Il est rare qu’un film parvienne à traduire avec autant de sincérité la complexité et la force d’un lien d’amitié féminine. Celui-ci y parvient sans détour, touchant quelque chose de profondément intime, de viscéral. L’amitié, cette marque d’affection suprême à mes yeux, y est montrée dans toute sa beauté fragile, dans ses élans, ses silences et ses blessures.
Impossible pour moi de détourner le regard, encore moins de jeter un œil à mon téléphone. J’étais entièrement absorbée, connectée à ce que l’on me racontait, comme si chaque plan battait au rythme des émotions de Margaux, que je ressentais presque dans mon propre corps.
Le choix d’une caméra à l’épaule, mobile, presque tremblante, renforce ce sentiment de proximité. On est là, tout près d’elles, au cœur de leurs regards, de leurs gestes, de leurs doutes. Cette mise en scène organique rend l’histoire encore plus palpable, presque vécue.
La lumière et la photographie, quant à elles, enveloppent le film d’un voile poétique. Il y a dans ces images une douceur, une mélancolie lumineuse qui m’a émue aux larmes.
Ce film, je ne l’oublierai pas. Il m’a donné envie de vivre une amitié aussi forte. Il m’a rendue joyeuse, mélancolique, pleine de gratitude. Et surtout, il m’a rappelé à quel point il est précieux de se sentir profondément liée à quelqu’un.