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Pascal
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4,5
Publiée le 15 juillet 2021
J 'avais vu "1900" lors de sa sortie en salle dans les années 70 et il avait fait beaucoup de bruit. C'est un film que j'aie revu depuis quatre ou cinq fois et plus je le revois plus je m'aperçois de sa force. Il est vraisemblable que Bertolucci réalise ici son dernier très grand film. Les acteurs sont tous exceptionnels, la photo est magnifique, le thème et les sujets abordés ( politique et intime) sont percutants. Il me semble toutefois que la dernière demi heure de cette première partie, souffre de quelques longueurs. Pour cette raison, je ne mettrai pas 5 étoiles, à ce grand film.
Une inoubliable merveille de Bernardo Bertolucci, une fresque absolument saisissante de plus de cinq heures (un très long film donc, mais sans la moindre longueur et j'ajoute même que ça aurait été dommage qu'il soit plus court). "1900" est un film d'un immense génie, que ce soit ses acteurs, son scenario, sa bande-originale... Tout est absolument puissant ! Robert De Niro et Gerard Depardieu forment un tandem franchement fort, Donald Sutherland est impressionnant... Et la partition de Ennio Morricone est sincerement magique. Du grand art, un vrai chef d'oeuvre.
Un film qui est a intéressant à plusieurs titres: un scénario complet qui permet de suivre la grande Histoire au travers de quelques personnages anonymes, personnages interprétés par des acteurs beaucoup moins anonymes et en pleines formes pour jouer les scènes fortes qui ne manquent pas. Le revers de la médaille c'est un film très long difficilement regardable d'un seul morceau et donc qui perd beaucoup en intensité.
Fresque historique intéressante de Bernando Bertulucci, auquel on peut toutefois faire un certain nombre de reproches. Evidement "1900" est bien trop long et lent, une longueur d'autant plus regretable qu'elle aurait du permettre au personnage d'etre appronfondit et plus nuancés. C'est le cas des deux personnages principaux, mais le reste est assez caricatural, notamment Attila et sa femme. De plus, on aurait pu se passer des scènes érotiques et de violence, en particulier celle où Attila tue l'enfant. A part ça, le film aborde un sujet très intéressant en nous présentant l'Italie de la première moitié du XX°, avec la montée du communisme et du fascisme, les conséquences de la première guerre mondiale etc...au milieu de très beaux décors et paysages.
Italie, 27 janvier 1901. Un vieux bouffon ivre annonce la mort de Giuseppe Verdi, déambulant dans les rues aux cris hébétés de "Verd, lé mort" ! Le même jour naissent deux garçons dans une grande propriété terrienne de l’Emilie-Romagne. L’un, Alfredo, est le fils du propriétaire, tandis que l’autre, Olmo, se trouve être le fils d’un métayer. Ce film est leur histoire, leur itinéraire. Après le scandale du "Dernier Tango à Paris", Bernardo Bertolucci put enfin entreprendre un très vieux rêve qui trottait dans sa tête depuis longtemps. Celui de réaliser une grande épopée italienne, courant du début du XXème siècle à la fin de l’ère fasciste, dotée d’un casting de stars, futures ou confirmées. Film-fleuve, "Novecento" est certainement le meilleur de son auteur, fresque dense et passionnante d’une Italie en pleine mutation et ébullition. Un peu comme ces épais bouquins de plus de mille pages chargés de feuilles d’or, fluides et touffues. On pourra toujours lui reprocher sa durée. Il est vrai que plus de cinq heures, cela fait un peu long pour un film, même si en toute honnêteté, les moments d’ennui sont réellement rares (malgré une fin qui se traine un peu). Mais en réalité, là où le débat fera éternellement rage, c’est incontestablement dans l’aspect socio-politique résolument très orienté de la part de Bertolucci. A la fin de l’œuvre, Le cinéaste ira même jusqu’à bouleverser la linéarité de son récit pour illustrer son idéologie. A vous de juger. Un classique.
Il serait aisé de qualifier 1900 de film de propagande ou de l’accuser de manichéisme, ce qui serait bien au contraire révélateur d’une vision proprement manichéenne puisque s’inscrivant dans un camp et une idéologie précise. Comme le dit lui même Bertolucci, il érige avec ce film un monument de contradiction, dans lequel il laisse une place importante au compromis historique, qui représente la base de son architecture, le lien douloureux qui lie les paysans et les patrons. En effet si 1900 est un film colossale, il n’en faut pas moins oublier qu’il se concentre sur un microcosme traitant ainsi de l’Histoire par biais de la petite histoire. Il faut pourtant avoir de bases de connaissances de l’histoire Italienne pour saisir toute la dimension de l’œuvre. En effet, au vu de ses thématiques dépassées depuis déjà des années, le film s’inscrit dans un registre de mémoire, de regard nostalgique vers un passé révolu, celui de la lutte des idéologies. Porté par des monstres sacrés du Cinéma (De Niro, Depardieu, Sutherland, Lancaster, Hayden) et sublimé par la musique d’Ennio Morricone le film est un véritable théâtre où chaque personnage et chaque évènement joue un rôle crucial, et c’est bien le fourmillement de cette histoire qui en fait sa grande richesse. On pourra toujours lui reprocher la vulgarisation de son intrigue politique concernant les origines du fascisme, mais en soit Novenceto se veut l’illustration d’un mode de vie, celui de la paysannerie, en opposition à la bourgeoisie, une illustration de la lutte des classes, une tranche de vie, une part d’Histoire, un film.
Mouvements de caméra prodigieux+incroyable portrait de l'Italie du début du 20ème siècle+Depardieu/De Niro/Sutherland+superbe photo+antagonisme de 2 visions du monde=Très bon film
Je suis loin d’avoir été conquis. Effectivement quelques passages sont amples et passionnés dans leur contexte politique mais les petites histoires n’ont pas la force d’un Leone qui brossait le portrait de l’Amérique. La longueur du film n’aide pas non plus. J’ai pensé dans toute la première partie à Cuore de Comencini qui faisait aussi un portrait des enfants paysans mais avec tellement plus d’émotion. Mais ici quand les enfants grandissent je les trouve peu intéressants. Bref déçu dans l’ensemble.
Le succès mondial rencontré par Le Dernier Tango à Paris a permis à Bernardo Bertolucci de pouvoir réaliser une grande fresque retraçant l’Histoire italienne du début du XXème siècle à travers l’histoire de deux enfants nés le même jour sur la même propriété mais avec des origines sociales opposées. Doté d’un casting international impressionnant (Robert De Niro, Gérard Depardieu, Donald Sutherland, Dominique Sanda, Stefania Sandrelli, Burt Lancaster, Alida Valli…), 1900 retrace ainsi l’évolution de l’Italie entre 1901 et 1945. La première partie part ainsi de la naissance des héros au début de ce siècle en démarrant avec l’annonce de la mort de Verdi en janvier 1901 (une date qui semble plus symbolique qu’autre chose vu que les interprètes d’Alfredo et d’Olmo sembleront plus vieux que leur âge théorique que ce soit dans leurs versions enfants ou dans leurs versions adultes) et en se terminant sur l’apparition des milices fascistes. Bertolucci profite de cette période de bouleversement (elle correspond à la Première Guerre mondiale) pour y vanter l’amitié dépassant les classes sociales, l’amour libre et surtout le communisme. En effet, à l’image de l'aristocrate Visconti lors de sa période néo-réaliste, Bertolucci semble vouloir se racheter de son origine bourgeoise en prenant fait et cause pour les combats de la classe paysanne en montrant l’exploitation quotidienne dont elle est victime. Il aborde ses personnages avec un amour typique du cinéma italien tout en étant un représentant de la libération sexuelle des années 70, allant parfois à l’aveuglement caractéristique de cette époque face à certaines dérives de celle-cispoiler: (la séquence où le grand-père d’Alfredo pousse une pré-adolescente à le toucher ou celle où les deux héros encore enfants comparent leurs pénis en étant filmer de face peuvent être vu aujourd’hui comme une forme de complaisance envers la pédophilie) . Le second volet s’axe, lui, sur la période du Fascisme. Cette partie est donc beaucoup plus sombre et moins excitante à regarder jusqu’à sa dernière demi-heure se déroulant lors de la Libération et montrant donc la chute de ce régime politique dont Olmo fait une description à la fin en semblant s’adresser au public. Ce mouvement est représenté par le personnage d’Attila qui était secondaire dans la première partie et qui devient central désormais. Il symbolise toutes les pires caractéristiques du régime : abus de pouvoir, assassinats, perversion sexuellesspoiler: (il a des ébats devant un enfant dont on peut penser qu’il a abusé avant de le tuer) … Moins lumineux que la première, cette seconde moitié reste excellente mais est malgré tout un peu moins aboutiespoiler: : on regrette par exemple de ne pas voir ce qui se passe entre le licenciement d’Attila et la Libération (pourquoi la population en veut-elle toujours à Alfredo alors qu’il l’a débarrassé de son principal tyran ?) . Malgré ce petit bémol, Bertolucci réussit brillamment à retranscrire sa vision marxiste sans pour autant que cela soit un tract didactique, soporifique ou manichéenspoiler: (Alfredo change de comportement dès qu’il devient patron mais conserve malgré tout au fond de lui l’affection qu’il possède pour Olmo et un certain sens de la justice) . Au contraire, il offre une œuvre brillante, passionnante et généreuse en étant servie par la magnifique photographie lumineuse de Vittorio Storaro et surtout par la sublime musique d’Ennio Morricone qui signe une fois de plus un chef-d’œuvre dont le thème principal reste graver dnas nos mémoires. En un mot, 1900 est une œuvre magnifique mélangeant la petite histoire à la grande tout en permettant d’assister à la description de deux des plus importants courants politiques du XXème siècle, à savoir le Communisme et le Fascisme.
Fresque énorme mais interminable (5h15, quand même !). De Niro et Depardieu sont brillants et tiennent le film à eux deux. J’ai aimé découvrir cette période de l’histoire italienne, mais la propagande communiste appuyée frise parfois le ridicule. Et les scènes sexuelles outrancières, franchement, ça n’apporte pas grand-chose. Bref, un film qui marque forcement mais long et pas parfait de bout en bout.
Ce long film souffre de deux défaut majeurs, d'abord sa longueur, on sent la volonté du réalisateur de vouloir absolument faire long, même quand cela ne se justifie pas, d’où certaines séquences étirées parfois jusqu'à l'absurde notamment dans spoiler: la toute dernière partie, comme si la répétition valait mieux que la concision. La seconde est d'ordre historique et idéologique, Bertolucci a le droit de penser ce qu'il veut, mais, même si on peut le déplorer, lespoiler: fascisme fut aussi un mouvement de masse en Italie, et très implanté dans les classes populaires, par ailleurs sa vision angélique de la lutte des classes peut faire sourire, (on se croirait chez Dovjenko) mais le sourire devient jaune quand ça tourne au léninisme radical (un propriétaire est un adversaire par définition, la justice est expéditive). Malgré ces casseroles de taille, le film est attachant car, à l'exception de la dernière demi-heure, le film nous montre autre chose, des tas d'autres choses, au début spoiler: c'est un film sur l'enfance et c'est réalisé en finesse sans aucune mièvrerie, il y a des scènes très fortes, et à ce propos Sutherland assume parfaitement le rôle ingrat qui lui est attribué, de même que sa maîtresse, (comme disait Hitchcock quand le méchant est réussi, le film l'est aussi), la terreur, la lâcheté et l'idiotie fasciste sont montrés sans fard dans au moins quatre scènes chocs, et puis comment passer sous silence cette scène fabuleuse où Stefania Casini spoiler: dans le rôle d'une gentille ribaude prodigue une branlounette simultanée à DeNiro et Depardieu, f açon pour le réal de dire, je montre ce que je veux, quand je veux. Et puis il y a Dominique Sanda qui a rarement été aussi belle et aussi impliquée par un rôle. Et puis Lancaster, Hayden, ils sont tous impeccables. La mise en scène est soignée et parfois inventive, même baroque, la musique de Moriconne est bien placée et se garde d'être envahissante. Et puis cette histoire d'amitié entre Dapardieu et DeNiro sur l'air despoiler: " je t'aime, moi non plus est passionnante" . Quand ou vous dit qu'il y a plein de bonnes choses, alors oublions la dernière demi-heure, oublionsspoiler: le filigrane marxiste et laissons-nous conquérir par cette épopée hors norme.
Un grande fresque passionnante sur l’Italie du XXe siècle, à travers ses déchirements, entre luttes des classes et montée du fascine. Une saga monumentale magnifiée par son casting grandiose.
Je voulais absolument voir cette grande fresque historique de Bertolucci qui retrace l'Histoire de l'Italie au Xxème siècle et bah voilà c'est fait ! Bon j'avoue que 5h30 c'est un peu long surtout que j'ai trouvé l'Acte II un peu en dessous du premier mais malgré tout c'est excellent ! On y suit 2 jeunes hommes, nés le même jour de 1901 mais évidemment ils auront 2 destins bien différents étant donné qu'un est né bourgeois et l'autre paysan et c'est vraiment magnifique ! Alors évidemment on assiste aux deux guerres mondiales, à la montée du fascisme et du socialisme et c'est super intéressant ! En plus la présence de l'incroyable Robert De Niro apporte le petit truc en plus et ça, malgré la détestable présence de Gérard Depardieu... non franchement je suis contente d'avoir vu ce '1900' malgré les longueurs ! Evivva Italia !
Et c’est parti pour un film gargantuesque ; 5 heures de cinéma pour balayer, à travers cette grande fresque, l’histoire italienne de la première moitié du XXème siècle ; d’où le titre. Condition paysanne, montée du fascisme et du communisme ; Bernardo Bertolucci livre sa version, quelquefois partisane, de ces 50 ans de folie européenne. Et pour incarner la Grande Histoire quoi de mieux que de passer par la petite histoire ; un fils de paysan et le fils du propriétaire terrien (le patron) naissent le même jour et deviennent des amis fidèles malgré leurs profondes différences de classe. Et Bertolucci nous montre leurs relations au prisme de l’évolution de la société italienne et des nouvelles revendications d’une classe ouvrière miséreuse et sur exploitée. Dans sa mise en place longuette, peu de signe de satisfaction ; pourtant friand de films au long court, celui-ci sera coupé en deux, l’ennui frappant à ma porte. Burt Lancaster sera de la première partie ; mais dès lors qu’entre en scène Depardieu, Sutherland (incarnant un rôle de chefaillon psychologiquement déséquilibré), Betti (la compagne de ce dernier à son image ; tous deux impressionnants), De Niro, Sanda ; le film retrouve du souffle. Ce souffle retrouvé s’explique en grande partie par la qualité de l’écriture des histoires humaines dont la belle histoire d’amitié impossible entre Depardieu et De Niro ; les deux enfants devenus adultes et rattrapés par leurs conditions sociales. Gargantuesque, et c’est ce qui m’a dérangé le plus, dans ce lyrisme dérapant bien trop souvent dans la grandiloquence : les gros plans appuyés, la musique puissante et omniprésente souvent surprenante, un jeu théâtral, des intentions manquant de finesse,… Même si souvent léché avec des mouvements de caméras souples et des plans très picturaux ; la mise en scène est tapageuse. Adepte de films épiques, celui-là, que j’attendais de voir depuis longtemps ne restera pas dans ma mémoire… à part quelques scènes d’une cruauté sans nom dont celle de l’enfant massacré dans un grenier, une horreur totale. tout-un-cinema.blogspot.com
J'ai trouvé cette fresque, cette saga monumentale de Betolucci un peu fastidieuse. Je n'ai pas ressenti simplement la magie que peut procurer un bon, grand et long film de cinéma. Sur plus de 50 ans, on suit la vie de deux personnages, l'un riche (De Niro), le patron et l'autre, pauvre (Depardieu), l'ouvrier. Ils vont s'aimer, se combattre pendant toute leur vie, ne se perdant jamais de vu. L'un voulant ce que l'autre a et vice versa. Les scènes s'enchainent parfois difficilement, sans transition. Et le film aurait gagné à être divisé en plusieurs films selon moi. Reste beaucoup de bonnes choses, de grands acteurs, bien doublés au fait, et une belle histoire de l'Italie moderne.