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Alfredo
11 critiques
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4,0
Publiée le 30 septembre 2021
Un film d'une force La comédienne est belle , juste. On aimerait que cette histoire ne soit que fiction mais malheureusement!! Le cinéma au service de la mémoire.
Les horreurs de la seconde guerre mondiale ont malheureusement eu un écho il n'y a pas si longtemps et pas si loin que ça. Ce film est là pour nous le rappeler.
Avec des scènes choc, comme par exemple les boys scouts en culotte courte des forces de l'ONU face aux guerriers serbes assoiffés de vengeance et de mort.
Comme ces haut gradés des casques bleus abandonnés à leur triste sort par des politiciens et une chaîne de commandement absente, contraints de courber l'échine devant les Mladic et consorts.
C'est triste, horrible mais nécessaire pour rappeler que là où la guerre prend racine, les larmes et le sang font pousser les cercueils.
Film, dur, avec une violence induite, totalement prenant, engagé et engageant avec des acteurs donnant l'impression d'avoir vécu cet événement. Un vrai devoir de mémoire pour des faits proches dans le temps et la géographie. A voir
Film poignant. Bien sur on s'identifie avec cette mère qui cherche à sauver sa famille par tous les moyens Le suspense reste entier jusqu'au bout Le camp est un piège dont on ne peut pas s'échapper. Les soldats bleus sont impuissants On sent la pression monter et ke piège se refermer un peu plus Très belles images d'hommes et de femmes Et belle fin
Un travail poignant, nécessaire, vital qui se laisse vivre intensément et qui imprègne profondément par sa puissance narrative un peu similaire à Missing de Costa Gavras.
Srebrenica, juillet 1995. Modeste professeure d'anglais, Aida vient d'être réquisitionnée comme interprète auprès des Casques Bleus, stationnés aux abords de la ville. Leur camp est débordé : les habitants viennent y chercher refuge par milliers, terrorisés par l'arrivée imminente de l'armée serbe.
C’est une réalisation de la Bosniaque Jasmila Žbanić qui avait notamment gagné l’Ours d’Or en 2006 pour Sarajevo, mon amour. La Voix d'Aida a été nommé pour l’Oscar du Meilleur film étranger.
Quel choc qu’a été la séance de ce drame, véritable coup de cœur que j’ai trouvé excellent.
Il faut savoir que ce film a beau être une fiction, il s’appuie sur un fait historique. En effet, en Juillet 1995, 8 000 hommes et adolescents bosniaques ont été massacré par l’armée de la république serbe de Bosnie dans la région de Srebrenica. Tout ceci, alors que cette ville avait été déclarée « zone de sécurité » par l'Organisation des Nations Unies. Cela a été qualifié de génocide par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et la Cour internationale de justice. Maintenant que les bases sont posées, ça donne une tout autre envergure à La Voix d'Aida.
Celui-ci m’a donc extrêmement touché. Honnêtement, j’aurai du mal à comprendre, en sachant que ces horreurs se sont passées, qu’on puisse rester insensible devant ce film. L’horreur de la guerre nous est balancée en plein visage. J’étais partagé entre la douleur de voir ce massacre, et la colère d’être impuissant face à un passé inhumain. C’est en quelque sorte un devoir de mémoire important. L’ONU est montrée comme un acteur inefficace de se dérouler tragique. La réalité historique montre que cela a été le cas, en tout cas pour ce moment précis de la Guerre de Bosnie-Herzégovine. Avec le recul, cela permet d’ailleurs de comprendre des rancœurs qu’avaient les civils Bosniens contre les Casques Bleus par la suite.
Le récit de cette interprète, qui je le rappelle est un personnage de fiction, est passionnant. Elle va tout faire pour sauver sa famille. Un peu comme nous, elle se sent impuissante face à tout ce qui arrive. On la voit être confronté sans arrêté à une nouvelle difficulté qui rapproche plus sa famille de la mort que la survie. Sa position de polyglotte lui permet d’être en relation à la fois avec les Bosnien, les Serbes, et les soldats de l’ONU. Cela fait qu’on va être sans arrêt au cœur des événements.
L’actrice Serbe Jasna Đuričić est poignante. Sa performance est remarquable et joue beaucoup dans immersion. On ressent tout son désespoir, et on vibre forcément avec elle. Les protagonistes secondaires seront tout aussi importants car ils vont subir tous les retombés néfastes. Chacun est droit dans son rôle pour offrir une expérience émotionnellement puissante.
" Quo vadis, Aida ?" nommée cette année au oscar (meilleur film étranger) est un drame historique indispensable . En effet, cette histoire tirée de faits réels (le massacre de Srebrenica en 1995) même si j'ai ressenti une profonde indignation devant tant d'atrocités et ce génocide contre le peuple musulman bosniaque , ce film doit être absolument vu pour la mémoire des victimes et ne jamais oublié que la paix repose sur un film avec la partition impeccable de Jasna Djuricic , je suis ressorti bouleversé et secoué de la salle.
Autant vous prévenir, ça n’est pas ce qu’on peut appeler, un film pour se détendre…mais un film qui fait l’oeuvre salubre de nous faire détester la guerre !!!
Bien sur, cette fois c’est la description avec précision, du comportement horrible du commandant Mladic et ses hommes (serbe) à Srebenica (Bosnie)…. Cette « fiction » est si forte que le film nous captive comme un « policier » Comme l’ONU et ses soldats, semblent impuissants !!!
….mais j’ai plus encore, le sentiment qu’il s’agit d’un épisode qui se reproduit à l’infini, dans tous les conflits armés. ( indochine, Algérie, Rwanda, tant d’autres) « Au nom de la guerre ou de la vengeance Et là c’est l’escalade de l’horreur !!!
Tres grand film! Bouleversant! D'après une histoire vraie. Un film de guerre sur la guerre mais totalement différent des films de guerre que l'on a l'habitude de voir.
Des milliers d'hommes bosniaques(oui parce que les femmes sont pardonnées) allant à la mort en raison d'une confiance aveugle en une institution, qui comme les anticorps du covid, de protectrice est devenue facilitatrice. "La voie est libre" dit un soldat serbe après avoir visité l'enceinte de l'ONU pour vérifier l'absence de soldats bosniaques alors que c'est totalement interdit. Le berger s'est transformé en loup!!
Le scénario de ce film repose sur un des évènements tragiques et dramatiques (les mots sont faibles) de l’une des guerres nationalistes et ethniques qui ont suivi la dislocation de l’ex-Yougoslavie et qui ont conduit à cet évènement majeur au sein de l’Europe qui était en paix depuis une cinquantaine d’année : le siège de Srebrenica et le massacre (ou encore génocide ou crimes de guerre) qui a suivi. Ces évènements datent certainement pour le spectateur lambda qui n’en a pas forcément conservé un souvenir précis, ni pour les plus jeunes appris grand-chose sur les bancs de l’école. S’il y a quelque chose à regretter, c’est donc que ce film n’ait pas été précédé d’une présentation de la situation politique et militaire du moment, des forces en présence, du rôle de l’ONU et de la mission (entravée) de son détachement militaire sur place (Néerlandais ici). Cette lacune ne devrait cependant pas empêcher un large public de se raccrocher à ne serait-ce que quelques bribes d’un contexte historique pour suivre avec la plus grande attention et tension ce qui est mis en images ici. Un film témoignage. Pour réfléchir. Pour se souvenir. Pour apprendre le cas échéant. Ce genre de film s’adresse souvent à un public avisé et autorisé. C’est dommage et il y a lieu de souhaiter qu’il ait la plus grande audience possible. Ce qui viendra certainement avec l’accumulation de nominations et de récompenses (il en a déjà reçues certaines).