Les Bonnes étoiles
Note moyenne
3,8
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143 critiques spectateurs

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Philippe C
Philippe C

127 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2022
Un nouveau film de Kore-Eda sur la question " qu'est-ce qu'uen famille". Tour part de l'abandon d'un bébé part une jeune femme à Busan, une ville coréenne, bébé qui sera récupéré par 2 hommes qui en font trafic en les revendant à des couples/
La jeune femme va finalement les accompagner dans un road trip à la rencontre d'acheteurs potentiels sous le regard lointain de la police qui cherche le flagrant délit...s'en suivent un certain nombres de rencontres et petit à petit le portrait en profondeur des différents comparses, tous cabossés par leur vie, et notamment leurs histoires familiales, ce qui leur donne dans leurs comportements amoraux une grande part d'humanité et l'attachement du spectateur. Oscillant entre peinture poétique, humour, thriller, paysages urbains et côtes, le film monte lentement en intensité au fur et à mesure qu'on apprend davantage sur le parcours de chacun... L'amour paternel, maternel ou entre homme et femme nait et se développe, sous le regard aiguisé d'un jeune orphelin en fugue qui a rejoint je groupe.
Ceci étant dit, le film manque parfois de rythme, il faut être très vigilant pour démêler les écheveaux, interpréter les ellipses, et anticiper l'évolution des un et autres sans se laisser perdre par les mimiques et intonations coréennes qui traduisent les émotions sur des registres très différents des nôtres
Cinévore24

463 abonnés 969 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2022
«Merci à toi d'être né.»

Le réalisateur de «Une Affaire de Famille» revient avec un nouveau film tendre sur la parentalité, subie ou choisie.

Un road movie centré sur une "famille" atypique, où le bébé représente le passé et la culpabilité de sa mère, mais aussi l'espoir d'un avenir meilleur.

Une comédie dramatique sur l'adoption réussie, malgré un petit trop-plein de personnages secondaires et certaines sous-intrigues un peu moins intéressantes que d'autres.

Un film entre légèreté et gravité, servi par un très bon casting, galerie de personnages abîmés par la vie, qui vont s'entraider, avancer et grandir ensemble.
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 décembre 2022
Comme souvent le cinéma Coréen et celui de Kore-eda ne rechigne pas à plonger dans un scénario hautement improbable. À l'antipode du conformisme du cinéma français qui peine à trouver son originalité.
Rien que pour ça : merci.
Surtout quand tout cela n'est que le prétexte pour peindre par touches successives toutes les nuances de situations et de caractère.
Le faux rythme du film invite aussi le spectateur à trouver sa place dans le récit, sans lui asséner de lourds messages moraux.
Un beau film.
Un grand cinéaste.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2022
Sur un scénario intéressant, une réalisation de qualité qui met en scène des acteurs convaincants. Dommage que la fin soit un peu confuse (et probablement du fait des limites fixées par le scénario) car cela fait perdre de la cohérence au film. A voir toutefois sans retenue.
Fabien D
Fabien D

219 abonnés 1 293 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2022
ore-eda est l'auteur de films merveilleux notamment une affaire de famille et nobody knows, qui après son ratage français La vérité, decide de quitter une nouvelle fois le Japon pour la Corée. Sur le thème de la famille recomposée qu'il a déjà traité auparavant, le réalisateur offre un film touchant en forme de road movie pétri d'humour et d'émotions qui doit beaucoup à la qualité de ses interprètes, tous formidables. Il y a des scènes d'un grande humanité, des dialogues subtiles où affleure l'émotion mais aussi, peut-être, un côté un peu attendu comme si Kore-eda nous avait déjà un peu raconté cette histoire. Si on se laisse charmer par le film, il peut paraître un poil déceptif comparé aux grandes réussites du spectateur La fin un peu expéditive et moyennement crédible aurait mérité un meilleur développement mais le charme opére tout au long de ce voyage à l'intérieur de la Corée du Sud qui évite le misérabilisme auquel son thème pouvait le condamner
Tamsong
Tamsong

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2022
Merveilleux film!!
Très émouvant et je le conseille vivement .
Ce film fait pleurer ,rire par moments et est adapté à tous types de public .
tupper
tupper

201 abonnés 1 601 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2022
« Les bonnes étoiles » pèche par un manque de rythme qui m’a tenu à l’écart d’une bonne partie du début du film. Dommage car à part cela le film regorge de qualités : charmant, plein d’humour et au scénario original et intelligent.
Maxime
Maxime

9 abonnés 26 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 décembre 2022
Long, Scénario qui ne tient pas debout et est irréaliste. L'intrigue principale du film est completment stupide, elle aurait simplement pu aller dans une association plutôt que de mettre son bébé sur le sol d'un hall d'entrée. et puis ils sont tous hyper motivé pour une somme de millions de won alors que ça ne represente qu'environ 7000Euros a diviser par 3. bref film nul et complètement irrefléchi et hyper long. n'allez pas le voir car vous aurez envie de partir très rapidement comme j'en ai eu l'envie
Dan S.
Dan S.

20 abonnés 438 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 décembre 2022
Décousu mais envoûtant en même temps avec une actrice d’ailleurs qui l’est tout autant. A voir si on aime le style Coréen soft après sinon ce n’est pas un drame de le louper.
Ufuk K

627 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2022
"Les Bonnes étoiles" primé au festival de Cannes (meilleur acteur pour Song Kang-ho) est un drame coréen touchant. En effet le réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda (primé pour une Affaire de Famille en 2018) retrouve son thème de prédilection, les liens de hasard en explorant le phénomène des « baby box » en Corée du Sud dans un film certes imparfait et parfois long mais avec des acteurs si juste dans leur rôle dégageant un parfum de mélancolie à la fin de la projection.
Jevaisciner
Jevaisciner

17 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2022
Les Bonnes Étoiles propose un parcours insolite de personnages, qui vont évoluer tous ensemble. Les thèmes abordés sont intéressants et notamment les questions morales que l’intrigue soulève. L’ambiance propose un drame réel de la situation tout en le ponctuant de légèretés, sans jamais le désamorcer. Néanmoins, malgré un fond soigné, j’ai senti les longueurs par moment. Il manque peut-être de scènes plus impactantes pour moi (bien qu’on en retrouve tout de même un peu sur la fin)
Arthur Debussy
Arthur Debussy

193 abonnés 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2022
Pour qui connait le cinéma d’Hirokazu Kore-eda, « Les Bonnes Étoiles » ne constituera ni une surprise ni une rupture par rapport au reste de sa filmographie. On pourra également soupirer face à certaines maladresses, une forme de naïveté… assez naïve, avec des bons sentiments et de l’humour qui peuvent paraître presque forcés…

Pourtant, je trouve qu’il s’agit d’un vrai bon film, qui renouvelle l’art de Kore-eda. Il semble que son escapade en France avec « Vérité », que je n’ai pas vu, ne nous ait pas donné un grand film. « Les Bonnes Étoiles » n’en est peut-être pas un non plus. A vrai dire, il affiche une modestie qui pourrait le faire ranger hâtivement dans la catégorie « film mineur » pour Kore-eda.

Mais je ne suis pas de cet avis. En s’échappant en Corée, il a redonné un coup de fouet à sa façon de faire, tout en restant dans une certaine continuité. Tout d’abord, au niveau des thématiques traitées, une fois de plus il s’attache à étudier les relations familiales, notamment maternelles, paternelles et filiales. « Les Bonnes Étoiles » est un magnifique film sur la famille, un de plus à mettre au crédit de Kore-eda.

Et une fois encore, il s’empare d’un sujet social pour traiter ce thème inépuisable de la famille. Le point de départ de ce long métrage est l’une de ces fameuses « baby box », ces boîtes aménagées, assez courantes en Corée (et au Japon aussi), où des parents et notamment des mères déposent leur enfant, pour qu’il soit récupéré par des associations et peut-être être adopté, dans l’espoir qu’il vive dans de meilleures conditions qu’auprès de sa famille biologique.

Bien sûr, ce genre de démarche est tout sauf anodine, elle est même particulièrement douloureuse, pour la mère… et l’enfant. Qui a peu de chances de retrouver un jour ses parents, et pas tant de chances que cela de se faire adopter. « Les Bonnes Étoiles » vous fera donc écraser quelques larmes, car c’est vraiment un film émouvant.

Mais là où Kore-eda traite ce sujet avec talent, c’est qu’il ajoute de la légèreté et un grain de sable (de folie ?) qui vient gripper ce « système » déjà fragile, en la personne d’escrocs à la petite semaine, dont l’inénarrable (et toujours aussi excellent) Song Kang-ho, qui vont récupérer le bébé de notre héroïne et tenter de le vendre à des parents souhaitant adopter un enfant.

Kore-eda nous dépeint ainsi une bande de bras cassés, toute une galerie de personnages bancals et abîmés par la vie, qui vont en quelque sorte reformer une famille bricolée, un peu folle et délirante… et terriblement attachante. Un beau moyen de nous montrer qu’une famille ne repose pas forcément sur un même sang partagé, mais sur un amour mutuel. Un amour pas toujours assumé (il y a beaucoup de pudeur dans ce long métrage), mais manifeste.

En cela, « Les Bonnes Etoiles » est un film aux personnages sublimes, des personnages complètements imparfaits, mais auxquels on s’identifie, et qui peuvent nous faire passer, en un claquement de doigts, du rire aux larmes. C’est aussi un « feel-good movie » qui s’assume, en témoigne la bande-son qui fait très cinéma indépendant américain, à la « Little Miss Sunshine », ce qui est tout sauf une insulte pour moi, tant ces deux films me semblent de belles réussites dans leur genre.

Pour finir, je voudrais mettre l’accent sur deux autres qualités de ce film dont je trouve qu’on ne parle pas assez. Tout d’abord, il prend la forme d’un très sympathique road trip, qui mène nos (anti)héros sur les routes de Corée. Kore-eda nous offre ainsi des vues superbes du Pays du Matin Calme, un pays que j’ai redécouvert grâce à ce film, entre montagnes aux forêts à perte de vue, plages de sable fin, zones périurbaines d’une poésie moderne…

Ce qui me permet de faire le lien avec l’autre point que je tiens à souligner : les magnifiques prises de vue qui émaillent ce film. La photographie est vraiment très belle, et les cadrages, les sujets filmés et la composition des plans, font qu’on se retrouve régulièrement face à des images bluffantes, qui font penser à du Edward Hopper contemporain. Ce sont ces plans géométriques sur des lignes électriques, la pluie qui coule sur une vitre, le reflet d’un visage qui répond au reflet d’un autre…

Lors de l’avant-première à laquelle j’ai eu la chance d’assister, en présence d’Hirokazu Kore-eda, ce dernier nous a indiqué qu’il n’a regardé qu’un seul film pour préparer ce long métrage : « Le Fils du Désert » de John Ford. Et je trouve que « Les Bonnes Étoiles » est du même acabit, sans être aucunement un décalque du long métrage de Ford : c’est un très beau film humaniste, à la fois léger et profond, drôle et touchant. C’est un classique instantané (oui), un film intemporel, qui selon moi va rester. Peut-être pas un chef-d’œuvre. Mais un jalon clé dans la filmographie de ce formidable cinéaste japonais, et un film qui compte déjà pour moi. Et pour ça, arigato Kore-eda-san.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 11 décembre 2022
Film qui traîne en longueur sur un enfant abandonné par sa mère et récupéré par des escrocs - pas doués - pour le vendre. On a du mal à entrer dans l'histoire malgré de bons acteurs.
Ninideslaux
Ninideslaux

107 abonnés 292 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 décembre 2022
​       En passant chez l'ancien colonisé, Hirokazu Kore-Eda n'a rien perdu de son style, si personnel, si ancré dans un quotidien toujours un peu borderline.....
       A priori, tout sépare le cinéma de ce délicat scrutateur de la famille, de toutes les familles -bizarres, recomposées... de la violence, du dynamisme, de la noirceur des films coréens.
       Et même si Les bonnes étoiles ont un petit côté thriller -il y a un meurtre, il y a une capitaine de police plus tenace qu'une bernique et quelques gangsters- c'est aussi le plus tendre, le plus émouvant des films de Kore-Eda. 
     Un jour, une très jeune femme, dans un Busan nocturne, sous une pluie battante, vient abandonner son enfant dans une "boite à bébés", spécialité coréenne.... Non: pas dans la boite. Devant. Pourquoi? Elle restera toujours mystérieuse cette jeune femme.
Mais dans l'orphelinat qui est censé recueillir les bébés abandonnés, il y a Sang-Hyeon, faux prêtre mais vrai crapule: propriétaire d'un pressing en faillite, largué par sa femme qui a emmené leur fille; il pense que s'il touche beaucoup d'argent il pourra récupérer sa famille, et pour toucher beaucoup d'argent, il suffit de vendre un joli bébé à un couple en manque... Il parait que ce genre de trafic marche très bien au Pays des Matins Calmes. On a vu Song Kang-Ho dans Parasites et il a eu le prix  d'interprétation masculine au dernier Festival de Cannes.
   Avec lui il y a le jeune Dong-Soo (Dong-Won Gang), sans doute celui qui est le moins fouillé psychologiquement. On sait que lui même a été abandonné dans cet orphelinat; qu'il  y a été heureux et qu'il y est éducateur. Et se verrait bien jouer au papa et à la maman pour de vrai avec la jolie So-Young.
   Car elle est revenue, So-Young, la jeune maman (Ji-Eun Lee). Elle veut récupérer son bébé. Et, finalement, s'associer au duo pour vendre l'adorable nourrisson, dans une bonne famille où il sera heureux. C'est une boule de détresse, de rage et de contradiction cette jeune femme, prostituée très jeune, et qui vient de tuer le père du bébé, celui qui la pousse à se prostituer et voulait qu'elle avorte. Elle ne parle  jamais à son enfant. Elle laisse aux hommes, le plus souvent, le soin de le bercer et de le nourrir. Et pourtant....
   Le trio part donc dans un long road-movie dans la fourgonnette de pressing. Trio devenu quatuor, car dans le coffre s'est glisse un pensionnaire de l'orphelinat, Hae Jin, un marmot rigolo et rigolard, rond comme une boule, qui ne se sépare jamais de son ballon de foot. Mais les familles ne conviennent jamais.... Pendant ce temps, la commissaire Soo-Jin (Doona Bae), flanquée de son adjointe (Joo-Young Lee) suit les délinquants novices à la trace, obsédée par l'intention d'arrêter en flagrant délit les responsables d'un trafic qui lui apparait comme scandaleux. Espérant persuader So-Young de se désolidariser de ses complices d'occasion. Sûrement compliquée aussi Soo-Jin, qui n'a pas d'enfant et passe son temps à grignoter.
   Et derrière eux, il y a aussi les malfrats envoyés par la veuve qui veut, elle aussi, récupérer le marmouset.
   Le problème pour le spectateur, c'est qu'il les aime, ces crapules attendrissantes qui, malgré tout, veulent le meilleur pour le bébé et s'en occupent avec une tendresse vigilante. Sur une plage, dans une chambre de motel, dans l'habitacle de la fourgonnette, on les suit, et c'est à leur façon une vraie famille.... et quand l'inénarrable Hae Jin, pour faire une bonne farce, ouvre une fenêtre en plein milieu d'un car-wash, se fâchent ils? Non, ils rient...; C'est un film si tendre et si prenant à la fois qu'on en sort heureux. Ce n'est pas un vrai feel good movie, car tout ne s'est pas bien terminé pour tout le monde. Mais c'est un très beau film.

Ralf Vogel
Ralf Vogel

33 abonnés 77 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 décembre 2022
C est 1 film qui décrit en quelque sorte un (ou des) drame (s) psychologique (s).

La toile de fond est le trafic d enfants en Corée du Sud , donc les sujets traités sont sensibles et rarement abordés au cinéma, ce qui rend ce film intéressant ; on regrettera cependant trop de longueurs.

A noter la prestation remarquable des acteurs, une réalisation solide. C est 1 film à voir, même si sa durée n est pas justifiée.
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