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4,0
Publiée le 6 mai 2026
Tourné en Corée du Sud après la France (La vérité), Kore-eda prolonge le déplacement géographique sans jamais quitter son territoire essentiel. Ici, il confronte cette obsession à une réalité institutionnelle précise, les boîtes à bébé où l’on peut déposer anonymement un nourrisson.
Le titre international (comme souvent dans sa filmographie) Broker, dit l’enjeu avec plus d'intérêt. Il est question de circulation, de mise en relation de manques. Ici, Sang Hyeon et Dong-soo récupèrent des bébés pour les placer auprès de couples adoptifs en dehors des circuits légaux. Lorsque la jeune mère So-young revient sur sa décision et s’agrège à eux, le récit observe ce qui se forme entre des êtres que rien ne reliait.
La scène d’ouverture (une boîte s’ouvre dans la nuit, un dispositif électronique s’active, un enfant est déposé) est filmé, comme on peut s'y attendre, sans dramatisation. Les scènes suivantes où des couples évaluent le bébé, discutent de traits physiques, formulent des critères, suivent cette même logique, exposant la marchandisation du vivant sans discours accusateur.
La structure de road movie resserre ensuite les corps dans l’habitacle d’un van. À mesure que le véhicule traverse les paysages sud-coréens, la famille devient une construction provisoire née du partage d’un espace et d’un temps communs. La performance de Song Kang-ho ancre davantage le film dans une matérialité humaine en permettant que le débat éthique ne se réduit pas à un principe abstrait. La ligne policière, portée notamment par Bae Doona, introduit un décalage tonale bienvenu. Aussi Kore-eda filme les enquêtrices avec la même attention que les courtiers et refuse le confort d’une opposition tranchée entre criminels et justice.
Quelques dialogues explicitent davantage les enjeux qu’ils ne le faisaient dans Tel père, tel fils ou Une affaire de famille. Cette clarté a une vertu pédagogique mais elle atténue légèrement la puissance du non-dit qui faisait la radicalité des œuvres précédentes. Le film gagne en accessibilité ce qu’il perd en mystère.
En d'autres mots et là où le film est brillant, Kore-eda montre qu’une famille peut surgir d’un accident, d'un temps partagé et se dissoudre sous le poids d’une norme. La chaleur éprouvée sur quelques kilomètres d’asphalte n’en est pas moins réelle parce qu’elle est provisoire.
L'idée sur le papier est bonne, la réalisation beaucoup moins. On regarde sans vrai plaisir ce qui se passe à l'écran qui n'est qu'une suite de scènes sans reliefs et sans vrai message malgré le sujet plutôt lourd. Un des mes acteurs favoris jouant dedans et qui m'a motivé pour regarder le film. Kore-eda, réalisateur réputé et reconnu m'a toujours laissé un goût amer faits de hauts (très hauts) et de bas (très bas). Pour changer, ici c'est en plein milieu. Ni bon, ni mauvais, mais juste quelconque. Dommage
Le film traite d'un sujet sensible : l'abandon d'un enfant à la naissance ; ce thème est abordé dans le cinéma français dans le film Pupille par exemple. Et l'originalité du film de Hirokazu Kore-eda, c'est de montrer le sujet sous la forme d'un road movie à travers les recoins de la Corée du sud, ce qui permet un dépaysement, même si on voyage plutôt dans les banlieues un peu glauque du pays, on est aussi transporté dans les paysages de la Corée. La photographie du film, ainsi que les lumières dans les scènes d'intérieur, sont très soignées. C'est un beau film, qui aborde les relations humaines avec une grande sensibilité et une touche d'humour. Tout est feutré, aussi bien l'expression des sentiments, que les scènes d'action. C'est un film lent, qui est au rythme des questionnements qui accompagnent les protagonistes dans cette histoire :
les deux hommes (Song Kang-Ho - Sang-Hyun ; Dong-Won Gang - Dong-Soo) qui pratiquent la vente d'enfants pour permettre leur adoption quand les services sociaux ne les prennent alors pas en charge. Et c'est toute la dualité de l'histoire, on ne sait pas bien dire csi c'est bien ou mal ; et en cela, les dialogues nous amènent à réfléchir avec les personnages sur ces sujets. Et la mère de l'enfant (Lee Ji Eun - So-young) qui se révèle être une femme de caractère, et qui se trouve coincée dans des choix compliqués.
Ces personnages forment ensemble une famille temporaire pour le bébé, et malgré un passé dans des sphères illégale (prostitution, trafic etc), on les voit essayer de construire ensemble quelque chose d'humain. C'est donc un très beau film, mais peut-être un peu lent. c'est un format festival de Cannes, donc une très grande place accordée à la photographie et moins à l'action.
Après la France, le réalisateur nippon Hirokazu Kore-eda s’exile en Corée pour tourner ce drame évoquant comment deux hommes gagnant leur vie en récupérant des bébés abandonnés dans des boites vont rencontrer une jeune femme ayant abandonné le sien et souhaitant le récupérer. La notion de famille demeure toujours au centre de la filmographie du cinéaste qui ne déroge pas à la règle avec ce délicat film réflexion sur la relation entre parents et enfants au travers le portrait de trois personnages bien différents mais liés par une même interrogation sur ce qu’ils peuvent apporter à des enfants. L’interprétation sobre est d’une justesse remarquable avec en particulier l’acteur Song Kang-ho faisant preuve d’une retenue et d’une profondeur de jeu qui impressionne toujours autant. Derrière ce portrait croisé se dessine également les contours d’une critique autour de la pression sociale d’un pays. Le réalisateur prend son temps pour exposer cette famille qui n’en est pas une, mettant à nu sa vision composite des liens familiaux.
Une aventure qui s'annonce comme la plus immorale possible et qui vient percuter notre cœur, c'est donc ça le secret de Kore eda.
Avec un récit poignant et puissant concernant l'abandon d'enfants et le trafic qui y est lié.
Le réalisateur nous offre des personnages extrêmement attachants, qu'on adore découvrir et comprendre et qui au fur et à mesure ressemble à une véritable famille.
Quelques plans superbes, bien mis en valeur par une DA soignée et harmonieuse (le plan large de cette ville quasiment vide appuyant ce sentiment d'abandon et de solitude, la scène dans le parc est un délice visuel et le plan qui vient au-dessus du train = wow)
On passe par toute nos émotions devant ce magnifique film, à la fois doux et amer comme j'en raffole.
Les bonnes etoiles, un film mineur dans la filmographie de kore eda, cinéaste qui dans la majeure partie de son œuvre parle des ses familles dysfonctionnelle qui au final se rapproche avec un final tendre et plein d espoir. Les bonnes étoiles ne diffère pas de ses habitudes avec un sujet au départ assez lourd, l abandon d un enfant et même pire la vente de nouveau né. Apres un début assez difficile, on a du mal à s attacher a ses personnages, mais petit à petit on commence à comprendre la psychologie des personnages qui ont tous une part de tendresse et nous les rends plus avenants, c edt vraiment la patte de kore eda que j admire film après film. Celui ci est tout de même inférieur à 3 sœurs par exemple mais on passe tout de même un agréable moment
J’avais déjà regardé un film de Koreda que je n’avais pas aimé et ici encore une fois, pas du tout accroché. C’est loin d’être mauvais et sur le papier, ce drame familial a tout pour émouvoir mais en fait je trouve que sur la forme le film est tellement long… une mise en scène ultra plate, très peu de soundtrack, beaucoup de blabla assez banal… je comprends l’intention de se rapprocher du quotidien et d’un film crédible mais la c’est à un point ou je m’ennuie incroyablement et suis incapable de me concentrer devant un tel film. Complètement hermétique à ce style, désolé !
Une jeune femme décide d’abandonner son bébé. Il est récupéré par deux hommes qui cherchent à le revendre illégalement. Ils prennent la route à la recherche des futurs parents qui adopteront le bébé mais ils sont suivis sans le savoir par deux policières qui cherchent à les prendre la main dans le sac. C’est un joli film intéressant, les personnages sont creusés et donc attachants et touchants. Il y a même quelques moments amusants (comme par exemple lors du lavage de la voiture quand le petit garçon qui les accompagne s’amuse à ouvrir la vitre). J’ai par contre regretté la finspoiler: qui est à la fois étonnante et trop facile, tout le monde semble heureux .
Le réalisateur de «Une Affaire de Famille» revient avec un nouveau film tendre sur la parentalité, subie ou choisie. Un road movie centré sur une "famille" atypique, où le bébé représente le passé et la culpabilité de sa mère, mais aussi l'espoir d'un avenir meilleur. Ce film reste dans la lignée de "Notre petite sœur" ou de "Une affaire de famille" par exemple. Le point de vue de l'enfant, l'infinie compréhension du malheur des humbles, l'absence d'agressivité - avec un zeste d'humour qui permet d'alléger les situations scabreuses - constituent la toile de fond de ce road-movie à travers une Corée des banlieues tristes, un voyage qui transforme peu à peu le point de vue du spectateur. On se fait une joie de retrouver le grand Song Kang-ho qui nous offre encore une très belle prestation toute en finesse. Mais les autres acteurs ne déméritent pas et transmettent de nombreuses émotions. Le point fort du film hormis son casting excellent et très juste c'est son scénario on ne s'ennuie jamais devant ce film même lors de scène un peux plus calme c'est un plaisir de le voir .
Hirokazu Kore-Eda décoit dans "Les bonnes étoiles", le scénario est compliqué et plein de fausses pistes qui n'ont pas vraiment d'intérêt. La photographie est belle mais on trouve bien bizarre cette histoire de fille qui abandonne son enfant puis veut le faire adopter par un autre couple.....Comprenne qui pourra
Un film primé à Cannes qui décrit une sorte de road trip original coréen avec le fait de vendre un bébé qui a été abandonné. On arrive à suivre et trouver les personnages attachants mais tout est un peu trop obscur dans leurs motivations. De même l'épilogue tout en étant plutôt bienveillant n'est pas aussi clair qu'il le devrait.
Un film raté, trop long, fade est ennuyeux. Le sujet est traité de manière lente et laborieuse sans profondeur. L'émotion n'effleure jamais vraiment. Dommage le cinema Coréen d'habitude très bon, nous à habituer à bien mieux!
J'ai trouvé ce road movie/polar vraiment très beau.
Il parle de multiples sujets de société qui me touchent beaucoup : l'abandon d'enfant, l'inégalité entre les filles et les garçons (qui valent plus d'argent que les filles à la "vente"), le rôle et la responsabilité des pères à la naissance d'un enfant, la complexité pour les familles monoparentales et homosexuelles pour adopter en Corée du Sud...
Kore-eda nous parle de tous ses sujets épineux à travers des personnages très doux. Il fait preuve de beaucoup, peut être trop d'humanisme et de foi en la bonté de l'homme en nous dressant le portrait de deux trafiquants et d'une meurtrière. Et si ce sont au premier abord des caractéristiques bien sombres et mêmes glaciales, on apprend à découvrir des humains absolument adorables. Si le trafic d'enfant se passait comme ça dans la vraie vie, le monde serait bien beau...
Ce sont des personnages très nuancés, qui ne sont pas "que" des criminels mais aussi des hommes et femmes aux passés compliqués et dont les fragilités nous apparaissent au fil de leur périple. Je trouve que le réaisateur a réussi à leur donner une profondeur et une humanité qui font d'eux des personnages crédibles (avec le fait que c'est un casting assez incroyable) Ils sont initialement tous liés par l'appat du gain mais se retrouve finalement comme une famille à essayer tant bien que mal à guérir leurs blessures et ils se retrouvent finalement tous liés plutot par l'amour qu'ils portent pour un petit être humain qui va chambouler leurs vies.
La mère m'a beaucoup émue, elle apparait comme une femme déchirée par les regrets, très fermée au monde extérieur et glaciale mais qui s'ouvre au fil du voyage et montre sa sensibilité, une douceur ainsi que son amour pour son enfant qui transparait en elle malgré les épreuves. Son lien avec le jeune homme (dont j'ai plus le nom) est super beau. En parallèle de l'histoire de la petit famille, on suit la filature avec les deux policières dont la plus "importante" est très dure dans son jugement des autres, très ferme mais cache une douceur insoupçonnée au premier abord. Ce sont les personnages qui m'ont le plus marquée (mais il ne faut pas oublier le petit garçon qui arrive en cours de route et est un vrai vent de fraicheur au film)
L'esthétique du film est très belle, j'ai particulièrement aimé les couleurs qui créent une atmosphère assez unique. Certaines scènes m'ont beaucoup marquée comme celle où la mère du bébé parle de son rêve sous la pluie ainsi que la scène dans la grande roue qui sont très poétiques et très émouvantes, comme des moments de suspension dans l'histoire.
"Considèrez nous comme les bonnes étoiles qui vont veiller sur votre enfant"
En bref, c'est un très beau film, une jolie histoire de guérison, de reconstruction et de quête du bonheur pour des personnages fracassés par la vie.
Un road-movie insolite qui traite entre fantaisie et gravité du thème de l'abandon et de la traite de nourrissons, terni par un scénario invraisemblable et manquant de rythme, mais plein de tendresse envers ces personnages cabossés par la vie.