Au sein d’un certain cinéma aux visées internationales, il faut toujours que la moindre expérience ait eu pour conséquence de mettre son auteur en résonance avec le monde qui l’entoure et lui ait permis de prendre conscience qu’il n’était pas le nombril de l’univers mais la toute, toute petite et ultime bouture d’une longue lignée de singes. A être devenu le passage obligé du parcours initiatique moderne, je finis par m’en cogner grave que Monsieur Craig Foster ait résolu sa midlife crisis en papouillant des poulpes. Il aurait pu obtenir le même résultat en apprenant la planche à voile ou en réalisant des cupcakes, et il en aurait peut-être aussi tiré un documentaire, vu ce qu’on trouve dans les tréfonds du catalogue Netflix. Non, ce qui m’a intéressé, c’est la curiosité vis-à-vis d’un petit documentaire qui avait toute les chances de se noyer dans les algorithmes de recherche Netflix et qui s’est mystérieusement hissé au rang de production la plus vue sur la plateforme au cours de l’année 2020. Le constat que les poulpes sont des bestioles fascinantes qui méritent bien un documentaire et que voir un type nouer ce qu’il faut bien appeler une amitié, en tout cas une familiarité évidente avec une bestiole gluante et informe condamnée à vivre une toute petite année avant de mourir juste après avoir pondu des centaines d’oeufs, y a sans doute joué un rôle. Vous avais-je raconté mon rêve où des céphalopodes géants venues de l’espace envahissaient la Terre et décidaient de faire de moi un exemple, ayant décelé dans mon humble personne un consommateur forcené de leur progéniture ? Hé bien voilà, preuve que les techniques les plus éculées fonctionnent sur moi aussi, ‘La sagesse de la pieuvre’ est le deuxième élément à avoir brièvement vacillé mon amour pour la chair de ces animaux...enfin, du moins jusqu’à ce que je me souvienne quel goût avait les chipirones à la plancha avec un peu d’aïoli...
Qui aurait pu croire qu’une pieuvre réussirait à me faire verser une larme ! C’est d’abord l’histoire d’un homme fragilisé qui ressent le besoin de se reconnecter avec la Nature et qui va faire une rencontre exceptionnelle avec une pieuvre. Toute la force de ce documentaire est de parvenir à retranscrire les émotions ressenties par Craig Foster au cours de cette expérience. Difficile de ne pas avoir un petit frisson quand on assiste à ce premier contact entre la main du réalisateur et la tentacule de la pieuvre. L’immersion du spectateur est d’autant plus réussie que les images sont superbes et qu’on y récolte beaucoup d’informations sur la vie de cet animal. On comprend mieux pourquoi La sagesse de la pieuvre a été consacrée avec l’Oscar du meilleur documentaire 2021.
Génial ! J'oserai le parallèle avec "Avatar" qui nous invite à (re)découvrir la nature, notre environnement, nos sentiments... le fait de mettre de la sincérité dans un si beau décors est magnifique pour le téléspectateur.
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1,5
Publiée le 26 août 2021
Tout d'abord la photographie du film est assez bonne même si elle est un peu chaotique et qu'il semble que l'on utilise souvent des images de réservoir d'eau plutôt que la mer. Mais ne nous y trompons pas il s'agit d'un documentaire d'exploitation dès le départ et l'exploiteur est le réalisateur du film car il n'est intéressé que par sa prise de vue. La pieuvre se lie avec lui et manque de mourir à cause d'un groupe de requins au début. Il assiste à l'attaque du requin et à tort se fiche de ce qui aurait pu se passer. A ce moment-là il y a une série de courtes scènes concernant l'intérêt que son fils portait à la mer mais qui pourrait se laisser berner par cela pas le spectateur en tous cas. Le documentaire scientifique que ce réalisateur du film présente comme la vérité sur l'intelligence connue des pieuvres sont des inepties. C'est la même pieuvre que beaucoup de gens mangent et elles sont très complexes et intelligentes. Les gens ont besoin d'une relation plus étroite avec le monde naturel car nous vivons une terrible crise d'extinction des espèces animales. Ce film avec une narration différente aurait pu y contribuer mais au lieu de cela je n'y vois que de l'exploitation...
Très beau. Émouvant. Image magnifique. Éducatif. Merci pour ce film. Je ne m attendais pas a cela n ayant jamais plonger ni jamais mis les pieds en Afrique du Sud. C est très instructif de faire ce voyage sous marin et de voir toute cette beauté et d éprouver de la compassion pour la vie mouvementée de cette pieuvre très intelligente.
Magnifique! Il débusque la joie dans toute chose et nous émerveille d'un rien. Une connexion avec la nature qui nous rappelle ce que nous sommes. Des êtres vivants A voir absolument !
Que c'est beau et que c'est touchant cette amitié entre cet homme victime d'un burn out et de ce céphalopode hyper intelligent ! Franchement ce docu-réalité bien filmé et bien narré m'a scotché et m'a fait verser quelques larmes. A ne pas manquer !
Prenant du début à la fin. On ne peut qu'aimer ce documentaire qui rend cet animal attachant mais on ressent aussi l'émotion du réalisateur qui nous fait vivre son voyage personnel avec cet animal.
Ce récipiendaire du meilleur film documentaire aussi bien aux Oscars qu’aux Bafta est très original : c’est une observation très minutieuse de la vie d’une pieuvre dans son environnement sur une longue période. On y découvre des aspects inconnus de la faune et de la flore sous-marine, les interactions entre chaque espèce tour à tour prédatrice et proie, actrice ou simple spectatrice de son environnement. C’est très beau mais la notion d’amitié entre la pieuvre et le plongeur me semble quelque peu galvaudée car le plongeur ne fait pas grand-chose pour aider son « amie » la pieuvre qui aurait souvent besoin d’assistance. On ressort du film beaucoup plus averti sur la vie représentée dans 71% de la planète et reposé de l’agitation terrestre. Ici, même les chasses des prédateurs sont présentées comme un ballet aquatique. Un moment de zénitude à conseiller à tous.
J'ai été littéralement happé dans ce documentaire et cette histoire " d'amitié " entre cette pieuvre et le plongeur est tout bonnement fascinante
Les images sont superbes franchement c'est bluffant on se croirait aussi en apnée tellement cela semble réaliste
L'histoire de l'octopode est touchante je ne savais pas qu'une pieuvre vivait seulement 1 an ce qui ajoute une touche mélodramatique au reportage .
Et je tiens à saluer particulièrement la performance du réalisateur car plonger tous les jours par tous les temps dans cette eau comprise entre 8 et 10 degré et rester en apnée aussi souvent et longtemps c'est un tour de force magistrale et je comprend que finalement à la fin il dit avoir été d'un côté soulagé de la mort de cette pieuvre. C'est très émouvant très touchant cela montre à quel point la nature est intelligente , touchante et qu'il faut tout faire pour la protéger
Je ne suis pas du tout un aficionado de documentaires animaliers, mais il est difficile de rester insensible à cette incroyable expérience que nous raconte Craig Foster. Expérience non pas "humaine" mais "vivante" d'une forme d'amitié naissante entre un plongeur et un animal sauvage. Difficile d'en trop parler sans risquer une mauvaise interprétation du propose, le mieux est de voir et de "sentir" soi-même ce film. Petit bémol, inhérent sans doute au format Netflix, il y a un peu trop de moments "hors de l'eau" où Foster insiste sur les problématiques parfois banales de sa vie de famille ou de sa carrière, et surtout il manque un making-of, car on aimerait vraiment savoir comment ces images ont été filmées, puis montées.
Très beau documentaire animalier, qui montre à quel point l'animal et l'être humain font partie d'un tout, d'un seul et même monde. L'auteur nous rappelle aussi que l'intelligence, la sensibilité, la curiosité, le besoin de contacts, la communication... font aussi partie du règne animal. Un film intelligent à voir et à revoir.