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Kouto
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1,0
Publiée le 12 septembre 2025
Un drame sur la perte de mémoire souffrant de poncifs propres au cinéma français, c’est-à-dire que le film est ennuyeux et fade et l’interprétation surjoue et manque totalement de crédibilité dans leurs rôles.
Le titre est sympa, le sujet est intéressant, la narration et la mise en scène sont sobre, ce n'est pas plus mal dans un sujet comme celui-ci mais je n'ai pas été plus ému que ça. C'est dommage. Pourtant il y avait matière. C'est plutôt bien écrit, c'est pas niais mais l'émotion ne m'a pas pris plus que ça pour autant et c'est ce qu'il m'a manqué. J'ai trouvé que Zabou Breitman (qui s'en tire avec les honneurs pour une première réalisation) n'arrivait pas complètement à installer cette ambiance de nostalgie perpétuelle qui aurait pu (et du) se mettre en place dans ce genre d'œuvre et du coup là où j'aurais pu trouver certaines scènes vraiment émouvantes j'ai surtout trouvé que c'était un peu longuet sur les bords. Bref, un avis personnel mais le film est tout de même plutôt bon.
Une fois que tu as vu Isabelle Carré faire l'amour sous la pluie, que veux-tu voir de plus ? Bon, plus sérieusement, on a toujours associé la maladie d'Alzheimer à la vieillesse, alors qu'elle peut aussi frapper de manière précoce. On a oublié, alors que l'on avait connu un cas de notoriété publique : Rita Hayworth en avait affiché les symptômes alors qu'elle avait à peine plus de 40 ans. Pour son premier film en tant que cinéaste, Zabou évitait de tomber dans l'écueil dans lequel bien d'autres seraient tombés : le mélo, couplé au misérabilisme. Son film, aux allures dépouillés (et presque documentaires, dans sa première partie) se base sur des personnages forts. Avec quelques petites pointes de poésie ça et là. Bien entendu, on ne pourra pas occulter la performance majuscule d'Isabelle Carré. Bien secondée qu'elle est par une distribution de poids (Zabou elle-même, Le Coq, Le Ny, Pinon, Londez, Levantal) dans laquelle seul Bernard Campan a du mal à se mettre à niveau.
Suivant une double trajectoire inversée entre un homme enfouissant son traumatisme sous un encéphalogramme mémoriel plat et une jeune femme rêveuse en partance vers les mêmes chimères que sa mère, le récit touche grâce à l'interprétation sensible d'Isabelle Carré et du bouleversant Bernard Campan sans omettre de peindre de truculents seconds rôles dont les prestations entre cynisme et humour permettent une décompression indispensable face à tant de détresse humaine et de douleurs celées. Suivant les errements et la reconstruction avec délicatesse, la réalisatrice offre de jolies scènes telles que celles en écho sous la pluie sans surligner son propos. Un drame aux accents de mélo: poignant, mais éprouvant.
Le sujet est particulièrement angoissant pour un premier film et c’est plutôt réussi.
Terrifiant car nous sommes tous concernés par l’éventualité de perdre, un jour, la mémoire… nos souvenirs… notre histoire et notre cheminement… S’en rendre compte et ne rien pouvoir y faire doit être un véritable supplice de chaque instant et c’est très bien véhiculé dans le film de Zabou Breitman.
Très bon casting, tout le monde est à sa place, et Isabelle Carré est remarquable d’authenticité.
J’ai été bouleversée par ce film, son sujet, et l’histoire d’amour de ces deux écorchés vifs dont un retrouve progressivement la mémoire et l’autre la perd inexorablement.
César de la meilleure actrice pour Isabelle Carré César du meilleur premier film pour Zabou Breitman
C’est amplement justifié et, encore une fois, BRAVO Zabou !!!
Il est tellement fort ce film, tellement émouvant et tellement triste aussi. Le duo d'acteurs Carré/Campan est simplement extraordinaire, surtout Carré. C'est vraiment une histoire diaboliquement atroce et pourtant si réelle. Soyez plutôt en forme avant de le voir sous peine d'être complètement démoralisé après.
Un film merveilleux avec des acteurs qu on pas l habitude de voir avec une Histoire pas facile mais tellement bien interprétée et le message un super moment de passé avec une larme à la fin
Claire, atteinte d'un mal qui lui fait perdre la mémoire et l'élocution, et Philippe, accidenté de la route dont l'amnésie, au contraire, disparait peu à peu, de rencontrent dans la clinique où ils sont soignés. Il s'ébauche entre eux une singulière histoire d'amour. Le sujet dramatique de Zabou Breitman n'est pas sans cocasserie, celle que déterminent, dans la première partie du film, les rapports bon-enfant entre l'équipe soignante et les malades, ou ces situations burlesques qu'occasionnent les troubles de mémoire des pensionnaires. Et parce que leur amnésie leur confère une sorte d'innocence et comme une nouvelle virginité, Claire et Philippe sont tels deux enfants qui s'aiment, candides et un peu gauches. Plus tard, le ton se fait plus grave spoiler: lorsqu'on assiste à la rapide dégradation de l'état de Claire.
Zabou Breitman porte un regard sensible sur la relation entre ses deux personnages, sur leur besoin mutuel et sur leur souffrance, tout en exposant les incidences matérielles (desquels on pourrait s'amuser spoiler: si Claire ne déclinait pas inéluctablement, fatalement) qui forment le quotidien spoiler: -lorsque le couple s'installe en ville- des amnésiques. L'approche de la réalisatrice procède tout autant de l'émotionnel que de l'étude clinique. Elle s'appuie sur une interprétation remarquable, mention à Isabelle Carré, charmante, lunaire, émouvante.
Pour son premier essai à la réalisation, Zabou Breitman frappe fort et haut avec "Se souvenir des belles choses". Elle réussit à traiter avec autant de délicatesse que d'intensité un sujet grave, douloureux, et nous propose un scénario (qu'elle a coécrit) plein de sensibilité, de drôlerie, de finesse et de tristesse. Des dialogues poignants aux moments d'intimité filmés dans un cadre qui est tout sauf intime, sa réalisation et sa direction artistique sont et demeurent tout au long du film exemplaires, permettant au duo de comédiens principaux d'illuminer le devant de sa caméra. En parlant des comédiens, il est impossible de faire l'impasse sur eux, car si la cinéaste "débutante" assure derrière la caméra, ce sont eux qui rendent son histoire aussi vivante, aussi déchirante : Isabelle Carré et Bernard Campan sont tout bonnement épatants et très complémentaires, Bernard Le Coq, Breitman, Anne Le Ny, Dominique Pinon et tous les autres admirables de simplicité et de naturel. La réalisatrice impose immédiatement un rythme, ni trop lent ni trop rapide, pour nous laisser savourer cet éloge à l'amour fou avec toutes les émotions qui vont avec. Un très bon premier film.
Ce film m'a barbé. Attendu comme un très bon film , il n'en a pas fallu longtemps pour que je comprenne le pourquoi ce film est aussi méconnu. A mon avis , ce film se voulait être une copie des films sur les malades mentaux , un peu comme Vol au dessus d'un nid de coucou , ou autres. En tout cas, Isabelle Carré et Bernard Campan , assurent , c'est sûr , mais le film reste beaucoup trop long ... Se Souvenir des belles choses avance lentement , sans qu'il y ait vraiment de l'intérêt pour ce film.
Malgré la bonne prestation de la belle et charmante Isabelle Carré, "Se souvenir des belles choses" est d'une trop grande lenteur pour capter le spectateur. On voit bien la volonté de Zabou Breitman de donner plein de bons sentiments. Mais le jeu des autres, surtout ceux qui jouent des malades (de maladies ou traumatismes variés), est trop approximatif et pas assez réaliste. Bernard Campan n'échappe pas à ce problème. Une petite déception.
Un beau film tendre ,emouvant et touchant qui ne laisse pas insensible. Additionné d'une touche d'humour bienvenu dans le monde trés spécial et difficile d'Alzeimer nous soulignerons l'interprétation remarqué de B.Campan et de I. Carré. Reste une réalisation parfois trop simpliste mais un film à voir pour son émotion.