Un duo d'actrice exceptionnel même ceux qui n'ont pas aimé le reconnaissent . Il faut se laisser porter par le film pour l'apprécier à sa juste valeur. Rarement un film m'a ému à ce point.
"Entre les vagues" est pour moi une déception, beaucoup trop larmoyant, beaucoup de scènes répétitives, j'ai l'impression que la réalisatrice est passée à côté de son sujet à vouloir en faire trop, pour ce qui est de la réalisation, c'est non stop filmé au plus près, gros plan sur gros plan,ca en devient irritant, et l'effet voulu (susciter un maximum d'émotion) tombe complètement à l'eau. Un bon point : les 2 actrices jouent très juste, elles auraient mérité de montrer leur talent dans un meilleur film.
Balloté de haut en bas, j’ai aimé l’énergie, l’humour des deux amies et le renouvellement de la question du « mentir vrai » posée par les deux virevoltantes comédiennes débutantes. La hardiesse du duo échappant aux habituelles connotations homosexuelles, bouscule tout sans nuances, y compris les soignants quand la comédie passe au drame. Les expressions telles « on lâche rien » fleurissent, avant un pathos final qui n’échappe pas à « je suis dans la chambre d’à côté » incontournable des kits funéraires. Les excès dans le rire comme dans les larmes des deux épatantes artistes Souheila Yacoub et Déborah Lukumuena participent au plaisir de leur découverte.
Le second long-métrage d’Anaïs Volpé, sorti en 2021, déborde indéniablement d’énergie. L’histoire d’amitié entre deux jeunes femmes (Souheila Yacoub et Déborah Lukumuena), partageant une passion commune pour le théâtre, se laisse regarder avec plaisir dans sa première partie. A une mise en scène très rythmée, comportant notamment quelques plans inventifs, s’ajoute l’exubérance des actrices. Cependant, le scénario tombe vite à plat réduisant le caractère naturel et spontané du début du film à un traitement complètement surjoué des émotions. Bref, de très belles intentions malheureusement noyées dans un mélodrame ultra prévisible.
Premier film du mois : du rire aux larmes. Parfois on dit d'un film qu'il ne va pas au bout des choses, qu'il flirte avec son sujet sans jamais trop toucher le spectateur, ici c'est le contraire. Pourtant le début m'a paru "too much", trop "direct live" et, oserais je le dire ces premiers moments ne m'ont pas convaincu, cette immersion un peu foutraque, trop décousue ne m'a pas permis d'y croire immédiatement, amusée un peu, voire agacée. Et miracle du cinéma, c'est justement ces instants excessifs, limite borderline qui m'ont fait m'ouvrir pleinement à la suite de l'histoire,l'apprécier, l'aimer à sa juste valeur. Comme quoi un film c'est un TOUT et pas juste quelques images. Ce n'est pas uniquement une affiche colorée, gaie, une bande annonce enjouée, pleine de vie, un pitch incomplet, indices trompeurs. Brutal virage à 180 degrés,cœur qui tressaute, qui sanglote, mal de cœur mais jamais quitter la trace de la route.Ça nous tombe dessus, on ne s'y attend pas et c'est ça, sa force, sa qualité. Miracle que ces deux femmes, que ces deux actrices. L'amour de la vie et du théâtre, l'amitié ... je n'en dirais pas plus sauf que j'étais heureuse d'avoir vu ce film et si profondément touchée.
C’est pas possible, il n’y a que moi que ca gene cette caméra qui bouge sans arrêt ? Mais qui peut aimer cette manière de filmer ? C’est moderne ? Comment peut on apprécier un film qui donne tellement mal a la tete qu’il faut prendre un Doliprane…
L’histoire bouleversante de Margot et Alma, deux amies qui passent un casting de théâtre ensemble et qui vont choisies ! Mais rapidement les choses se corsent et la très belle amitié va se retrouver fragiliser… Deborah Lukumuena continue de crever l’écran.
Un magnifique drame sur l'amitié, superbement joué par Souheila Yacoub & Déborah Lukumuena en actrices principales ! Le parti pris du cadre ballant permet une continuité de mouvement, ce qui est très bien mis en scène également, et le thème de la spoiler: maladie et l'accompagnement dans la mort est montré de façon très juste, à nous en faire verser des larmes . L'éloge du théâtre est beau, la force de cet art lie les personnages comme jamais, et nous entraîne avec elles dans leur passion et leur amour amical ! Sveva Alviti et Angélique Kidjo sont aussi très juste dans leurs rôles. Seul hic : le choix des costumes...
Il est rare qu’un film parvienne à traduire avec autant de sincérité la complexité et la force d’un lien d’amitié féminine. Celui-ci y parvient sans détour, touchant quelque chose de profondément intime, de viscéral. L’amitié, cette marque d’affection suprême à mes yeux, y est montrée dans toute sa beauté fragile, dans ses élans, ses silences et ses blessures.
Impossible pour moi de détourner le regard, encore moins de jeter un œil à mon téléphone. J’étais entièrement absorbée, connectée à ce que l’on me racontait, comme si chaque plan battait au rythme des émotions de Margaux, que je ressentais presque dans mon propre corps.
Le choix d’une caméra à l’épaule, mobile, presque tremblante, renforce ce sentiment de proximité. On est là, tout près d’elles, au cœur de leurs regards, de leurs gestes, de leurs doutes. Cette mise en scène organique rend l’histoire encore plus palpable, presque vécue.
La lumière et la photographie, quant à elles, enveloppent le film d’un voile poétique. Il y a dans ces images une douceur, une mélancolie lumineuse qui m’a émue aux larmes.
Ce film, je ne l’oublierai pas. Il m’a donné envie de vivre une amitié aussi forte. Il m’a rendue joyeuse, mélancolique, pleine de gratitude. Et surtout, il m’a rappelé à quel point il est précieux de se sentir profondément liée à quelqu’un.
C'est un film magnifique sur l'amitié, d'une énergie formidable. Les deux actrices sont excellentes et la délicatesse de la réalisation laisse voir les émotions sans insister dessus. À voir.
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4,5
Publiée le 4 avril 2024
« Ne pleure pas parce que c'est fini, souris parce que c'est arrivé. » S'il s'agit d'une citation un peu bateau, je trouve que ça résume très bien le message du magnifique film d'Anaïs Volpé. Une amitié indéfectible, intense et bouleversante comme rarement montrée au cinéma. S'il y a toujours une accalmie entre deux vagues, ce n'est jamais le cas ici. On est directement emporté par le dynamisme et la folle énergie de ces deux copines que l'on pense suivre pendant qu'elles font les quatre cents coups. Et c'est le cas lors d'une première partie jubilatoire, drôle, insouciante et pleine de vie avant que la réalité de la vie ne les rattrape... Les émotions changent alors, mais elles continuent de nous submerger... "Entre les vagues", c'est donc l'amitié, mais aussi la passion et la poursuite des rêves, et quoi de mieux que de partager cela à deux. Mais c'est aussi les désillusions et les épreuves de la vie. Entre le montage dynamique, la beauté des images et la fantastique performance des deux actrices, notamment Souheila Yacoub qui est exceptionnelle, "Entre les vagues" est un vrai coup de force, un film beau, drôle et bouleversant.
Porté par l’interprétation pleine de spontanéité de ses deux actrices, le récit vibrant et fougueux mais n’évitant pas le pathos, d’une bromance entre deux jeunes filles rêvant de devenir actrices, chamboulée par la maladie de l’une d’elle. 2,75