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Anne-Laure P.
36 critiques
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4,0
Publiée le 23 décembre 2022
Très bon film. C'est drôle et touchant. Certains peuvent pe reprocher le manque de réalisme affiché mais les personnages sont si attachants qu'on s'en moque. On passe un excellent moment avec eux dans ce roadmovie coréen. Les bonnes étoiles brillent encore quand la séance est finie.
Comédie policière avec un humour fin, mélodrame sombre et poignant, Les Bonnes Etoiles est un très beau film d'Hirokazu Kore-eda avec l'excellent Song Kang-ho (Memories of Murder, Parasite), des personnages attachants dans une histoire touchante. Contrairement à ce que certaines personnes lui reprochent, le film n'est pas du tout mièvre et sirupeux mais délicat et fort.
En Coree aujourdhui,une jeune fille abandonne son bebe dans une baby box...cela donne pretexte a nous entrainer dans un road movie improbable en compagnie d une famille atypique recompose'e autour du tres beau be'be'...pas du tout un film guimauve,une morale adaptee aux circonstances... pas trash ,realisme sans violence...A VOIR!
De Hirokazu Kore-eda (2022). Le cinéaste Japonais aborde encore un sujet grave et méconnu en Occident. Celui de pouvoir abandonner son enfant dans des ''boites'' afin qu'il trouve éventuellement une famille d'accueil. Filmé avec une grande délicatesse tant pourtant le sujet est grave. le film oscille entre drame intimiste et même thriller au travers de la course poursuite entre la police et les ravisseurs<. C'est même parfois irrésistible. Et surtout servi par le généralissime Song Kang-Ho.
On sait la facilité avec laquelle Hirokazu Kore-Eda est capable de faire surgir émotions et sourires des situations les plus prosaïquement tristes et/ou violentes
En s'attaquant ici au phénomène des "baby box" qui permettent d'abandonner des bébés en Corée et au Japon, il joue donc sur du velours. Quête d'identité, interrogation sur ce qui fonde réellement les liens familiaux, amitiés, lutte entre bien et mal : autant de thèmes qui irriguent son oeuvre, de Tel père, tel fils à Une affaire de famille, et trouvent ici un parfait terrain d'expression.
L'originalité de ce nouvel opus réside dans le fait de tourner avec les deux superstars coréennes que sont Donna Bae et l'immense Song Kang-Ho, justement récompensé par le prix d'interprétation masculine à Cannes. La langue coréenne confère à ce road trip désabusé une aura un peu différente des autres films de Kore-Eda : un exotisme mélancolique et tranquillement désespéré.
La mise en scène est souveraine. Scènes d'intérieur, rues de Séoul sous la pluie, plans larges en extérieur et habitacle confiné de voitures, Kore-Eda sait tout filmer en captant la moindre émotion sur les visages de ses personnages.
Les bonnes étoiles est rondement mené pour notre plus grand plaisir jusqu'à une fin malheureusement un peu confuse. Pas un chef d'oeuvre, mais un très beau film.
Un enfant abandonné est volé par 2 hommes qui cherchent à le vendre. Des mafieux et une femme policière en mal d'enfant s'en mêlent. La mère revient. Des acheteurs se présentent. Puis d'autres. L'enfant révèle chez chacun des protagonistes des désirs d'adoption ou de rejet, d'amour ou de convoitise, et agrège autour de lui différentes formes d'associations familiales. Film tendre et doux, sur un thème qui traverse toute l'œuvre de Koré Eda.
Je suis un habitué du cinéma de Hirokazu KORE-EDA dont j'ai vu presque tous les films depuis près de 20 ans. "la Vérité", "Une affaire de famille", "The Third Murder", "Après la tempête", "Notre Petite Sœur", "Tle Père, Tel Fils", "I Wish", "Air Doll", "Nobody Knows". Ce dernier opus m'a moyennement emballé. Réalisation molle, des longueurs, ce qui fait que je me suis quelque peu ennuyé... Tout le film ronronne et on est plongé dans une histoire truffée de bons sentiments. Malgré son prix d'interprétation obtenu au dernier festival de Cannes, je n'ai pas trouvé que l'acteur principal était extraordinaire...
Kore-eda nous embarque à nouveau dans une aventure familiale atypique. Comme à son habitude, le réalisateur nous conte l'histoire d'une famille de circonstance, composée d'individus brisés et délaissés pas la société. Un road movie à la fois drôle et émouvant, qui questionne l'humanité de ses personnages et de la société qui les entoure. Primé à Cannes, l'acteur Song Kang-Ho nous surprend avec une prestation tout en nuance et en profondeur. La réalisation est également au rendez-vous, alternant les scènes de tensions et de complicités, le tout dans des décors variés et riches. Un très grand film à découvrir absolument !
Des protagonistes insolites dans une histoire qui ne l'est pas moins. La jolie jeune femme au parcours chaotique qui veut abondonner son bébé est émouvante et les deux acolytes qui souhaitent gagner de l'argent en vendant son bébé sont aussi touchants. Se greffe un enfant pour former une famille atypique en quête de concrétiser la meilleure affaire tout en étant en proie à ses propres contradictions de passés douloureux. L'intrique est très bien filmée avec de beaux moments de délicatesses dans un road movie improbable. A voir !
Autour d'un scénario alambiqué et artificiel, Hirokazu Kore-Eda a construit un film long qui peine à capter l'intérêt du spectateur. Vaguement drame social avec l'existence de boîtes à bébés dont il est dit dans le film qu'elles encouragent l'abandon, vaguement comédie avec ces deux pieds nickelés qui volent un bébé dont ils n'arrivent pas à se débarrasser, accompagnés dans leur entreprise par la mère qui voudrait bien vendre son enfant mais n'y arrive pas non plus, vaguement policier avec les deux femmes qui prennent l'équipe en filature et passent leur temps dans leur voiture à attendre le flagrant délit, Hirokazu Kore-Eda flirte avec tous ces genres sans parvenir à prendre parti pour l'un ou l'autre. Résultat , ça patauge, ça se dilue dans dans des évenements factices, ça tourne en rond dans un film sans rythme ni rebondissements, une sorte de gloubiboulga où on s'ennuie ferme.
Ai vu "Les bonnes étoiles" du réalisateur coréen Hirokazu Kore-eda. Road movie où s'agglomère rencontres d'individus perdus, volés... qui vont petit à petit constituer une "famille" totalement improbable mais où les liens vont se construire et se nouer au fil du temps. Très beau film qui prend son temps sans jamais en raconter trop. Kore-eda fait totalement confiance à son scénario et sa mise en scène très belle reste toujours discrète. Le film frôle l'enquête policière, le mélo mais évite toujours de s'installer trop longtemps dans un style défini. La couleur principale étant certainement la légèreté amère qui est amenée par le personnage de l'enfant qui est le plus adulte de tous. Les trafiquants de bébés et la mère désespérée sont des enfants fracturés, emmurés dans leurs carapaces d'adultes en souffrance. Film sur la difficulté d'être adulte dans un monde sans grand horizon. La photographie est somptueuse (Hong Kyung-Pyo). Mais le point fort du film est évidemment la direction d'acteurs et l'interprétation principalement de Song Kang-Ho (star coréenne qui a obtenu le Prix d'Interprétation masculine lors du dernier Festival de Cannes). Dong-won Gang et Doona Bas sont également excellent. Un conte non moralisateur sans désespérance et avec une forme de légèreté sur notre époque.
Les bonnes étoiles est un film coréen où une jeune femme abandonne son bébé, objet de convoitise et source de rencontres improbables. Touchant par moment, drôle également, ce film au casting réussit ne parvient malgré tout pas à transporter le spectateur…