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Cysav78
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4,0
Publiée le 29 septembre 2025
Nightbitch est un film très intéressant, souvent troublant, et nécessaire. Le film ne se contente pas de peindre la maternité en rose ou en cauchemar : il essaie de montrer sa complexité, ses contradictions. Amy Adams sauve souvent les scènes bancales. Mais le film ne pousse pas toujours à fond ses effets fantastiques ou ses choix les plus dérangeants : il reste parfois “sage” là où il pourrait être choquant, surprenant, dérangeant au sens profond. Si on accepte ses compromis, on ressort néanmoins touché, avec des questions.
Après la naissance de son fils, une ancienne artiste devenue mère au foyer commence à développer la peur de se transformer en chien…
Adapté du roman éponyme de Rachel Yoder, Nightbitch (2024) est avant tout une réflexion sur la maternité (et le post-partum), qu’un film d’horreur à proprement parler. Le film met en lumière la détresse et la solitude de cette jeune mère de famille (c’est son premier enfant), face à l’inaction (et l’absence) du père. Ce dernier continue de s’absenter pour son travail tandis que son épouse à mis un terme à sa carrière artistique pour élever à temps plein leur enfant.
Le film aurait grandement gagné à être moins sage et plus fidèle au roman d’origine, quitte à vraiment baigner dans le boddy-horror (le film ne fait que l’effleurer et c’est bien dommage). Ainsi, tout l’aspect fantastique et métaphorique ne sont que subrepticement évoqué, ne faisant qu’amoindrir les mutations physiques et psychiques de cette mère aux abois.
Reconnaissons néanmoins l’excellente interprétation d’Amy Adams qui porte littéralement le film sur ses épaules, le tout, sans fausse pudeur. Enfin, on pourra aussi signaler cette étrange (et énorme) ressemblance avec le film Bitch (2017) de Marianna Palka. Curieux hasard…
Troublant, déstabilisant, ce petit film est un OVNI qui se révèle réussi, et au delà de la métaphore violente, aborde le sujet sérieux de la maternité. Du bonheur comme des sacrifices. Peut-on se réaliser pleinement en tant que femme alors que le temps consacré en tant que mère risque d'empiéter sur le temps consacré à soi, son travail, sa vie sociale, son épanouissement personnel. Peut-on dissocier les deux ? la mère est-elle un fauve lorsqu'elle enfante, est-elle cette chienne au sens littéral lorsqu'elle met au monde. Amy Adams livre une belle performance dans ce film original et dérangeant. Mais après tout, le cinéma n'a t-il pas pour rôle de nous interroger ?...
Au dela du coté fantastique que je pensais au début métaphorique, le film traine plutôt en longueur. On comprend l'état d'esprit d'Amy, qui joue magnifiquement bien. Mais ou fond tout le film repose sur l'idée qu'elle n'aurait jamais abandonné sa carrière, et plutôt trouver une solution avec son mari. De plus, l'aspect transformation en chien n'est pas assez developé ? L'a t elle hérité de sa mère ? Pourquoi ? Bref dispensable
Le film est cathartique, je suis entièrement d’accord, même si je ne suis pas plus concerné que ça. On suit la prise de conscience d’une mère qui a dû mettre sa carrière entre parenthèses pour endosser “le plus beau rôle de sa vie”, celui de mère au foyer…et qui se rend compte qu’en fait, non, définitivement non, elle n’aime pas ça. La mise en place de la situation est caustique, entre le mari qui n’en touche pas une, la gestion ingrate du quotidien, les visites abrutissantes à la bibliothèque pour ces séances musicales pour bébés mélomanes dont les intéressés se foutent complètement. Ca tombe un peu sous le sens mais si vous êtes une femme, et que vous êtes passées par là, un peu ou complètement, ça fonctionnera probablement d’autant mieux. Puis survient l’argument fantastique : à bout de nerfs, sujette à des fantasmes d’agression et de fuite, la mère - portée à bras-le-corps par Amy Adams sans qui rien n’aurait fonctionné - se découvre une propension à la métamorphose nocturne : pas pour permettre un virage vers l’épouvante, on parle d’une chienne, pas d’une louve-garou. Et même pas vraiment pour l’allégorie : ok, l’animal s’échappe, cavale dans les rues, chasse des petites bêtes et profite de sa liberté retrouvée…mais pour un film qui ne cesse de seriner que les femmes sont des guerrières et que la procréation conduit à une espèce de revitalisation des instincts les plus primaux, j’ai quand même trouvé ‘Nightbitch’ très très sage et normatif : en fin de compte, la mère recommence à peindre des figures féminines chasseresses, fait de la rando avec ses copines et se rabiboche avec monsieur, après que ce dernier ait compris qu’il ne faisait rien comme il faut.
Un film poétique, brutal et tellement vrai sur la maternité. Je ne sais pas si beaucoup de pères comprendront mais beaucoup de mères, oui...et Amy Adams est parfaite!
Etonné d’avoir regardé ce film décrit comme comédie, Horreur. Il n’y a rien comme horreur mais juste une comédie cinglante qui s’apprécie pour un thème que je n’ai jamais vu, la maternité, rapport à son enfant, son mari, sa vie tournoyée à cause d’un accouchement mal anticipé. La première phrase tournée en dérision fait comprendre que son gosse la rend malheureuse et est assez drôle et choquante, même si elle dit en réalité un mensonge pour paraître heureuse. C’est un peu ainsi tout le long, la « transformation en chien » n’est que prétexte pour montrer le mal être qu’elle doit soigner grâce à une liberté et instincts retrouvés. Je n’aurais jamais cru critiquer un film de ce genre m’attendant à un film d’horreur, mais c’est original et fait réfléchir sur notre façon de vivre et voir les choses.
Comment dire ? Je suis assez partagée sur ce film. Dès les premières minutes, on suit la vie d'une mère qui s'est dévouée un peu contre son gré à l'éducation de son enfant. On sent rapidement qu'elle est dépassée par la situation et probablement en burn out. On a alors très vite de l'empathie pour elle. Puis l'histoire dévie progressivement. Amy Adams, l'actrice principale découvre sa part d'animalité en s'incarnant en chienne. Mais, je suis assez dérangée spoiler: par le fait que l'on banalise totalement le fait de tuer des animaux (qu'ils soient domestiques ou non) et qu'ensuite, on en expose les squelettes en les qualifiant d'art. Je trouve que ça en vient même discréditer le discours d'origine sur le fait de suivre son instinct ou même le retrouver dans le cadre de ce film. En bref, je suis très partagée, il y a des choses justes mais je n'ai pas été embarqué.
On dira ce qu'on veut mais ce film a du... chien. J'ai été particulièrement mordu par l'interprétation forte d'Amy Adams dans le rôle d'une mère au foyer ne cherchant qu'à affirmer sa vraie identité.
Faudra m'expliquer pourquoi il est classé dans horreur car à aucun moment j'ai compris pourquoi. Le petit synopsis du film donnait envie mais le problème c'est qu'il crée un sous-entendu alors qu'au final ça n'a rien avoir avec ce que je pensais et qu'en ce sujet n'est vraiment pas au cœur de ce long-métrage. Car oui, ici c'est principalement une histoire sur la maternité au sens large avec beaucoup de sous-textes. Une crise existentielle métaphorique qui veut trop en faire ou plutôt trop en dire. À quoi bon faire un film comme ça si c'est pour être aussi explicite et ne pas faire confiance à son concept. En soit, l'idée de départ est plutôt bien même si c'est pas ce à quoi je m'attendais mais c'est son exécution qui pose un peu problème, qui on dirait un mélange maladroit de plusieurs films où les moments varie entre le pas mal et le pas terrible.
une belle surprise drôle et tragique. Bon j'ai pas bien compris le classement horreur/épouvante sur la plateforme où je l'ai regardé, d'où ma surprise certainement
Quelle vie de chien ce film! ça avait très bien débuté avec cette histoire de mère dévouée à l'éducation de son enfant, choix qu'elle a visiblement fait au détriment de sa carrière artistique. On perçoit vite l'état de dépression totale dans laquelle elle se trouve et là, je me dis, "l'histoire va déraper, ça va être chouette, sanglant, dérangeant". C'est légitime puisqu'on sent progressivement qu'elle n'arrive plus à s'épanouir dans son rôle de maman et qu'elle va forcément péter les plombs. spoiler: J'ai pensé que cette histoire allait prendre la même direction qu'un Babadook mêlé d'un substance bien affreux, surtout quand l'héroïne subit une transformation corporelle qui laisse penser qu'elle va manger tout cru son gamin, à la manière d'un conte à la Andersen. Mais non, la mutation de la mère répond à un appel animal qu'on a du mal à analyser au départ. Le réalisateur va t'il aller plus loin dans l'extraordinaire ou le message est-il plus subtil? Et c'est là où le bât blesse...Je me suis focalisée sur cette métamorphose et puis, finalement, je me suis rendue compte que le côté "freaks" n'irait pas plus loin. Il fallait que je saisisse le message du réalisateur: c'est en cultivant son côté instinctif animal que cette femme va se construire en tant que mère. Encore aurait-il fallu que l'animal soit à la hauteur du combat d'une femme dans son rapport à son instinct maternel. Là, c'est une chienne alors qu'un effort aurait pu être fait en choisissant une louve, si déjà... Bref...c'est gentillet, plat, l'actrice a beau se débattre pour donner le meilleur d'elle-même, la sauce ne prend pas. J'avais envie que ça parte en vrille, que l'histoire soit poussée à son paroxysme, j'ai attendu un coup d'éclat final et rien...spoiler:
Ok pour évoquer les difficultés de l’éducation et de la maternité Nok pour la forme (spoiler: louve-garou la nuit qui court dans les rues et qui pense en voix off, queue qui pousse,... ). Les déviances faciles et incongrues se multiplient : elle cauchemarde en cheffe de meute, s’inspire des femmes oiseaux du Pérou ou des chiennes hindoues ou des chèvres dans la mythologie grecque, elle se souvient de sa mère qui préparait de sacrées mixtures et pour couronner le tout elle aboie en plein dîner et fait manger son fils dans une gamelle pour chiens… J’ai trouvé tout cela en dessous de la ceinture et ridicule. Je ne vous parlerai pas de l’image finale malsaine !