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Pierre Phdb
24 abonnés
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4,0
Publiée le 24 mai 2023
Un excellent film.
Film qui d'abord m'a appris qu'a l'instar des portes des églises d'antan il existe en Corée des lieux dédiés aux abandons d'enfants où les parents peuvent déposer incognito l'enfant a abandonné. Le film bascule dans la comédie quand l'enfant est volé par des trafiquants d'enfants se proposant de réaliser une bonne affaire en lui trouvant une famille d'accueil.
Mais, on peut être trafiquant et avoir des principes et chercher la meilleure famille d’accueil. Et au travers de leur pérégrinations un excellent moment.
Pétard ! Magnifique film japonais avec une panoplie d'acteurs coréens. Film pleinement humain ou des histoires se mêlent et se complètent, où chacun est à la recherche d'un moyen de combler le vide créé par sa blessure. Le jeu des acteurs est vraiment bon, ils restent impassible dans des moments incroyablement forts, et ce sont les mots qui font ressortir toute la pesanteur des instants. Une ode à la vie, où l'on pourra cependant regretter la fin non finie.
Un enfant abandonné est volé par 2 hommes qui cherchent à le vendre. Des mafieux et une femme policière en mal d'enfant s'en mêlent. La mère revient. Des acheteurs se présentent. Puis d'autres. L'enfant révèle chez chacun des protagonistes des désirs d'adoption ou de rejet, d'amour ou de convoitise, et agrège autour de lui différentes formes d'associations familiales. Film tendre et doux, sur un thème qui traverse toute l'œuvre de Koré Eda.
Un film primé à Cannes qui décrit une sorte de road trip original coréen avec le fait de vendre un bébé qui a été abandonné. On arrive à suivre et trouver les personnages attachants mais tout est un peu trop obscur dans leurs motivations. De même l'épilogue tout en étant plutôt bienveillant n'est pas aussi clair qu'il le devrait.
Comédie policière avec un humour fin, mélodrame sombre et poignant, Les Bonnes Etoiles est un très beau film d'Hirokazu Kore-eda avec l'excellent Song Kang-ho (Memories of Murder, Parasite), des personnages attachants dans une histoire touchante. Contrairement à ce que certaines personnes lui reprochent, le film n'est pas du tout mièvre et sirupeux mais délicat et fort.
J’ai raté ‘La vérité’, le film qu’il a tourné en France en 2019 avec un casting franco-américain, mais je peux me rattraper sur ces ‘Bonnes étoiles’, tournées en Corée avec un casting coréen. Si l’environnement de tournage de ces deux films fut sans doute quelque peu inhabituel pour Kore-Eda, la nature profonde de son cinéma n’en a pas été affectée: il s’agit toujours d’histoires de famille, pas les familles de sang mais les familles bricolées, “de récupération”, comme dans le film “Une affaire de famille” d’ailleurs, celles qu’on se crée petit à petit au fil de l’existence. Cette fois, il est question de deux trafiquants à la petite semaine, qui récupèrent les nourrissons abandonnés dans les fameuses “Baby-boxes” et les revendent à des familles pour qui le processus d’adoption présente des difficultés…et qui vont se retrouver à la fois flanqués de la mère biologique du bébé, qui souhaite assister aux tractations et récupérer sa part du prix de vente, et traqués par deux fliquettes qui ne peuvent les arrêter que si elles les prennent sur le fait. Ce voyage un brin absurde est parsemé de discrètes touches d’humour et gagne en émotion (contenue, forcément) à mesure que de nouvelles clés de compréhension viennent s’y ajouter. C’est que l’harmonie, le besoin de pouvoir compter sur et pour quelqu’un d’autre, n’a que faire des jugements de la société ni de savoir si elle obéit à une quelconque normalité. Kore-Eda brode visiblement toujours sur le même thème mais il le fait avec tant de tact et de délicatesse que je me suis laissé séduire une fois de plus.
Un film avec des qualités certaines, bien interprété, émouvant parfois, mais qui mélange un peu tout, et dont le scénario n’est pas toujours très crédible. Également des longueurs à certains moments ou on s’ennuie un peu. Pas mal, mais pas aussi bien que les critiques pourraient le laisser croire.
Les bonnes etoiles, un film mineur dans la filmographie de kore eda, cinéaste qui dans la majeure partie de son œuvre parle des ses familles dysfonctionnelle qui au final se rapproche avec un final tendre et plein d espoir. Les bonnes étoiles ne diffère pas de ses habitudes avec un sujet au départ assez lourd, l abandon d un enfant et même pire la vente de nouveau né. Apres un début assez difficile, on a du mal à s attacher a ses personnages, mais petit à petit on commence à comprendre la psychologie des personnages qui ont tous une part de tendresse et nous les rends plus avenants, c edt vraiment la patte de kore eda que j admire film après film. Celui ci est tout de même inférieur à 3 sœurs par exemple mais on passe tout de même un agréable moment
Des cadrages fantastiques, une bande-son superbe en harmonie totale avec le propos, une approche lente des personnages... Au début, des gens de peu, des petits malfrats, des flics peu sûrs d'eux, tous plutôt superficiels. Et peu à peu chacun se révèle, collé à son histoire de vie. Ce temps qu'ils partagent tout au long du film est peut-être leur première expérience de vie familiale. Très belle fin ouverte, au-delà des retours à la case départ. Qu'est-ce qui fera famille pour ce petit garçon ?
Comme à son habitude, Hirokazu Kore-Eda excelle à décortiquer et mettre à jour la complexité des liens familiaux. L'intrigue est d'une grande intelligence et le spectateur se laisse facilement embarquer dans cet inimaginable road-movie. Malgré les contradictions qui les animent, les personnages sont particulièrement attachants. On peut cependant regretter que l'approche du thème de la famille soit moins politique et moins cinglante que dans le précédent "Une affaire de famille'. Cela reste un très bon film avec cet art de la mise en image propre à Kore-Eda.
La filmographie du cinéaste japonais Hirokazu Kore Eda, se caractérise par une thématique presque unique : celle des questionnements autour de la parentalité. Le sujet concerne tout le monde : nous avons été tous enfants et beaucoup sont ou seront un jour parent.
Mais combien de futurs parents s'interrogent véritablement sur ce que représente la tâche d'être un parent acceptable dans tous ses aspects ?
L' enfant n'a pas demandé de naître et nécessite pour son développement harmonieux des géniteurs responsables et à la hauteur de cette tâche immense.
HKE remet donc l'ouvrage sur le métier ( cette fois ci en tournant en Coree du sud avec des acteurs du cru) et a présenté " les bonnes etoiles" en compétition officielle à cannes en 2022 ou l'interprète principal obtint le prix de l'interprétation masculine.
Rappelons que le cinéaste avait obtenu la palme d'or, il y a peu avec " un air de famille ".
" les bonnes étoiles" est un opus sympathique de son réalisateur, bien qu'il i souffre d'un scénario trop improbable et surtout inutilement embrouillé. Ce ne serait rien s'il n'empêchait, à mes yeux, de prendre totalement au sérieux un sujet qui l'est pourtant.
Plus réussi dans sa première partie que dans sa dernière demi-heure, un peu bâclée, c'est malgré ses réserves, me semble t il, un bon opus de son réalisateur, dont le travail inégal m'a toujours semblé ( sauf dans " tel père, tel fils" , selon moi son chef-d'oeuvre) tout de même un peu surévalué.
Au plan technique, " les bonnes etoiles" n'a pas à rougir de sa photo, du casting et de l'interprétation, tous et toutes reussis, mais qui ne contrebalancent pas les faiblesses scénaristiques d'un film qui se laisse voir sans susciter malheuresement une adhésion exceptionnelle.
L’approche, c’est sûrement ce qu’il y a de plus intéressant ici, sans jugement ni envers les "protagonistes" ni envers les "antagonistes". Ça n’en fait pas pour autant un film sans point de vue, neutre. Et c’est assez impressionnant.
Les comédiens excellent. La mise en scène est brillante.
L’intrigue policière semble bâclée dans son écriture. Et le film pourrait s’en passer par moments.
J’avais déjà regardé un film de Koreda que je n’avais pas aimé et ici encore une fois, pas du tout accroché. C’est loin d’être mauvais et sur le papier, ce drame familial a tout pour émouvoir mais en fait je trouve que sur la forme le film est tellement long… une mise en scène ultra plate, très peu de soundtrack, beaucoup de blabla assez banal… je comprends l’intention de se rapprocher du quotidien et d’un film crédible mais la c’est à un point ou je m’ennuie incroyablement et suis incapable de me concentrer devant un tel film. Complètement hermétique à ce style, désolé !
S’il a changé de pays pour le cadre de son film, Kore-Eda a conservé ses thèmes de prédilection qui ont fait son succès dans la dernière décennie. Dans ce film au scénario complexe, il y a dans un premier temps plusieurs « affaires » qui résulteront, cette fois encore, « de famille ». Car c’est bien, à partir du phénomène particulier de la « baby box » installée en Corée pour permettre l’abandon de nourrissons sans laisser d’identité, l’émergence progressive d’un sentiment familial au sein d’un groupe qui n’en est pas une le fil central du film. Avec des personnages attachants à des titres bien différents (le petit garçon en particulier), cela donne de jolis moments d’émotion. Des questions éthiques et beaucoup d’humanisme (peut-être un peu trop dans son dénouement) dans ce film de qualité, mais pas au niveau des meilleurs de l’auteur.