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Eric T
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2,0
Publiée le 6 décembre 2022
Loin d'être un chef-d'œuvre, la Norvège se distingue par ses films voulant concurrencer la suprématie américaine dans ce genre. Alors il y a plein d'inepties, c'est parfois déroutant, maladroit mais au global, en adoptant le degrés de tolérance maximum, on peut passer un agréable moment.
spoiler: C'est l'histoire d'un film titré "Troll", qui montre des traces de pas de troll après 5min, un troll sur une vidéo de portable après 10min, qui envoie son héroïne consulter un expert en troll (son papa) et l'engueule car "tu as dit Troll pendant la réunion !", qui voit tous ses héros échapper à un troll en hélico après 45 min et qui, pendant plus d'une une heure (!) cherche à garder le suspense sur l'identité de son monstre !
spoiler: C'est l'histoire d'un film qui prouve à quel point Netflix c'est génial tant il nous permet de découvrir des films du monde entier. Par exemple Troll, c'est tout pareil qu'un blockbuster hollywoodien mais rien à voir car il est en Norvégien. Super, non ?
Cette critique contient des spoilers L'histoire est sans surprise et déroulent des thèmes populaires contemporains : titiller le conspirationnisme, taper sur la religion chrétienne, valoriser les valeurs passées car c'était mieux avant, tout ça arrosé d'HF parce que les séries LOTR & GOT viennent de sortir. Le déroulé est convenu : suspense sur l'origine du monstre - constitution de l'équipe - confrontation - mise à l'écart de nos héros au 2/3 de l'histoire - Désobéissance aux ordres de ces derniers qui vont risquer leurs vies pour sauver le monde (en l'occurence Oslo) car surprise ! le méchant (vieux mâle blanc cisgenre) avait tort et la violence, c'est mal. Les personnages sont archétypaux : le méchant stupide à un poste de décision donc, le sidekick comique ("egghead"), le BG viril (Kris) pas très futfut, vous savez le genre de mec à qui on demande si le piège est prêt, qui répond non, grimpe sur un char et interrompt ses équipes pour leur faire un discours de motivation : "Arrêtez tout et écoutez moi : nous sommes en retard !" et surtout, période post #metoo oblige : des femmes fortes pour leader tout ça : la geek, la première ministre et bien sûr notre Indiana Jønes nordique. Le film associe les effets de modes actuels : des touches d'humour associées à des séquences spectaculaires, un rythme trépidant par peur que le spectateur zappe et des effets spéciaux convaincants. On a aussi droit à l'indispensable rebondissement débile : la révélation du "palais des trolls" qui détruit tout ce qui restait de crédible dans l'histoire : pourquoi garder ces ossements secrets ? Surtout alors que le Troll vient de faire un massacre dans un parc d'attraction ? Pourquoi l'église, le palais, quelqu'un n'a pas prévenu la 1ère ministre ? Si un missile balistique 9K793 de 2tonnes ne sert à rien, comment des moines à sandales ont réussi à éradiquer des trolls titanesques il y a 1000 ans ? suffit-il d'aller taper gros pépère avec une épée et un crucifix ? Aussi la Norvège avait depuis toujours la preuve de l'existence de Dieu et de la vérité de la chrétienté mais n'a rien dit ? Bref, tous ces ingrédients auraient dû conduire Troll à être un nouveau blockbuster aussi divertissant et stupide qu'inoffensif. Sauf qu'à mon sens il est symbolique de la production cinématographique actuelle. Sur 3 niveaux : 1. La standardisation des productions et l'aplanissement des singularités cinématographiques régionales : ce film norvégien aurait pu être réalisé avec un Kaiju au Japon, un Djinn au moyen Orient ou un Yéti au Tibet sans rien modifier à tous les ingrédients précités. 2. Troll est une nouvelle illustration de l'épidémie de films passables qui sévit actuellement (cf. "The Epidemic of Passable Movies") de Nerdwriter1. Ce n'est pas nul, ça se regarde, mais sans réellement éprouver d'émotions car la recette est connue et appliquée jusqu'à la nausée. 3. Enfin avec Troll on franchit un cap dans l'efficacité que doit revêtir un divertissement dont le cahier des charges impose une intro, 2, 3 scènes d'action intermédiaires et un final spectaculaire. Tout parait surcalibré, aucune scène ne s'étend, sur un paysage ou sur un moment. Tout va à 2000 à l'heure et tout ce qui est exposé doit contribuer à l'avancement de l'histoire. On est dans la dictature du scenario et d'ailleurs, l'histoire n'avance plus dans l'épilogue donc entre la fin du Troll et celle du film on a 2'30sec chrono, sans compter la scène (presque) post générique aussi inévitable que convenue : faudrait pas manquer l'occasion d'annoncer une suite.
Téléfilm norvégien de Noël, entre King Kong et Jurassic park Il est permis de s'assoupir au bout de 30mn tant la deception est grande de constater qu'une intrigue dans ce somptueux pays européen à l'imaginaire préservé, tourne au sous-produit américain lambda, avec son lot de wokisme et de clichés industriels.
Je trouve que pour un film, réalisé dans un pays qui n'a pas une grande histoire, dans la production de films spectaculaire, il est plutôt réussi, malgré quelques longueurs.
Je m'attendais à voir un film très médiocre après avoir vu les critiques mais j'ai été agréablement surpris : de bons acteurs, quelques magnifiques paysages, de l'humour, des réflexions (bien que basiques mais qui ne font pas de mal dans le monde dans lequel on vit) sur la bienveillance et le respect, de très bons effets spéciaux, un scénario qui (quand on part du principe qu'il s'agit d'un film avant tout fantastique) tient la route. Bref loin d'être un mauvais film.
Nanar qui a l'air de commencer plutôt bien, avec l'acteur qui a joué fut un temps dans Rocketeer, dont il était le héros... Puis après bah ...pas top ça se regarde sans plus
Vous vous souvenez des blockbusters américains catastrophes un peu bêtes qui ont parsemé les années 90 et qui leur ont donné ses plus beaux titres de gloire en ce qui concerne le cinéma populaire à grand spectacle. Une catégorie de films bien représentée par les films de Roland Emmerich ou les productions de Jerry Bruckeimer ou encore Joel Silver. On pense à « Les Ailes de l’enfer », « Volcano » ou bien sûr, puisqu’ici il est question d’une grosse bestiole, à « Godzilla ». Et à tous ces films avec une bataille contre quelque chose de gigantesque, comme « King Kong », « Pacific Rim » ou « Le Choc des Titans ». Et bien « Troll » c’est exactement cela mais fondu dans le folklore fantastique norvégien, et plus précisément du mythe des trolls. Loin du génial « Troll Hunter » qui utilisait le found-footage et l’humour noir pour nous faire rire et frissonner avec brio, ce blockbuster norvégien est d’une bêtise naïve plutôt amusante mais parfaitement divertissante en même temps.
Tous les clichés des gros films américains du genre d’il y a vingt à trente ans y sont. Et le réalisateur du très réussi film norvégien « The Wave » mais aussi du moins sympathique (et bien plus en accord avec ce gros budget de Netflix) reboot américain de « Tomb Raider », Roar Uthaug, semble avoir amené tout son bagage hollywoodien pour le calquer dans son pays d’origine. Les personnages sont des caricatures sur pattes empilant tous les clichés possibles pour constituer leurs traits de caractères et les relations qui vont les unir. On n’y croit pas une seule seconde mais c’est drôle au second degré. Les dialogues sont purement fonctionnels et destinés à un seul but : comment se débarrasser de ce gigantesque troll des montagnes. Un géant qui est donc censé être ici un pur produit scandinave mais dont la mythologie est si peu fouillée qu’on aurait pu mettre un dragon, un alien ou même un simple géant que cela n’aurait absolument rien changé. On retient juste la bonne idée du palais royal. Quant au dénouement de ce film catastrophe à grande échelle, il est bien entendu couru d’avance...
Il n’empêche, même si tout cela est prévisible, parfois ridicule car totalement dépassé et bardé de clichés, on y prend un certain plaisir coupable. C’est très rythmé et on ne s’ennuie pas une seule seconde. Ce n’est pas crédible pour un sou dans les péripéties mais c’est plutôt impressionnant et spectaculaire. Et ce qui permet à « Troll » de ne pas sombrer dans le Z est bien entendu la qualité de ses effets spéciaux. La créature est une réussite même si son essence même la rend un peu kitsch et les scènes de destruction sont très bien fichues. Ensuite, le fait que tout cela se situe en Norvège avec les beaux paysages naturels qui vont avec ajoute un petit quelque chose qui sort le film du lot. Alors si tout est cousu de fil blanc dans le déroulement narratif, voire déjà vu et revu par le passé, un film de ce type de temps en temps ne fait pas de mal. Et celui-là est tout à fait regardable!
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ça coche tous les critères du film de monstre : action humaine contre la nature qui libère un truc qui sème la panique . Des scientifiques marginaux s'opposent aux militaires et au gouvernement qui ne tiennent pas compte des avertissements farfelus des premiers nommés...mais ces derniers vont quand même au devant des interdictions et mener à bien leur combat..... .classique. Je repompe la scène des vibrations dans le verre à Jurassic Park , la personne qui descend dans l'empreinte de pas à Godzilla, les hélicos qui tournoient à King Kong ..... La visualisation de ce troll nous parait grotesque car ce n'est pas dans notre culture sub européenne ....D'ailleurs le faire apparaitre sur l'affiche casse le mystère ..... Au final , film plutot pour enfants ou ados ...
Une réalisation pas si mauvaise que ça, des acteurs convaincants, un Troll crédible. Certes, on est pas dans une production hollywoodienne mais il y a des moyens, de la figuration, de l'humour et des personnages attachants. un divertissement honorable, somme toute.
Quand on regarde ce genre de film, l'attente de bons effets spéciaux s'avère le minimum. Là, le troll est tel que l'on peut se l'imaginer. Il se déplace bien, il est expressif. Pour l'intrigue, il faut de l'imagination et c'est là que l'histoire manque de créativité pour en faire quelque chose de plus amusant ou de plus émouvant.
Un film pour lequel je n’avais pas particulièrement d’attente même si le fait d’incorporer dans un film catastrophe un élément de folklore comme le troll aurait pu ajouter une touche intéressante. Hélas on tombe rapidement dans le cliché du film catastrophe américain : le hero principal qui est occupé à autre chose et tout à coup un hélicoptère apparaît pour l’amener(très inspiré de Jurassic Park) , elle retourne voir son père qui est comme par hasard le spécialiste du phénomène et qui l’etudie depuis des années (Godzilla), elle prends directement la tête des opérations (on ne sait pas trop pourquoi d’ailleurs), le geek sans courage qui se découvre une âme de hero et pleins d’autres éléments similaires au genre qui le font vite tomber dans le cliché. On comprend rapidement que ce film ne va rien apporter de nouveau. Ce film est divertissant et pour un film norvégien surprenant de par son budget et effets spéciaux mais avant la moitié du film j’ai commencé à m’ennuyer et à ne plus avoir aucune surprise. Le seul point vraiment positif est la façon avec laquelle on ressent les émotions du troll alors que les émotions des personnages sont imperceptibles/inexistants ce qui gâche complètement l’immersion. En gros plus un passe temps pour un dimanche pluvieux qu’un bon film à déguster.
Commentaire spoiler: - comment ce fait il qu'ils ont retrouvés un crâne de troll dans une version squeletique humaine, ils sont fait de pierre et de boue. - on se demande si le pays a un président du début à la fin, on arme même le nucléaire sans accord présidentielle.. - une maison coupé en deux mais pas de débrit.. Plein d'autres choses de ce style qui decridibilise le film. Une parodie d'action quand même assez bien à regarder pour passer le temps.