Les Bonnes étoiles
Note moyenne
3,8
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143 critiques spectateurs

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selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 décembre 2022
Comme souvent chez Kore-Eda, la famille est au centre du récit et pose ainsi des questions aussi universelles que complexes comme qu'est-ce qu'une famille aujourd'hui ?! Qu'est-ce qu'être un père ou une mère ?! Le réalisateur apporte toute sa finesse, sa tendresse, sa subtilité à cette histoire touchante mais qui pêche un peu par un scénario peu plausible et une émotion pas toujours palpable. D'abord on ne comprend pas pourquoi la police n'interpelle pas les deux kidnappeurs, le flagrant délit est d'emblée effective puisque le bébé ne leur appartient pas (?!), sans compter le petit qui les accompagne, pire pourquoi attendre pour la maman ?! Ensuite, le film reste touchant par le lien qui se crée autour du bébé mais sinon il manque trop d'interaction entre les membres du petit groupe avec peu de jeu de regards, peu de gestes juste logiques au fil du temps, jusqu'à cette ellipse finale un peu facile. En résumé un road movie auquel il manque la folie d'un "Little Miss Sunshine" (2006), la dimension socialo-gag d'un Chaplin, mais le cinéaste japonais construit un récit dense et pertinent qui ne peut que faire écho à tous.
Site : Selenie
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 décembre 2022
Ai vu "Les bonnes étoiles" du réalisateur coréen Hirokazu Kore-eda. Road movie où s'agglomère rencontres d'individus perdus, volés... qui vont petit à petit constituer une "famille" totalement improbable mais où les liens vont se construire et se nouer au fil du temps. Très beau film qui prend son temps sans jamais en raconter trop. Kore-eda fait totalement confiance à son scénario et sa mise en scène très belle reste toujours discrète. Le film frôle l'enquête policière, le mélo mais évite toujours de s'installer trop longtemps dans un style défini. La couleur principale étant certainement la légèreté amère qui est amenée par le personnage de l'enfant qui est le plus adulte de tous. Les trafiquants de bébés et la mère désespérée sont des enfants fracturés, emmurés dans leurs carapaces d'adultes en souffrance. Film sur la difficulté d'être adulte dans un monde sans grand horizon. La photographie est somptueuse (Hong Kyung-Pyo). Mais le point fort du film est évidemment la direction d'acteurs et l'interprétation principalement de Song Kang-Ho (star coréenne qui a obtenu le Prix d'Interprétation masculine lors du dernier Festival de Cannes). Dong-won Gang et Doona Bas sont également excellent. Un conte non moralisateur sans désespérance et avec une forme de légèreté sur notre époque.
Daniele Barge69
Daniele Barge69

4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 décembre 2022
Film long et ennuyeux : je me suis même endormie au début !
Au bout de 2 heures où il ne se passe quasiment rien les dernières minutes livrent à toute allure une sorte de dénouement juste incompréhensible.
Si vous y allez, choisissez un ciné où vous êtes bien assis, sinon renoncez !
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 décembre 2022
De « Distance » à « Une Affaire de Famille », Hirokazu Kore-eda est dorénavant un habitué de la Croisette, dont les récompenses se multiplient, à l’image de ses œuvres qui ne cessent de se diversifier. Les baby box rassemblent des nouveau-nés, abandonnés par leur mère et ce dernier en fait le sujet de tout un road-trip, de parrains et marraines, qui se découvrent un esprit familial. Un enfant à qui on refuse l’identité biologique finit par exister qu’après une grosse poignée de bougies soufflées. En confrontant le mal à la racine, on cherche rapidement à résoudre la parentalité défaillante contre un peu de sous, à défaut d’un confort permanent. L’intrigue s’empare ainsi des codes des contes, afin de démontrer une humanité triomphante, même lorsque tout est grave dans le fond.

Avec un casting entièrement coréen, le cinéaste japonais continue d’explorer des univers au-delà de ses frontières, comme avec des têtes bien françaises dans « La Vérité ». Cependant, il serait facile d’identifier ses thématiques, très proche de sa palme d’or. Une famille reconstituée vivait de ses petits larcins, tandis que l’on va plutôt entrer en négociation dans cette dernière œuvre, touchante malgré sa simplicité. Ici, tout est de l’ordre du bricolage, au fur et à mesure que l’on avance, les coutures que Kore-eda a placé se décousent au compte-goutte. Paradoxalement, Sang-hyun (Song Kang-Ho) passe la plupart de son temps à rafistoler les tenues de son groupe. Sa maladresse ne l’empêche pas d’être pointilleux sur des détails infimes et souligne dans le même mouvement une générosité, qui traverse le récit. En tandem avec Dong-soo (Dong-won Gang), plus mystérieux et plus sensible, son trafic d’enfant deviendra rapidement une affaire personnelle, car chacun aura sa part de responsabilité et de paternité.

Là où le jeu réussit à divertir, c’est grâce à la présence de la jeune et désordonnée So-young (Ji-eun Lee). Son irruption dans le voyage apporte un peu plus de tendresse, mais balise également l’intrigue de ses problématiques, qui sont certes nécessaires et prévisibles. L’abandon et le déni occupent sa conscience, malheureusement, on ne dépasse que rarement ce stade, afin de justifier la chute, qui attend le groupe, qui est destiné à évoluer individuellement. Leur cohésion aura donc permis de panser des plaies, notamment surgies du passé et So-young serait le pivot de toutes ces réflexions. Il est encore temps de changer ou de renoncer à ses responsabilités, mais le fait de l’aborder avec autant de légèreté a tendance à transformer la mignonnerie et quelque chose de plus mièvre. La mise en scène sert toutefois l’introspection, rétrogradant ainsi le portrait d’un pays, soumis à ses contradictions et à la misère, qui pousse la plupart des citoyens à détourner les règles ne serait-ce que pour survivre un peu plus longtemps.

Avec un petit air de « Tokyo Godfathers » dans le rétroviseur, ainsi qu’un duo d’enquêtrices supervisé et périodiquement commenté par Su-jin (Doona Bae), « Les Bonnes Étoiles » (Broker) roule incontestablement vers le bonheur, une utopie difficile à atteindre et plus difficile encore à entretenir. Les liens qui sont tissés entre les membres du groupe autorisent le récit à investir le mélo, sans que cela nuise à l’expérience de visionnage, mais à l’arrivée, on constate une ironie amère qui arrose l’écran. À trop vouloir surligner le partage et la générosité, qui manque d’ambiguïté, Kore-Eda trébuche dans des mécaniques dont le spectateur connaît déjà les subtilités et probablement la sensibilité. Sa sincérité n’est cependant pas à mettre en doute, mais il serait bon de ne pas confondre la bienveillance et la complaisance.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2022
Un peu dérouté que le film soit en coréen et se déroule en Corée…puisque Kore-Eda est japonais; et puis l’histoire elle-même, semble improbable……….
une jeune femme veut abandonner son bébé..dans une « boite à bébé » prévue à cet effet…Des personnes « douteuses » font commerce d’enfants…….ils font route ensemble……...

Le ton du film est « détaché » et on flotte entre gravité et fantaisie…..
fantaisie, bons sentiments, je n’ai pas vraiment accroché……….
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2022
Très jolie histoire qui se suit comme un conte. Des acteurs formidables et palme méritée . C'est juste un peu long.
Joël DI DOMIZIO
Joël DI DOMIZIO

16 abonnés 130 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 décembre 2022
Je suis un habitué du cinéma de Hirokazu KORE-EDA dont j'ai vu presque tous les films depuis près de 20 ans.
"la Vérité", "Une affaire de famille", "The Third Murder", "Après la tempête", "Notre Petite Sœur", "Tle Père, Tel Fils", "I Wish", "Air Doll", "Nobody Knows".
Ce dernier opus m'a moyennement emballé. Réalisation molle, des longueurs, ce qui fait que je me suis quelque peu ennuyé... Tout le film ronronne et on est plongé dans une histoire truffée de bons sentiments.
Malgré son prix d'interprétation obtenu au dernier festival de Cannes, je n'ai pas trouvé que l'acteur principal était extraordinaire...
Nathalie Ballay
Nathalie Ballay

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 décembre 2022
Une très belle étude de grands thèmes autour de l'adoption : abandon, filiation, culpabilité, traffic d'humains, de l'importance du prénom, blessures de l'enfance. Autant vous dire que ça a résonné pour moi...
Laissez-vous emporter dans un scénario intimiste, doux et intense en tension émotionnelle. C'est très réussi !
No Quarter
No Quarter

9 abonnés 539 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2023
Vu ce film en V.O sous-titré en anglais. Pas simple de tout suivre et de comprendre les finesses de certains dialogues. Néanmoins le film est agréable. L'acteur principal à reçu le prix d'interprétation à Cannes, on se demande bien pourquoi. Il était bien meilleur dans Parasite.
Sylvana
Sylvana

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2022
Un très beau film, captivant, touchant, avec des scènes de fou rire absolu. Au début, le film est un peu long à décoller, mais on comprend pourquoi, car le réalisateur instille une savante progression, et au final un retournement de situation, je n'en dirai pas plus. Sur un thème douloureux, l'abandon d'enfant, le film parvient à nous faire aimer des personnages branquignols qui composent un drôle de ménage à trois !
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2023
Rares sont les cinéastes à pouvoir se targuer d’une filmographie aussi homogène et cohérente que le japonais Hirokazu Kore-Eda! Et son nouveau film, le très agréable et doux, « Les bonnes étoiles » ne déroge pas à la règle. En effet depuis maintenant quinze ans et sa découverte avec « Nobody Knows », le réalisateur nous parle de famille et de relations familiales sous toutes ses formes. Même dans son essai en langue française à moitié convaincant, « La Vérité » avec pourtant Juliette Binoche, Catherine Deneuve ou encore Ethan Hawke, c’était le cas et même quand il change un peu de registre pour aller vers le thriller judiciaire comme dans son moins bon film justement, « The Third Murder » il est question de cela. On ne parle ici que des films du réalisateur sortis dans nos terres bien sûr mais si Kore-Eda n’est pas un cinéaste diversifié, il excelle dans cette vaste thématique, qu’elle aille vers le social, le drame ou encore le thriller.

Ici, il investit le sujet des « baby box » ces fameuses boîtes situées dans certains pays asiatiques dans lesquelles des femmes qui ne veulent pas de leur enfant pour de multiples raisons peuvent les y abandonner pour que d’autres s’en occupent. Ainsi qu’au « brokers », ces intermédiaires qui trafiquent et revendent les enfants, terme qui donne d’ailleurs son titre original au film. Mais ici, ce ne sont pas de mauvaises personnes que Kore-Eda dépeint. Il se sert de ce postulat pour nous convier à un périple autour de la revente et de l’adoption d’un bébé. Un voyage réunissant plusieurs individualités qui vont former une famille de fortune. Une famille que l’on se choisit. Et petit à petit, au fil des rencontres, des péripéties et des hasards, tous les personnages vont apprendre à se connaître, se comprendre, se parler et s’apprécier en dépit de leurs différences. C’est simple, c’est juste, c’est beau et le film montre qu’il faut aller au-delà des apparences parfois.

« Les bonnes étoiles » est une œuvre profondément humaniste et philanthrope, qui croit au pardon, à la bonté et à la compréhension. C’est un film apaisé et apaisant. Peut-être un poil trop long, peut-être assorti d’une musique un peu niaise et insistante et peut-être doté d’une fin pas forcément satisfaisante et raccord avec le reste mais un long-métrage plein de bonnes ondes qui vous emporte durant plus de deux heures. Entre quelques rires, de l’émotion, de la tendresse, un peu de suspense et même des retournements de situation, ce film nous cueille sans mal et nous fait du bien. Les images de ce petit périple en Corée du Nord on en plus le mérite d’être belle. Le cinéaste nous fait voyager, sort un peu de ses films en intérieur la plupart du temps et prend l’air. Et cela lui réussit plutôt bien. Un beau film tout simplement.

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Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 187 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2022
Un nouveau film de Kore-Eda sur la question " qu'est-ce qu'uen famille". Tour part de l'abandon d'un bébé part une jeune femme à Busan, une ville coréenne, bébé qui sera récupéré par 2 hommes qui en font trafic en les revendant à des couples/
La jeune femme va finalement les accompagner dans un road trip à la rencontre d'acheteurs potentiels sous le regard lointain de la police qui cherche le flagrant délit...s'en suivent un certain nombres de rencontres et petit à petit le portrait en profondeur des différents comparses, tous cabossés par leur vie, et notamment leurs histoires familiales, ce qui leur donne dans leurs comportements amoraux une grande part d'humanité et l'attachement du spectateur. Oscillant entre peinture poétique, humour, thriller, paysages urbains et côtes, le film monte lentement en intensité au fur et à mesure qu'on apprend davantage sur le parcours de chacun... L'amour paternel, maternel ou entre homme et femme nait et se développe, sous le regard aiguisé d'un jeune orphelin en fugue qui a rejoint je groupe.
Ceci étant dit, le film manque parfois de rythme, il faut être très vigilant pour démêler les écheveaux, interpréter les ellipses, et anticiper l'évolution des un et autres sans se laisser perdre par les mimiques et intonations coréennes qui traduisent les émotions sur des registres très différents des nôtres
sebou36
sebou36

93 abonnés 386 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 janvier 2023
Ouais, ben c'est plutôt Les Bons Sentiments. Que de mièvreries, de longueurs et de musique nunuche jouée au piano et qui n'en finit plus de nous faire siffler les oreilles. C'est long et franchement agaçant. Pas mauvais, juste long comme un jour sans soleil. Si l'intention du réalisateur était de nous mettre du baume au coeur, et bien c'est raté en ce qui nous concerne..
Thomas P.
Thomas P.

55 abonnés 77 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 janvier 2023
Déçu par ce film du réalisateur de l'excellent Parasite. Cette fois le côté alambiqué du scénario déssert le rythme et l'intérêt pour les personnages et pour l'histoire. Du coup c'est lent et un peu trop posé malgré un bon jeu d'acteurs. Mon ressenti a été de l'ennui. Mais visiblement beaucoup ne sont pas de cet avis.
Goéland
Goéland

39 abonnés 199 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2022
A Busan, en Corée du sud, une toute jeune femme abandonne un nouveau-né à proximité de la boite à bébé d’une église. Deux femmes en veille déplacent le nouveau-né pour bien le poser dans la boite puis deux hommes s’en emparent pour le revendre à un couple en manque d’enfant. Sur ce canevas, Kore-eda tisse un scénario sophistiqué, dessine une galerie de personnages, aussi intéressants les uns que les autres, fait surgir des sentiments forts, nous permet de mieux connaître la société coréenne et nous émeut. Il creuse son sillon sur ses thèmes de prédilection que sont la famille, la parentalité en brouillant les pistes et en nous amusant avec la figure récurrente de l’escroc ambivalent, à la fois criminel impitoyable et papa-gâteau attachant. Comme toujours avec lui, les acteurs sont brillants (palme d’or méritée pour Song Kang-Ho). Sur des thèmes similaires, « True mothers » de Naomi Kawaze était peut-être encore plus puissant. « Les bonnes étoiles » restent un très bon film.
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