Excellent film, sans une once d'espoir il est vrai, terriblement pessimiste, mais finalement conforme à ce qui se passe dans la réalité pour ce type de maladie dont on ne guérit jamais. Par contre, 3 étoiles contre 4 car l'histoire dans cet établissement de malades psychiatriques et / ou mentaux avec sa galerie de portraits secondaires est très classique et sans grande originalité. Le couple Campan / Carré aurait certainement mérité un meilleur cadre pour évoluer. Mais très beau, très humain, et poignant à suivre du début jusqu'à la fin.
Beau film. Touchant et poignant. Le sujet est délicat et très sensible mais bien traité. L'histoire est émouvante mais parfois tarde un peu, on s'ennui durant quelques scènes.
Je suis définitivement pas fan du style français, c'était long, les émotions qu'à essayer de faire passer le réalisateur me sont passé complètement au dessus de la tête. On retrouve notre "inconnu" dans un registre tellement différent que j'ai eu du mal à voir le sérieux de ce film. Bref je ne recommande pas.
Film traitant d'un sujet intéressant, "se souvenir des belles choses" bénéficie d'un beau scénario et d'une interprétation de tout premier plan (mention spéciale à Anne le Ny dans le rôle d'une soeur qui n'arrive pas à faire son deuil, bluffante). La réalisation de Zabou Breitman est efficace sans faire de folies.
Malheureusement, le tout est tiré vers le bas par des dialogues maladroits, des gags ringards dont on ne comprend pas toujours le rapport avec l'histoire (quand dominique Pinon fait semblant d'écouter sa collègue pleurer, je cherche encore l'intérêt) et une ambiance retro à la française (décors, habits, véhicules, musique) qui nous fait nous sentir dans un téléfilm tourné en 10 jours pour faute de budget.
Tellement dommage que tant de défauts viennent assomer un scénario ambitieux et des acteurs au sommet de leur art.
Un film magnifique sur la Maladie d'Alzheimer, dans mon métier je suis confrontée au quotidien à cette terrible maladie surtout pour les proches. Une très belle histoire d'amour, une belle approche de la démence. Très très beau film!
Histoire d'un amour impossible... ils vont vers le crash ils le (pré-)sentent... mais mieux vaut vivre intensément un petit moment ...plutot que de ne rien vivre du tout...
Sans memoire on est rien, pour savoir ou l'en va, il faut savoir d'ou l'on vient... Histoire melancolique et pourtant passionnel c'est un amour un peu fou... un combat contre la déconstruction de l'être aimé... mais à la fin on sent bien qu'ils sont de plus en plus differents l'un de l'autre ...ils ne sont plus sur le même chemin...l'un va vers la vie...l'autre vers une demi-mort...l'oubli c'est une autre mort...et pourtant ils continuent de s'aimer d'un amour sincère...
Sans aucun doutes l'un des sommets de la carrière des deux acteurs, ils auraient mérités d'être primé pour de tel rôle mélodramatique, c'est si cru et réaliste, et Isabelle carré semble si perdue et éperdue...
Un film qu'il faut voir... mais peut-être faut-il éviter d'appeler vos copain fans de tunning pour mater le film en grignotant des pop-corns... au cas ou...
Vol au dessus d’un nid de coucou pourrait avoir sa version française grâce à la caméra de Zabou Breitman. On retrouve beaucoup de similitudes et d’intensités dramatiques pour cette description de la vie aux « Ecureuils », qui est plus une maison psychiatrique qu’un centre de rééducation pour la mémoire. L’ambiance entre pensionnaires y est la même et l’intervention d’un personnage extérieur permet de révolutionner les limites de la thérapie classique. On ne soigne pas une maladie du cerveau comme on pourrait le faire pour un autre organe. Il est indispensable d’établir la bonne connexion en sachant que chaque histoire est différente. C’était le génie de Jack Nicholson, ici c’est Bernard Lecocq qui doit prendre les bonnes décisions pour un résultat non garanti. Malgré la légèreté de façade, certaines scènes sont très dures et on perçoit pleinement le drame intérieur de chacun. Entre émotion et situations cocasses, chaque acteur trouve matière à exprimer son talent. Il est parfois difficile de ne pas sur jouer quand il s’agit de personnes handicapées, mais l’ensemble est plutôt réussi. Bernard Campan mérite des encouragements pour cette superbe remise en question et Isabelle Carré est à remercier pour l’occasion qu’elle nous donne de se souvenir de belles choses.
J'ai fini le film avec une étrange impression entre la tristesse et presque le bonheur, bonheur qu'ils aient quand même vécu leur petite histoire... En tous les cas, à voir, vous ne le regretterez pas...
Mon dieu, quelle horreur. Je suis sorti lessivé de ce film éprouvant. Jamais je n'avais vu un film aussi pessimiste : c'est simple, il n'y a pas une once d'espoir dans cette histoire. Ce drame franchouillard m'a glacé le sang par l'interprétation magistrale de sa comédienne principale. On est ici dans le drame de chez drame, avec un final Requiemforadreamesque. Jamais je ne reposerai les yeux sur ce métrage, qui ne provoque en moi qu'une seule envie : l'oublier au plus vite. Derrière des emprunts efficaces à 37°2 le matin et Vol au dessus d'un nid de coucou se cache une mise en scène poussive, sans éclat, heureusement aérée par une direction d'acteur sans faille. C'est beau, noir, humain, sans compromis mais le résultat est à se flinguer. A ne pas regarder en période de moral à zéro.
Magnifique. Des instants poignants mais sans pathos, des moments douloureux et drôles à la fois. Le sujet est traité avec beaucoup de sensibilité, et les deux acteurs jouent sobrement et intensément. Coup de chapeau à Bernard Campan, vraie révélation dramatique, et médaille d'or pour Isabelle Carré, rayonnante, qui touche toujours juste. Divine, quoi.
Une véritable performance de la part des acteurs, domptes par la main de maître de Zabou Breitman. Les émotions de succèdent, passant du rire aux larmes, de la joie à la tristesse, de la tendresse au scandale. Un film dont on se souviendra, comme l'une des plus belles choses.