente en mère rejetant en premier lieu la relation de sa fille adolescente avec un homme d’âge mûr et évoluant petit à petit vers une position beaucoup plus ambiguë et on apprécie de retrouver Élodie Bouchez dans les dernières minutes mais c’est surtout Jean-Paul Rouve et Kim Higelin qui monopolisent tous les regards. Le premier, acteur habituellement sympathique, est ici incroyablement glaçant de perversion (peut-être un peu trop pour que l’on puisse comprendre la fascination qu’il exerce dans un premier temps sur Vanessa Springora) et la seconde retranscrit à merveille la fragilité affective d’une adolescente et, paraissant plus jeune que son véritable âge (elle a une vingtaine d’années au moment du tournage), est tout à fait crédible en jeune fille de 14 ans qui grandit au fur et à mesure du film jusqu’à son entrée dans la majorité. Le Consentement est donc à la fois un vrai film de cinéma et une œuvre essentielle pour aborder un sujet brulant d’actualité.
Voici un film très commenté depuis sa sortie, qui ne mérite ni tant d’éloge sur les réseaux sociaux, ni cet excès de mépris de la part de la critique . Ok c’est un sujet casse gueule à double titre : une adaptation littéraire ( toujours difficile, d’autant que le livre avait été un événement) ; et un sujet très délicat Ajoutons à cela que filmer des scènes d’amour entre un adulte et une adolescente est un exercice sans doute très delicat. Bref, le pari n’était pas gagné d’avance, mais Vanessa Filho s’en sort avec les honneurs et finit par restituer le contexte de l’époque , les personnages et le climat du livre. La force principale du film repose sur la force de l’interprétation. Jean Paul Rouce étonne et convainc de la première à la dernière apparition, Kim Higelin est excellente de même que Laetitia dans un rôle difficile Bref une œuvre qui certes ne marquera pas le cinéma mais un portrait de prédateur qui fait froid dans le dos.
L'absence de grâce de Jean-Pierre Rouve est le principal handicap à la véracité de cette adaptation. Pour incarner la beauté du diable - car c'est de cela dont il s'agit - sans doute aurait-il fallu non pas seulement un acteur rasé de près, mais un comédien à la séduction patente, capable d'incarner l’ambiguïté du mal.
Difficile de critiquer pareil film tant il est malaisant à regarder.
Il montre de manière assez crue ce qu'il prétend pourtant dénoncer, des relations sexuelles entre un adulte manipulateur et une très jeune adolescente, même si interprétée par une actrice de 20 ans. S'il est possible de sauter certains passages à la lecture du livre, il est impossible, à moins de fermer les yeux, de ne pas regarder les nombreuses scènes très explicites qui nous sont proposées et qui forment le cœur du film. Nous sommes donc les voyeurs bien malgré nous d’un très étrange ballet, celui d’un homme d’âge mur (le mien par ailleurs) tentant de séduire grâce à son entregent et son aura d’écrivain mondain une très jeune fille de son cercle d’amis, peu protégée par un père absent et une mère à la dérive (une extraordinaire Laeticia Casta). La tendre proie se laisse finalement attraper et abuser avant de comprendre mais un peu tard à qui elle a à faire.
Présentée comme très intelligente et précoce, férue de littérature, avec l’ambition de devenir écrivaine elle-même, la victime, certes bien trop inexpérimentée pour pouvoir prendre conscience des conséquences de ses actes, semble consentir à cette relation et accepte même de l’exposer publiquement aux yeux du tout Paris qui en fait ses gorges chaudes. Elle se prend pour la muse de son amant, ce qu’elle est peut-être puisqu’il va écrire deux livres la concernant. Nous sommes donc très loin d’une histoire de pédophilie forcée. Le gars est clairement un grand malade, imbu de sa personne et persuadé d’être protégé en haut-lieu. Jean-Paul Rouve le campe dramatiquement bien, sa personnalité plutôt positive contrastant avec le rôle de manipulateur glaçant qu’il est amené à jouer. Un futur césar ? Il n’en reste pas moins que le sujet du film n’est pas le consentement mais plutôt l’emprise. D’ailleurs Vanessa Springora dans une interview positionne sa problématique ainsi : «Comment admettre qu’on a été abusée, quand on ne peut nier avoir été consentante ? Quand, en l’occurrence, on a ressenti du désir pour cet adulte qui s’est empressé d’en profiter ? » et de dénoncer un dysfonctionnement des institutions, scolaire, policière, hospitalière, etc….. Elle déclare aussi : «Une histoire d'amour entre une jeune fille de 14 ans et un homme de 50 ans, ça peut arriver, pourquoi pas. Le problème, c'est le caractère systématique et pathologique de son attirance pour les adolescents. Et le mal qu'il fait. »
Du coup, je ne sais trop que penser de ce film. Il est ambigu sur le fond et sur la forme. Les acteurs sont très bons. C’est bien filmé, en gros plan le plus souvent pour nous rendre tout cela plus intime. Le spectateur est tellement plongé dans cette mélasse poisseuse qu’il lui est difficile de s’en désengluer et de dégager une morale. Il est tout comme la société de l’époque, observateur impuissant du drame et tout comme elle, il se sent mal à l’aise car tout le monde, lui compris, est coupable dans cette histoire, coupable au minimum de voyeurisme et d’inaction.
Certains le sont néanmoins un peu plus que d’autres.
Film magnifique ! Superbement joué par un couple d'acteurs très doués ! Plans et montage superbes. Le sujet très très difficile est interprété magnifiquement. L'on ne peut rester insensible à cette histoire vraie qui marque longtemps après être sorti de la salle. Il y a largement de quoi s'interroger sur la laisser faire de certains, pour ne pas dire l'encouragement à ce que cela puisse exister.