La Chambre du fils
Note moyenne
3,8
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99 critiques spectateurs

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Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 novembre 2020
« La chambre du fils » de Nanni Moretti a reçu la palme d’Or à Cannes en 2001 et à juste titre.
Giovanni (Nanni Moretti), psychanalyste installé à son domicile, mène une vie heureuse avec Paola (Laura Morante) et ses 2 enfants : Irene et Andrea. Un dimanche matin, il est appelé par un patient suicidaire et ne peut aller courir avec son fils qui part plonger avec ses amis… mais il ne reviendra pas.
Le film est très fort car il montre les réactions des 3 membres de la famille mais aussi les conséquences professionnelles pour Giovanni qui n’écoute plus ses patients ou réagit de façon maladroite en particulier vis-à-vis de ce patient suicidaire vu ce fameux dimanche matin car on venait de lui découvrir un cancer. La cellule familiale va éclater dans une douleur retenue, pudique, sans pathos. Un jour arrivera une lettre d’Arianna qu’Andrea a connu lors des dernières vacances ce que ses parents ignoraient. Le père n’arrivera pas à lui écrire et la mère désirera la voir.
Un film humaniste, très sensible et très juste, enrichi par le fait que le père est psychanalyste et que de ce fait il « analyse » aussi sa famille et lui-même. A noter que Nanni Moretti réalisera 14 ans plus tard un film très touchant sur la mort de sa mère (« Mia Madre »).
Shawn777

807 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mars 2020
Ce film, réalisé par Nanni Moretti et sorti en 2001, n'est pas mal mais sans plus. Effectivement, j'avoue que, malgré sa Palme d'Or à Cannes et ses nombreuses très bonnes critiques, le film ne m'a pas spécialement transcendé. C'est donc l'histoire d'une famille qui doit faire face à la perte d'un des leur et donc au deuil. Bon, réellement, cette partie là ne représente environ qu'une heure sur les une heure et demie de film, toute la première demie-heure du film nous présentant l'image de la petite famille nucléaire parfaite. Mais malgré tout, malgré cette image très surfaite, je trouve que ça ne fait pas cliché car cela vient justement appuyer le propos qui vient après, c'est-à-dire la confrontation soudaine au deuil et donc à l'onde choc que cela procure au sein de cette mini-société très bien organisée (jusque là, le seul élément perturbateur étant le vol du fossile). Nous avons également un autre élément qui pourrait paraître cliché, celui du père psychologue mais qui n'arrive pas à comprendre son fils. C'est certes quelque part une opposition et un paradoxe déjà vu mais malgré tout, nous pouvons observer que dès le début du film, c'est-à-dire même avant la perte de son fils, le personnage n'est pas présenté comme étant un très bon thérapeute, d'ailleurs il le dit lui-même, soit les clients sont mécontents, soit ils règlent leur problème par eux-mêmes. Le film est également bien-sûr intéressant par rapport à la survie du couple après un drame comme celui-ci où énormément de problèmes qui étaient jusqu'alors sous-jacents remontent à la surface. En dehors de cela, la trame est plutôt bonne mais il faut bien évidemment rentrer dans le film à fond pour ne pas s'ennuyer car le rythme est très lent ! Nous sommes effectivement face à un mélodrame qui contient donc de nombreuses scènes assez longues. La mise en scène est quant à elle très bonne, avec de longs plans, épousant le rythme assez calme de l'histoire. Du côté des acteurs, nous avons principalement Nanni Moretti et Laura Morante qui jouent très bien. "La Chambre du fils" est donc dans l'ensemble un bon film, tout simplement.
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2019
Nanni Moretti filme le deuil avec une pudeur et une justesse magnifiques. Un film bouleversant mais sans pathos. Jamais. Palme d'or à Cannes.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 août 2019
Un très beau mélo sur le deuil d’un fils. Comme dans ses comédies, Moretti trouve la note juste quand il s’éloigne du cœur de son sujet et choisit le pas de côté ou la digression. Au contraire, quand il veut filmer la mort et la douleur en face (le tiers central du film), il devient moins bon et se contente de montrer des personnages en pleurs. Pour cette raison, je trouve Mia Madre plus émouvant, parce que presque uniquement composé de digressions. Malgré tout, La Chambre du fils a beaucoup de très jolis moments, une fin magnifique et une finesse qui rappelle le cinéma de Milhaël Hers.
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2019
Excellent film, je suis encore sous le choc de cette petite boule d’émotion incontrôlable et ultra puissante. Une palme d’or plus que méritée pour le meilleur film de Moretti. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 4/5
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 avril 2019
Aussi soigné et bien interprété qu’il soit, la chambre du fils est un film qui ne m’a pas touché plus que cela. Tout simplement parce que ce n’est pas le genre de film qui m’enthousiasme. C’est finalement un peu trop lisse et austère. Cela m’a presque paru comme une étude sociologique sur le sujet et personnellement je n’ai pas ressenti de réelles émotions en le regardant, malgré comme je le disais des qualités indéniables.
Anna_
Anna_

30 abonnés 832 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 juin 2017
Ce film aborde un sujet très difficile.
J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, la réalisation est bizarre, les scènes souvent coupées, j'ai été assez déroutée et je pense être passée à côté de ce film.
Dommage
David B.
David B.

54 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2017
Le quotidien d'une famille italienne aimante et filmé au plus près, perd brutalement sa quiétude avec la tragique disparition du fils. Le travail de deuil d'abord en retenue atteint des débordements émotionnels, des remises en cause existentielle et d'intenses douleurs. Une tragédie bouleversante.
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mai 2016
Nanni Moretti signe ici un film bouleversant... Une famille italienne heureuse est brisée lorsque le garçon meurt dans un tragique accident. Sans tomber dans le sentimentalisme, le réalisateur italien aborde ici le thème du deuil, de la vie, de la reconstruction... Le scénario amène progressivement le drame qui surprend le spectateur et qui est entraîné dans la tristesse de la famille car attachement il y a eu avec le fils. Un film subtil, intelligent, brillamment interprété et possédant une excellente bo
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2016
Après « Mia Madre », vu la semaine dernière au cinéma, il devenait incontournable d’effectuer une séance de rattrapage autour de l’autre grand film de Nanni Moretti, « La chambre du fils ». 14 ans se sont écoulés entre les deux films qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau, celui-ci est juste plus mortifère puisque la mort d’un fils est moins dans l’ordre des choses que celui d’une mère très âgée.
Tout comme dans « Mia Madre » où la profession de la fille, réalisatrice, permettait de réaliser une mise en abymes autour du cinéma ; là, Moretti, le père du jeune garçon défunt, est psychanalyse. Et c’est très important pour afficher un positionnement face à la mort de son fils différent de celui des deux femmes de la famille (sa femme et sa fille). Elles expriment leur colère, lui est distant, tout en retenu, voire froid ; une approche analytique très proche de celle qu’il a avec ses patients qu’il reçoit dans son cabinet jouxtant le logement familial. Cette famille, avant le décès du fils, affiche amour, compréhension réciproque, règlement des conflits dans un climat de confiance. Chaque membre oscille en permanence entre autonomie et appartenance à la cellule familiale. Une belle harmonie familiale brisée par ce douloureux évènement qu’est la mort d’un enfant. Et là où certains films pourraient être tire larmes, Moretti évite le sensationnel pour se raccrocher par petites touches au travail de deuil. Le bonheur semblait banal ; le travail de deuil est montré tout aussi sobrement autour de trois solitudes ne faisant plus famille. La famille a volé en éclat. Leurs saluts individuels et la reconstruction de la famille ne pourra venir que d’un personnage extérieur qui, au travers d’un voyage, leur permettra de dire adieu à l’être perdu et à reformer une famille.
C’est simple, juste et donc parfois tellement banale qu’une certaine distance peu s’installer. Moretti dépouille au maximum son cinéma pour parfois paraitre faire un travail étymologique autour du deuil ; mais l’accent minimaliste du film sert merveilleusement son propos.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2015
Si "La stanza del figlio" émeut autant, c'est avant tout parce qu'il évite tous les pièges qui lui étaient promis: jamais larmoyant, jamais austère et sans opposition entre le psychologue attentif et le père de famille absent (stéréotype souvent lourd). En faisant intervenir la mort du fils après une demi-heure, Moretti voulait surtout mettre en scène un avant et un après. Il le fait en montrant d'abord une famille unie et heureuse pour ensuite mieux comprendre la peine de ceux qui ont perdu un être cher. Moretti ne s'arrête pas au simple fait que le deuil prend du temps, mais en filmant autant de passages obligés que de détails subtils, il met en évidence la fragilité qui gagne un homme dans l'incapacité d'exercer son métier, un couple qui doute et une fille qui peine à communiquer son ressenti. Grâce à une idée scénaristique géniale, le film finit par prendre une tournure légèrement optimiste. Mais que le spectateur ne s'y trompe pas: le plan final indique bien que, même si un renouveau semble apparaître, plus rien ne sera pareil.
Olivier P
Olivier P

5 abonnés 14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 août 2014
Ce film est à voir uniquement en VO, la VF est nulle. Je n'ai aucune envie d'écrire quoi que ce soit sur ce fil m ici. La Chambre du fils est l'une des choses que j'aime le plus au monde. C'est la subtilité même. Je le revois régulièrement, en restant sans voix à chaque fois, les mêmes larmes coulent à chaque fois. Vive Moretti.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 4 décembre 2013
L'écriture a ses points positifs et permettra de faire tomber le psychologue de son piedestal : comme nous il a des sentiments et ses faiblesses. Cependant le film se cherche entre les différents personnages qui n'ont finalement pas assez de place pour pouvoir révéler tout leur potentiel. Un film touchant et intéressant sans être transcendant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 août 2013
D'ordinaire plutôt méfiant à l'égard des palmes d'or et de tout ce qui flirte avec le réalisme dans le cinéma, c'est du bout des doigts que j'ai lancé cette "chambre du fils", qui s'est avéré être une bonne surprise. Le scénario est assez simple mais bien soigné, et l'équilibre trouvé entre les séances de psy et les moments plus intimes donne au film un rythme agréable. Evidemment, les amateurs d'action filmée à 100 plans/minute sur une musique enlevée seront déçus. Moretti privilégie de longs plans fixes, nous plaçant à la hauteur des personnages, dans leur cercle de conversation ou à leur table, pour mieux faire entrer le spectateur parmi les leurs. Quelques touches de piano viennent ponctuer les échanges et donner un ton tantôt mélancolique, tantôt empreint d'espoir au récit. Certains diront épuré, on pourrait aussi bien parler de simplicité. La qualité de la mise en scène fait le reste. Des séquences brillamment choisies nous font comprendre l'essentiel très vite. Le trait d'humour du père, des sourires, des marques de confiance. Autant de signes qui peuvent sembler anodins, sans qu'aucun ne le soit. Cette famille de classe moyenne supérieure, dont les membres sont instruits et où règne la bonne entente, ressemble à beaucoup d'autres. Elle pourrait être la nôtre. La première demi-heure nous en fait prendre conscience, en nous mettant face à des scènes du quotidien que l'on a tous vécu. Parallèlement, on pénètre dans l'intimité de la psychothérapie, face au divan et à des patients plus obsessionnels les uns que les autres, mais qui partagent le fait d'être plus ou moins attachants. Ces séquences apportent des touches d'humour qui bien que rares procurent au spectateur un plaisir subtil, celui que l'on éprouve devant le portrait d'une connaissance un peu lointaine "c'est vrai, **** est presque comme ça".
Une fois ce décor habilement planté, le drame que constitue la mort d'Andrea n'en est que plus bouleversant. Mais Moretti ne s'y engouffre pas pour jouer abondamment sur le pathos. Le temps de deux regards et dix secondes de larmes, le choc de la nouvelle est passé, et c'est tout en pudeur qu'il nous propose la reconstruction (ou déconstruction) des personnages, Giovanni en tête. Ses silences, son refus d'évoquer l'existence d'Andréa et d'en accepter la mort contrastent avec son attitude de psychologue. Plus émotif, moins neutre, "n'arrivant plus à avoir du recul" nous dira-t-il, les séances sont tant d'occasions pour Giovanni de ressasser l'inacceptable, d'éprouver une culpabilité grandissante face à une réalité qu'il n'a pu éviter. Le patient devient le miroir, le psy devient patient. Il est mis face à ses contradictions, incapable d'appliquer à lui même les conseils qu'ils professe à longueur de journées. Pour sauver l'homme, il faut tuer le psychanalyste. Moretti nous invite à faire ce voyage avec lui, avec pudeur et sans forcer.
Le message final sera finalement assez prosaïque (pour surmonter une épreuve, il faut d'abord accepter de l'affronter), mais donné avec la distance et la poésie qui convient. Arianna, sorte de réincarnation temporaire d'Andrea, permet au couple de faire son adieu véritable à son fils, et de le prolonger autant qu'ils en ont besoin. La caméra quittant la famille au rythme de la voiture qui démarre, on laisse les trois protagonistes comme on les a laissé, sur un sourire, un rire même, et avec la sensation d'avoir vécu un bout de vie avec eux. Une vie qui, et c'est bien là l'essentiel, continue.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2013
Dans la filmographie de Nanni Morreti où l’humour sert généralement de vecteur à la dénonciation sociale, La chambre du fils est une pièce unique -et donc indigne pour ses détracteurs-, car basé sur un drame intime filmé avec une sobriété confondante. Rarement le deuil n’a été traité avec tant de justesse que dans le cheminement de ce père de famille, un psychanalyste au grand cœur, suite à la perte de son fils, ce qui rend très difficile de rester insensible à cette tragédie qui ne succombe à aucun moment au piège grossier du pathos tire-larmes. L’acteur-réalisateur nous surprend avec sa sensibilité tant la souffrance morale de son personnage est palpable et transcende la pudeur de sa mise en scène naturaliste et épurée. Cette parfaite image des sentiments humains face à la mort est bien un film déchirant qui mérite sa Palme d'or.
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