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Film dérangeant, je comprends certaines critiques qui reprochent au film de montrer des scènes de sexe entre un vieux majeur et une mineur. Interdit au moins de 12 ans c’est un peu léger je trouve. Les deux acteurs sont simplement exceptionnels. Jean-Paul Rouve dont je ne suis pas fan est juste magistral. A plus de charisme que le vrai Matzneff. Quel look ! Lunettes noires, mains dans les poches de sa saharienne, ce sont des images qui marquent ! L’esthétique et la photographie du film sont très réussie, l’ambiance années 80 est très bien rendue, notamment les habits et les look des jeunes. La jeune Kim Higelin est parfaite de justesse, en ado à la fois déterminée et perdue. Avait 22 ans mais paraissait sans problème 15 ! Le film montre bien l’ambiance familiale dans laquelle grandit Vanessa et qui peut expliquer son comportement. Toute l’étendue de la manipulation de Matzneff est décortiquée. Bravo à Vanessa Filho !
Sujet si délicat et si bien interprété. Film dérangeant mais si bien amené. Il laisse indéniablement une trace indélébile.
"Le Consentement" de Vanessa Filho présente une ambiance troublante et sombre qui saisit dès les premières scènes, mais malheureusement, le film souffre de certains défauts. L'un des principaux points faibles réside dans la façon dont certaines scènes d'intimité entre Vanessa et Gabriel sont traitées. Bien qu'elles soient destinées à illustrer la complexité des relations humaines, elles peuvent parfois tomber dans le voyeurisme et rendre le spectateur mal à l'aise.
De plus, le rythme du film peut être inégal, avec des moments où l'intrigue semble stagner, ce qui peut détourner l'attention du spectateur. Certains personnages secondaires manquent également de profondeur et de développement, ce qui diminue l'impact global du récit.
Cependant, malgré ces défauts, "Le Consentement" possède des points forts indéniables. La réalisatrice parvient à créer une atmosphère intense et immersive, grâce à une utilisation habile de la lumière, du son et de la mise en scène. Les performances des acteurs, en particulier dans les rôles principaux, sont remarquables et contribuent à rendre crédibles les relations complexes présentées à l'écran.
En fin de compte, bien que le film ait ses imperfections, il aborde des questions importantes et pousse le spectateur à réfléchir sur des sujets délicats tels que le consentement et les relations humaines. C'est une œuvre qui mérite d'être vue malgré ses défauts, ne serait-ce que pour susciter des discussions importantes sur ces thèmes.
De plus, le rythme du film peut être inégal, avec des moments où l'intrigue semble stagner, ce qui peut détourner l'attention du spectateur. Certains personnages secondaires manquent également de profondeur et de développement, ce qui diminue l'impact global du récit.
Cependant, malgré ces défauts, "Le Consentement" possède des points forts indéniables. La réalisatrice parvient à créer une atmosphère intense et immersive, grâce à une utilisation habile de la lumière, du son et de la mise en scène. Les performances des acteurs, en particulier dans les rôles principaux, sont remarquables et contribuent à rendre crédibles les relations complexes présentées à l'écran.
En fin de compte, bien que le film ait ses imperfections, il aborde des questions importantes et pousse le spectateur à réfléchir sur des sujets délicats tels que le consentement et les relations humaines. C'est une œuvre qui mérite d'être vue malgré ses défauts, ne serait-ce que pour susciter des discussions importantes sur ces thèmes.
Au-delà de la performance exceptionnelle de Jean-Paul Rouve, parfait dans la peau de ce personnage audieux, et de la prometteuse Kim Higelin, le film est tout de même particulièrement dérangeant, notamment dans sa manière de montrer les scènes de sexe. Il décrit parfaitement les mécanismes de l'emprise mais il est difficile à apprécier à sa juste valeur tant il donne la nausée.
Jeu d’acteur médiocre, trame qui n’est pas crédible, impossible de rentrer dans le film. Après « Gueule d’Ange » que j’ai trouvé excellent, ce second film que je regarde de Vanessa Filho me fait tomber de très haut. Dommage.
Evidemment, c’est un film malfaisant et peu me chaut de savoir si le film en montre plus que le livre. Quelque part, tant mieux. Le cinéma a sa propre interprétation, à son propre point de vue.
Je n’y vois donc aucune complaisance dans ce que Vanessa Filho me propose. Par contre, Vanessa Filho a réussi à me secouer avec ce personnage débectant qu’est cet écrivain Gabriel Matzneff.
Ce qui est encore plus impensable, c’est cette liberté de laisser faire dans le milieu littéraire.
A bien y regarder, dans tous les milieux artistiques. Ça semblait être la norme dans ces milieux. Une norme qui remontait à encore beaucoup plus loin dans le temps. Ce qui ne veut pas dire pour autant, que les jeunes filles aux bras de ces artistes (ou hommes politiques, aristocrates) n’étaient pas victimes.
Mais l’étaient-elles vraiment toutes ?
En effet se pose la question inévitable : « Comment admettre qu’on a été abusée, quand on ne peut nier avoir été consentante ? »
Ce serait trop long à développer, à argumenter, contre-argumenter, opposer certitude et doute, compréhension et jugement.
Peut-on raisonnablement parler d’abus pour la jeune Vanessa Springora ?
Les assiduités de Gabriel Matzneff sont épistolaires dans un premier temps. Il flatte sa beauté, son caractère, son intelligence précoce pour une ado de 14 ans.
Etait-elle vraiment fragile ? Ou plutôt, ces lettres ont-elles fini par la fragiliser ? Auquel cas, elle succombe à un abus.
Ou plutôt, lasse de fatigue, tel un animal poursuivit par un prédateur, elle finit par tomber sous ses griffes.
Le prédateur sexuel Gabriel Matzneff se tenait à distance. Tant qu’il était à distance, Vanessa ne paraissait courir aucun risque. Et encore moins tant qu’elle gardait le silence, c’est-à-dire ne pas répondre aux lettres de Gabriel Matzneff.
Mais là encore, peut-on parler de risque ?
Peut-on imaginer que l’écrivain aurait fini par lui bondir dessus ?
A partir du moment, où elle accepte de le rencontrer sans la moindre animosité, c’est-à-dire sans lui reprocher son attitude de vouloir séduire une ado, n’est-ce pas un pas vers le consentement ?
Ah me direz-vous, on peut très bien rencontrer l’écrivain, lui parler de ses lettres et d’autres choses comme l’amour sans pour autant y voir un consentement. Cela reviendrait à dire que toute femme qui accepte de passer une journée avec un homme serait synonyme de coucherie !
Ben non, bien sûr.
Tel que le film me le présente (j’insiste car je ne peux parler du livre), Vanessa est pleinement consentante dans un premier temps. Elle le revendique auprès de sa mère : elle aime Gabriel Matzneff, point barre !
Se pose la question morale et parentale de la mère envers sa fille. Non seulement, elle savait que l’écrivain était reconnu comme pédophile, mais elle abdique rapidement devant la conviction et la détermination de sa fille.
Peut-on parler de consentement résigné chez la mère de Vanessa, comme chez le père de Judith Godrèche ? Car les deux parents consentent à ce que leur fille mineure fréquente un homme qui pourrait être leur père.
A ce propos, quel sens avait ce mot « pédophile » dans la société française des années 80 (et bien avant) ? Gabriel Matzneff s’affichant avec de jeunes filles faisait les choux gras de la Presse, des médias et du milieu littéraire.
Voilà le sens de pédophile dans ces années-là : un séducteur de jeunes filles consentantes évidemment !
On devait s’en formaliser sous cape mais pas publiquement.
Une des invités de Bernard Pivot (excusez-moi, je n’ai pas retenu son nom) dans l’émission « Apostrophe » paraissait la seule sur le plateau à s’indigner de cette relation. Une indignation qui semblait faire sourire.
Quel est le point de bascule pour Vanessa qui lui a permis de prendre conscience de sa situation ? Lire le fameux livre, que je me garderai de nommer, à couverture rouge dans lequel l’écrivain se vante d’avoir eu de nombreuses relations sexuelles avec des enfants des deux sexes lors d’un voyage en Asie ?
Ce livre qu’on lui interdit de lire dans une librairie, livre qu’elle retrouve dans l’appartement de Gabriel Matzneff.
Moi qui ne voulais pas trop m’épancher, je pose encore trop de questions qui m’évitent cependant de porter un jugement définitif sur ces jeunes filles et en particulier sur Vanessa Springora.
Vanessa est une ado qui a dérapé ; aussi intelligente soit-elle, elle a fait preuve de naïveté parce qu’elle ne connaît pas la vie et encore moins les jeux de l'amour. La vie ne se vit pas dans la littérature. L’amour qu’elle a porté pour Gabriel Matzneff était sincère, je n’en doute pas. Ce qui dédouane malheureusement Gabriel Matzneff !
Seulement, si on peut dédouaner Vanessa, il est quand difficile de dédouaner Gabriel Matzneff. Certes, Vanessa lui est tombée dans les mains comme un fruit mûr, mais il avait conscience que cette relation était inappropriée ; la preuve avec la visite de la brigade des mineurs à son appartement, la preuve en invitant Vanessa à ne plus se voir à l’appartement mais dans une chambre d’hôtel. Il avait conscience que cette relation était passible de prison.
Pour en revenir au film de Vanessa Filho, les lettres lues en voix off, voix de velours malaisante de Gabriel Matzneff, le trouble de Vanessa, le visage de l’acteur Jean-Paul Rouve qui donne ses traits à Gabriel Matzneff, chauve, laissant apparaitre des oreilles écartées, les yeux cachés derrière des lunettes de soleil, sa façon d’envelopper le corps de Vanessa pour la première fois me renvoie à la figure de Nosferatu. Tel un vampire, Gabriel Matzneff a envoûté à distance Vanessa avec ses lettres qu’elle lisait en entendant la voix du vampire Matzneff.
Dans ce cas, on ne peut parler de consentement mais d’envoûtement.
Remarquable interprétation de Jean-Paul Rouve et de Kim Higelin.
Je n’y vois donc aucune complaisance dans ce que Vanessa Filho me propose. Par contre, Vanessa Filho a réussi à me secouer avec ce personnage débectant qu’est cet écrivain Gabriel Matzneff.
Ce qui est encore plus impensable, c’est cette liberté de laisser faire dans le milieu littéraire.
A bien y regarder, dans tous les milieux artistiques. Ça semblait être la norme dans ces milieux. Une norme qui remontait à encore beaucoup plus loin dans le temps. Ce qui ne veut pas dire pour autant, que les jeunes filles aux bras de ces artistes (ou hommes politiques, aristocrates) n’étaient pas victimes.
Mais l’étaient-elles vraiment toutes ?
En effet se pose la question inévitable : « Comment admettre qu’on a été abusée, quand on ne peut nier avoir été consentante ? »
Ce serait trop long à développer, à argumenter, contre-argumenter, opposer certitude et doute, compréhension et jugement.
Peut-on raisonnablement parler d’abus pour la jeune Vanessa Springora ?
Les assiduités de Gabriel Matzneff sont épistolaires dans un premier temps. Il flatte sa beauté, son caractère, son intelligence précoce pour une ado de 14 ans.
Etait-elle vraiment fragile ? Ou plutôt, ces lettres ont-elles fini par la fragiliser ? Auquel cas, elle succombe à un abus.
Ou plutôt, lasse de fatigue, tel un animal poursuivit par un prédateur, elle finit par tomber sous ses griffes.
Le prédateur sexuel Gabriel Matzneff se tenait à distance. Tant qu’il était à distance, Vanessa ne paraissait courir aucun risque. Et encore moins tant qu’elle gardait le silence, c’est-à-dire ne pas répondre aux lettres de Gabriel Matzneff.
Mais là encore, peut-on parler de risque ?
Peut-on imaginer que l’écrivain aurait fini par lui bondir dessus ?
A partir du moment, où elle accepte de le rencontrer sans la moindre animosité, c’est-à-dire sans lui reprocher son attitude de vouloir séduire une ado, n’est-ce pas un pas vers le consentement ?
Ah me direz-vous, on peut très bien rencontrer l’écrivain, lui parler de ses lettres et d’autres choses comme l’amour sans pour autant y voir un consentement. Cela reviendrait à dire que toute femme qui accepte de passer une journée avec un homme serait synonyme de coucherie !
Ben non, bien sûr.
Tel que le film me le présente (j’insiste car je ne peux parler du livre), Vanessa est pleinement consentante dans un premier temps. Elle le revendique auprès de sa mère : elle aime Gabriel Matzneff, point barre !
Se pose la question morale et parentale de la mère envers sa fille. Non seulement, elle savait que l’écrivain était reconnu comme pédophile, mais elle abdique rapidement devant la conviction et la détermination de sa fille.
Peut-on parler de consentement résigné chez la mère de Vanessa, comme chez le père de Judith Godrèche ? Car les deux parents consentent à ce que leur fille mineure fréquente un homme qui pourrait être leur père.
A ce propos, quel sens avait ce mot « pédophile » dans la société française des années 80 (et bien avant) ? Gabriel Matzneff s’affichant avec de jeunes filles faisait les choux gras de la Presse, des médias et du milieu littéraire.
Voilà le sens de pédophile dans ces années-là : un séducteur de jeunes filles consentantes évidemment !
On devait s’en formaliser sous cape mais pas publiquement.
Une des invités de Bernard Pivot (excusez-moi, je n’ai pas retenu son nom) dans l’émission « Apostrophe » paraissait la seule sur le plateau à s’indigner de cette relation. Une indignation qui semblait faire sourire.
Quel est le point de bascule pour Vanessa qui lui a permis de prendre conscience de sa situation ? Lire le fameux livre, que je me garderai de nommer, à couverture rouge dans lequel l’écrivain se vante d’avoir eu de nombreuses relations sexuelles avec des enfants des deux sexes lors d’un voyage en Asie ?
Ce livre qu’on lui interdit de lire dans une librairie, livre qu’elle retrouve dans l’appartement de Gabriel Matzneff.
Moi qui ne voulais pas trop m’épancher, je pose encore trop de questions qui m’évitent cependant de porter un jugement définitif sur ces jeunes filles et en particulier sur Vanessa Springora.
Vanessa est une ado qui a dérapé ; aussi intelligente soit-elle, elle a fait preuve de naïveté parce qu’elle ne connaît pas la vie et encore moins les jeux de l'amour. La vie ne se vit pas dans la littérature. L’amour qu’elle a porté pour Gabriel Matzneff était sincère, je n’en doute pas. Ce qui dédouane malheureusement Gabriel Matzneff !
Seulement, si on peut dédouaner Vanessa, il est quand difficile de dédouaner Gabriel Matzneff. Certes, Vanessa lui est tombée dans les mains comme un fruit mûr, mais il avait conscience que cette relation était inappropriée ; la preuve avec la visite de la brigade des mineurs à son appartement, la preuve en invitant Vanessa à ne plus se voir à l’appartement mais dans une chambre d’hôtel. Il avait conscience que cette relation était passible de prison.
Pour en revenir au film de Vanessa Filho, les lettres lues en voix off, voix de velours malaisante de Gabriel Matzneff, le trouble de Vanessa, le visage de l’acteur Jean-Paul Rouve qui donne ses traits à Gabriel Matzneff, chauve, laissant apparaitre des oreilles écartées, les yeux cachés derrière des lunettes de soleil, sa façon d’envelopper le corps de Vanessa pour la première fois me renvoie à la figure de Nosferatu. Tel un vampire, Gabriel Matzneff a envoûté à distance Vanessa avec ses lettres qu’elle lisait en entendant la voix du vampire Matzneff.
Dans ce cas, on ne peut parler de consentement mais d’envoûtement.
Remarquable interprétation de Jean-Paul Rouve et de Kim Higelin.
Un film poignant mais ce qui est touchant c’est l’emprise qu’avait cet écrivain abject envers une jeune fille de 14 ans !
Pas entièrement convaincu par ce film... Un peu ennuyeux, trop de plans fixes, de silence. Je suis étonné de lire des qualificatifs comme "glaçant" ou "terrifiant". Sans doute la réalisatrice a-t-elle voulu faire trop propre, trop cinéma.
Et puis les acteurs ne m'ont pas emballé. Je sais, il est de bon ton de s’enthousiasmer sur la prestation de la jeune fille. Je n'ai pas eu le même ressenti. Quant à JP Rouve, je l'ai trouvé bon par instants et un peu caricatural à d'autres.
Sur le fond, j'aurais aimé un film sur l'emprise d'un homme sur une jeune fille. C'est le cas par intermittence, mais seulement par intermittence.
Par ailleurs, trop de scènes de sexe, gênantes, malaisantes, de quoi réjouir les voyeurs mais qui n'apportent rien à la thèse du film.
Et puis les acteurs ne m'ont pas emballé. Je sais, il est de bon ton de s’enthousiasmer sur la prestation de la jeune fille. Je n'ai pas eu le même ressenti. Quant à JP Rouve, je l'ai trouvé bon par instants et un peu caricatural à d'autres.
Sur le fond, j'aurais aimé un film sur l'emprise d'un homme sur une jeune fille. C'est le cas par intermittence, mais seulement par intermittence.
Par ailleurs, trop de scènes de sexe, gênantes, malaisantes, de quoi réjouir les voyeurs mais qui n'apportent rien à la thèse du film.
J'ai regardé ce film en mai 2024 sur la télé, grace à Canal+
Je n'avais pas lu le livre, mais bien sur beaucoup entendu parler de ce film.
J'ai lu les critiques sur allociné avant, y compris celles de ceux qui ont mis la note zéro.
Difficile de noter. Je décide de mettre 5 et décide donc de déclarer que je trouve que ce film est un chef d'oeuvre.
Tout d'abord, Kim Higelin, Jean Paul Rouve et Laetitia Casta jouent tous les trois très bien. Tous les trois.
Chacun de ces trois montre bien les difficultés de leur personnage par leur interprétation - l'ambiguité du salop manipulateur qui ne pense pas en être un ou qui est certain de l'être, on ne sait pas trop, mais qui est ausi sur de lui, surtout au début - la jeune fille innoncente, sous emprise puis révoltée - la maman impuissante et quand même un peu trop naive. Les interactions entre eux sont exposées avec tout ce qu'il faut de pudeur et d'horreur à la fois. La violence autant dans les dialogues que les actes ou dans les situations est si bien montrée.
Le sujet est difficile. Comment bien traiter un tel sujet ?
L'histoire est bouleversante. Il faut que cela bouleverse, non ?
Certaines scènes peuvent être si choquantes. Comment ne pas être choqué ?
C'est là que le cinéma est magique. Sans gros budget, sans effets spéciaux, avec une mise en scène qui n'a rien de spécial que certains qualifieront de académique, d'autres de mièvre, peu importe, mais une mise en scène qui est selon moi, juste et qui préserve les cotés intimes de chaque situation, ce film va provoquer des émotions que seul le cinéma peut provoquer, n'est ce pas ? Un film qui bouleverse, qui alarme et alerte. Un film qui provoque une forme de révolte.
Et puis, surtout par les personnages secondaires, on voit bien que l'époque a changé. Le médecin gynéco, les autres élèves, la police brigade des mineurs, les amis des uns et des autres, les critiques, les journalistes. Mais quand même. Quelle hypocrisie. La révolte pourrait être là, ce film est aussi historique. Le passage sur le plateau de Apostrophes (Bernard Pivot est décédé il y a 2 jours) est quand même un questionnement, et la question "comment est ce possible que son roman soit publié ?" reste sans réponse. C'était la fin du 20ème en France, pas non plus le moyen âge dans une contrée lointaine.
Il faut regarder ce film.
Il faut montrer ce film.
Parce qu'il éduque, et qu'il révolte, ET parce qu'il est un grand moment de cinéma.
Je n'avais pas lu le livre, mais bien sur beaucoup entendu parler de ce film.
J'ai lu les critiques sur allociné avant, y compris celles de ceux qui ont mis la note zéro.
Difficile de noter. Je décide de mettre 5 et décide donc de déclarer que je trouve que ce film est un chef d'oeuvre.
Tout d'abord, Kim Higelin, Jean Paul Rouve et Laetitia Casta jouent tous les trois très bien. Tous les trois.
Chacun de ces trois montre bien les difficultés de leur personnage par leur interprétation - l'ambiguité du salop manipulateur qui ne pense pas en être un ou qui est certain de l'être, on ne sait pas trop, mais qui est ausi sur de lui, surtout au début - la jeune fille innoncente, sous emprise puis révoltée - la maman impuissante et quand même un peu trop naive. Les interactions entre eux sont exposées avec tout ce qu'il faut de pudeur et d'horreur à la fois. La violence autant dans les dialogues que les actes ou dans les situations est si bien montrée.
Le sujet est difficile. Comment bien traiter un tel sujet ?
L'histoire est bouleversante. Il faut que cela bouleverse, non ?
Certaines scènes peuvent être si choquantes. Comment ne pas être choqué ?
C'est là que le cinéma est magique. Sans gros budget, sans effets spéciaux, avec une mise en scène qui n'a rien de spécial que certains qualifieront de académique, d'autres de mièvre, peu importe, mais une mise en scène qui est selon moi, juste et qui préserve les cotés intimes de chaque situation, ce film va provoquer des émotions que seul le cinéma peut provoquer, n'est ce pas ? Un film qui bouleverse, qui alarme et alerte. Un film qui provoque une forme de révolte.
Et puis, surtout par les personnages secondaires, on voit bien que l'époque a changé. Le médecin gynéco, les autres élèves, la police brigade des mineurs, les amis des uns et des autres, les critiques, les journalistes. Mais quand même. Quelle hypocrisie. La révolte pourrait être là, ce film est aussi historique. Le passage sur le plateau de Apostrophes (Bernard Pivot est décédé il y a 2 jours) est quand même un questionnement, et la question "comment est ce possible que son roman soit publié ?" reste sans réponse. C'était la fin du 20ème en France, pas non plus le moyen âge dans une contrée lointaine.
Il faut regarder ce film.
Il faut montrer ce film.
Parce qu'il éduque, et qu'il révolte, ET parce qu'il est un grand moment de cinéma.
Un film glaçant, à la limite du film d'horreur, en effet c'est un film qui fait peur, mais surtout qui dégoûte, le dégoût envers un homme, envers une génération...
L'atmosphère est pesante, oppressante, chaque scènes, chaque actions, chaque dialogues renforce cette sensation. Par exemple, au début du film, un simple verre de lait traduit beaucoup de choses, chaque réplique a un sens malsain.
Le film nous passe aussi un message sur cette génération, qui laissait passer car c'est un artiste, on l'invitait à la télé, aux restaurants, aux dîners pour l'entendre parler et rigoler avec lui. Malgré sa pédophilie assumée, on le défend avec une simple phrase "C'était une autre époque".
Les jeux d'acteur sont incroyables, comme Jean-Paul Rouve qui est un autre homme, il a subi une réelle métamorphose, quant à Kim Higelin qui est exceptionnelle dans son rôle de Vanessa, jeune fille dépassé et enfermé dans les bras d'un manipulateur.
En conclusion, je pense que ce film est un film d'utilité publique, pour protéger de l'emprise et de la manipulation, qu'il faudrait monter à beaucoup de personne !
L'atmosphère est pesante, oppressante, chaque scènes, chaque actions, chaque dialogues renforce cette sensation. Par exemple, au début du film, un simple verre de lait traduit beaucoup de choses, chaque réplique a un sens malsain.
Le film nous passe aussi un message sur cette génération, qui laissait passer car c'est un artiste, on l'invitait à la télé, aux restaurants, aux dîners pour l'entendre parler et rigoler avec lui. Malgré sa pédophilie assumée, on le défend avec une simple phrase "C'était une autre époque".
Les jeux d'acteur sont incroyables, comme Jean-Paul Rouve qui est un autre homme, il a subi une réelle métamorphose, quant à Kim Higelin qui est exceptionnelle dans son rôle de Vanessa, jeune fille dépassé et enfermé dans les bras d'un manipulateur.
En conclusion, je pense que ce film est un film d'utilité publique, pour protéger de l'emprise et de la manipulation, qu'il faudrait monter à beaucoup de personne !
Alors ça c'est du film choc... bon j'avoue qu'au départ j'ai eu du mal à me faire à tout... au jeu des acteurs qui est franchement étrange, au visage inexpressif de la jeune Kim Higelin (que je n'aime pas beaucoup au passage) et au ton un peu froid et 'bobo' des dialogues ! Mais bon sang que j'ai bien fait de m'accrocher car la suite est tellement dérangeante et captivante !!! C'est pas croyable qu'un homme ait pu avoir de tels comportements et de tels propos pédophiles sans aucune impunité ! Et ne parlons pas des soutiens qu'il recevait en masse car ça c'est encore autre chose ! Non moi ça me dégoute pis ça me révolte ! Un film terrible et glaçant (car ca va loin, très loin) sur le monstre qu'est Gabriel Matzneff ! Ark...
Sujet difficile traité avec pudeur; on est loin du mélo et du porno.Tres bobs acteurs.Kes images sont sombres cependant.
L'histoire est glaçante et très dure. Les acteurs sont bons mais pour ma part il y a quelque chose dans l’histoire du film qui ne fonctionne pas. Personnellement j'aurais préféré que ça commence par la fin et qu'elle raconte son histoire en tant qu'adulte....Ça manque de détails psychologiques et les conséquences à une certaine époque de sa vie et il y a beaucoup trop de scènes de sexe qui ternisse le film.
Très dur comme film mais les acteurs font une vraie performance. Le film est bouleversant et ne vous laisse pas intacte !
Je vous confie sur ce film une impression mitigée, incapable de dire si j'ai aimé ou pas. Alors j'ai lu les commentaires et là encore je suis en phase avec les meilleurs comme les moins bons ... Jean-Paul Rouve est soit encensé soit décrié. J'imagine à quel point il était difficile de jouer ce prédateur sexuel, ce pédophile abjecte. A aucun moment on ne peut s'attacher à lui et je déplore ce manque de nuances. Personnellement je n'ai pas adhéré à l'interprétation de l'acteur, je le voyais en train de surjouer et ça m'a éloignée du personnage. En revanche la prestation de Kim Higelin a été plus crédible à mes yeux, comme celle de Laëtitia Casta incarnant sa mère. Certaines scènes frôlaient la caricature comme les dîners parisiens où les dialogues sonnaient faux même si dans la vraie vie ces intellectuels jouent aussi un rôle! Pour résumer c'est un film à voir malgré ses faiblesses, ne serait-ce que pour déclencher une prise de conscience. Comment les médias ont pu cautionner ou fermer les yeux sur les déviances de cet écrivain ? C'était tout aussi intolérable à l'époque que ça l'est aujourd'hui. Le talent et la notoriété ne devraient jamais donner droit à l'impunité !
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